Psychophobie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Sanisme

Le mot mentalism a été créé par Judi Chamberlin.

La psychophobie, ou le sanisme, est une forme de discrimination et d'oppression à l'encontre d'un trouble psychique ou d'une condition mentale qu'une personne a ou est censée avoir. Il s'agit donc de la discrimination dont sont victimes les personnes catégorisées comme souffrant de troubles psychiques.

Cette discrimination s'exprime par l'utilisation de termes péjoratifs tels que les notions de « maladie mentale » ou de « déficience intellectuelle ». La discrimination est fondée sur de nombreux facteurs tels que les stéréotypes contre la neurodivergence (par exemple, l'autisme, le trouble des apprentissages, le TDAH, le trouble bipolaire, la schizophrénie, le trouble de la personnalité), les phénomènes comportementaux spécifiques (par exemple le bégaiement et les tics), ou un handicap mental.

Comme d'autres formes de discrimination telles que le sexisme et le racisme, la psychophobie implique des formes d'oppression intersectionnelles complexes, incluant les inégalités sociales et les déséquilibres de pouvoir. La psychophobie se manifeste ainsi dans de nombreux domaines : les personnes catégorisées comme souffrant de troubles psychiques peuvent subir des discriminations relatives à leur accès au travail et à leur niveau de rémunération au sein de celui-ci, leur accès au logement, à une vie sociale indépendante etc.

La psychophobie se manifeste également sur le regard qui est portée sur elles, notamment par les professionnels de la santé mentale[1] Dans bien des cas, elles sont considérées comme des personnes par définition non autonomes, devant faire l'objet de soins et non comme étant des sujets capables d'autodétermination et pouvant être des partenaires dans les soins reçus[2]

La psychophobie influence la façon dont les personnes sont traitées par le grand public, par les professionnels de la santé mentale, et par les institutions, y compris le système juridique. Les attitudes négatives peuvent être intériorisées par les personnes concernées.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le concept s'est d'abord fait connaître en langue anglaise, par utilisation interchangeable des mots sanism et mentalism. Le mot sanism est devenu prédominant chez les chercheurs et les activistes en santé mentale[3].

Le mot sanism a été créé par Morton Birnbaum durant son travail de défense des droits d'Edward Stephens, un patient en santé mentale, dans le cadre d'une affaire judiciaire américaine des années 1960[4]. Birnbaum est un médecin, avocat et activiste en santé mentale qui a travaillé à l'établissement de droits constitutionnels pour les patients en santé mentale victimes d'hospitalisation sans consentement. Depuis sa première remarque sur le terme en 1980, le professeur Michael L. Perlin, de New York, a par la suite continué à l'utiliser[5].

En 1975, Judi Chamberlain a inventé le terme de mentalism dans le chapitre d'un livre de Women Look at Psychiatry[6]. Le terme s'est fait connaître quand elle l'a utilisé, en 1978, dans son livre On Our Own: Patient Controlled Alternatives to the Mental Health System, qui est devenu le texte référence du mouvement anti-psychiatrie aux États-Unis[7],[8],[9],[10],[11].

La création et l'utilisation d'un nouveau terme en « ism » a suscité des interrogations, car pouvant être perçue comme source de discorde, datée, ou comme une forme inacceptable de politiquement correct[12].

En français, le terme de « psychophobie » est davantage utilisé que les mots « sanisme » ou « mentalisme ». A ne pas confodre avec Le psychophobe, tableau clinique élaboré par Jean-Luc Donnet décrivant une phobie d'être en contact avec son propre fonctionnement psychique[13].

Définition du concept[modifier | modifier le code]

Le mouvement du sanism est conçu comme un acte de résistance parmi les personnes qui s'identifient comme « folles », comme survivantes de l'institutionnalisation psychiatrique, et comme activistes en santé mentale[3],[14],[15]. Des attestations de ce terme en langue anglaise figurent dans des publications relevant de la sociologie[15],[14],[3].

Les personnes concernées par la psychophobie reconnaissent une tendance générale dans la façon dont elles sont traitées, un ensemble d'hypothèses partagées au sujet des (ex-)patients en santé mentale, indépendamment de la question de savoir si elles s'appliquent à toute personne ou seulement à un moment donné. Ces préjugés portent sur l'incompétence, l'incapacité à faire des choses pour eux-mêmes, le besoin constant de surveillance et d'assistance, l'imprévisibilité, la susceptibilité d'être violent ou irrationnel, etc. Le grand public exprimant généralement ce type d'idées, les ex-patients développent souvent une forme intériorisée d'oppression[16]. Le corpus de littérature montre que cette discrimination est largement répandue dans de nombreux domaines de la vie courante, dont l'emploi, les droits parentaux, le logement, l'immigration, l'assurance, les soins de santé et l'accès à la justice[17].

Selon Coni Kalinowski (psychiatre à l'université du Nevada et directeur des Mojave Community Services[18]) et Pat Risser (consultant en santé mentale qui se décrit lui-même comme ancien récipiendaire de services psychiatriques[19]), dans sa forme extrême, la psychophobie mène à une catégorisation sociale des personnes, entre un groupe autonomisé et supposé normal, en bonne santé, fiable et compétent, et un groupe sans pouvoir, considéré comme malade, handicapé, fou, imprévisible et violent. Cette catégorisation peut justifier des traitements inégalitaires appliqués au second groupe par comparaison au premier, avec peu de qualité de vie, et pour lesquels il est pourtant attendu qu'ils expriment de la gratitude. Des discriminations subséquentes incluent des catégorisation entre « haut niveau » et « bas niveau » de fonctionnement ; bien que cela entraîne une modification de la répartition des ressources dans les deux cas, les comportements exprimés sont décrits dans tous les cas en des termes pathologiques[20]. La discrimination peut être considérée comme si fondamentale et non-susceptible de remise en question que cela empêche de réellement empathiser (malgré un éventuel sentiment de le faire) ou bien de prendre en compte le point de vue de l'autre avec respect. Certaines conditions mentales peuvent altérer la conscience et la compréhension d'une certaine manière à certains moments, mais les hypothèses d'autrui en matière de santé mentale peuvent conduire à croire à tort qu'ils comprennent nécessairement la situation et les besoins de la personne mieux qu'elle-même[20].

Analyse du sanisme comme un ensemble de discriminations[modifier | modifier le code]

Prognostics des comportements et dumbing-down des terminologies médicales[modifier | modifier le code]

Un vocabulaire spécifique est employé pour qualifier le comportement de la personne recevant un soin en psychiatrie. Ses moments de crise sont qualifiés de décompensations, ce qui induit un état dans lequel la personne se conduirait de manière dangereuse pour elle-même et les autres, sans conscience aucune de ses actes, qui sont perçus comme par définition irrationnels, pathologiques et inutiles[20].

Les diagnostics s'accompagnent en général de prognostics qui figent la personne dans un destin déterminé par le psychiatre ou l'équipe soignante, tels que « vous prendrez des médicaments à vie » ou « vous serez handicapé tout votre vie ». De telles déclarations détruisent la confiance en soi de la personne et sa confiance dans ses propres capacités à entrer en relation avec le monde social et l'univers scolaire ou professionnel. Ces prognostics conduisent dans certains cas à requalifier un comportement prenant sa source dans la personnalité du patient, et considéré par celui-ci comme faisant partie de la normalité ou tendant vers celle-ci, en comportement symptomatique d'une maladie mentale. Ainsi, une personne se livrant à l'auto-agression (voir auto-mutilation) en se cognant volontairement la tête sur un mur est considérée en état psychotique et personne ne pense qu'il soit possible d'entrer en communication avec elle. Cela entraîne un risque de rechercher à supprimer l'expression de comportements considérés comme pathologiques et éventuellement d'isoler ou de maintenir la personne afin que de tels comportements disparaissent aux regards (voir traitement forcé, isolement en secteur psychiatrique et contention)[20].

Lorsque des médicaments sont prescrits, le plus important pour l'équipe soignante est la compliance (voir coopération en psychiatrie) du patient, et non pas l'inconfort physique, le handicap neurologique ou cognitif suscité par le traitement. Ainsi, tous ces indices qui devraient signaler que le traitement n'est pas efficace sont requalifiés en effets secondaires alors qu'il s'agit avant tout d'effets indésirables. Le personnel soignant cultive ainsi l'apparence de traitements efficaces, appropriés et scientifiquement validés. L'emploi des termes traitement et thérapie sont aussi abusifs, en particulier lorsque le traitement s'apparente à une torture phsyique et mentale, et lorsque la thérapie s'applique à un ensemble de pratiques visant à inculquer aux patients une discipline (voir panoptisme) : il est possible d'avoir des thérapies consistant à faire de la poterie, à coudre, à écouter de la musique, à pratiquer une activité sportive ou à faire la vaisselle, sans compter les thérapies comportementales. Toute manifestation d'un état de stabilité et de diminution des effets visibles attribués à un comportement pathologique sera considérée comme l'indice de l'amélioration de l'état du patient ainsi que de sa coopération[20].

Atteintes du système nerveux central associées à l'usage des neuroleptiques[modifier | modifier le code]

L'apparition des symptômes de la dyskinésie tardive été mise à jour par des études épidémiologiques à la fin des années 1960, et reconnue comme étant un effet secondaire d'un usage prolongé de neuroleptiques[21]. Cette condition d'origine iatrogénique, consistant en une atteinte de la partie extrapyramidale du système nerveux central, peut s'installer de façon permanente, occasionnant une gène dans les mouvements du quotidien, des risques de chutes, des troubles de l'élocution. suscite une stigmatisation supplémentaire au niveau social, ainsi que d'autres problèmes de santé. Cette condition est réversible au cas où elle est détectée assez tôt.[réf. nécessaire]Des observations cliniques usuelles peuvent passer à côté des signes de dyskinésie tardive légère ou modérée. Les études basées sur des protocoles d'évaluations standardisés tels que l'échelle des mouvements involontaires anormaux (Abnormal Involuntary Movements Scale ou AIMS)[22] relèvent une prévalence de dyskinésie tardive plus importante que celles qui ne sont pas basées sur de telles échelles[23].

La dyskinésie tardive est également un effet secondaire des antipsychotiques de seconde génération, appelés antipsychotiques atypiques [21],[23]. Une méta-analyse réalisée en 2018 a trouvé des différences de prévalence dans les études portant sur la dyskinésie tardive chez les patients traités par antipsychotiques de seconde génération, avec une prévalence moyenne de 20 %[23].

En outre, il existe des controverses relatives à l'épidémiologie de la dyskinésie tardive. En effet, ce trouble, défini comme lié à l'action à un antagoniste des récepteurs à la dopamine tel que les neuroleptiques, comporte des mouvements anormaux déjà constatés chez les patients atteints de schizophrénie, avant l'introduction des agents neuroleptiques : une grande quantité de maniérismes stéréotypés et de comportements agités ont été constatés chez ces patients[21].

Amplification des traumatismes et approches alternatives[modifier | modifier le code]

Équilibre de la relation de pouvoir entre soignant et soigné[modifier | modifier le code]

Le docteur Andrew Phelps, activiste et créateur du mouvement Responsabilité (en anglais Accountability), considère que les traumatismes causés dans une approche saniste et discriminatoire constituent la raison principale du handicap accru en santé mentale (voir sur-handicap). Pour lui, les étiquettes péjoratives augmentent l'idée d'impuissance, la planification unilatérale des traitements empêche les relations de confiance, et les prognostics psychiatriques fondés sur le sanisme éliminent l'idée d'espoir de guérison. Ces pratiques enclenchent un processus de re-traumatisation chronique[24].

La relation d'une personne impliquée dans une démarche de soin en santé mentale avec un ou plusieurs cliniciens est perçue comme pouvant être fondée sur une discrimination de type saniste, ou au contraire sur le partage du pouvoir. Dans ce contexte, il ressortit au clinicien lui-même de définir un rapport respectueux et de cultiver la possibilité pour le patient de s'investir dans cette relation fondée sur une communication sur des bases équitables. La personne qui reçoit les soins ne doit pas être percue, de façon unilatérale, comme ayant des difficultés avec la communication interpersonnelle. Ce type de relation est basé sur l'autonomisation de la personne demandeuse de soins et le remplacement du statut du travailleur en santé mentale, de prescripteur de traitements, à consultant médical. Le clinicien peut proposer des solutions de traitement, des informations générales sur la santé, l'accès à des ressources communautaires, tout en reconnaissant qu'il ne peut pas prendre des décisions à la place de la personne soignée[25].

Dans un rapport fondé sur le partage du pouvoir, les dilemmes et les doutes de la personne soignante peuvent être partagées avec la personne autonomisée, et peut recevoir aussi bien des réticences de sa part que du soutien dans l'exercice de sa tâche. La personne impliquée peut aussi se montrer proactive dans la prévention des crises, ce qui conduit celle-ci à faciliter la mise en place de solutions de prise en charge rapide. Elle est aussi responsabilisée dans la description des effets secondaires des médicaments reçus afin de rechercher une meilleure alternative. De ce fait, le clinicien est délivré des allégations les plus courantes de mauvais traitement en santé mentale[25].

Approche fondée sur l'auto-support[modifier | modifier le code]

Le réseau international de soutien en santé mentale Projet Icarus soutient qu'aucune cause biologique systématique n'a pu être attribuée aux maladies mentales, et qu'ainsi, se baser sur la science afin d'établir que les troubles mentaux résulteraient de dysfonctionnements cérébraux est simpliste et caricatural. Il est question de souffrance émotionnelle ainsi que de personnes hors-normes, blessées, et dotées d'une capacité créatrice particulière. L'importance de l'auto-support est mise en avant par le Projet Icarus, qui encourage les personnes a employer des solutions de réseautage, d'appel à la créativité et la spiritualité, ainsi qu'à la revendication de justice sociale et de viabilité écologique (voir conception universelle). Les effets des substances psychotropes peuvent être positifs si celles-ci sont employées afin de permettre une stabilité au niveau social, et non pour guérir. La personne atteinte de troubles mentaux n'est pas vue en tant qu'invalide mais en tant que multi-valide, au sein d'un groupe d'individus tout autant multi-valides, car dotés de sensibilités particulières et uniques (voir neurodiversité). La lutte contre la psychophobie est ainsi associée à la lutte contre le validisme[26].

Projet Icarus préconise des protocoles de sevrage progressif des médications psychotropes, ainsi que des solutions de prise en charge alternatives à la psychiatrie conventionnelle, telles que les maisons Soteria, la méthode Dialogue Ouvert ainsi que les réseaux d'entendeurs de voix.

Difficulté d'accès à la prise en charge de troubles physiques en milieu hospitalier[modifier | modifier le code]

Lutte contre la psychophobie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1998, les termes sanism et mentalism ont été adoptés par certaines personnes concernées au Royaume-Uni et dans les États-Unis, mais le concept n'a pas gagné l'opinion générale. Le concept a été critiqué pour moins se concentrer sur les multiples causes de la discrimination institutionnalisée que sur la tendance à percevoir les problèmes de santé mentale comme honteux ou pire qu'ils ne le sont[pas clair].

En juillet 2017, une épreuve de l'émission de télévision française Fort Boyard, intitulée l'Asile et existant depuis 2001, est dénoncée pour psychophobie, le CSA ayant reçu 160 signalements[27].

Fréquence[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

D'après les personnes investies dans le mouvements des malades à l'international, « il y a beaucoup de psychophobie » et « les organismes de personnes handicapées 'n'obtiennent' pas toujours la santé mentale et ne veulent pas être considérés comme mentalement déficients ». Inversement, ceux qui viennent du milieu de la santé mentale peuvent ne pas considérer ces conditions comme des handicaps de la même manière[28]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert W. Surber, « Le rétablissement des professionnels qui stigmatisentles patients », dans Tim Greacen & Emmanuelle Jouet (Eds), Pour des usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie, Toulouse, Érès, (ISBN 978-2-7492-1608-9), p. 61-74.
  2. Helen H. Glover, « Un nouveau paradigme se fait-il jour ? », dans Tim Greacen & Emmanuelle Jouet (Eds), Pour des usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie, Toulouse, Érès, (ISBN 978-2-7492-1608-9), p. 33-59.
  3. a, b et c Poole et Ward 2013.
  4. Richard Ingram (mai 2011). « Sanism in Theory and Practice » (PDF) dans Second Annual Critical Inquiries Workshop , Vancouver, Canada: Centre for the Study of Gender, Social Inequities and Mental Health. Simon Fraser University. 
  5. Michael L. Perlin, « ADA and Persons with Mental Disabilities: Can Sanist Attitudes Be Undone? », Journal of Law and Health, vol. 8, no 1,‎ , p. 15–45 (lire en ligne).
  6. Dorothy E. Smith et Sara J. David, Women Look at Psychiatry, Vancouver, Press Gang Publishers, (ISBN 0889740003), p. 44.
  7. Denis Hevesi, « Judi Chamberlin, 65, Advocate for Mental Health Patients », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  8. « Disability History Timeline » [archive du ], Rehabilitation Research & Training Center on Independent Living Management, Temple University,
  9. Coni Kalinowski and Pat Risser, « Identifying and Overcoming Mentalism », (consulté le 16 décembre 2015)
  10. Geoffrey Reaume, « Lunatic to patient to person: nomenclature in psychiatric history and the influence of patients' activism in North America », International Journal of Law and Psychiatry, vol. 25, no 4,‎ , p. 405–26 (PMID 12613052, DOI 10.1016/S0160-2527(02)00130-9)
  11. Penelope Weller, New Law and Ethics in Mental Health Advance Directives: The Convention on the Rights of Persons with Disabilities and the Right to Choose, Routledge, (ISBN 1136159568, lire en ligne), p. 55.
  12. (en) L. Sayce, From Psychiatric Patient to Citizen: Overcoming Discrimination and Social Exclusion, Macmillan, (ISBN 0-333-69890-8, lire en ligne), p. 16-17.
  13. Le psychophobe, J-L Donnet
  14. a et b Poole et al. 2012.
  15. a et b Poole 2011.
  16. Judi Chamberlin, « The Ex-Patients' Movement: Where We've Been and Where We're Going », The Journal of Mind and Behavior, vol. 11, no 3,‎ , p. 323–336 (lire en ligne).
  17. (en) L. Sayce, « Stigma, discrimination and social exclusion: What's in a word? », Journal of Mental Health, vol. 7, no 4,‎ , p. 331-343 (lire en ligne).
  18. (en) « medicinenevada.com », medicinenevada.com (consulté le 17 décembre 2015).
  19. (en) « Off to Hollywood: Local mental health advocate to receive award - Times-Gazette | Ashland & Ashland County, Ohio », Times-Gazette, (consulté le 17 décembre 2015)
  20. a, b, c, d et e (en) Coni Kalinowski et Pat Risser, « Identifying and Overcoming Mentalism », InforMed Health Publishing & Training.
  21. a, b et c (en) « Drug-induced Movement Disorders », Encyclopedia of Movement Disorders 2010, Pages 340-347,‎ , p. 340–347 (DOI 10.1016/B978-0-12-374105-9.00021-6, lire en ligne)
  22. (en) « AIMS Abnormal Involuntary Movement Scale | Psychiatric Times », sur www.psychiatrictimes.com (consulté le 29 juin 2018)
  23. a, b et c (en) Katharina Stegmayer, Sebastian Walther et Peter van Harten, « Tardive Dyskinesia Associated with Atypical Antipsychotics: Prevalence, Mechanisms and Management Strategies », CNS Drugs, vol. 32, no 2,‎ (ISSN 1172-7047 et 1179-1934, DOI 10.1007/s40263-018-0494-8.pdf, lire en ligne)
  24. Coni Kalinowski et Pat Risser, « Identifying and Overcoming Mentalism », p. 31
  25. a et b Coni Kalinowski et Pat Risser, « Identifying and Overcoming Mentalism », à partir de page 30
  26. Guide pour décrocher des médicaments psychotropes en réduisant les effets nocifs, deuxième édition (juin 2012), écrit par Will Hall, publié par The Icarus Projet et Freedom Center
  27. Audrey Kucinskas, « Fort Boyard accusé de psychophobie avec son épreuve "L'asile" », L'Express,‎ (lire en ligne)
  28. (en) Anglicare Tasmania, « Experts by experience: strengthening the mental health consumer voice in Tasmania » [archive du ], .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Kaiser 2011] H. Archibald Kaiser, « C'est trop beau pour être vrai! Réflexions sur la multiplication des tribunaux de santé mentale », Schulich School of Law et Département de psychiatrie, Université Dalhousie,
  • [Poole et Ward 2013] (en) Jennifer M. Poole et Jennifer Ward, « "Breaking open the bone": Storying, Sanism, and Mad Grief », dans Mad Matters: A Critical Reader in Canadian Mad Studies, Toronto, Canadian Scholars Press, (lire en ligne)
  • [Poole et al. 2012] Jennifer M. Poole, Tania Jivraj, Araxi Arslanian, Kristen Bellows, Sheila Chiasson, Husnia Hakimy, Jessica Pasini et Jenna Reid, « Sanism, ‘Mental Health’, and Social Work/Education: A Review and Call to Action », Intersectionalities: A Global Journal of Social Work Analysis, Research, Polity, and Practice, vol. 1,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]