Victimisation

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La victimisation est le fait d'être considéré comme victime d'un acte ou d'un phénomène donné (rejet social, catastrophe naturelle, agression, terrorisme, racisme, etc.).

Le fait d'attribuer aux victimes la responsabilité de la situation dans laquelle elles se trouvent est un phénomène nommé « double victimisation » ou victim blaming.

Sociologie[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations de victimes (Aide aux parents d'enfants victimes, SOS-Attentatsetc.) ont permis en France de faire évoluer la législation, afin qu'elle leur soit plus favorable. Le statut de victime est considéré par ces associations comme temporaire, le but de leurs actions devant permettre à la victime de se reconstruire.

Psychologie[modifier | modifier le code]

Dans les cas pathologiques extrêmes, la victimisation peut être associée à des troubles psychologiques comme la paranoïa.

La victimisation peut éventuellement empêcher la personne concernée de sortir de cet état de victime.

Le statut de victime peut être inventé pour en retirer un bénéfice. La fausse victime fait en ce cas preuve de perversion.

Auto-victimisation[modifier | modifier le code]

L'auto-victimisation est la conception d'une victimisation dans un voisinage pour une variété de raisons, telles que justifier l'abus d'autres voisins, la manipulation par les autres, ou par un besoin d'attention.

Politique[modifier | modifier le code]

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La victimisation est aussi instrumentalisée comme arme médiatique en politique, par exemple en se déclarant victime de diabolisation[réf. nécessaire] ou d’un tort, réel ou inventé, comme argument d’autorité ou mécanisme de défense afin de : remporter par défaut l'adhésion ou la validation dans un échange basé sur l'émotif et non la réflexion, sans avoir à apporter le développement méthodique d'un raisonnement logique ; se prémunir de toute contestation et critique, légitimes ou infondées ; esquiver une question sensible ou une responsabilité personnelle, effective ou attribuée, et/ou les conséquences jugées négatives d’actes et de propos considérés comme inappropriés par le politiquement correct (qui, isolés ou répétés, les qualifie souvent et abusivement de « maladroits » par euphémisme), polémiques, compromettants, illégaux...

Cette posture victimaire peut être activement recherchée pour son caractère pratique, sécurisant et confortable, ainsi que les bénéfices substantiels relatifs qui pourraient en être retirés, comme : des subventions et autres ressources (financières ou non) qui n'auraient pu être acquises ou revendiquées (détournées dans le cas d'abus et de dérives) sans assumer un certain statut victimaire symbolique ; une posture apparente d'intouchabilité et d'irréprochabilité (évitant toute remise en cause ou question personnelles par une validation sociale relative), encouragées au sein de groupes et d'individus qualifiés ou autoproclamés comme « victime » de principe (au deçà de la question d'une victimisation de fait), par des lobbys et idéologies rattachés de près ou de loin à des intérêts privés ou des agendas progressistes ; et le sentiment d'immunité (dans le cas d'abus et de dérives) relative, voire d'impunité (dans le cas de délits ou de crimes), ressentie ou effective, qui peut en découler de par une sacralisation du statut de « victime » dans l'opinion publique.

Dans le monde occidental et la plupart des pays développés généralement considérés comme « démocratiques », qui auraient vu depuis le début du XXIe siècle une montée de courants sociaux et idéologiques motivés par une conception (quelle que soit ladite conception) de la justice sociale, et où le sensationnalisme médiatique (ainsi qu'une progressive « starification » de la vie publique cultivée par une société du spectacle et la consommation de masse) devient une condition sine qua non d’existence politique auprès du public, cette stratégie de manipulation et de déresponsabilisation par la rhétorique au-delà d’une victimisation effective ou inventée, a tendance à se normaliser et devenir, dans la continuité de son équivalent psychologique, une perversion utilisée abusivement (à des fins détournées, intéressées et/ou individualistes) au détriment d’une mise en évidence d'une injustice réelle ou supposée. Ce détournement du principe a comme conséquence nuisible première le fourvoiement à l'égard de victimes de fait, en leur sabotant ou entravant la possibilité d’une reconnaissance et aide adaptées en accaparant en continu l'attention médiatique et l’opinion publique, et se substituant sans autorisation à leur parole et témoignage personnels ou prétendant les représenter en tant que catégorie d'individus définie (récupération politique), compliquant de ce fait le travail des institutions compétentes qui (dans l’esprit de la morale illustrée par la fable du Garçon qui criait au loup) en viennent à les percevoir péjorativement (dénigrement) et assimileront, à force d’abus et détournements intéressés du principe, à des affabulateurs présumés (diabolisation) ou au mieux, exagérant — inconsciemment ou à dessein — leur victimisation présumée, ce qui devient et peut être vécue comme une forme d'injustice multiple et renforcée pour la victime qui la subie.

Substituant la raison, la réflexion et les faits à l’émotion, la réaction et les injonctions, cette utilisation pervertie de la victimisation (parfois qualifiée d'« auto-victimisation » pour l'en distinguer), qu'elle soit ou non consciente, s’appuie fréquemment sur l’utilisation abusive et pas forcément pertinente d'arguments d'autorité et de sophismes (argumentum ad misericordiam, argumentum ad odium, Post hoc ergo propter hoc...), d'inversions logiques comme l’inversion accusatoire ou l'inversion causale (confusion irréfléchie ou stratégique créée entre une cause et l'effet qui en découle) ; l'instrumentalisation politique des tensions et problématiques sociales et sociétales, des idéologies ou phénomènes clivants comme l'intersectionnalité, le communautarisme, la catégorisation...

Un exemple fonctionnel parmi d'autres de cette dérive, est la femme politique (ou politisée) critiquée factuellement pour ses idées, positions et/ou propos éventuels, voire en difficulté face à une opposition ou confrontée à ses propres contradictions logiques éventuelles dans un échange d'opinions, qui en conséquence modifierait insidieusement en cours le paradigme fixé en amont et les perceptions de départ sur la situation, en adoptant une nouvelle posture, défensive, victimaire et opportuniste, invoquant au besoin, même dans un contexte qui ne justifie raisonnablement pas un tel rapprochement sur le plan de la logique (et donc contraire à l'honnêteté intellectuelle sur laquelle elle repose), sa condition biologique de femme projetée comme construction sociale et présentée comme motif de principe de persécution inaliénable au travers de théories idéologiques féministes (que l'intéressée en soit sincèrement partisane ou non, donc en tant qu'instrument rhétorique) censées en apparence appuyer sa nouvelle posture victimaire (en prenant soin de passer sous silence la question non négligeable de son statut social, lui offrant des prérogatives, privilèges et/ou un prestige relatif dont ne jouit factuellement pas une congénère — ni même un homme — de statut social inférieur, contrairement à l'a priori sous-entendue par l'argument biologique figé), afin de faire appel à des biais et autres mécanismes cognitifs induits, par le ressenti et l’émotivité, et se déresponsabiliser en suscitant en tant que femme de la complaisance et une relative compassion, ce afin de diminuer voire invalider artificiellement toute opposition ou contestation logique en attirant de la sympathie et une validation par défaut en ralliant à elle le public, sans avoir à apporter une explication logique ou un développement méthodique et raisonné desdits idées, positions ou propos, et à répondre sur le fond du sujet ou de ses propres manquements logiques : cette attitude manipulatrice révèle une faute logique et paradoxale, du fait de s'enfermer soi-même en tant que femme dans une posture d'infériorité ou de faiblesse présentée (à tort ou à raison) comme immuable à cause de sa condition biologique de femme, en s'aidant d'un courant idéologique dont les fondements tendent pourtant justement à l'inverse, à contester une telle infériorité de principe présumée de la femme qui serait fondée sur son sexe biologique, et dont les théories, opposées à cette idée, aspirent justement à infirmer le caractère immuable d'une telle infériorité ou faiblesse présumée de la femme au sein de son espèce, dans un but égalitariste qu'elle soit considérée a contrario en tant que femme adulte et émancipée, pleinement responsable en son âme et conscience, de ses actes, choix, idées et propos (ce qui contredit de même l'apparente infantilisation auto-appliquée, elle aussi contestée, d'une telle manœuvre).

Typologie[modifier | modifier le code]

La victimologie distingue deux types de victimisation[réf. souhaitée] :

  • La victimisation primaire qui englobe les conséquences directes d'un acte
  • La victimisation secondaire applicable lorsque des conséquences négatives découlent du traitement de la victime par les autorités, c'est le cas par exemple lorsque la victime n'arrive pas à se faire reconnaître en tant que tel (i.e. traitement judiciaire d'une éventuelle plainte)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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