Fort Benoit

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Fort Benoit
Entrée du Fort Benoit.JPG
Description
Type d'ouvrage Fort
Dates de construction De 1873 à 1880
Ceinture fortifiée Place fortifiée de Besançon
Utilisation
Utilisation actuelle Stand de tir
Propriété actuelle Ville de Besançon
Garnison
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial
Programme 1900
Dates de restructuration Aucune
Tourelles Aucune
Casemate de Bourges Aucune
Observatoire
Garnison
Programme complémentaire 1908 Aucun
Coordonnées 47° 15′ 36″ Nord 6° 03′ 13″ Est / 47.259893, 6.053638

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Fort Benoit

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Fort Benoit

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Fort Benoit

Le fort Benoit est une fortification française de la fin du xixe siècle appartenant à la place fortifiée (camp retranché) de Besançon, dans le département du Doubs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fort fait partie de la première phase de construction du camp retranché de Besançon dont la mise en place s'étala de 1870 à 1883. Il a succédé à la redoute de Palente qui avait été implantée au même endroit lors de la guerre franco-prussienne de 1870-71.

Le site, au Nord du bois de Chalezeule, à 365m mètre d'altitude, est stratégique. Il domine la plaine de Thise par où arrivent la route et la voie ferrée venant de Belfort.

La construction du fort s'étala de 1873 à 1880 et c'est en 1876 que lui fut attribué le nom du colonel Louis-Xavier Benoit directeur des fortifications durant la guerre et décédé à Besançon en 1874. Benoit fut confirmé comme nom Boulanger du fort en 1887.

Ses missions consistaient à :

-Interdire l'avancée des ennemis empruntant par route ou train la vallée du Doubs à partir de Montbéliard, voire venant de Lure et arrivant par Marchaux.

-Couvrir les forts de Bregille et Beauregard

-Croiser ses feux avec ceux des forts de Montfaucon et de Chailluz.

Le fort était pourvu initialement de 24 canons dont une douzaine de pièces de rempart auxquelles s'ajoutaient celles de la batterie annexe et des organes de flanquement des fossés.

Visite[modifier | modifier le code]

Le fort est à cheval sur les communes de Besançon et Chalezeule. Quand l'armée s'en dessaisit dans les années 1980, c'est la municipalité de Besançon qui s'en porta acquéreur bien qu'il soit en presque totalité sur la commune voisine (son entrée est toutefois sur le quartier bisontin de Palente).

En empruntant pour s'y rendre la rue de Chalezeule, on passera peu après l'église St Paul,devant le magasin à poudre de Fontaine-Argent creusé en caverne en 1891 derrière le centre de soins. Propriété communale, il est fermé.

Il n'y a pas normalement de visites organisées, car ses intérieurs ne présentent pas les conditions de sécurité exigées. Il faut se reporter au descriptif réalisé par les experts militaires qui ont pu obtenir une dérogation, en particulier ceux de l' Association AVALFORT ou du site internet "l'Index de la fortification française". En faisant le tour extérieur, on pourra observer les fossés aux murs de maçonnerie en assez bon état, l'escarpe semi-détachée derrière laquelle pouvaient prendre place les fantassins, les caponnières-doubles et, côté front de gorge, la façade du casernement avec à sa droite le portail d'entrée précédé d'un pont dormant qui a remplacé le pont-levis "à la Poncelet". Le passage par la batterie annexe dotée d'une traverse-abri clôturera cette visite.

Le fort hier et aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Comme les autres fortifications de 1870-71, la redoute de Palente eut un rôle dissuasif vis à vis des armées allemandes qui se contentèrent d'effectuer un blocus de Besançon jusqu'à l'armistice.

Le fort Benoit ne connut pas l'épreuve du feu, mais l'armée le conserva jusque dans les années 1980, autorisant une société de tir à installer des stands dans les fossés. C'est la municipalité de Besançon qui est aujourd'hui propriétaire de l'ouvrage et la société de tir occupe toujours les lieux qui ne sont ouverts qu'à des visites privées, car certaines parties maçonnées présentent des risques d'éboulement.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Sources et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Dutriez, Besançon, ville fortifiée : de Vauban à Séré de Rivières, Besançon, Cêtre, , 291 p. (ISBN 978-2-901040-20-0).
  • Collectif, Vauban et ses successeurs en Franche-Comté : trois siècles d'architecture militaire, Besançon, CRDP, , 248 p. (exposition itinérante de 1980 à 1981 organisée par le CRDP, la Délégation régionale à l'architecture et à l'environnement, ainsi que la Direction régionale des affaires culturelles).
  • Guy Le Hallé, Histoire des fortifications en Franche-Comté et pays de l'Ain, Amiens, Martelle, , 223 p. (ISBN 2-87890-009-X).
  • Guy Le Hallé, Le système Séré de Rivières ou le Témoignage des pierres : La France et Verdun, Louviers, Ysec éd., , 224 p. (ISBN 2-84673-008-3).
  • Philippe Truttmann, La barrière de fer : l'architecture des forts du général Séré de Rivières, 1872-1914, Thionville, G. Klopp, , 542 p. (ISBN 2-911992-37-7).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Fort Benoit sur https://sites.google.com/site/avalfortbenoit/

Fort Benoit sur http://www.fortiff.be/iff/index.php?page=b80

Magasin à poudre de Fontaine-Argent sur http://www.fortiff.be/iff/index.php?page=f44