Fort de Seclin

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Le Fort de Seclin, appelé aussi Fort Duhoux, est un fort du système Séré de Rivières situé à Seclin. Bâti sur un ancien site gallo-romain, le fort a conservé l’intégralité de ses bâtiments et de ses fossés, malgré les nombreux conflits qu’il a traversé. Cela fait donc de lui le dernier fort intact de la ceinture de Lille.

Le site du Fort de Seclin fut occupé pendant plus de quatre siècles lors de la période gallo-romaine ( Ier siècle av. J.-C. jusqu’au IVe siècle apr. J.-C. Il semblerait que l’emplacement fut le plus grand camp romain du nord de la Gaule.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entrée du fort.

Construit entre 1875 et 1878, le fort de Seclin est de type « Séré de Rivières ». On retrouve ce système de fortifications, bâti à partir de 1874 et jusqu'au début de la Première Guerre mondiale, le long des frontières. Il doit son nom à son concepteur et promoteur le général Raymond Adolphe Séré de Rivières.

Caponnière

Au cœur d'une plaine de 100 hectares, il est un point culminant de 37 mètres d'altitude. D'une superficie de 5 hectares sur une emprise de 14 hectares. Le fort a été construit en 2 ans : 6 mois pour creuser l’emplacement 1 an pour monter la maçonnerie et 6 mois pour recouvrir de terre les toitures. Il était notamment équipé d’une boulangerie et d’une infirmerie et pouvait contenir jusqu'à 800 soldats. Il pouvait théoriquement fonctionner en autarcie 6 mois grâce à un stock de poudre et de vivre.

Les forts Séré de Rivières sont des grandes batteries polygonales ceinturées par des douves sèches, défendues par des caponnières ainsi que des banquettes de tir d’artillerie. Des casemates en maçonnerie sous des mètres de terre protègent hommes et munitions. Les forts Séré de Rivières ont sensiblement la même superstructure. Leur différence est influencée par la topographie du site, la nature des matériaux et les ouvriers qui l’ont édifiés. En effet, recrutés dans la population locale ils ont par leur technique de construction marqué le style de l’architecture. Le fort est entièrement construit en brique. Caves, souterrains, passages sont voûtées et très habillement reliés les une aux autres, laissant apparaître de courbe tout à fait remarquable. De plus, stratégiquement parlant, c’est un bijoux de géométrie qui ne laisse aucun angle mort. A l’origine le fort est uniquement couvert d’herbe, il se fond avec le haut de la colline.

C’est en 1885 que le développement des obus de forte puissance rende obsolète la construction de ces forts. La solution est de bétonner leur dessus ce qui coûte cher et est surtout fait dans l’Est car en ce qui concerne Lille et Dunkerque la neutralité Belge fait office de barrage suffisant.

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De la première à la seconde guerre mondiale.[modifier | modifier le code]

Dès 1914 le front déborde Lille et Seclin, une garnison bavaroise occupe le fort et approvisionnait en hommes et en matériels le front allant de Vimy a Arras en passant par Fromelles (situé à moins de 10 km),  Lorette et Ypres.

C’est seulement en octobre 1918 grâce à la manœuvre d’exploitation de Lille (Manœuvre combinées avec l’offensive de Belgique en vue de dégager la région Lilloise), exécuter par les forces britannique en direction du Nord-Est, entre l’Escaut et la somme que la I et V armée britannique sous les ordres du général Haig attaque l’adversaire de front le contraignant le 17 à abandonner le fort, Lille, puis à se replier vers l’est. C'est une des batailles qui ponctua la marche victorieuse de la seconde offensive de Belgique entreprise en septembre 1918. Le 1/6 bataillon du King's Liverpool régiment qui libère le fort du 16 au 17 octobre.  

De ces combats, deux très jeunes soldats britanniques vont y laisser leur vie. Ils reposent au cimetière de Templemars : Herbert William HICKS et Walter THOMPSON. Ces soldats étaient dans le Lancashire Fusiliers 2/5th et le 1/4e Royal Lancaster. 

Après sa libération, le Fort de Seclin sera utilisé comme garnison puis d'hôpital par les britanniques. Ils restèrent à Seclin jusqu'en 1921.

Pendant l'entre-deux-guerres, le fort redevient un casernement pour le service militaire mais aussi un "camp naturiste" éphémère, où certains naturistes se retrouvaient pour pratiquer des journées sportives, à l'abri des regards. Cette activité cessa avant le début de la seconde guerre mondiale, ce fort appartenant à l'armée. C'est de plus dans ce fort que Christiane Lecocq une pionnière du naturisme en France, s'y adonna pour la première fois en 1932. Elle y rencontra aussi son futur époux, Albert Lecocq, fondateur du CHM Montalivet[1].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a servi d’annexe à la prison de Loos et 69 résistants ont été fusillés entre le 7 juin et le 24 août 1944, dont les saboteurs ascquois.

Des années 50 à nos jours.[modifier | modifier le code]

Ensuite le fort est devenu l'annexe de la prison de Loos. Pendant cette période, le Cardinal Liénard y fonde un paroisse ; la paroisse du Fort Duhoux. Ainsi des baptêmes, des mariages et des communions y ont eu lieu.

Puis sert de poudrière pour les régiments des la région grand nord, abandonné dans les années 1970 et dégradé le Fort retrouve une certaine sérénité en 1996 lorsque la Famille Boniface l’investit. Il est depuis patiemment restauré par ses acquéreurs et est aujourd'hui le seul exemple de fort de la défense de Lille en très bon état.

Musée[modifier | modifier le code]

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Depuis octobre 2003, ses propriétaires y ont ouvert un centre historique sur l'artillerie, la cavalerie et l'infanterie de 1870 à 1920, mais principalement sur la Première Guerre mondiale.

Musée - Salle du Général Deffontaines.

Il abrite une exceptionnelle collection d'armes, de selles, de harnachements, de pièces d'artillerie, d'avant-trains et de véhicules hippomobiles, ainsi que des souvenirs du Général Deffontaines, général mort au combat en 1914.

Des animations historiques ont lieu chaque année pendant le samedi et le dimanche les plus proches de l'anniversaire de la libération du fort en octobre 1918, les "journées du poilu", avec des groupes de reconstitution historique, et des tirs au canon de 75.

La restauration du site[modifier | modifier le code]

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Les découvertes[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anne Courtel et Ag Dubois, « Entre les deux guerres on pratiquait le naturisme au Fort de Seclin », La voix du Nord,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]

Fort de Seclin
Description
Type d'ouvrage Fort
Dates de construction 1873 - 1875
Ceinture fortifiée Lille
Utilisation
Utilisation actuelle Centre historique de la cavalerie et de l'artillerie au Fort de Seclin
Propriété actuelle Particulier
Garnison 800
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial Non effectuée
Programme 1900
Dates de restructuration
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison
Programme complémentaire 1908 Non effectué
Coordonnées 50° 33′ 21″ nord, 3° 03′ 11″ est

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