Charmes (Vosges)

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Charmes
Panorama depuis le lieu-dit du Haut-du-Mont.
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Blason de Charmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Charmes (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Moyenne Moselle
Maire
Mandat
Robert Colin
2014-2020
Code postal 88130
Code commune 88090
Démographie
Gentilé Carpiniens
Population
municipale
4 683 hab. (2014)
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 21″ nord, 6° 17′ 36″ est
Altitude Min. 258 m – Max. 385 m
Superficie 23,49 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-charmes.fr

Charmes, parfois nommée localement Charmes-sur-Moselle, est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Charmes se trouve entre Nancy et Épinal, au pied d’une colline des Côtes de Moselle nommée le Haut-du-Mont et près d’une vaste forêt composé en grande partie de charmes qui a donné son nom à la ville, la forêt de Ternes.

La commune est traversée par le Canal de l'Est et la Moselle, son environnement naturel est préservé.

Sur les bords du canal de l'Est se trouvent un port de plaisance[1] et un vaste ensemble destiné aux camping-cars. Charmes est une cité dont le développement touristique bénéficie de ses infrastructures, de sa situation à mi-chemin entre Nancy et Épinal et de la proximité de la voie rapide (Lorraine vers Suisse et Italie) et du Massif vosgien. Son altitude moyenne par rapport au niveau de la mer est de 284 mètres.

Communes limitrophes de Charmes
Socourt Chamagne
Saint-Germain
Saint-Germain
Saint-Rémy-aux-Bois
Florémont Charmes Essegney
Rugney Brantigny Vincey
Ubexy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Carpiniens, mot dérivé de « Carpini », nom sous lequel Charmes se lit dans le « parvillé » du diocèse de Toul en référence à sa forêt plantée de charmes.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Charmes remonte à l'époque gallo-romaine : avec une castra stativa ou une villa.

Les remparts.

Au Xe siècle, pour se protéger des raids hongrois qui ravageaient la région, les comtes de Toul construisent un château fort agrémenté d'une enceinte fortifiée. La dénomination Carpini, qui a donné Charmes, fait alors référence à l'importante forêt d'arbres du même nom qui la borde.

Lors du XIVe siècle, la ville est rattachée au duché de Lorraine. Elle subit également les ravages de la peste, de la famine, et des brigandages. Charmes est pillée et incendiée en 1475 par le duc Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui est alors en guerre contre le duc de Lorraine.

Pendant la guerre de Trente Ans, Richelieu et Charles IV de Lorraine signent le célèbre traité de Charmes en 1633. Charles IV reprend cependant rapidement les armes. En représailles, les Français brûlent Charmes en 1635. S'ensuivirent le démantèlement des fortifications, puis les pillages, les épidémies et la misère jusqu'à la fin du siècle. Lors du XVIIIe siècle, la ville retrouve peu à peu sa prospérité du fait de la paix, en attendant le rattachement de la Lorraine à la France en 1766.

Charmes subit une nouvelle destruction en 1870, lors de la guerre avec la Prusse : elle ne sera libérée que trois ans plus tard.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : bataille de la trouée de Charmes.

Seconde Guerre mondiale et reconstruction[modifier | modifier le code]

En 1944, lors de la libération de la France, les derniers occupants allemands évacuent la ville le 1er septembre. Le lendemain 2 septembre, le maquis du lieutenant Paul Martin prend l'hôtel de ville[2]. Mais le 3 septembre, deux automobiles de la Feldgendarmerie allemande parcourent les rues, elles sont alors attaquées par les maquisards[3]. Les véhicules sont mis hors d'usage, un feldgendarme est tué, un autre est fait prisonnier mais les autres parviennent à s'échapper[2]. L'après-midi une troupe allemande forte de 300 soldats d'infanterie appuyés par trois blindés arrive par la route d'Essegney[2]'. Après un engagement avec les maquisards, et la perte d'un blindé sur une mine, ils se retirent dans la soirée. Le lundi 4 septembre, à défaut d'attaque allemande, les FFI essayent de renforcer leurs défenses. Mais ils sont faiblement armés : quatre mitrailleuses, quelques mitraillettes et de vieux fusils Lebel[2]. À la tombée de la nuit, 600 Waffen SS attaquent. Après une résistance sur le pont de la Moselle, le combat se poursuit dans le village[2]. Le lendemain, 5 septembre les Allemands maîtres des lieux se livrent au pillage, incendient la ville et déportent plus de 150 personnes[2] dans les camps de concentration. 100 d'entre eux ne reviendront pas dont le maire, Henri Breton, âgé de 76 ans, qui s'était proposé lui-même de partir avec les désignés au départ. La ville ne sera libérée que le 12 septembre par les Américains, les Allemands l'évacuant après un violent bombardement de l'artillerie alliée[2].

Des témoignages émouvants de solidarité sont apportés de tous côtés, en particulier de Madagascar et par l'Association américaine « Arcanum et 75e Division Fondation ».

Hôtel de ville.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1913 mai 1925 Étienne Simard    
mai 1925 décembre 1944 Henri Breton    
décembre 1944 mai 1945 René Fafournoux    
mai 1945 octobre 1947 Georges Pauly    
octobre 1947 août 1954 René Didierjean    
août 1954 mars 1959 Georgette Didierjean    
mars 1959 novembre 1965 Gaston Arnould    
novembre 1965 mars 1989 Marcel Gourmand (1920-2008) UDR Conseiller général du canton de Charmes (1973-1976)
mars 1989 mars 1992 Jean Felten    
avril 1992 mars 2001 Marcel Martin   Ancien maire de Nancy (1970-1977)
Ancien sénateur (1965-1974)
mars 2001 mars 2014 Gilbert Claudel PS  
mars 2014 en cours Robert Colin UDI Expert BTP

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[5] :

  • total des produits de fonctionnement : 4 918 000 €, soit 1 040 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 4 682 000 €, soit 990 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 384 000 €, soit 81 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 803 000 €, soit 170 € par habitant ;
  • endettement : 0 €, soit 0 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 21,51 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 17,57 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 28,60 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,24 %.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Bertrix (Belgique) depuis 1967.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 683 habitants, en augmentation de 1,52 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
2 582 2 686 2 741 2 729 2 962 2 920 2 883 3 023 3 034
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 059 3 090 3 026 3 138 3 250 3 308 3 362 3 644 3 696
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 092 4 138 4 151 4 332 4 189 4 105 3 783 5 030 5 177
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
5 221 5 702 5 225 4 721 4 665 4 561 4 641 4 683 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Grandes brasseries de Charmes : pendant 107 ans de 1864 à 1971, la ville de Charmes a brassé de nombreuses bières dont Kanterbräu qui fut l'une des plus grandes brasseries françaises[10] en produisant 70 000 hectolitres de bière annuellement parmi les 2732 existantes en France à la fin du XIXe siècle.
  • Société Patisfrance[11],[12] : en 1946 fut créée la société Patisfrance, qui associait à la conserverie d'avant-guerre Paul Dufour, quatre autres fabricants de produits pour la pâtisserie : fusion caractéristique de l'économie moderne. Ce groupe est aujourd'hui un leader européen dans le domaine des fruits secs et en conserve. Il exporte dans 35 pays, répartis sur cinq continents, mirabelles, quetsches et myrtilles de Lorraine.
  • Usine de la Trane : entreprise d'origine américaine fabriquant des équipements aérauliques et frigorifiques industriels, installée depuis 1974[13].
  • Richard Ducros : usine métallurgique fabriquant des structures métalliques, installée depuis 1962. En liquidation judiciaire depuis 2011, elle a été rachetée depuis par le groupe Matière[14] et l'entreprise a pu conserver ses employés.
  • United Springs : entreprise spécialisée dans la fabrication en petites et moyennes séries, de ressorts de compression (fil rond, ovoïde et courbes) de torsion, de traction de 0,15 à 16 mm de diamètre, ainsi que des pièces façonnées cambrées en fil et en feuillard dans une grande variété de matières[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas[29], fin XVe siècle (1493),
  • Chapelle des morts dédiée à Notre-Dame-de-Grâce et plus anciennement à Notre-Dame-de-Pitié[35], fondée vers 1480 par Jean Thomassin dit Le Petit Thomassin[36], avec ses statues des XIVe et XVIe siècles. Elle fut parfois connue sous le nom de Chapelle du cimetière, un cimetière l'ayant entourée jusque la fin du XIXe siècle. Le fondateur, Le Petit Thomassin, y fut inhumé comme le rappelle une inscription près de l'autel : "Cy gist le petit Thomassin de Charme fondateur de ceste chapelle qui trespassa le 24 mars 1498"[37].
  • Cimetière[38].
  • Les juifs forment dans la deuxième moitié du XIXe siècle douze communautés : Bruyères, Charmes, Épinal, Gérardmer, Lamarche, Neufchâteau, Rambervillers, Raon l'étape, Remiremont, Saint-Dié, Senones, Le Thillot. Chacune de ces communautés dispose d'un cimetière et d'une synagogue[39],[40].

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Maison de Maurice Barrès[41].
  • L'écomusée du Battant dans une ancienne scierie utilisant l'énergie hydraulique[42],[43].
  • Ancienne scierie centenaire de la fin du XIXe siècle fonctionnant au rythme de l'eau.
  • Stèle à Maurice Barrès sur la place principale "De la campagne en toute saison, s’élève le chant des morts. Un vent léger le porte et le disperse comme une senteur. Que son appel vous oriente" (Amori et dolori sacrum, 1903).
  • "La sphère et les métaux"[44].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Mirabelles de Lorraine
  • Fromages fermiers
  • La Levrette de Charmes : C'est une spécialité de confiserie chocolatière aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'une nougatine enrobée de chocolat amer et fourrée d'une ganache au parfum de framboise. La levrette de Charmes tirait son nom de l'emblème de la ville, un lévrier, et avait été créée dans les années 1980 par un groupement de pâtissiers de Charmes. La fabrication de cette spécialité a été progressivement arrêtée par les pâtissiers-chocolatiers de la ville dans les années 1990.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

M. Barrès par F. Valloton.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la levrette d'argent, tenant en ses pattes une croix de Lorraine d'or[47].
Commentaires : le sceau de Charmes du XVIIe siècle représentait un chien passant sans indication d'émaux. Le blason actuel apparaît dès le siècle suivant, il est accompagné de la devise qui témoigne de la fidélité de ses habitants envers les ducs de Lorraine[48]. Le blason communal représenté sur la facade de l'hôtel de ville est légèrement différent. L'artiste qui le réalisa plaça la croix de Lorraine dans un écusson de gueules et contourna la tête de la levrette.

La ville de Charmes est titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze depuis le 11 novembre 1948[49].

Sa devise est « La fidélité charme les cœurs »[47].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Balade au port
  2. a, b, c, d, e, f et g La Libération de la France jour après jour de Dominique Lormier, éd. Le Cherche midi, 2012, pages 216 et 217
  3. Les actions de résistance et les déportations dans la région de Charmes
  4. MairesGenWeb - La base de données des Maires de France
  5. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 29 septembre 2016).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Toute l'histoire de Kanterbräu depuis 1864
  11. Les bonnes recettes de PatisFrance
  12. Patisfrance-Puratos est une société du groupe Puratos, avec des produits sous 3 marques : PatisFrance, Puratos et Belcolade
  13. Les nouveaux ventilo-convecteurs carrossés UniTrane Harmony
  14. Les réalisations du Groupe Matière
  15. United Springs est la Division ressorts de précision du Groupe Allevard Rejna Autosuspensions
  16. Notice no PM88001116, base Palissy, ministère français de la Culture3 cloches de hôtel de ville, classées au titre des objets mobiliers
  17. Le miracle de Saint Arnoul
  18. Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2009 : Vosges : Commune de Charmes (JORF no 0084 du 10 avril 2010 p. 6840)
  19. Notice no PA00107105, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Maison du Chaldron ou des Loups
  21. Maison des loups, restaurée avec le soutien de la Fondation du patrimoine
  22. La Maison du Chaldron
  23. Monuments commémoratifs
  24. Monument aux morts de 1870-71, et de 1914-18
  25. Monument aux morts
  26. Monument aux Morts 1914-1918 (Relevé n° 17331)
  27. Monument aux morts de 1939-45
  28. Les monuments de mémoires présents sur le Pays de Charmes
  29. Eglise Saint Nicolas
  30. Notice no PM88001116, base Palissy, ministère français de la Culture cloches fondues par Maurice et Amédée les Bonnevie
  31. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 176 à 179
  32. Eglise saint-Nicolas : Orgue neuf
  33. Inventaire de l'orgue
  34. a et b Notice no PA00107104, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. Chapelle Notre Dame de Pitié
  36. Famille Thomassin : Branche de Charmes
  37. La Chapelle Notre Dame de Grâce
  38. Cimetière de Charmes
  39. L'organisation de la communauté juive
  40. Archives municipales de Nancy, Fonds d'archives historiques de la communauté juive de Nancy 352 Z
  41. Maison de Maurice Barrès
  42. Écomusée du Battant, sur le site de la Fédération des moulins de France (FDMF)
  43. Écomusée du Battant
  44. La sphère et les métaux
  45. Dictionnaire des Vosgiens célèbres : Claude Eusèbe Feys, supérieur des sœurs de la Providence
  46. « Biographie de Georges Aulbéry », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 23 février 2016).
  47. a et b Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, Chez l'auteur
  48. C. Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Evêchés. Loc. cit., p. 76
  49. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945