Batterie de Cuguret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Batterie de Cuguret
L'entrée de la batterie.
L'entrée de la batterie.
Description
Type d'ouvrage batterie d'artillerie
Dates de construction de 1883 à 1887
Ceinture fortifiée place forte de Tournoux
Utilisation barrage de vallée
Utilisation actuelle gîte rural
Propriété actuelle privée
Garnison 177 hommes
Armement de rempart 4 canons
Armement de flanquement néant
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial 1890-1914 magasin-caverne)
Programme 1900
Dates de restructuration non réalisée
Tourelles -
Casemate de Bourges -
Observatoire -
Garnison ?
Programme complémentaire 1908 non réalisé
Coordonnées 44° 25′ 26″ nord, 6° 45′ 31″ est

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

(Voir situation sur carte : Alpes-de-Haute-Provence)
Batterie de Cuguret

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Batterie de Cuguret

La batterie de Cuguret, appelée localement fort de Cuguret[1], est une fortification située sur la commune de Jausiers et appartenant à la place forte de Tournoux (Alpes-de-Haute-Provence) construite entre 1884-1886 dans le cadre du système Séré de Rivières de fortification des frontières. Elle a été complétée peu après par trois postes de surveillance ou de communication optique situés dans les environs.

Avant la dernière guerre, elle a été intégrée dans le secteur fortifié du Dauphiné comme position d'artillerie dédiée au quartier Rougna en raison du report du projet d'un gros ouvrage d'artillerie aux Sagnes.

Situation[modifier | modifier le code]

La batterie de Cuguret est située au nord-est de Jausiers sur le sommet portant le même nom, à 1 866 m d’altitude ; elle est dominée par la Tête de Siguret (3 032 m).

Le premier poste de communication optique avec Barcelonnette se trouve avant la batterie, en bas des lacets de la route. Le deuxième poste, chargé de la surveillance, est situé à environ 500 m, au nord-est de la batterie, à 2 117 m ; il s’agit d’une tour circulaire protégée par des grilles. Le dernier poste, semblable au précédent, qui servait à communiquer avec la batterie de Dormillouse, est situé lui aussi au nord-est de Cuguret, à 2 526 m d’altitude, sous la Pointe de Côte Belle[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la guerre de 1870, et compte tenu des mauvaises relations avec l’Italie, l’État-Major envisage la possibilité pour l’ennemi de contourner la forteresse de Tournoux par le col de Restefond et celui du Raspaillon (Granges Communes). La batterie de Cuguret avait donc la double mission de surveiller et de battre la route descendant du col de la Bonette (2 715 m) ainsi que les débouchés du ravin d’Abriés jusqu’au lac des Sagnes où pouvaient s’infiltrer des forces descendant du col du Quartier d’Août et du Pas de la Petite Cavale.

En 1940, elle était commandée par le lieutenant Ravet du 162e régiment d'artillerie de position[3].

Le fort est vendu à un particulier en 1970.

Construction[modifier | modifier le code]

La batterie de Cuguret à la forme d’un simple rectangle protégé sur sa partie avant par une double caponnière, l’accès se faisant par un pont-levis[2]. À l’origine, elle était dotée de quatre canons de 95 mm modèle 1888 Lahitolle positionnés sur un terre plein. Par la suite, deux des canons furent mis sous casemate.

En 1891, on a construit à l’extérieur de la batterie une caserne extérieure qui était équipée d’une boulangerie ainsi que les trois caponnières qui protègent l’enceinte.

Les combats[modifier | modifier le code]

La batterie n’a pas été atteinte par les combats de .

État actuel[modifier | modifier le code]

Le fort est aujourd’hui propriété privée. Une association s’emploie à sa réhabilitation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://fort-de-cuguret.com/
  2. a et b Marco Frijns, Luc Malchair, Jean-Jacques Moulins et Jean Puelinckx, Index de la fortification française 1874 - 1914, Edition Autoédition, , 832 p. (ISBN 978-2-9600829-0-6), p. 128.
  3. Philippe Lachal, Fortifications des Alpes, leur rôle dans les combats de 1939-1945 : Ubaye-Ubayette-Restefond, Éditions du Fournel, 2006, p. 190.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Béraud, La seconde guerre mondiale dans les Hautes-Alpes et l'Ubaye, Société d'études des Hautes-Alpes, 1990.
  • Marco Frinjs et ali, Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.
  • Philippe Lachal, Fortifications des Alpes, leur rôle dans les combats de 1939-1945, Ubaye-Ubayette-Restefond, Editions du Fournel, 2006.
  • Général Etienne Plan et Eric Lefevre, La bataille des Alpes, 10-, Charles Lavauzelle, 1982.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]