Fort du Salbert

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Fort du Salbert
Image illustrative de l’article Fort du Salbert
Description
Type d'ouvrage fort à massif central
Dates de construction de 1874 à 1877
Ceinture fortifiée place fortifiée de Belfort
Utilisation fort de ceinture
Utilisation actuelle terrain d'airsoft, via l'association S-Airsoft
Propriété actuelle commune de Belfort
Garnison 684 hommes
Armement de rempart 25 canons et 7 mortiers
Armement de flanquement 12 pièces
Organe cuirassé néant
Modernisation béton spécial 1890-1895 (abri-caverne et renforcement des caponnières)
Programme 1900
Dates de restructuration non réalisée
Tourelles -
Casemate de Bourges -
Observatoire -
Garnison ?
Programme complémentaire 1908 non réalisé
Coordonnées 47° 39′ 34,94″ nord, 6° 48′ 46,87″ est
Géolocalisation sur la carte : Belfort
(Voir situation sur carte : Belfort)
Fort du Salbert
Géolocalisation sur la carte : Territoire de Belfort
(Voir situation sur carte : Territoire de Belfort)
Fort du Salbert
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Fort du Salbert

Le fort du Salbert, appelé brièvement fort Lefebvre, a été construit entre 1874 et 1877. C'est un ouvrage faisant partie des fortifications de l'Est de la France du type Séré de Rivières et faisant partie intégrante de la place forte de Belfort. Le site du fort a été utilisé par les militaires jusqu'en 1972.

Le fort[modifier | modifier le code]

Ce fort fait partie de la seconde ceinture fortifiée de Belfort, construite entre 5 et 6 kilomètres au-delà de la première ceinture datant des années 1820-1830-1840.

Il est situé au sommet d'une colline appelée le Salbert (commune de Belfort), à proximité de Belfort.

C'est en creusant pour extraire la pierre nécessaire à la construction du fort que les grottes de Cravanche ont été découvertes, le [1].

Après la crise de l'obus-torpille en 1885, les modernisations du fort se résument à quelques bétonnages au niveau des caponnières et à la création d'un abri-caverne, principalement.

Par le décret du , le ministre de la Guerre Georges Boulanger renomme tous les forts, batteries et casernes avec les noms d'anciens chefs militaires. Pour le fort du Salbert, son « nom Boulanger » est fort Lefebvre en référence au général de la Révolution et de l'Empire François Joseph Lefebvre.

À partir de 1893, ce fort fut relié à un certain nombre d'autres forts autour de Belfort grâce à un chemin de fer stratégique.

Ce fort fut équipé de deux postes optiques lui permettant de communiquer avec la citadelle de Belfort et de nombreux forts voisins : Servance, Giromagny, Roppe, Mont Vaudois, Mont Bart, Le Lomont, ainsi qu'avec Chailluz (place de Besançon).

En 1917, pendant la Première Guerre mondiale, une « galerie de 17 » a été creusée. Percée dans le roc et non revêtue, elle relie la caponnière simple du saillant II à la caponnière double du saillant III puis rejoint le couloir du casernement. Un sas en béton avec porte métallique permet de fermer ce passage[2].

Les combats de 1944[modifier | modifier le code]

Le , les Allemands occupent le fort et bloquent l'accès de la ville aux Alliés. Une attaque est montée contre lui : À la nuit, 1 500 hommes des Commandos d'Afrique, mitraillettes au poing, grenades à la ceinture, se glissent en file indienne dans la forêt du Salbert, supprimant silencieusement sur leur passage les postes de garde allemands.

Les fossés sont descendus à la corde, les remparts escaladés à l'aide d'échelles démontables. Après cinq heures de marche, sans avoir donné l'éveil à l'ennemi, la colonne surprend la garnison du fort et la maîtrise rapidement.

Le 20 novembre, au petit jour, dévalant les pentes du Salbert, les commandos, bientôt suivis des chars, pénètrent dans Belfort.

Après deux jours de combats de rues, la ville est libérée, le [3].

Le fort après la guerre[modifier | modifier le code]

Le fort Lefebvre a perdu beaucoup de son aspect d'origine (de la fin du XIXe siècle) en raison de la création dans les années 1950 de l'Ouvrage « G » de la D.A.T. qui a nécessité une extension et modernisation de ses parties souterraines.

En , une association belfortaine[4] entreprend la réhabilitation de l'ouvrage G[5].

Description[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.mairie-cravanche.fr/dossiers/dossiers.php?val2=55_31_les+grottes+cravanche+2
  2. « Le fort du Salbert », sur www.lieux-insolites.fr (consulté le )
  3. Guide Vert Michelin 1951-1952
  4. Association Touristique des Ouvrages Militaires et de l'Environnement du Salbert (ATOMES)
  5. « Ouvrage G Belfort Fort OTAN Salbert ATOMES », sur Ouvrage G Belfort Fort OTAN Salbert ATOMES (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]