Fours à chaux de Chalezeule

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Fours à chaux de Chalezeule
Fours à Chaux Chalezeule.JPG
Présentation
Type
Destination initiale
Destination actuelle
Aucune
Style
Architecte
Pierre Bertin
Construction
Hauteur
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées

Les fours à chaux de Besançon-Chalezeule sont deux fours à chaux accolés l'un à l'autre situés dans la commune française de Chalezeule, près de Besançon (Doubs).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la chaux à Chalezeule remonte au moins au XIIe siècle et était alors l'activité économique essentielle dans le village, ce dernier ayant même pris le nom de Calisola, dérivé du mot chaux à cette époque. Dès 1844, la pierre calcaire était extraite pour fabriquer au lieu-dit des Maurivelles et servait aux agriculteurs de la région.

C'est en 1864 que Pierre Bertin, artisan-chaufournier du village, est autorisé à construire deux fours destinés à préparer la chaux. L'édifice servira également à approvisionner les chantiers des quais du Doubs à Besançon, alors en pleine construction, la matière principale du maçonnage des pierres étant le mortier. Les deux fours fonctionnaient en alternance, l'un en juillet et l'un en août et une dizaine de chaufourniers y travaillèrent pendant la construction des quais Veill-Picard et de Strasbourg jusqu'en 1881, pour un salaire quotidien moyen de 3,50 Francs.

Un problème de main d'œuvre aurait fait cesser l'activité des fours vers 1914, et ceux-ci furent abandonnés après la guerre. Plusieurs raisons furent évoquées pour expliquer cet abandon, comme un possible litige entre le propriétaire des fours à chaux et la commune de Chalezeule, une concurrence accrue avec les chaufourniers du Jura et de Bourgogne ou encore peut-être à cause de l'utilisation nouvelle du ciment. L'eau utilisée pour éteindre la chaux vive était amenée par des canalisations venant du Doubs, dont on a retrouvé la plate-forme près du château de la juive. Les fours de Besançon-Chalezeule ont été restaurés en 1997 par l'association Calisiola, et ne sont pas inscrits aux monuments historiques[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Hector Tonon, Jean-François Culot, Marie-Édith Henckel, Annie Mathieu, Jacques Mathieu, Georges Bidalot, Jacqueline Bévalot, Paul Broquet, Jean-Claude Monti, Anne Porro, Jacques Breton, Jean-Claude Grappin, Pierre-Louis Bréchat, Yves Mercier et Pierre Riobé, Mémoires de Bregille (2e édition), Besançon, Cêtre, , 312 p. (ISBN 978-2-87823-196-0), pages 81 à 83.