Musée de la Résistance et de la Déportation (Besançon)

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Musée de la Résistance et de la Déportation
Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon.JPG

Entrée du musée

Informations générale
Dirigeant
Marie-Claire Ruet
Visiteurs par an
55 000Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
[www.citadelle.com www.citadelle.com]
Bâtiment
Article dédié
Architecte
Protection
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Localisation
Pays
Commune
Besançon
Adresse
99 rue des fusillés, Besançon
Coordonnées
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Le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, labellisé Musée de France, est installé au cœur de la Citadelle de Besançon, haut lieu de culture et de tourisme franc-comtois. Chaque année, il accueille plus de 55 000 visiteurs.

Historique[modifier | modifier le code]

Créé en 1971 par la Ville de Besançon grâce à la volonté de toutes les associations de résistants et déportés de Franche-Comté et à la ténacité de Denise Lorach (1916 - 2001), ancienne déportée de Bergen-Belsen, ce musée occupe aujourd’hui la partie sud du bâtiment des Cadets. Le choix de la Citadelle s’est imposé d’emblée : cent résistants y furent en effet fusillés durant l’Occupation[1]. Parmi eux, l’on dénombre quatre-vingt-sept Français, cinq Espagnols, deux Italiens, un Luxembourgeois, un Suisse et un Polonais. Un mémorial leur est consacré entre le puits et la chapelle.

Muséographie[modifier | modifier le code]

Le parcours muséal est réparti en vingt salles et traite, à l'aide de photographies, de textes et de documents originaux, les thèmes liés à la Seconde Guerre mondiale : l'évolution du nazisme depuis son origine, la guerre et le régime de Vichy, la Déportation et la Résistance intérieure française.

Les salles d'art concentrationnaire[modifier | modifier le code]

Deux salles d'art concentrationnaire sont dédiées à l'œuvre de Jean Daligault, déporté Nacht und Nebel/Nuit et brouillard, et à celle de Léon Delarbre, résistant déporté à Auschwitz. La collection présentée[2], pour une bonne part, constitue un dépôt du Musée national d'art moderne. La visite de ces salles se fait sur rendez-vous.

La borne interactive[modifier | modifier le code]

Une borne interactive présentant des œuvres d’art concentrationnaire (dessins, sculptures) réalisées par les détenus est installée dans la salle 15 du musée depuis avril 2011. Les œuvres répertoriées représentent des témoignages exceptionnels sur la vie quotidienne des déportés. Avec ce support, le visiteur peut découvrir plus de 160 œuvres de Jean Daligault et de Léon Delarbre, ainsi que des œuvres de Jeannette L'Herminier et Lazare Bertrand depuis mai 2013, et effectuer une recherche par thème : le camp, le travail, la vie quotidienne, la mort…, agrandir l’image ou consulter un glossaire. Très fragiles, ces œuvres actuellement présentées dans un espace dédié, ouvert sur demande, seront désormais accessibles à tous les visiteurs. Évolutive, cette présentation est destinée à s’enrichir car le Musée de la Résistance et de la Déportation possède la plus importante collection d’art concentrationnaire de France. Cette borne interactive installée dans le parcours de l'exposition permanente, au 1er étage du musée, sera également accessible aux internautes par l'intermédiaire d'un lien Web au sein de la rubrique "Les collections en ligne".

Le centre de ressources[modifier | modifier le code]

Cet espace, accessible uniquement sur rendez-vous, met à disposition des publics sa bibliothèque, ses archives, sa banque d'images (comprenant 8000 négatifs, microfilms, diapositives, cassettes), ses enregistrements sonores… Il compte des fonds d'intérêt national, constitués par l'abbé Joseph de La Martinière (1908-2003) et par Germaine Tillon[3].

Le Service médiation, animé par un guide-conférencier, et le Service éducatif animé par deux professeurs détachés de l’Éducation nationale, sont à disposition des enseignants pour préparer une visite ou des travaux d'élèves. Ils assurent aussi la rédaction d'outils pédagogiques, en lien avec les programmes des classes de cycle 3 jusqu'à la terminale ; ils offrent également une aide à la préparation du Concours national de la résistance et de la déportation.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élizabeth Pastwa, p. 181-186
  2. pour l'ensemble des collections de ce musée de France http://www.musees-franchecomte.com/index.php?p=198&art_id=
  3. dossiers généraux sur le camp de Ravensbrück avec des comptes rendus, extraits ou copies des études, ouvrages et articles parus sur le camp ; des dossiers thématiques diverses telles la Croix rouge suédoise ou les lesbiennes du camp mais également sur des points sensibles : expériences, exécutions, sabotages, procès... sur des éléments statistiques et des données concernant des convois -trains des 8, 11, 15 août 1944, par exemple-. Ces pièces ont été réunies et doublées de fichiers par numéros matricule et nominatifs de l’ensemble des femmes déportées de France -sauf déportées juives-, à partir de diverses sources : registres d’écrous des prisons françaises et allemandes, registres de Ravensbrück, listes du Ministère des Anciens combattants, listes dressées par les déportées elles-mêmes -par exemple au revier-. Ce fonds, résultat également d’une enquête lancée par régions, est complété par des dossiers individuels contenant des témoignages, de la correspondance, des poèmes... L’ensemble de ce fonds a été déposé en 1995 par les soins de Germaine Tillon au Musée de Besançon qui s’efforce de poursuivre le travail, de le porter à la connaissance des chercheurs.

Liens externes[modifier | modifier le code]