Chalezeule

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Chalezeule
Chalezeule
Le village vu depuis la colline de Montfaucon.
Blason de Chalezeule
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Christian Magnin-Feysot
2020-2026
Code postal 25220
Code commune 25112
Démographie
Gentilé Chalezeulois[1]
Population
municipale
1 312 hab. (2019 en augmentation de 5,21 % par rapport à 2013)
Densité 333 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 36″ nord, 6° 04′ 33″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 400 m
Superficie 3,94 km2
Unité urbaine Besançon
(banlieue)
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Besançon-4
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chalezeule
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Chalezeule
Liens
Site web chalezeule.fr

Chalezeule est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Chalezeulois et Chalezeuloises[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans la partie concave d'un méandre du Doubs, avec Besançon à l'ouest, Chalèze à l'est, Montfaucon au sud et Thise au nord. La colline de Bregille est partagée entre Besançon et Chalezeule.

Rose des vents Thise Rose des vents
Besançon N Chalèze
O    Chalezeule    E
S
Montfaucon

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Doubs, le Canal du Rhône au Rhin, le Ruisseau de Trébignon sont les principaux cours d'eau traversant la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Chalezeule est desservie par le tramway de Besançon, la ligne de  TRAM1  va effectivement de la zone commerciale des Marnières aux Hauts-du-Chazal à l'Ouest de Besançon. Les lignes de  BUS25 72  desservent également la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chalezeule est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Besançon, une agglomération intra-départementale regroupant 13 communes[6] et 137 837 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (42 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (29 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (26,1 %), forêts (25,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21,9 %), zones urbanisées (20,1 %), eaux continentales[Note 3] (5,4 %), terres arables (0,4 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Chalezeule vient très probablement de la chaux, qui jadis était la ressource essentielle du village.

Calisola au XIIe siècle ; Calisiola en 1147 ; Calesola en 1154 ; Chalesueles en 1252 ; Chalesuiles, Chalisieule en 1256 ; Chalesoles en 1258 ; Chalesuelles en 1275, 1281 ; Chasaulz en 1291 ; Chalezeulles en 1584 ; Chalezeule depuis 1698[13].

L'association locale, qui met en valeur l'ancienne production de chaux du village, s'est baptisée Calisola.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'essentiel de l'activité du village était la création de chaux hydraulique (du XVIe siècle au XXe siècle) dont on peut encore admirer les vestiges des fours à chaux. Le village connaît un essor sans précédent, dû cette fois-ci à sa zone d'aménagement concertée, la ZAC des Marnières.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 1995 André Martin    
mars 2014 En cours
(au 1er juin 2020)
Christian Magnin-Feysot [14]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2019, la commune comptait 1 312 habitants[Note 4], en augmentation de 5,21 % par rapport à 2013 (Doubs : +2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
166193187190240249242239226
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
190194241209225240236265248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
263277291252292359397393445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5296997648129449521 0541 0611 234
2015 2019 - - - - - - -
1 2811 312-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les fours à chaux, datant de 1864, construits par Pierre Bertin. Ils étaient utilisés pour produire de la chaux hydraulique, et ont essentiellement servi à la construction des quais Napoléon (de Strasbourg) et Veil-Picard de Besançon.
  • Le château de la Juive, manoir de la fin du XVIIIe siècle inscrit en 2002 à l'inventaire des monuments historiques.
  • L'église Saint-Bénigne.
  • Trois points de vue ainsi que de plusieurs sentiers pédestres et pistes cyclables.
  • Un minigolf.
  • Un camping.
  • La piscine en plein air de Besançon-Chalezeule.
  • Le fort Benoît, construit entre 1877 et 1880 pour défendre Besançon après la défaite de 1871. Une très faible partie du fort se situe sur Besançon, mais cette commune est propriétaire de la totalité. Le fort est mis à disposition d'une société de tir.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le carnaval de Chalezeule (mois de mars).
  • Le « bike and run », une course alternant cyclisme et course à pied (mois d'octobre).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chalezeule Blason
De gueules à deux bars adossés d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. « Le nom des habitants du 25 - Doubs - Habitants », sur www.habitants.fr (consulté le ).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Besançon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE, .
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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