Fort du Vert-Galant

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Fort du Vert-Galant
L'entrée du fort du Vert-Galant.
L'entrée du fort du Vert-Galant.
Description
Type d'ouvrage fort à crête unique
Dates de construction en 1879
Ceinture fortifiée place forte de Lille
Utilisation fort de ceinture
Utilisation actuelle centre culturel (concerts et expositions)
Propriété actuelle commune de Wambrechies
Garnison ?
Armement de rempart ?
Armement de flanquement ?
Organe cuirassé néant
Modernisation béton spécial non réalisée
Programme 1900
Dates de restructuration non réalisée
Tourelles -
Casemate de Bourges -
Observatoire -
Garnison
Programme complémentaire 1908 non réalisé
Coordonnées 50° 41′ 35″ nord, 3° 01′ 01″ est

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Fort du Vert-Galant

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Fort du Vert-Galant

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Fort du Vert-Galant

Le fort du Vert-Galant, appelé brièvement fort Carnot, est un ouvrage fortifié situé sur la limite entre les communes de Wambrechies et de Verlinghem, dans le département du Nord.

Description[modifier | modifier le code]

Le camp retranché de Lille était composée principalement d'une ceinture de sept forts, onze ouvrages et deux batteries ; le Vert-Galant est un fort détaché au nord de cette ceinture, dominant de ses 34 mètres d'altitude la plaine bordant la Deûle[1].

C'est un fort Séré de Rivières de la première génération, construit en maçonnerie de briques recouverte d'une épaisse couche de terre, entouré de fossés défendus par des caponnières. L'artillerie était placée sur des plateformes à l'air libre, séparées par des traverses-abris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Par le décret du , le ministre de la Guerre Georges Boulanger renomme tous les forts, batteries et casernes avec les noms d'anciens chefs militaires[2]. Pour le fort du Vert-Galant, son « nom Boulanger » est en référence au général Lazare Carnot : le nouveau nom devait être gravé au fronton de l'entrée. Dès le , le successeur de Boulanger au ministère, Théophile Ferron, abroge le décret[3]. Le fort reprend officiellement son nom précédent.

Les fortifications de la place forte de Lille n'ont pas été modernisées à la fin du XIXe siècle (pas de béton ni de cuirassement) ; en conséquence, la place est déclassée en 1910. L'agglomération est proclamée « ville ouverte » par décret du , le poste de gouverneur de Lille (c'est alors le général Lebas) est supprimé et le matériel militaire commence à être évacué (vers Maubeuge, Hirson, Vincennes et Versailles). Mais le , le commandant en chef Joffre nomme le général Herment, qui commandait à Douai, commandant de la défense de Lille ; dès le 24 c'est le contre-ordre, il faut évacuer en catastrophe l'arsenal d'artillerie et les dépôts d'infanterie (ceux-ci au Havre). L'agglomération reste ensuite en dehors de la zone des opérations jusqu'au retour de quelques unités françaises le  ; les combats d'octobre ne concernent que le centre-ville et les faubourg est et sud[4]. Pendant le reste de la Première Guerre mondiale, le fort sert de lieu de repos pour les troupes allemandes, en arrière de la ligne de front.

En 1940, le bâtiment central et la cour Est sont détruits à l'explosif. Puis le fort est de nouveau utilisé par l'occupant allemand, mais cette fois-ci pour les exécutions de 92 civils de 1941 à 1943 dans les fossés.

Pendant la guerre froide, le fort a été utilisé occasionnellement par les militaires du 43e régiment d'infanterie. Il a été acheté en juillet 2009 par la commune de Wambrechies, qui y a mené des travaux de rénovation à partir de 2012[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carte topographique centrée sur le fort » sur Géoportail (consulté le 9 septembre 2018).
  2. Note no 5285 le du ministre de la Guerre Boulanger aux généraux commandant les régions militaires ; décret présidentiel du pour les nouvelles dénominations des forts, batteries et casernes sur proposition du ministre de la guerre, M. le général Boulanger.
  3. Lettre no 14980 bis le de M. le ministre de la Guerre, M. le général Ferron, abrogeant le décret présidentiel du 21 janvier.
  4. A. Lienart, « Le sort de Lille en 1914 », Revue du Nord, no 186,‎ , p. 461-486 (lire en ligne).
  5. « Le fort du Vert Galant », sur https://www.wambrechies.fr/.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]