Fort d'Englos

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Fort d'Englos
L'entrée du fort d'Englos.
L'entrée du fort d'Englos.
Description
Type d'ouvrage fort à batterie basse
Dates de construction de 1879 à 1886
Ceinture fortifiée place forte de Lille
Utilisation fort de ceinture
Utilisation actuelle visite annuelle
Propriété actuelle commune d'Ennetières-en-Weppes
Garnison 607 hommes
Armement de rempart ?
Armement de flanquement ?
Organe cuirassé néant
Modernisation béton spécial non réalisée
Programme 1900
Dates de restructuration non réalisée
Tourelles -
Casemate de Bourges -
Observatoire -
Garnison ?
Programme complémentaire 1908 non réalisé
Coordonnées 50° 38′ 00″ nord, 2° 57′ 26″ est

Géolocalisation sur la carte : Métropole européenne de Lille

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Fort d'Englos

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Fort d'Englos

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Fort d'Englos

Le fort d'Englos, appelé brièvement fort Pierquin, est un ouvrage fortifié situé sur la commune d'Ennetières-en-Weppes, juste au nord du village d'Englos, dans le département du Nord.

Description[modifier | modifier le code]

Le camp retranché de Lille était composée principalement d'une ceinture de sept forts, onze ouvrages et deux batteries ; Englos est un fort détaché à l'ouest de cette ceinture, sur une petite hauteur (seulement 50 mètres d'altitude) dominant la plaine alentour. Il est désormais presque isolé par la construction de l'autoroute A25, de l'échangeur d'Englos et de la voie rapide D652 (ancienne route nationale 352)[1].

C'est un fort Séré de Rivières de la première génération, construit en maçonnerie de briques recouverte d'une épaisse couche de terre, entouré de fossés défendus par des caponnières. L'artillerie était placée sur des plateformes à l'air libre, séparées par des traverses-abris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Par le décret du , le ministre de la Guerre Georges Boulanger renomme tous les forts, batteries et casernes avec les noms d'anciens chefs militaires[2]. Pour le fort d'Englos, son « nom Boulanger » est en référence au général de brigade de la Révolution Nicolas Pierquin, blessé mortellement à la bataille de Tourcoing en 1794 : le nouveau nom devait être gravé au fronton de l'entrée. Dès le , le successeur de Boulanger au ministère, Théophile Ferron, abroge le décret[3]. Le fort reprend officiellement son nom précédent.

Les fortifications de la place forte de Lille n'ont pas été modernisées à la fin du XIXe siècle (pas de béton ni de cuirassement) ; en conséquence, la place est déclassée en 1910. L'agglomération est proclamée « ville ouverte » par décret du , le poste de gouverneur de Lille (c'est alors le général Lebas) est supprimé et le matériel militaire commence à être évacué (vers Maubeuge, Hirson, Vincennes et Versailles). Mais le , le commandant en chef Joffre nomme le général Herment, qui commandait à Douai, commandant de la défense de Lille ; dès le 24 c'est le contre-ordre, il faut évacuer en catastrophe l'arsenal d'artillerie et les dépôts d'infanterie (ceux-ci au Havre). L'agglomération reste ensuite en-dehors de la zone des opérations jusqu'au retour de quelques unités françaises le  ; les combats d'octobre ne concernent que le centre-ville et les faubourg est et sud[4].

Les forces allemandes utilisent le fort pendant les deux conflits mondiaux, la première fois comme site de garnison et dépôt de munitions et la seconde fois comme dépôt d'essence. Le , 35 civils sont fusillés dans les fossés[5]. Le vers 23 h, l'aviation alliée bombarde le fort avec environ 2 500 bombes[6].

Pendant la guerre froide, ce sont les militaires du 43e régiment d'infanterie qui l'utilisent comme terrain d'entraînement. Déclassé le , le fort est vendu à la commune le [7]. L'association « Les amis du fort Pierquin » est fondée le , se chargeant des quelques visites[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carte topographique centrée sur le fort » sur Géoportail (consulté le 9 septembre 2018).
  2. Note no 5285 le du ministre de la Guerre Boulanger aux généraux commandant les régions militaires ; décret présidentiel du pour les nouvelles dénominations des forts, batteries et casernes sur proposition du ministre de la guerre, M. le général Boulanger.
  3. Lettre no 14980 bis le de M. le ministre de la Guerre, M. le général Ferron, abrogeant le décret présidentiel du 21 janvier.
  4. A. Lienart, « Le sort de Lille en 1914 », Revue du Nord, no 186,‎ , p. 461-486 (lire en ligne).
  5. « Fort d'Englos ou fort Pierquin », sur http://www.caue-nord.com/.
  6. « L'Histoire du Fort », sur http://www.ennetieres-en-weppes.com/.
  7. « L'Association des amis du Fort Pierquin », sur http://www.ennetieres-en-weppes.com/.
  8. « Eglos : vous pourrez visiter le fort Pierquin, le 18 mai », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]