Église Sainte-Madeleine de Besançon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Église Sainte-Madeleine.
Église Sainte-Madeleine
de Besançon
Image illustrative de l'article Église Sainte-Madeleine de Besançon
Vue depuis le pont Battant du centre ville historique (La Boucle)
Présentation
Nom local Église de la Madeleine
Culte Catholicisme
Type Église (édifice)
Rattachement Archidiocèse de Besançon
Début de la construction 1746
Fin des travaux 1830
Architecte Nicolas Nicole
Style dominant Église-halle classique
Protection Logo monument historique Classé MH (1930)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Ville Besançon
Département Doubs
Région Bourgogne-Franche-Comté
Coordonnées 47° 14′ 24″ nord, 6° 01′ 09″ est

Géolocalisation sur la carte : Doubs

(Voir situation sur carte : Doubs)
Église Sainte-Madeleinede Besançon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Église Sainte-Madeleinede Besançon

Géolocalisation sur la carte : Besançon centre

(Voir situation sur carte : Besançon centre)
Église Sainte-Madeleinede Besançon

Géolocalisation sur la carte : Besançon

(Voir situation sur carte : Besançon)
Église Sainte-Madeleinede Besançon

L’église Sainte-Madeleine est une église-halle de style classique du XVIIIe siècle, du quartier Battant de Besançon, dans le Doubs en Bourgogne-Franche-Comté. Elle est reconstruite, entre 1746 à 1766, par l'architecte bisontin Nicolas Nicole, et dédiée à Marie de Magdala. Cette église de l'unité pastorale Saint Étienne, est classée aux monuments historiques depuis 1930, et abrite un orgue classé aux monuments historiques, ainsi qu'un musée de la vie passée du quartier de Battant.

Noter que 34 autres églises françaises sont baptisées Sainte-Madeleine. Les Bisontins l'appellent de préférence église de la Madeleine.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette église est édifiée à la sortie du centre ville historique (La Boucle) par le pont Battant, à l'entrée du quartier Battant (quartier historique des anciens vignerons de la cité), et a été construite, détruite et restaurée plusieurs fois.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

En 1063 le prince-évêque Hugues Ier de Salins fait restaurer l’église Sainte-Madeleine en collégiale de style gothique[1]. En 1182, les chanoines du chapitre de l’église collégiale créent avec l'accord du pape Lucius III, un premier Hôpital Saint-Jacques, d'une capacité de quatorze lits, adjoint à cette église, et greffé sur les ruines des anciennes arènes de Besançon, pour « construire une maison hospitalière en vue de l’accueil des pèlerins qui se rendent au pèlerinage de Rome, pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et pèlerinage de Jérusalem[1]» (le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est instigué par le pape franc-comtois Calixte II (1050–1124) au XIIe siècle, et l'actuel Hôpital Saint-Jacques de Besançon est fondé sous le roi Louis XIV, par l'archevêque Antoine-Pierre de Grammont (1614-1698)).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le , l'archevêque Antoine-Pierre II de Grammont pose la première pierre de la reconstruction de l'édifice, pour remplacer la vieille collégiale gothique qui menace de tomber en ruines. Les travaux dirigés par l'architecte Nicolas Nicole (dont ce sera l'œuvre maîtresse), durent jusqu'en 1766 avec 66 m de longueur pour 39 m de largeur, une triple nef, de nombreuses chapelles latérales, des voûtes élancées, des statues du XVIe siècle, de riches collections de tableaux des écoles flamande et comtoise des XVIIe siècles et XVIIIe siècles, ainsi qu'une importante toiture en tuile vernissée de Bourgogne[1].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Entre 1828 et 1830, deux tours sont ajoutées pour finir l'ouvrage, avec au sommet de la tour de gauche, un automate carillonneur Jacquemart. Au XVIIIe siècle, une méridienne / cadran solaire de Jean-Louis Bisot (ou Bizot 1702-1781) est installée dans l'édifice, avec un œilleton placé au centre d'un carreau opaque sur le vitrail du font[1]. Les rayons solaires qui passent par ce trou pointent des lignes horaires et d'heures en chiffre romain gravées en éventail autour du vitrail dans les dalles du sol de l'église.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'église Sainte-Madeleine est classée aux monuments historiques depuis le [2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Plan de l'église.

Cette église-halle est bâtie sur un plan en forme de croix latine, avec une grande façade classique constituée de colonnes d'ordre dorique et ordre ionique, flanquée de deux tours bâties sans les couronnements par Nicolas Nicole. Le bâtiment dispose d'une grande nef à trois travées, séparées de celles des bas côtés par des colonnes ioniques jumelées, ainsi qu'un transept non saillant, et un chœur clos par un chevet polygonal[1]. Les bas côtés, qui ont la particularité d'êtres voûtés d'arêtes, s'ouvrent sur des chapelles. L'éclairage de la nef, quoique parfois insuffisant, est assuré grâce à des vitraux situés dans les chapelles ainsi qu'à des rosaces situées sous la voûte. De 1982 à 1989 l'édifice est revêtu d'une nouvelle charpente recouverte de tuile vernissée de Bourgogne, avec des motifs en chevrons[1].

Inscriptions[modifier | modifier le code]

Un symbole biblique Lumière Divine / Saint-Esprit / Sacré-Cœur / Œil de la Providence, ainsi qu'une inscription latine du Premier livre des Rois (9.3) de l'Ancien Testament de la Bible, sont sculptés au dessus de la porte principale, de cet édifice inspiré du Temple de Salomon : « Cor meum ibi cunctis diebus » (J'aurai toujours là mes yeux et mon cœur). Lorsque le roi d’Israël et prophète Salomon (Bible), fils du roi et prophète David (Bible), eut achevé de bâtir son Temple de Salomon sur le Mont du Temple de Jérusalem, capitale du Royaume d'Israël, au Xe siècle av. J.-C. (premier Temple de Jérusalem, ou il abrite dans l'Arche d'alliance du saint des saints, le Décalogue des Tables de la Loi, du prophète Moïse), Dieu lui apparu et lui dit : J'exauce ta prière et la supplication que tu m'as adressées, je sanctifie cette maison que tu as bâtie pour y mettre à jamais mon nom, et j'aurai toujours là mes yeux et mon cœur (Sanctificavi domum hanc, quam aedificasti, ut ponerem nomen meum ibi in sempiternum; et erunt oculi mei et cor meum ibi cunctis diebus).

Mobilier[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, le bâtiment est confisqué à titre de Bien national et utilisé en magasin à fourrage, avant d'être rendu au culte en 1795. Durant cette période, un grand nombre de biens mobiliers furent détruits ou disparurent[1]. Malgré tout, l'église Sainte-Madeleine possède encore à ce jour un grand nombre d'œuvres d'art chrétien, notamment des sculptures et des peintures remarquables. Outre ces dernières, on peut citer les fonts baptismaux du XVIe siècle, le maître-autel datant de 1834, la chaire datant du roi Louis XVI édifiée par Antoine Munier et provenant de l'Abbaye Saint-Paul de Besançon, ou encore la tribune de l'orgue franchissant la nef grâce à un remarquable appareillage de claveaux[1].

Sculptures[modifier | modifier le code]

Un grand nombre de sculptures décorent l'intérieur de l'édifice, notamment l'autel-retable de Saint-Vernier (saint patron des vignerons franc-comtois), œuvre de Claude Joseph Alexandre Bertrand datant de 1784, la Vierge dite des Cordeliers se trouvant avant la Révolution dans le Couvent des Cordeliers de Besançon (actuel lycée Pasteur) et datant du XVIe siècle, le buste de Melchisédech, qui se trouve être un fragment sculpté au XIIIe siècle d'une des statues qui ornait jadis le portail de l'église médiévale détruite durant le XVIIIe siècle[1]. Le bâtiment expose également dans les chapelles latérales, des sculptures bibliques en taille réelle, du sculpteur bisontin Auguste Clésinger (1814-1883)[1] : Chemin de croix, Passion du Christ, Mise au tombeau, Résurrection, Ascension.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Peintures[modifier | modifier le code]

Sont exposés un grand nombre d’œuvres dont : La Sainte-Famille de Jean-Érasme Quellin (1672), les peintures en trompe-l'œil exécutées par l'artiste italien Caldelli au XVIIIe siècle, Sainte Madeleine aux pieds du Christ , copie réalisée d'après Philippe de Champaigne au XIXe siècle, Sainte-Philomène de Baudot, L'Assomption de la Vierge de Chazerand en 1791, La Vierge aux Saints de Claude Rately en 1636, ou encore le Christ en croix peinture sur bois attribuée à l'école flamande et datant du XVIe siècle[1].

Grand orgue, avec à son sommet Marie, entourée d'anges buccinateurs

Grand orgue[modifier | modifier le code]

Le grand orgue de l'église Sainte-Madeleine a été construit par Claude-Ignace Callinet, avec une statue de Marie, entourée d'anges buccinateurs. Il est entièrement restauré par les facteurs d'orgue Jean Deloye et Alain Sals. Le buffet est classée monument historique depuis 1930[1], et la partie instrumentale de l'orgue depuis 1976.

Musée[modifier | modifier le code]

L'église héberge un musée de trois salles, ou sont exposés l'histoire du quartier Battant, de sa vie viticole, et de ses personnalités historiques, ainsi que la vie religieuse de la cité, avec collection de paramentique catholique, objets de culte et documents... (le musée est ouvert uniquement pour les groupes et associations[3]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Brochure éditée par la ville de Besançon, direction de la culture et du patrimoine, .
  2. Notice no PA00101468, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Le musée de l'église Sainte-Madeleine sur le site officiel de l'office du tourisme de Besançon (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]