Patrimoine religieux de Besançon

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Cet article répertorie les bâtiments construits en tant que lieux de culte, n'y figurent donc pas les appartements HLM ou autres faisant office de lieu de prière ou de siège d'association religieuse. Pour consulter des articles plus généraux sur les religions et les communautés religieuses de Besançon, voir les articles de la catégorie 'Religion à Besançon'.

Le patrimoine religieux de Besançon est constitué d'un grand nombre d'églises et de lieux de culte chrétiens, mais aussi de mosquées, d'un temple protestant ou encore d'une synagogue tout à fait remarquable ainsi que d'un patrimoine ornemental faisant souvent référence au christianisme. Avec une cinquantaine de lieux de culte en activité ou réaffectés, la capitale comtoise possède l'un des patrimoines religieux parmi les plus riches et les plus variés de Franche-Comté.

Les bâtiments encore affectés au culte[modifier | modifier le code]

Les lieux de culte chrétiens[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Jean

La ville de Besançon ne compte actuellement qu'une seule cathédrale : la Cathédrale Saint-Jean. Il s'agit d'une église, basilique et cathédrale carolingienne franc-comtoise avec des parties romanes, gothiques et baroques construite à l'origine dès le IIIe siècle[1] puis reconstruite plusieurs fois et notamment au IXe siècle et XIe siècle. L'édifice est l'un des rares à comprendre deux chœurs opposés[2] et recèle également une trentaine de tableaux classés aux monuments historiques, une horloge astronomique considérée comme un chef-d'œuvre du genre[3] ou encore « la rose de Saint-Jean », un autel circulaire datant du XIe siècle et entièrement réalisé dans du marbre blanc[2]. Sa légitimité même de siège diocèsain fut maintes fois remise en cause, notamment par le proche chapitre de Saint-Étienne, mais le pape franc-comtois Calixte II rétablit ce droit à cette église, considérée comme la « maison-mère »[4]. De nombreuses personnalités furent enterrées au sein du bâtiment, notamment des comtes de Bourgogne mais aussi des archevêques de la ville. Actuellement l'édifice est considéré comme l'un des plus beaux chefs-d'œuvre architecturaux de la ville, avec la citadelle de Vauban.

La basilique Saint-Ferjeux
Article détaillé : Basilique Saint-Ferjeux.

La capitale comtoise ne compte qu'une seule basilique : la basilique Saint-Ferjeux. Elle semble être la seconde église construite en Franche-Comté après la cathédrale Saint-Jean, dédiée à Saint-Ferjeux et son frère Saint-Ferréol et construite au-dessus de la grotte même où les deux saints reposaient[5]. Cependant l'église d'origine fut détruite pour permettre la construction de l'actuelle basilique entre 1881 et 1901[6] par Alfred Ducat[5]. La basilique est de style romano-byzantin, et sa façade antérieure est calée par deux imposantes tours[5]. Cinq chapelles sont situées autour de l'abside et des peintures murales réalisées par des artistes originaires de la ville se déroulent au-dessus des grandes arcades de la nef[5]. La coupole est composée de mosaïques, et un ensemble de vitraux fabriqués par l'atelier Gaudin et des sculptures de Just Becquet complètent le décor[5].

L'église du Sacré-Cœur.
L'église Saint-Louis.
L'église Notre-Dame du Foyer.
L'église de la Madeleine

L’église de la Madeleine est une église halle de style classique du XVIIIe siècle[7] située dans le quartier Battant. En 1063 l’archevêque de Besançon Hugues Ier de Salins fait restaurer l’église Sainte-Madeleine en collégiale de style gothique[7]. En 1182, les chanoines du chapitre de l’église collégiale de Sainte-Madeleine décident de créer l'hôpital Saint-Jacques de Besançon avec l'accord du pape Lucius III pour « construire une maison hospitalière en vue de l’accueil des pèlerins qui se rendent au pèlerinage de Rome, de Saint-Jacques-de-Compostelle et de Jérusalem[7] ». Après plusieurs modifications au cours des siècles, l'édifice est entièrement reconstruit entre 1746 à 1766, par l'architecte Nicolas Nicole[8] et dédiée à Sainte-Madeleine[7]. Cet édifice, classé parmi les nombreux monuments historiques de la ville[8], est cependant un bâtiment tout à fait particulier notamment grâce aux nombreuses œuvres d'art conservées dans l'église, à son orgue également classé monument historique ainsi qu'à son musée retraçant la vie du quartier de Battant[9],[7].

L'église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre fut construite au IVe siècle, mais reconstruite à plusieurs reprises et notamment par Hugues de Salins[10]. L'église fut cependant de nouveau rebâtie de 1782 à 1786[11] par Claude-Joseph-Alexandre Bertrand sur les plans de l’architecte Victor Louis[10]. La hauteur importante du clocher s’explique par son rôle de beffroi de l’hôtel de ville portant ainsi bien haut la cloche municipale et de loge du guetteur. Répertoriée Monument Historique le [11], l'église renferme aujourd'hui de nombreuses œuvres d'art très bien conservées : la pieta de Luc Breton[10], l'original chemin de croix[10] ou encore les splendides boiseries du chœur de l'église[10]. Elle est située sur la place du Huit septembre, au cœur du centre historique de Besançon.

L'église Notre-Dame

L'église Notre-Dame fut à l'origine nommée Abbaye Saint-Vincent de Besançon et fut fondée par l'archevêque de Besançon Hugues II, au cœur du centre historique de Besançon[12],[13]. Les premières constructions, à savoir une chapelle, un cloître ainsi que les dortoirs où logeait les religieux de l'ordre de Saint-Benoît sont attestés du XIe siècle, entre 1080 et 1085[12]. Hugues III de Bourgogne, successeur d'Hugues II, nommera le premier abbé du nouveau lieu de culte[12]. Petit à petit, l'édifice devient le second lieu de culte de la ville après la cathédrale Saint-Jean et une école d'érudition contribuant à l'étude historique de la ville et de la région[12]. Elle conservera cette réputation durant le XVIIe siècle, avant que la communauté ne soit irrémédiablement dissoute durant la Révolution française de 1789[12]. C'est sous l'Empire français que l'abbaye bénédictine Saint-Vincent pris le nom d'église paroissiale Notre-Dame de Besançon, et les bâtiments adjacents sont affectés à l'Université[12]. L'édifice est classé monument historique depuis le [14].

L'église Saint-Maurice

L'église Saint-Maurice est un édifice de style Jésuite situé Grande Rue dans le centre historique. La première église dédiée à saint Maurice aurait été érigée par l'évêque de Besançon saint Sylvestre et remonterait à la fin du IVe siècle. Détruite au siècle suivant, elle est rebâtie par saint Nicet à la fin du VIe siècle et/ou au début du VIIe siècle. Elle est de nouveau détruite et reconstruite au VIIIe siècle, puis au Xe siècle, partiellement au XVIe siècle puis totalement à la fin du XVIIe siècle et achevée en 1715 pour lui donner son ascpect actuel. L'édifice est classé monument historique depuis le [15], et comporte de nombreux tableaux, quelques statues ainsi que des plaques commémoratives.

L'église Saint-François-Xavier

L'église Saint-François-Xavier est située au numéro huit bis de la rue du Lycée, à côté du collège Victor-Hugo dans le centre historique. Antoine-François Gauthiot d'Ancier décide de faire don de l'intégralité de sa fortune aux jésuites de la capitale comtoise à la seule condition que ceux-ci érigent une église, annexe du collège Victor-Hugo. Le don devait avoir lieu en 1629 mais, après un procès contre la compagnie des jésuites, ces derniers doivent attendre 1680 pour commencer la construction de l'édifice[16]. Le bâtiment fut construit en forme de croix, et il fut entouré de petites chapelles annexes. La façade de l’église Saint-François-Xavier fut fortement inspirée de celle de l'Église du Gesù à Rome (Italie) et montre une évolution architecturale au XVIIe siècle. Le rez-de-chaussée de l'édifice comprend des pilastres doriques, surmontés d'une frise de métope et de triglyphe et reliés étroitement à l'étage supérieur, d'ordre ionique, le tout, coiffé d'un fronton. Le clocher est recouvert de lamelles de bois. À l'origine, le monument était dédié à Saint-Joseph, mais fut par la suite consacré à Saint-François-Xavier, un des fondateurs de la compagnie jésuite. Classée monument historique depuis le [16], l'église fut totalement réhabilitée en 1975.

L'église Saint-Hippolyte

L'église Saint-Hippolyte est un édifice religieux situé dans le quartier de Velotte. La paroisse de Velotte apparaît dans des textes à partir du milieu du XIe siècle[17] ; cependant, cette église fut probablement bâtie au cours du XVIIIe siècle dans un style roman, et fut rattachée récemment à l'Archidiocèse de Besançon sous le nom de communauté de Saint-Hippolyte. Le bâtiment comprend un clocher mesurant environ 17 mètres de haut coiffé d'une croix et d'un coq gaulois, ainsi qu'un seul transept sur le côté droit. L'édifice peut accueillir environ une centaine de fidèles, et comporte une tribune se situant à l'entrée ne pouvant elle accueillir pas plus d'une dizaine de personnes. L'intérieur du bâtiment est orné par trois tableaux, dont deux monumentaux. L'église comporte également un petit orgue, un tabernacle en bois, un crucifix ainsi qu'un cadran solaire à l'extérieur. Une plaque commémorative, situé à l'entrée de l'église, rappelle les noms des habitants du quartier morts durant les guerres. La communauté possède également un petit bâtiment annexe construit durant les années 1980, qui accueille parfois les kermesses et les fêtes du quartier.

L'église Saint-Martin des Chaprais

L'église Saint-Martin des Chaprais est située rue de l'Église dans le quartier des Chaprais. La première église bisontine dédiée à Saint Martin était jadis située dans le quartier de Bregille, et aurait été fondée dès le VIe siècle. Cette dernière, qui fut reconstruite à plusieurs reprises, fut définitivement détruite lors du siège de de Besançon par l'armée liechtensteinoise, le . Le général Marulaz pris la décision très controversée de raser entièrement le quartier de Bregille ainsi que son église et son cimetière adjacent. L'actuel église Saint-Martin fut reconstruite à partir de 1821 sur les plans de l'architecte Lapret, sur le lieu-dit du « Pater », au cœur du quartier des Chaprais. Elle fut rebâtie près du cimetière des Chaprais qui existait déjà auparavant, et fut dès lors nommée église Saint-Martin des Chaprais pour la différencier de l'ancienne église Saint-Martin de Bregille[18].

L'église Sainte-Jeanne-d'Arc

L'église Sainte-Jeanne-d'Arc, située rue Fabre dans le quartier de Bregille. Après plus d'un siècle sans lieu de culte lié à la destruction de l'ancienne abbaye Saint-Martin, l'abbé Quinnez, alors curé de la paroisse de Saint-Lin, est chargé par l'archevêque de Besançon Humbrecht de construire une basilique dédiée à Jeanne d'Arc dans le quartier de Bregille. La première pierre de l'édifice est posée en 1930, mais quand le chœur fut achevé en 1933, les travaux de l'église sont brutalement interrompus et le bâtiment est fermé provisoirement. Les travaux sont finalement repris en 1948, et le projet initial basé sur les plans de l'abbé Quinnez est abandonné au profit d'une esquisse de M. Dumas. Les nouveaux plans présentent alors un édifice associant le style néogothique et le style moderne, où s'intègre un clocher droit de 31 mètres de haut surmonté d'une croix, bien que cette dernière soit finalement rejetée par une commission d'art sacré en 1952. En 1956, les travaux sont finalement autorisés et en 1961 l'église est officiellement consacrée par Monseigneur Marcel Dubois. Ce n'est qu'en 2002 que la cloche est installée, lors de travaux de rénovation. Depuis 2006, des salles situées à l'arrière de l'édifice sont mises à la disposition des chrétiens orthodoxes[18].

L'église Saint-Claude

L'église Saint-Claude est située rue Jean Wyrsch, dans le quartier de Saint-Claude. Elle fut construite entre 1854 et 1858 dans le style néogothique par l'architecte Alphonse Delacroix (1807-1878). La façade de l'édifice est composée de deux petites tourelles entourant le portail coiffé d'un vitrail rond et d'une statue de Saint-Claude, ancien évêque de Besançon. Le clocher est détruit dans les années 1980 pour des problèmes d'infiltrations, et remplacé par un campanile à gauche du bâtiment. Cette église fait partie, avec l'église Saint-Louis et la chapelle Saint-Jean-Bosco, de la paroisse Saint-Jean-Baptiste[19].

L'église Cépée

L'église évangélique Cépée, située rue Blaise-Pascal dans le quartier de Planoise. L’Église protestante évangélique est présente à Besançon depuis les années 1970[20]. Le groupe rêve alors de fonder une communauté et une église dynamique, cependant des difficultés apparurent et la dissolution du groupe est votée en 1990[20]. C'est ainsi qu'un grand nombre d'adhérents se dispersent un peu partout en Franche-Comté, excepté une dizaine de personnes tenant toujours à créer l'Église de leurs rêves[20]. Après qu'une aide eut été demandée en à un ancien pasteur de l’Église réformée Gaston Ramseyer, le premier lieu de culte apparaît à La Barre dans le Jura en [20]. L'année suivante, l’association est déclarée en sous-préfecture de Dole, puis en 1992 la communauté est consacrée et intègre l'unité pastorale française[20]. En 2000, le groupe acquiert l'église Cépée au cœur du quartier de Planoise à Besançon[20].

L'église du Sacré-Cœur

L'église du Sacré-Cœur est située avenue Carnot Sadi-Carnot, près du centre ville. Après avoir consacré le diocèse de Besançon au Sacré-Cœur en 1914, Mgr Gauthey décida de la construction d'une église à proximité de Besançon qui lui soit dédiée[21]. L'église fut achevée en 1923, et comporte deux grandes tours encadrant un imposant portail constitué notamment de petites colonnes et d'une statue monumentale de Jésus au Sacré-Cœur et d'une plus petite de la Vierge Marie.

L'église Saint-François d'Assise

L'église Saint-François d'Assise est un lieu de culte situé place Jean-Moulin, dans le quartier de Planoise. L'édifice fut construit au début des années 1970 et inauguré en 1972 par l’architecte et urbaniste Maurice Novarina[22]. Le bâtiment est essentiellement constitué de béton et de contreplaqué, il est dessiné en « carré » (à l’instar des églises traditionnelles, en forme de croix). Il y a à l’intérieur de l’église quelques fresques et vitraux, à l’extérieur une fresque de 33 000 éléments, réalisée par l’artiste Pascutto[22]. À noter que le monument ne dispose d’aucun clocher.

Clocher de l'église Saint-Pie X
Église Saint-Pie X
L'église Saint-Pie X

L'église Saint-Pie X, située avenue des Géraniums dans le quartier des Orchamps dans le nord-est de la ville. Le bâtiment fut conçu et bâti par les soins de l'architecte J. Gauthier, et la première pierre de l'édifice est posée durant le printemps 1957. De forme simple, le bâtiment fut réalisé sur un plan rectangulaire et comporte un imposant clocher annexe.

L'église Saint-Joseph

L'église Saint-Joseph, située avenue Villarceau dans le quartier de la Grette-Butte près du centre ville. Établie sur un plan en forme rectangulaire, cette église en pierre dispose d'un imposant clocher coiffé d'une croix latine. L'église Saint-Joseph dépend actuellement de l'unité Pastorale de Saint Ferréol[23].

L'église Saint-Paul

L'église Saint-Paul située rue de Chalezeule dans le quartier des Clairs-Soleils. Ce fut en que Mgr Lallier de l’abbé Michel Jaccasse fut chargé de fonder la paroisse des Clairs-Soleils, ce qui fut chose faite en [24]. Il ne manquait alors qu'un lieu de culte digne de se nom, c'est alors que le curé négocia l’achat du café des Tilleuls et engagea les travaux de démolition-reconstruction, par l’entreprise Baronchelli[24]. L'édifice fut financé par le diocèse (la moitié du coût) et par un emprunt bancaire qui fut remboursé en partie grâce aux bénéfices de deux kermesses annuelles et à une souscription permanente[24]. La nouvelle paroisse de Saint-Paul des Clairs-Soleils, construite par l'architecte suisse protestant Reiner-Senn, accueillait sa première messe en [24].

L'église Saint-Louis

L'église Saint-Louis, située avenue de Montrapon dans le quartier de Montrapon-Fontaine-Écu, fut construite par Rémy Le Caisne en 1967[25]. Cette petite église en pierre est de forme assez simple, bâtie sur un plan rectangulaire. Un presbytère est situé à proximité. Le bâtiment est dépendant de l'unité Pastorale de Saint Jean-Baptiste[19].

L'église de Notre-Dame de la Libération

L'Église de Notre-Dame de la Libération est un lieu de culte chrétien édifié au sein d'un ancien fort[26] surplombant à près de 500 mètres d'altitude la ville de Besançon (Doubs). Le monument fut consacré au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par Mgr Dubourg, ce dernier voulant bâtir un édifice si la capitale comtoise n'était pas ravagée par les bombardements[27]. Par la suite, des plaques commémoratives tapissant les murs de l'édifice et rendant hommage aux diocésains ainsi qu'à l'ensemble des Bisontins morts pendant la Seconde Guerre mondiale furent ajoutées, de même qu'une statue monumentale de sept mètres de haut[27].

L'église Notre-Dame du Foyer

L'église Notre-Dame du Foyer est une petite église située dans le secteur des Cras. Elle fut construite en 1967 par un architecte inconnu, de style contemporain assez simple, ne comprenant pas de clochers ou de portails. L'intérieur de l'édifice est tout aussi compact : un simple autel et quelques vitraux modernes composent un style religieux réduit au maximum. L'église Notre-Dame du Foyer est reliée à l'unité pastorale de Sainte Jeanne Antide[28].

Chapelles[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Thérèse.
La chapelle Notre-Dame des Buis

La chapelle Notre-Dame des Buis, située dans le quartier éponyme au sud de la ville. Un ermitage datant du XIIIe siècle est attesté, avant que la chapelle actuelle ne le remplace à une date inconnue, mais certainement entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle. Après que la chapelle actuelle fut construite, elle fut détériorée en 1815, et restaurée puis agrandie en 1865. Un riche mobilier compose l'intérieur de l'édifice, notamment un orgue ainsi que des statues.

La chapelle Notre-Dame du Refuge

La chapelle Notre-Dame-du-Foyer (1739-1745) œuvre de Nicolas Nicole, classée aux monuments historiques, au sein de l'Hôpital Saint-Jacques.

La chapelle Saint-Michel

La chapelle Saint-Michel, située dans le quartier de Bregille. L'édifice était à l'origine l'idée de chanoine Mourot qui avait l'intention, en 1936, de construire une chapelle en pierre mais ce dernier, étant décédé durant la Seconde Guerre mondiale, il faudra attendre 1964 pour voir s'établir un édifice préfabriqué sur un terrain donné par la famille Mathey[18].

La chapelle Sainte-Thérèse

La chapelle Sainte-Thérèse située dans le quartier de la Grette-Butte, et datant de la fin du XXe siècle. Le bâtiment fut fondé par les « Sœurs de la Charité de Besançon », communauté religieuse qui trouve ses origines au XVIIIe siècle et fut fondée par la bisontine Jeanne-Antide Thouret[29]. Ce petit édifice de style simple comporte un petit clocher, et accueille encore de nos jours des fidèles.

La chapelle Saint-Jean-Bosco

La chapelle Saint-Jean-Bosco, située au numéro 13 du Chemin Français. Elle fut construite sur les plans des architectes Varenka et Marc Olinei[30], la bénédiction par Mgr Lallier ayant lieu le 22 septembre 1968. Auparavant, sur le même emplacement, entre 1958 et 1967, se trouvait la salle Don Bosco construite à l'initiative de l'abbé Claude Gilles, vicaire de la paroisse Saint-Claude, avec le soutien actif des habitants du secteur de la Viotte, secteur populaire né de la forte urbanisation du milieu des années cinquante.

La chapelle de la Visitation

Lieux de cultes juifs[modifier | modifier le code]

Synagogues[modifier | modifier le code]

Lieux de cultes musulmans[modifier | modifier le code]

Mosquées[modifier | modifier le code]

  • La mosquée Sounna, construite à la fin du XXe siècle, est la plus grande de la ville. Elle est située rue Élisée Reclus dans le quartier de Saint-Claude.

Autres[modifier | modifier le code]

Les bâtiments désaffectés[modifier | modifier le code]

L'ancienne chapelle des Tilleroyes.
  • L'ancienne chapelle des Tilleroyes. Elle est située près de l'école d'infirmière, et fut établie dans une ancienne ferme construite en 1732, avant d'être affectée au culte en 1862, comme le prouve une plaque apposée sur l'un des murs de l'édifice. Une tour remarquable est située sur l'un des coins de la chapelle, et une croix assez discrète coiffe la partie arrière du bâtiment. Sur l'un des côtés, on peut lire la phrase « Sit Nomen Domini Denedictum » et sur la façade principale une petite statuette orne l'une des entrées. Actuellement, la chapelle sert de bureaux.
  • L'ancienne synagogue, construite par Pierre Marnotte, était située rue de la Madeleine.
  • L'église abbatiale des grands Carmes, construite au XVe, est située entre la grande rue et la rue de la Préfecture. Elle a été désaffectée à la Révolution.
  • L'ancienne église des Dames de Battant (abbatiale des Cisterciennes dites les Dames de Battant) située rue des Granges au centre ville a été construite sur les plans de dom Perrod, général des cisterciens, entre 1714-1720. Elle ne sert plus de lieu de culte depuis la Révolution[32].
  • Chapelle du couvent de la Sainte Famille, architecte Maximin Painchaux, 1840, no 4 rue du Palais.
  • Chapelle du couvent des Capucins rue de la Cassotte 1869-1873 par Victor Baille (1810-1886).
  • Chapelle du couvent du Refuge, Louis Lavie (1841-1886), construite de 1875 à 1877 rue de la Vieille Monnaie.
  • Chapelle de l'ancien lycée Saint-Jean, 1876 (salle plénière du conseil régional de Franche-Comté).
  • Chapelle des Clarisses, 6 rue du Chapitre, Alfred Ducat, 1879.
  • La chapelle du Fort Griffon (fin du XVIIe siècle). La chapelle a été l'amphithéâtre de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres jusqu'à son départ des lieux.
  • L'ancienne église abbatiale des Carmes-Déchaussés, construite vers 1645, est située rue Battant. La chapelle est aujourd'hui divisée en plusieurs parties dont l'une est la salle Battant[33].
  • La Chapelle Saint-Étienne, qui tient son nom de la colline où elle est bâtie (et aussi de l'ancienne cathédrale érigée près de l'actuelle entrée de la citadelle, dans l'enceinte même de la Citadelle de Besançon. Elle fut consacrée en septembre 1683.
  • La chapelle médiévale Saint-Jacques, dont les ruines sont intégrées au lycée Condé dans le quartier de La Boucle[34].
  • La chapelle du lycée Pasteur a été construite par Alfred Ducat (1827-1898) en 1858[36].

Les lieux de cultes détruits[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin de Bregille, fondée dès le VIe siècle. Cette dernière, après avoir été reconstruite à plusieurs reprises, fut définitivement détruite lors du siège de Besançon par l'armée liechtensteinoise, le . Le général Marulaz pris la décision très controversée de raser entièrement le quartier de Bregille ainsi que son église et son cimetière adjacent[18].
  • L'église Saint-Quentin qui était située sur l'actuelle place Victor-Hugo. Elle fut construite en 1040 et détruite durant la révolution française[37].
  • L'église Saint Jean-Baptiste (actuel square archéologique Castan) fut détruite en 1797.

Le patrimoine ornemental[modifier | modifier le code]

Les cimetières[modifier | modifier le code]

La ville de Besançon compte cinq cimetières sans compter le cimetière juif de Besançon[38].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La cathédrale Saint-Jean de Besançon, pages 6 et 7.
  2. a et b La cathédrale Saint-Jean de Besançon sur Jedecouvrelafrance.com (consulté le ).
  3. L'horloge astronomique de Besançon sur le site du Centre des monuments nationaux (consulté le ).
  4. La cathédrale Saint-Jean de Besançon, pages 11, 12 et 13.
  5. a, b, c, d et e Notice no PA25000053, base Palissy, ministère français de la Culture (consulté le )
  6. Planoise, Vous connaissez ? par René Bévalot (1995), page 7 à 17.
  7. a, b, c, d et e Brochure éditée par la ville de Besançon, direction de la culture et du patrimoine, .
  8. a et b Notice no PA00101468, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le )
  9. Le musée de l'église Sainte-Madeleine sur le site officiel de l'office du tourisme de Besançon (consulté le ).
  10. a, b, c, d et e L'église Saint-Pierre de Besançon sur Racines-Comtoises.fr (consulté le ).
  11. a et b Notice no PA00101473, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le )
  12. a, b, c, d, e et f Fiche documentaire de la ville de Besançon sur l'église Notre-Dame, direction de la culture et du patrimoine (Guy Barbier et Marie-Hélène Bloch), octobre 2009.
  13. L'église Notre-Dame de Besançon sur le site officiel de la ville (consulté le ).
  14. Notice no PA00101452, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le )
  15. Notice no PA00101472, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le )
  16. a et b Notice no PA00101471, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le )
  17. Urbanisation à Besançon - 1.1. Repli et distance, page 2 (consulté le 18/01/2010)
  18. a, b, c et d Hector Tonon, Jean-François Culot, Marie-Édith Henckel, Annie Mathieu, Jacques Mathieu, Georges Bidalot, Jacqueline Bévalot, Paul Broquet, Jean-Claude Monti, Anne Porro, Jacques Breton, Jean-Claude Grappin, Pierre-Louis Bréchat, Yves Mercier et Pierre Riobé, Mémoires de Bregille (2e édition), Besançon, Cêtre, , 312 p. (ISBN 978-2-87823-196-0)
  19. a et b L'unité Pastorale de Saint Jean-Baptiste sur le site du diocèse de Besançon (consulté le )
  20. a, b, c, d, e et f Histoire de l'église Cépée sur le site officiel de la communauté (consulté le ).
  21. Annette Becker, La Guerre et la foi: De la mort à la mémoire : 1914-années 1930, Paris, Armand Colin, (ISBN 978-2-200-61253-5)
  22. a et b L'église Saint-François d'Assise sur Planoise-reflexions.fr (consulté le ).
  23. L'unité pastorale de Saint Ferréol sur le site du diocèse de Besançon (consulté le ).
  24. a, b, c et d Histoire des Clairs-Soleils sur Migrations.Besançon.fr (consulté le ).
  25. Notice no 00073355, base Archidoc, ministère français de la Culture. Consulté le 31 mars 2013
  26. Le fort de l'Est des Buis sur Fortiff.be (consulté le ).
  27. a et b Notre-Dame de la Libération sur le journal VuduDoubs (consulté le ).
  28. L'unité pastorale de Sainte-Jeanne-Antide sur le site du diocèse de Besançon (consulté le ).
  29. Histoire des Sœurs de la Charité de Besançon sur le site officiel de la fondation (consulté le ).
  30. Notice no 00073356, base Archidoc, ministère français de la Culture. Consulté le 31 mars 2013
  31. L'ancien grand séminaire sur la base Mérimée (consulté le 21/12/2009)
  32. L'église des dames de Battant sur la base Mérimée (consulté le 21/12/2009)]
  33. La chapelle des Carmes-Déchaussés sur la base Mérimée (consulté le 21/12/2009)
  34. La chapelle Saint-Jacques sur la base Mérimée (consulté le 21/12/2009)
  35. Hector Tonon, Jean-François Culot, Marie-Édith Henckel, Annie Mathieu, Jacques Mathieu, Georges Bidalot, Jacqueline Bévalot, Paul Broquet, Jean-Claude Monti, Anne Porro, Jacques Breton, Jean-Claude Grappin, Pierre-Louis Bréchat, Yves Mercier et Pierre Riobé, Mémoires de Bregille (2e édition), Besançon, Cêtre, , 312 p. (ISBN 978-2-87823-196-0)
  36. La chapelle Bacchus sur racinescomtoises.net
  37. Photo de la place dans les années 1930 avec explications (consulté le 12/10/2010)
  38. Les cimetières de Besançon sur le site officiel de la ville (consulté le 2 mars 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard de Vregille, Éliane Vergnolle, Annick Deridder, Pascal Brunet, Jean-Pierre Gavinet, Pierre Chauve, La cathédrale Saint-Jean de Besançon, Besançon, Les cahiers de la Renaissance du vieux Besançon, , 100 p. (ISSN 1276-6771)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]