Palente

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Palente
Palente
La Zone Industrielle de Palente
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Ville Besançon
Canton Besançon-3
Démographie
Population 10 569 hab. (2014)
Densité 6 606 hab./km2
Fonctions urbaines Résidences HLM
Étapes d’urbanisation XXe siècle
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 58″ nord, 6° 02′ 55″ est
Altitude Min. 310 m
Max. 340 m
Superficie 160 ha = 1,6 km2
Transport
Tramway TRAMT1 
Bus BUSL4 L6 7 11 12 25 

lignes 71  à 75  ; Ginko Diabolo D3 D4 D6 D9 

Localisation
Localisation de Palente
Localisation du quartier (en surbrillance) dans la commune de Besançon.

Géolocalisation sur la carte : France

Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Palente

Palente est un quartier de Besançon situé à l'extrémité Est de la ville.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'endroit où s'est établi le quartier de Palente, on trouve trace d'un « Parlante » dans un écrit de 1271 puis d'un « Palente » en 1345.

Selon l'historienne de la ville Eveline Toillon, l'étymologie de « Palente » viendrait du terme latin pa(bu)lantem qui signifie terre à fourrages ou à pâture, et qui serait confirmée par le fait que cette zone était autrefois vouée à la culture céréalière.

En 1452, une tuilerie s'installe dans le secteur.

Le cœur historique de Palente, désigné par le terme de Palente-Village est constitué principalement d'anciennes habitations à usage de ferme, centrées autour du Chemin de Palente, aux carrefours des chemins des Courtils, du Grand-Buisson et de l'Ermitage. Le carrefour entre l'actuel boulevard Blum et la rue de Belfort a longtemps accueilli (avant sa démolition dans les années 2000) l'Auberge Comtoise et sa salle de bal, un établissement qui fut précédemment relais de diligences, ainsi qu'une halte pour les bûcherons qui approvisionnaient en bois la cité de Besançon depuis la forêt de Chailluz voisine.

Au cours du XIXe siècle, la zone de Palente a accueilli un champ de manœuvre de l'armée, qui en est restée propriétaire jusqu'en mai 1951, date à laquelle la municipalité fit acquisition des 16 hectares pour 20 millions de francs de l'époque. Cela devait permettre de construire rapidement des logements sociaux (le plan de masse en prévoyait 834) pour répondre à la forte poussée démographique de l'après-guerre. Le chantier fut ouvert en 1952-1953, à peu près simultanément avec celui de Montrapon. La plupart des immeubles élevés à cet endroit, à l'origine prévus pour subsister une trentaine d'années, existent toujours en 2011.

Durant l'hiver de 1870, une redoute est aménagée sur la colline dominant le quartier. Avec 13 autres positions, elle constitue la mise en défense de la ville face à l'avancée allemande[1]. Après la défaite, le général Séré de Rivières fait réaliser un ensemble de forts et batteries autour de la ville[2] dont une partie sur les emplacements précédents. C'est ainsi que la colline de Palente reçoit le fort Benoit.

La première pierre de l'église Saint-Pie X est posée durant le printemps 1957. En juin 1959 est inaugurée la salle des fêtes du quartier, tandis que septembre de la même année est marqué par la création du Centre Culturel Populaire de Palente - Les Orchamps.

En 1964, le lycée Pergaud, qui est actuellement le plus grand de l'Académie de Besançon, accueille sa première rentrée. En 1965, le quartier se retrouve coupé en deux par le boulevard Léon Blum.

Mais le quartier connaît son épisode historique le plus mémorable entre 1973 et 1978 en étant le théâtre de l'affaire Lip, lui valant une couverture médiatique nationale et internationale. En effet, la petite entreprise horlogère du quartier fut à l'origine d'un des conflits sociaux les plus marquants du XXe siècle.

À l'instar du reste de la ville, le quartier connaît depuis le début des années 2000 de profondes mutations, par la réhabilitation de certains immeubles ou embellissements (aménagement de la place des Tilleuls), voire leur reconstruction pure et simple (îlot Scaremberg par exemple).

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1999 2006 2010 2015
12 11011 19010 73810 804
(Sources : CCAS[3])

Équipements sportifs et culturels[modifier | modifier le code]

Le quartier de Palente; Ici la ZI

Bâtiments administratifs[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles

  • École maternelle publique Condorcet
  • École maternelle publique Jean Zay
  • École maternelle publique Edouard Herriot
  • École maternelle publique Pierre et Marie Curie

Écoles primaires

  • École primaire publique Condorcet
  • École primaire publique Jean Zay
  • École primaire publique Pierre et Marie Curie
  • École primaire publique Edouard Herriot
 

Enseignement Secondaire

  • Collège Pierre-Joseph Proudhon
  • Lycée Louis Pergaud

Enseignement Supérieur

  • Franche-Comté Formation Argos

Associations de quartier[modifier | modifier le code]

  • Association Palente
  • Arc en Ciel
  • La Jeunesse de Palente
  • ARTAIDE
  • Un quartier pour une cause

Industrie[modifier | modifier le code]

  • DIXI Microtechniques, mécanique de précision pour la défense, l'aéronautique et le médical
  • Polycaptil, société d'ingénierie et de fabrication en opto-électronique et mécatronique.
  • L'ancien site des usines Lip, construit autour du château de la Palante[4], a également été reconverti en pépinière d'entreprises et accueille de nombreuses autres entreprises.

Transports[modifier | modifier le code]

Le transport de la ville est géré par la compagnie de bus Ginko. Le quartier est desservi par les lignes :

  • T1  du Tramway de Besançon
  • L4 L6 7 11 12 25  des bus urbains
  • 71 72 73 74 75  des bus péri-urbains
  • Ginko Diabolo D3 D4 D6 D9 .

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir à guerre franco-allemande de 1870.
  2. Voir à système Séré de Rivières et place fortifiée de Besançon.
  3. « Analyse des besoins sociaux 2019 : les quartiers bisontins », sur www.besancon.fr (consulté le 17 novembre 2019).
  4. Ce château a été la propriété du général Jacques Terrier, baron de la Palante.

Liens externes[modifier | modifier le code]