Jean-Paul Riopelle

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Jean-Paul Riopelle

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Le Grand Jean Paul par Roseline Granet, 2003

Naissance 7 octobre 1923
Montréal, Canada
Décès 12 mars 2002 (78 ans)
Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues
Canada
Nationalité Drapeau du Canada canadienne
Activités Artiste-peintre
Formation École du meuble de Montréal
Maîtres Paul-Émile Borduas
Mouvement artistique Automatistes, Surréalisme

Jean-Paul Riopelle, né à Montréal, Québec, le 7 octobre 1923 et mort à Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues, le 12 mars 2002, est un peintre, graveur et sculpteur canadien.

Formation[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Riopelle commence à dessiner très jeune. Dès l'âge de six ans, son père Léopold confie Jean-Paul à un artiste montréalais, Henri Bisson[1]. Ils se retrouveront chaque samedi pendant une dizaine d'années à peindre des paysages, des personnages et des natures mortes.

Alors que Jean-Paul a sept ans, son jeune frère Pierre meurt. Cette expérience avec la mort lui laissera des traces profondes[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Dans les années 1940, il fut élève de Paul-Émile Borduas à l'École du Meuble et devint membre du mouvement artistique des Automatistes. Il fut l’un des signataires du manifeste le Refus global.

En 1949, il s'installa à Paris et continua sa carrière en tant qu'artiste. C'est à ce moment qu'il devint réellement Automatiste, rencontrant les Surréalistes et son fondateur André Breton. Il le surnommera par ailleurs le trappeur supérieur.

Après avoir rencontré le succès à Paris, il revient au Québec définitivement en 1990. Il passe plusieurs années à perfectionner la technique du all-over, qui consiste à éliminer toute forme de perspective dans le tableau au moyen d'éclats de peinture en couches multiples. (Un autre bon exemple de cette technique se retrouve chez l'artiste américain Jackson Pollock.) Par la suite, il se tournera vers la peinture au pochoir avec des bombes en aérosol. Enfin, il renouera avec la figuration : c'est l'arrivée des oiseaux. Il termine sa carrière avec quatre 1er prix internationaux et devient par le fait même, le plus grand peintre de l'histoire du Canada.

Héritage[modifier | modifier le code]

Son œuvre la plus célèbre est l'Hommage à Rosa Luxembourg. Cette œuvre immense fut créée en hommage à Joan Mitchell, lorsque Riopelle apprit sa mort. Riopelle à ceci de particulier qu'il est peut-être le seul peintre québécois du XXe siècle à avoir pleinement vécu la grande période parisienne de l'après-guerre. Une grande exposition, organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, a été présentée en 2006 au Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg en Russie. La place Jean-Paul-Riopelle a été aménagée en face du Palais des Congrès de Montréal[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Riopelle, La joute, place Jean-Paul-Riopelle, Montréal.

Cote[modifier | modifier le code]

  • La Vallée de l'oiseau, 1954, huile sur toile, 96,5 × 195 cm, adjugé en octobre 2007 pour 882 756 euros.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Mes tableaux sont faciles à reconnaître. On croit voir des draps de lit sur lesquels un peintre en bâtiment aurait essuyé ses pinceaux. »
  • « Le motif est quelque chose de secondaire. Ce que je veux reproduire c'est ce qu'il y a entre le motif et moi. »

Collection[modifier | modifier le code]

  • Musée national des beaux-arts du Québec
  • Musée d'art de Joliette
  • Musée Laurier

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Robert, Riopelle ou la poétique du geste, Les Éditions de l'Homme, Ottawa, 1970
  2. Monique Brunet Weinmann, François-Marc Gagnon, Guy Patenaude, sous la direction de Robert Bernier, Jean-Paul Riopelle. Des visions d'Amérique, Les Éditions de l'Homme, Montréal, 1997 (OCLC 37980988)
  3. La Place Jean-Paul-Riopelle
  4. Reproduction dans Beaux Arts magazine, n°69, juin 1989, p. 25
  5. Reproduction dans Beaux Arts magazine, n° 68, mai 1989, p. 13

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Robert, Riopelle ou la poétique du geste, Éditions de l'homme, Montréal, 1970
  • Pierre Schneider, Riopelle, Signes mêlés, Maeght Éditeur, Paris, 1972
  • Guy Robert, Riopelle chasseur d'images, Éditions France-Amérique, Montréal, 1981
  • Daniel Gagnon, Riopelle grandeur nature, Fides, Collection Approches, Montréal, 1988
  • Entretiens avec Jean Paul Riopelle; suivis de Fernand Seguin rencontre Jean Paul Riopelle, Édition Liber, collection de vive-voix, Montréal, 1993
  • Hélène de Billy, Riopelle, Édition Art Global, Montréal, 1996
  • René Viau, Jean Paul Riopelle, Édition Musée du Québec, 2003
  • Lise Gauvin, Chez Riopelle. Visites d Atelier, Montréal, Éditions de L'Hexagone,‎ 2005
  • Yseult Riopelle, Catalogue raisonné de Jean Paul Riopelle, Tome 1, 1939-1953, Hibou Éditeurs, Montréal, 1999
  • Yseult Riopelle, Catalogue raisonné de Jean Paul Riopelle, Tome 2, 1954-1959, Hibou Éditeurs, Montréal, 2004
  • Yseult Riopelle, Catalogue raisonné des estampes de Jean Paul Riopelle, Hibou Éditeurs, Montréal, 2005
  • Yseult Riopelle et Tanguy Riopelle, Catalogue raisonné de Jean Paul Riopelle, Tome 3, 1960-1965, Hibou Éditeurs, Montréal, 2009

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]