Bulles (Oise)

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Bulles
L'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Blason de Bulles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Picard
Maire
Mandat
Sylvie Masset
2014-2020
Code postal 60130
Code commune 60115
Démographie
Population
municipale
892 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 37″ N 2° 19′ 37″ E / 49.4602777778, 2.3269444444449° 27′ 37″ Nord 2° 19′ 37″ Est / 49.4602777778, 2.32694444444  
Altitude Min. 71 m – Max. 141 m
Superficie 16,7 km2
Localisation

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Bulles est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

Le village de Bulles est situé à 66 km au nord de Paris, 18 km à l'est de Beauvais, 36 km à l'ouest de Compiègne et 48 km au sud d'Amiens[Note 1].

Communes limitrophes de Bulles
Essuiles Le Plessier-sur-Bulles
Le Mesnil-sur-Bulles
Rémérangles Bulles Fournival
Litz Étouy

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend entre 71 et 141 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie se situe à 88 mètres. Le point le plus bas se situe dans l'aval du cours de la Brêche, au niveau de Lorteil alors que le point le plus élevé se trouve à la limite nord de la commune avec Le Mesnil-sur-Bulles. Les hameaux de Montceaux et de Lorteil se trouvent à 81 mètres, Sainefontaine aux alentours de 99 mètres et le lieu-dit le moulin de Bulles à 78 mètres[1]. Le territoire forme à l'est de la Brêche une suite de coteaux séparés par cinq vallons ou ravins (vallées du bois de la Truie, du Mesnil, Descorette, du bois, de Bulles et Julienne). La vallée elle-même sert de limite vers le nord et le sud[2].

La craie noduleuse apparaît dans la vallée de la Brêche. La partie inférieure du banc de craie a été exploité autrefois comme pierre à bâtir, notamment à Bulles[3]. Les talus des vallons laissent à découvert des bancs inférieurs de craie qui diffèrent un peu de cette première couche. On peut remarquer qu'à une profondeur de quelques mètres, les silex pyromaques ne forment plus de lits horizontaux, mais qu'ils sont disséminés dans la masse calcaire. Les gros silex qu'on voit de tous côtés dans la vallée de la Brêche depuis Hatton (commune d'Essuiles) jusqu'à Étouy proviennent de cet étage. Les anciennes carrières de Bulles, dans le vallon du Mont-Plaisant, montrent de bas en haut de la craie blanche, jaune mêlée de points noirs, blanche traversée par des nœuds et des filets compactes, de la craie dure blanche, puis avec du gros silex. On voit des cailloux en abondance autour du village et de Montceaux. On remarque des dépôts d'argile fine au-dessus du bourg. Il y a un lambeau de sable tertiaire rubané au sommet de la colline du Châtelet. Il est recouvert de silex pyromaques amoncelés et de galets enfouis dans une terre argileuse rougeâtre. Le sable est jaune et sans fossiles. On trouve une tourbière dans la vallée de la Brêche, vis-à-vis du hameau de Montceaux. Celle-ci est inondée en hiver, paraît avoir six à huit mètres d'épaisseur[4]. La commune se situe en zone de sismicité 1[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Brêche.

La Brêche, sous-affluent de la Seine, est la seule rivière traversant la commune. Prenant sa source à Reuil-sur-Brêche et se jettant dans l'Oise à Villers-Saint-Paul, elle arrive sur le territoire communal par le nord-ouest. Celle-ci passe ensuite au hameau de Sainefontaine où elle se divise en deux bras. Le bras nord passe à proximité du bourg de Bulles alors que le bras sud traverse le hameau du moulin de Bulles où l'on trouve la présence de cressonnière Plus en aval, les deux bras se rejoignent. Avant de quitter la commune, le cours d'eau se sépare à nouveau en deux bras. La Fausse Brêche, prenant sa source dans un étang proche du hameau de Montceaux, est le second cours d'eau présent dans la commune. Après avoir traversé un étang au lieu-dit « les Hauts Prés », celui-ci se divise en deux bras qui se rejoignent à la limite communale avec Litz. De nombreux étangs sont situés dans la vallée formée par ces rivières : au lieu-dit « le Flandre », au sud du village de Bulles; au sud du hameau de Montceaux et au lieu-dit les Hauts-Prés[1]. Les zones les moins élevés du territoire se situent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[6].

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune de Bulles est desservie par trois routes départementales : la D94, la D101 et la D151. Le principal axe routier est la route départementale 151, reliant Clermont (Agnetz) à Grandvilliers. Celui-ci arrive sur le territoire communal au sud en passant par la rue du Bois de la Dame (hameau de Lorteil), la rue du pré brulé (hameau de Montceau) puis par la rue de Clermont, la Grande rue Notre-Dame et la rue de Crèvecœur lors de sa traversée du chef-lieu Bulles. Lors de son passage près du hameau de Sainefontaine, cette route s'appelle également rue de Crèvecœur. Cette voie quitte ensuite la commune pour rejoindre Hatton. La route départementale 94, reliant Bresles à Mory-Montcrux arrive de l'ouest, passe par le hameau du moulin de Bulles puis traverse par la rue du Houssoy, rejoint la D151 puis rejoint Le Mesnil-sur-Bulles par la rue du Mesnil. La route départementale 101, reliant Bulles à Estrées-Saint-Denis quitte la D151 entre le hameau de Montceau et Bulles pour rejoindre Fournival, à l'est. Quelques routes communales relient ces routes départementales à des communes voisines ou à des lieux-dits isolés du territoire : ainsi, depuis le hameau de Lorteil, on peut rejoindre le hameau de Wariville (commune de Litz) par la rue du même nom. Une seconde route au sud de Lorteil se sépare de la D151 pour rejoindre le village de Litz, au sud. Partant de Montceau, la rue de Beauvais franchît la Brêche puis se termine en impasse. La rue du Bel-Air part du village pour rejoindre le lieu-dit du même nom. Le chemin du Plessier, au nord, quitte le village, traverse la vallée du bois de la Truie puis se termine en impasse au niveau du lieu-dit le haut-bourgeon. Une dernière route part de la croix caucuit puis se termine à la vallée du bois de la Truie[1].

Voies ferrées et transports en commun[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Bulles.

De 1876[7] à 1939, la commune était desservie par une gare sur la ligne La Rue-Saint-Pierre-Saint-Just-en-Chaussée. Cette voie reliait la ligne Paris-Nord - Lille à la ligne Rochy-Condé - Soissons. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, le trafic voyageurs cessa le 15 mai 1939[8]. Le 12 novembre 1954, le tronçon entre Bulles et Saint-Just-en-Chaussée fut déclassée au trafic circulant sur la ligne[9]. La gare de Bulles, se trouvant alors en impasse, fut alors consacrée au trafic de marchandises jusqu'en 1973. À la suite du deuxième et dernier déclassement de la ligne entre la gare et La Rue-Saint-Pierre prononcé le 27 juillet 1973, la gare de Bulles ferma définitivement ses portes[10]. Les gares les plus proches de Bulles sont celles de Saint-Just-en-Chaussée à 9,3 km au nord-est[11] et de Clermont-de-l'Oise à 11 km au sud-est, toutes deux situées sur la ligne Paris-Nord - Lille[12].

Le réseau des cars interurbains de l'Oise, exploité par Kéolis Oise, dessert la commune par les lignes LR32 reliant Saint-Just-en-Chaussée à Beauvais, LR33A reliant Le Mesnil-sur-Bulles à Breuil-le-Vert ainsi que par une ligne de transports scolaires rejoignant les établissements secondaires de Clermont par un unique arrêt situé à proximité de l'église paroissiale. Ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire[13]. Le tarif est de 1,50 € pour un trajet court et de 2,00 € pour un trajet long, l'aller-retour étant à respectivement 2,20 € et 3,00 €[14].

Accès aux aéroports[modifier | modifier le code]

La commune de Bulles se trouve à 15,4 km à l'ouest de l'aéroport de Beauvais-Tillé[15] et à 52,3 km au nord de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle[16].

Liaisons douces[modifier | modifier le code]

Article détaillé : GR124.

La commune de Bulles est traversée par le sentier de grande randonnée 124 reliant Cires-lès-Mello (Oise) à Rebreuviette (Pas-de-Calais). Arrivant sur le territoire au sud par le chemin de Wariville, il traverse le bois du Houssoy puis passe au hameau du moulin du Bulles. Rejoignant le village de Bulles par la D94, il passe par la rue de Clermont puis, au niveau de la rue de la Gare, rejoint un chemin. Il quitte la commune par la vallée du Bois pour rejoindre le territoire du Mesnil-sur-Bulles[1].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les zones urbanisées, qui couvrent 62 hectares, soit 3.7% du territoire, le terroir se compose à 68.8% de cultures sur 1160 hectares et à 22.7% d'espaces boisés sur 383 hectares. Ces derniers s'étendent dans le fond de la vallée de la Brêche, sur les coteaux comme les bois du Hours et du Houssoy à l'ouest, les bois de Blémont et de la Dame au sud, le bois des Bouleaux à la limite orientale de la commune et le bois Jean Madelon au nord. Les espaces humides tel que les mares, cours d'eau et marais représentent 11 hectares (0.7% de la superficie), entre la Brêche et la Fausse Brêche à l'ouest de Lorteil[1]. 64 hectares de vergers et prairies et 5 hectares de délaissés urbains et ruraux complètent les différents milieux[17],[1]. Les bords de la Brêche faisant partie du réseau salmonicole du plateau picard sont inscrits en zone Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[18]. Les vallées de la Brêche et du Bois constituent des corridors écologiques potentiels sur le territoire[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat communal est réparti dans les hameaux suivants[1]:

  • Bulles, chef-lieu au centre du territoire ;
  • Montceaux, au sud-est de Bulles, sur la D151 ;
  • Lorteil, à la limite sud de la commune, sur la D151 également ;
  • Sainefontaine, à l'ouest, entre la Brêche et la D151 ;
  • le Chaufour, à l'ouest au bord de la D151 ;
  • Moulin de Bulles ou le Châtelet, à l'ouest du chef-lieu, sur la D94 au bord de la Brêche ;
  • Bel-Air, aujourd'hui intégré au village, au nord-est.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Avant la fin du XIXe siècle, le village était composé de 206 feux, situé sur la rive gauche de la Brêche. Comme tous les anciens sites fortifiés, les maisons y étaient groupées dans un espace assez restreint. Les principales rues sont les rues de Clermont, du Château, du Mesnil, du Tureau, la grande rue Notre-Dame, les rues du Bosquet, du Pont, des Telliers, des Porcelets, du Jeu-de-Paume et du Houssoy. On y voit deux places dites du Château et du Calvaire[a 1]. Un moulin et deux maisons formaient l'écart du Châtelet, sur la rive droite de la Brêche. Le hameau de Foudraine, situé dans la vallée, en amont de Bulles, qui comprenait encore trois maisons en 1837, n'existe plus[a 2]. Monceaux était un hameau de 19 feux, situé au-dessous de Bulles sur le coteau qui borde la rive gauche de la Brêche. 9 maisons formaient, à l'est de Bulles, un écart nommé Bel-Air. Lorteil était un hameau de 31 maisons, situé sur la rive gauche de la Brêche, en face de Wariville (hameau de la commune de Litz)[a 3]. De nos jours, le village de Bulles s'est étendu le long des rues du Bel-Air, de la Gare, Tureau, Massin et du Plessier[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a porté différents noms au cours de son histoire :

  • 696 : « Bubularum castrum »
  • 1075 : « Bubulæ »[a 1]ou « Bubula vicus »
  • 1080 : « Bullae »[a 1]
  • 1175 : « Bulæ »[a 1]
  • 1201 : « Bules »[a 1]
  • XIVe siècle : « Bugliæ » ou « Bulleia »[a 1]
  • De nos jours : « Bulles »

Le hameau de Lorteil s'est appelé « Lortheul » ou « Lhorteuil » qui tire son nom de « Hortalilium », « Horteil », signifiant « petit jardin »[a 3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines au Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La commune aurait été vraisemblablement situé sur la voie romaine de Beauvais à Bavay[20]. Bulles est l'une des localités les plus anciennes de la région. Ce lieu était déjà habité dès l'époque romaine, comme le prouvent les tuiles et les poteries trouvées près du Châtelet. Il le fut également sous les Mérovingiens. Les cimetière de Licisets et Montceaux remontent à cette époque. Le roi Childebert Ier et l'évêque de Beauvais, Constantinus, donnèrent, au IVe siècle, à l'abbaye de Saint-Lucien, les églises et toute la ville de Bulles. Les religieux la possédèrent dès l'invasion des Normands. Dans le cours du IXe siècle, les pirates normands ravagèrent plusieurs fois le pays. Pendant une de leurs incursions, ils ruinèrent la ville de Bulles. Pour se soustraire à leurs cruautés, les habitants auraient creusé dans la craie des souterrains, appelés « forts », qui se trouvent sous presque toutes les maisons du village, et s'y réfugièrent avec leurs provisions. À la faveur de ces temps troublés, des personnages, qui avaient sans doute défendu le pays contre les envahisseurs, s’emparèrent du domaine de Bulles, d'autant plus facilement que les religieux de Saint-Lucien n'attachèrent pas grande importance à la possession d'une ville entièrement dévastée. En 1030, on trouve la mention du premier seigneur de Bulles, Ascelin, qui s'intitule modestement vassal de l'église de Beauvais. Goscelin de Bulles, surnommé « l'Enfant », fils d'Ascelin, lui succéda[a 4].

En 1963, des fouilles archéologiques vont mettre à jour plus de 830 tombes datant du Ve siècle et du VIIIe siècle au hameau de Sainefontaine[21]. Près du chemin qui conduit de Monceaux à la ferme de Cohen (commune d'Étouy), on a exploré un cimetière mérovingien composé de plus de 1000 tombes. On y a découvert un grand nombre de poteries, des armes, objets de toilette, bijoux et ornements[a 3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après Hugues de Dammartin, la seigneurie de Bulles passa à sa fille, Alice, qui avait épousé Lancelin de Beauvais. Devenue veuve, Alice fonda le prieuré de Wariville vers 1130 et établit les religieux de Citeaux à Froidmont en 1134. Ses fils, Lancelin, Manssé, Renaud et Thibaut, portaient tous ensemble le titre de seigneurs de Bulles en 1147. Manassé, qui était aussi par son mariage seigneur de Milly-sur-Thérain, fonda vers 1135 l'abbaye de Beaupré. Passionné par les exhrotations de Saint-Bernard, il prit la croix avec Louis VII en 1146 et périt, le 7 janvier 1148, au combat du mont Cadmus. Ses trois frères continuèrent à posséder ensemble la terre de Bulles. Renaud, qui mourut vers 1165, laissa seul des enfants, deux fills : Ermentrude, mariée à Guillaume de Mello, et Philippe, qui épousa Robert de Conty. Ces deux seigneurs possédaient aussi en commun la seigneurie de Bulles et il en fut de même de leurs descendants jusqu'au XIVe siècle. Guillaume et Robert concédèrent en 1181 une carte de commune aux habitants. Robert de Conti prit par en 1190 à la troisième croisade. En 1208, il était encore seigneur de Bulles. La descendance des Mello et des Conti continua jusqu'à la moitié du XIVe siècle. La terre de Bulles fut acquise, par portions successives, de 1340 à 1425 par les comtes de Clermont. Elle constituait la seigneurie la plus importante du comté. De Luçay nous apprend en effet qu'elle comptait, en 1373, 240 vassaux et même 497, en y comprenant Milly. Les habitants de Bulles obtinrent en 1181 de leurs seigneurs, Guillaume de Mello et Robert de Conti, une charte de commune sur le type de celle de Chambly. Les principales dispositions qu'elle comporte concernent la punition des crimes et des délits, le taux des amandes, la fixation des redevances dues aux seigneurs, les obligations des habitants en cas de guerre, le ban du vin[a 5]. Au Moyen Âge, le hameau de Monceaux fut le siège d'une petit seigneurie indépendante[a 3].

Witasse ou Eustache de Conti, seigneur de Bulles, par un acte de 1296, fit quelques réclamations du maire et des pairs, concernant la justice, le péage sur les chaussées et la liberté de vente des denrées dans la ville. En 1320, Louis Ier de Bourbon, comte de Clermont, confirma la charte de la commune de 1181, sauf les cas de viol et d'homicide, qui, au lieu d'être rachetables l'un pour 67 sous, l'autre pour 10 livres, durent être dorénavant punis suivant la coutume du comté de Clermont rédigée par Beaumanoir. Au milieu du XIVe siècle, des seigneurs de Bulles donnèrent aux habitants le bois du Mont, précédemment appelé les pâtis de Bulles, et les marais et rivières de Bulles. C'est à raison de ces biens que la commune payait chaque année, le jour de la Saint-Rémi, un cens de 81 livres 18 sous 2 deniers[a 6]. Il y avait deux château à Bulles : l'un était situé sur la rive droite de la Brêche, au lieu-dit « le Châtelet », sur un coteau au sud-ouest de la ville qu'il dominait entièrement. On l'appelait aussi le donjon de Bulles. Jean de Barbenchon et Louis d'Auxy le tenaient en commun en 1373. Ce château-fort eut à soutenir plus d'un assaut pendant la guerre de Cent Ans. En 1432, le roi Charles VII, ordonnant de détruire les forteresses qui n'étaient pas tenables, celle de Bulles comprise, dont s'était emparé Karados de Quesnes. Ce capitaine dû se charger du soin de la raser[a 7]. Il se tenait autrefois à Bulles plusieurs foires : une seule a survécu jusqu'au XIXe siècle, celle du vendredi saint. Les 2 autres avaient lieu le jour de la Saint-Mathias au mois d'août et le 18 octobre, le jour de la Saint-Luc. Cette dernière était spécialement consacrée à la vente de toiles fines et attirait un grand concours d'acheteurs. Le marché de Bulles se tenait depuis longtemps le vendredi de chaque semaine[a 3].

De la Renaissance au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En outre du cens annuel, les habitants de Bulles étaient tenus de faire célébrer tous les ans, dans l'église paroissiale, trois services solennels pour les âmes des seigneurs et dames donateurs de ces bois et pâturages. Comme les donations avaient été faites à la commune de Bulles, les habitants du Mesnil-sur-Bulles, qui étaient communiers de Bulles, recevaient un tiers des affouages du bois du Mont, et de même à Rémérangles, les tenanciers du fief de Gannes, qui étaient compris dans la banlieue de Bulles, avaient droit au pâturage dans les marais. Ces biens communaux furent amortis par François Ier en 1521. Les privilèges de la commune de Bulles furent confirmés à nouveau en 1486 par Pierre II de Bourbon, en 1549 par Henri II et en 1574 par Henri III. On créa en 1531 une prévôté royale du ressort du bailliage de Clermont. Lors de l'établissement du présidial de Beauvais, les appels de la prévôté de Bulles furent posés à ce piédestal[a 6]. Le second château de Bulles était situé à l'intérieur des murailles de la ville. Occupé par les troupes royales depuis octobre 1589, il fut repris au commencement du mois de mars 1590 par les ligueurs de Beauvais, qui ne conservèrent que quelques mois. Retombé au pouvoir des soldats de Henri IV, il fut habité quelques mois par ce prince au mois de janvier 1591, après le siège de La Neuville-en-Hez[a 7]. Après avoir été durant une partie du XVIe siècle à la famille d'Argilière, la seigneurie de Monceaux appartenait en 1619 à Simon Vigneron, lieutenant particulier du bailliage de Clermont. Il sollicita à l'évêque de Beauvais la permission de faire construire une chapelle à Monceaux, à cause de la grande incommodité pour aller, à certains moments, à l'église de Bulles. Cette autorisation lui fut accordée, à condition qu'on y dirait plus la messe basse que pour lui et ses domestiques, sans bénédiction d'eau et de pain. Cette petite terre fut ensuite acquise par les religieuses de Wariville. La seigneurie du hameau de Lorteil, après avoir été également au XVe aux d'Argilière, fut acquise en 1641 par les religieuses de Wariville pour 18000 livres. La ferme de Lorteil était le principal manoir de cette terre. Les religieuses possédaient aussi, à Lorteil, un petit bâtiment qui servait d'école[a 3]. Bulles a été pendant plusieurs siècles le centre de la culture du lin et de la fabrique de toiles dites de Bulles ou de demi-hollande. L'histoire de cette industrie trouvera sa place ailleurs. La prospérité de la ville à mesure que les commerces des toiles de lin diminuaient[a 8].

Le 4 août 1636, les Espagnols passèrent la Somme et se répandirent dans tout le pays jusque près de Beauvais et Clermont, mettant tout à feu et à sang, pillant, tuant, brûlant, n'épargnant ni églises ni couvents. Les habitants des villages se retiraient dans les villes entourées de murailles ou dans les bois. Les faubourgs de Bulles, qui s'étendaient en dehors des murs, furent incendiés et toutes les maisons furent détruites. Le 12 août 1636, les Espagnols, commandés par Jean de Werth, pénétrèrent dans la ville, brûlèrent une partie de l'église, le château et nombre de maisons. Ce fut un rude coup porté à l'industrie commerçante de la ville, qui ne s'en releva jamais. On a dit que les Espagnols avaient voulu se venger de cette façon de la concurrence que les lins de Bulles faisaient à celle des Pays-Bas. La culture et le commerce des lins et toiles ne firent ne firent plus que décroître à partir de ce moment. Le roi, pour engager les habitants à retourner dans leur ancienne ville et à rétablir leurs maisons, fit remise à la paroisse de sept années de taille. En juin 1683, un sieur de May, mousquetaire du roi, obtint un brevet royal lui concédant les bois et les marais de Bulles comme appartenant au domaine. Les habitants protestèrent et une sentence du 8 août 1684 les confirma dans la possession de leurs communes[a 9]. Il existait en la paroisse une chapelle de la Madeleine, qui était à la collation du prieur et qui disparut dès le XVIIe siècle. La léproserie ou maladrerie de Bulles était située au-delà de la porte de Clermont, près du chemin de Monceaux à Bulles, au lieu appelé encore aujourd'hui « Saint-Ladre ». Il y existait une chapelle à la nomination du prieur. Dès le XVIe siècle, léproserie et chapelle n'étaient plus desservies par un prêtre. La chapelle existait encore en 1760[a 10].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Bulles eut à supporter dix incendies en 100 ans, et celui de 1715 anéantit encore plus de 100 maisons. La grêle et les inondations avaient ravagé le territoire en mai 1711. Le château de Bulles incendié ne fut pas rétabli. Au mois de février 1750, on aplanit et planta d'ormes l'emplacement de cette forteresse, en réjouissance de la convalescence du prince de Condé, seigneur de Bulles. Quant aux murailles qui entouraient la ville, à moitié détruites par les Espagnols, elles cessèrent d'être entretenues, et il en subsiste à peine aujourd'hui quelques vestiges. Les fossés furent renfermés dans les jardins des particuliers. Des quatre portes du Moulin, de Beauvais, de Clermont et d'Amiens, qui donnaient accès à la ville, la porte de Clermont, restée debout la dernière, a été démolie en 1834[a 11]. À la tête de la commune était un maire, assisté de 6 pairs. Le nombre de pairs fut réduit à 2 en 1774. L'élection se faisait le jour de la Trinité. La commune avait un sceau représentant une enceinte de ville avec un donjon à galerie de 4 fenêtres, avec cette légende : « sigillum communie Bullarum ». Sur le contre-sceau était figuré un château à trois tours, avec porte et une fenêtre à la tour du milieu, avec la légende : « sigillum majoris de Bullis ad causas ». Bulles porta, jusqu'à la Révolution française, le titre de ville. « On le lui donna encore aujourd'hui », écrivait un historien au XVIIIe siècle[a 6]. Le 1er mars 1789, les habitants réunis devant François Levasseur, maire de Bulles, rédigèrent leur cahier de doléances : leur territoire, disent-ils, n'est composé que de coteaux et de vallons d'une terre d'une mauvaise nature, et d'une culture très difficile. Les récoltes, très médiocres, sont encore exposées aux incursions et dégâts du grand et petit gibier. Ils réclament : la suppression de tous les privilèges, l'égalité des trois ordres devant l'impôt, la confection d'un cadastre, la suppression des droits d'aides, de gabelle, des dîmes et autres que celles des 4 grains principaux, l'économie dans les abbayes et le produit de cette économie attribué aux curés, la gratuité des baptêmes, mariages et enterrements, la suppression de la milice et des droits féodaux, l'uniformité des poids et mesures, la suppression des huissiers-priseurs et l'établissement de péages sur les grandes routes. Les députés de la paroisse furent Fabien Coulon et Samson Lefebvre, anciens maires, et Antoine Vaillant. En 1789, on comptait à Bulles 20 musquiniers et 21 compagnons musquiniers. Cette industrie a totalement disparu[a 8].

Le 3 octobre 1876, une gare fut établie sur la ligne de La Rue-Saint-Pierre à Saint-Just-en-Chaussée[22]. Durant la fin du XIXe siècle, on trouvait, dans l'étendue du territoire, un moulin à eau, une scierie de bois et une scierie d'os pour brosses, trois usines sur la Brêche, deux briqueteries et deux fours à chaux, une carrière de moellons durs et un grand nombre de tourbières, dont une faible partie était exploitée[a 3]. La population du chef-lieu de Bulles était de 638 habitants, celle de Monceaux était de 71 habitants et 98 habitants vivaient à Lorteil[a 8].

La gare de Bulles ferma ses portes le 27 juillet 1973, à la suite d'un deuxième déclassement de la ligne ferroviaire[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Jacques Corbière DIV  
mars 2001 2014 Michel Baert DVD  
avril 2014[23] en cours
(au 9 avril 2014)
Sylvie Flamand-Masset    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 892 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
936 962 975 1 017 1 071 1 098 1 010 1 037 1 040
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 010 966 958 894 922 885 807 812 840
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
788 800 789 735 704 633 634 645 662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
701 696 716 691 825 885 890 893 892
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 16,5 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 17,2 %).
Pyramide des âges à Bulles en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
0,9 
5,0 
75 à 89 ans
7,5 
11,0 
60 à 74 ans
8,8 
23,7 
45 à 59 ans
21,3 
21,5 
30 à 44 ans
23,7 
17,8 
15 à 29 ans
15,4 
20,5 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune possède un unique monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Martin : cette église fut construite en 1502[28]. Le 12 août 1636, les Espagnols mirent le feu à cet édifice. La façade ne fut pas atteinte par cet incendie. L'ornementation de cette partie de l'édifice est riche  : de larges moulures creuses, dont le fond est tapissé de reptiles et de ceps de vigne encadrent le grand portail. Entre les deux ventaux, s'élève un pilier surmontant une niche surmontée d'un dais très riche. D'autres niches se voient également des deux côtés de la porte. Au-dessus du portail règne une galerie ornée d'une balustrade et de gargouilles. Le clocher, placé sur la façade, présente des animaux fabuleux à profusion. À l'intérieur, les fonds-baptismaux en pierre sont enrichis de sculptures représentant des fleurons et des feuillages[a 12]. Le bâtiment fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 mai 2011[29].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de Sainefontaine : située près du moulin du même nom, elle est le but d'un ancien pèlerinage longtemps très fréquenté. Reconstruite en 1775 ainsi que l'apprend l'inscription suivante, qu'on y voit encore. Ce petit édifice, dévasté pendant la révolution, fut rétabli en 1805 par les soins de Samson et Louis Lefebvre, de Bulles[a 2].
  • Moulin de Saine Fontaine : construit en 1803[a 2]par François Joly, meunier, au confluent du ru de Saine-Fontaine et de la Brêche, ce moulin à blé fut employé par une scierie d'os durant près d'un demi-siècle avant de devenir une cartoucherie en 1906. De 1908 à 1926, il devient une usine électrique puis de 1930 à 1985, une fabrique de découpage, emboutissage, tubes métalliques, présentoirs.
  • Moulin du châtelet : situé à la sortie Sud-Ouest du village, au bord de la D94, c'était un moulin à blé appartenant au prince de Condé, comte de Clermont. Reconstruit en 1818 et pourvu d'une chute de 2,30 mètres, il est connu sous le nom de « moulin de Bulles » depuis 1918. De 1890 à 1936, il abritait une scierie de bois et une fabrique des manches à balais.
  • Croix et calvaires :
    • Croix Caucuit
    • Croix Saint-Ladre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bulles

Les armes de Bulles se blasonnent ainsi :

d'or à une bande d'azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 10 mai 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.
  1. a, b, c, d, e et f p. 47
  2. a, b et c p. 54
  3. a, b, c, d, e, f et g p. 55
  4. p. 47 et 48
  5. p. 48 et 49
  6. a, b et c p. 49
  7. a et b p. 50
  8. a, b et c p. 56
  9. p. 50 et 51
  10. p. 53 et 54
  11. p. 51
  12. p. 53

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Carte 1/25 000e sur Géoportail. Consulté le 10 mai 2013.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 63
  3. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, Office d'édition du livre d'histoire, page 13
  4. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, pages 12 à 18
  5. « Ma commune face aux risques : Bulles », sur macommune.prim.net (consulté le 23 septembre 2013)
  6. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 23 septembre 2013)
  7. Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, op. cit., p. 138 et 145.
  8. Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, op. cit., p. 154-156 et 188.
  9. Journal Officiel de la République Française du 13 novembre 1954, page 10 676.
  10. a et b Journal Officiel de la République Française du 22 août 1973, page 9 122
  11. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Bulles à Saint-Just-en-Chaussée », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 23 septembre 2013)
  12. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Bulles à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 23 septembre 2013)
  13. « Transports en commun à Bulles (cartes, arrêts et lignes) », sur Oise mobilité (consulté le 23 septembre 2013).
  14. « Tarifs réseau interurbain du CG 60 », sur Oise mobilité (consulté le 21 octobre 2012).
  15. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Bulles à Tillé (60) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 23 septembre 2013)
  16. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Bulles à Roissy-en-France (95) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 23 septembre 2013)
  17. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune de Bulles », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 2 septembre 2014)
  18. « Cours d'eau du réseau salmonicoles du plateau Picard, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 28 septembre 2014)
  19. « Corridors écologiques à Bulles », sur www.donnes.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 23 septembre 2013)
  20. Répertoire Archéologique du Département de l'Oise, Emmanuel Woillez, 1862; page 81
  21. « Le cimetière mérovingien de SaineFotaine », sur persee.fr (consulté le 22 mai 2013)
  22. Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, op. cit., p. 138 et 145
  23. « Clermontois : Les nouvelles installations », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3284,‎ 9 avril 2014, p. 6 (ISSN 1144-5092)
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  26. « Évolution et structure de la population à Bulles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  28. La date de construction de 1579, que l'on rencontre assez souvent, a été corrigée par Ernest Laurain dans son Épigraphie du canton de Clermont publiée en 1943. Une pierre encastrée dans le premier pilier gauche de la nef atteste la pose de la première de l'édifice le 17 novembre 1502 par Samson Hubert.
  29. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture