Le Mesnil-Saint-Firmin

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Le Mesnil-Saint-Firmin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Clermont
Canton Canton de Breteuil
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye
Maire
Mandat
Jean-Yves Gosset
2014-2020
Code postal 60120
Code commune 60399
Démographie
Population
municipale
155 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 45″ N 2° 24′ 41″ E / 49.6292, 2.411449° 37′ 45″ Nord 2° 24′ 41″ Est / 49.6292, 2.4114  
Altitude Min. 122 m – Max. 158 m
Superficie 4,14 km2
Localisation

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Le Mesnil-Saint-Firmin

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Le Mesnil-Saint-Firmin

Le Mesnil-Saint-Firmin est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le dernier remembrement de 2005 à permis de recenser l'affectation des surfaces suivant leurs types d'utilisation.

La commune compte un territoire de 435 hectares dont :

  • 414 hectares de foncier non bâti réparti en :
    • 325 hectares de terres cultivables;
    • 89 hectares de terrains boisés.
  • Le solde des 21 hectares est réparti en :
    • 18,5 hectares de terrains constructibles;
    • 1,5 hectare de chemins empierrés;
    • 1,0 hectare de routes goudronnées.

La commune est située, en moyenne à l'altitude de 142 m. Le point le plus élevé culmine à 158 m

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’occupation du village remonte à l’époque gauloise (Le Maisnil). L’époque Gallo-Romaine verra son nom s’associer au premier évêque d’Amiens (Mansionile Sancti Fimini). Il n’existe que peu de renseignements d’archives sur l’historique des lieux avant le XVIe siècle.

Le village comportait un imposant château fortifié qui fut remanié sous la renaissance. Cette construction, faite de bloc de craie, devait vraisemblablement faire partie d’un ensemble de défenses construites au XIVe siècle, durant la guerre de cent ans. Ces défenses étaient situées sur les crêtes : Le Mesnil Saint Firmin (altitude 152 m), Beauvoir altitude 152 m), Warmaise (Chepoix) (altitude 144 m) et Folleville (altitude 148 m) seule trace probante encore visible. Comme souvent, elles étaient reliées entre elles par des souterrains.

Le Mesnil Saint Firmin fut jusqu’au début du XVIe siècle, une dépendance de Chepoix. Puis, à la nomination de l’évêque d’Amiens, on l’érigea en cure rattachée à l’élection de Montdidier.

Jusqu’au XVIIe siècle, le village fut le fief de la maison d’Estourmel, puis au XVIIIe siècle, il vint à François d’Hautefort originaire du Périgord, de sa mère née Marthe d’Estourmel.

Le château, fait de craie peu solide, fut en grande partie détruit lors du tremblement de terre de mai 1756. Emmanuel Dieudonné d’Hautefort (1700-1777), seigneur des lieux de l’époque, fit détruire ce qui restait. Il fit reconstruire, sur la partie noble de l’ancien château, une demeure plus moderne mais beaucoup plus modeste (à peine 1/12e des édifices initiaux). Les autres parties furent remplacées par les bâtiments d’une ferme. Une petite partie du château originel est restée visible jusqu'en mai 2009, c’est une tourelle d’angle qui se trouvait dans une propriété privée. Seules subsiste maintenant quelques pierres dans le mur d'une grange.

En 1746, l’église fut rebâtie sur l’emplacement de celle qui avait été détruite dans un incendie et dont on ignore tout. Elle souffrit à nouveau énormément lors du tremblement de terre de 1756 et fut reconstruite dans son état actuel, financée par Gabriel Boniface Bazin de 1866 à 1879. La Façade en brique fut rebâtie, suite aux dégâts de la « Grande guerre », avec les dommages de guerre en 1919.

Le 19 décembre 1773, le marquis d’Hautefort vend à Nicolas Antoine Boullenger, le fief et la seigneurie du Mesnil Saint Firmin. Sa fille, Henriette Cecile Boullenger (1767-1798), se marie en 1791 à Gabriel Bazin (1761-1797), né à Grandvillers.

Le domaine reviendra à leur fils Gabriel Boniface (1791-1862), humaniste qui consacra sa fortune à des œuvres dont certaines lui ont survécu. (voir personnalités)

La commune de Sérévillers a été réunie au Mesnil Saint Firmin, par ordonnance royale du 3 octobre 1827 et en a été séparée de nouveau en 1833.

Le village connut son apogée durant le XIXe siècle et perdura jusqu’au début du XXe. On dénombrait à l’époque, deux moulins à vent, près de la route royale de Rouen à La Capelle (départementale 930), une distillerie d’alcool de grain, une vinaigrerie, une fabrique de «tuiles pannes », une brasserie, une fabrique de sucre et une fabrique de vitraux peints.

En plus de petites exploitations agricoles, l’ancien fief des Boullenger, domaine de Gabriel Boniface Bazin, comptait également une ferme école et un orphelinat au Mesnil Saint Firmin. De plus faisait partie des propriétés de la famille une importante ferme dans la commune de Rouvroy les merles.

En 1936 Le Mesnil St Firmin comptait encore plus de 320 habitants, pour 184 de nos jours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1820 1862 Gabriel Boniface Bazin   agriculteur et industriel
1862 1882 Stéphane Bazin   agriculteur et maitre verrier
1882 1912 Ludovic Latteux   Maître verrier
1912 1944 Armand Latteux   Agriculteur
1944 1974 Lucien Godin   Agriculteur
1974 1977 Frantz Gheerarert   Agriculteur
1977 1978 Georges Gallois   Charpentier
1978 2005 Philippe Treca   Agriculteur
2005 2014[1] David Duflos   Attaché commercial
mars 2014[2] en cours
(au 13 avril 2014)
Jean-Yves Gosset   Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 155 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
237 235 265 257 486 303 320 406 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
357 332 328 314 366 329 324 330 370
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
402 412 375 293 331 328 321 315 267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
200 216 201 214 143 117 136 139 154
2011 - - - - - - - -
155 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,6 %, 15 à 29 ans = 7,7 %, 30 à 44 ans = 15,4 %, 45 à 59 ans = 26,2 %, plus de 60 ans = 26,1 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 12,7 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 25,4 %, plus de 60 ans = 28,1 %).
Pyramide des âges à Le Mesnil-Saint-Firmin en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
9,2 
75 à 89 ans
8,5 
16,9 
60 à 74 ans
19,6 
26,2 
45 à 59 ans
25,4 
15,4 
30 à 44 ans
16,9 
7,7 
15 à 29 ans
16,9 
24,6 
0 à 14 ans
12,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Mesnil-Saint-Firmin

Les armes de Le Mesnil-Saint-Firmin se blasonnent ainsi :

écartelé en 1) taillé : au premier d’or aux trois bandes d’azur, au second aussi d’azur semé de fleurs de lys d’or ; à la barre d’argent brochant sur la partition, en 2) d'or aux trois forces de sable posées 2 et 1, en 3) d'argent aux trois lionceaux de gueules et en 4) d'azur aux trois fleurs de lys d'or posées 2 et 1

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Firmin (XVIIIe siècle) : Elle comporte, au-dessus du portail, une rosace en vitraux anciens. Ces derniers ont été offerts par Gabriel Boniface Bazin, et fabriqués dans la fabrique de vitraux locale du village. S'agissant d'un don, ceux-ci n'étaient pas signés à cette époque. Les autres vitraux, également de la même fabrique sont cependant caractéristiques du style néo-gothique du XIXe siècle.
  • Verrerie : La fabrique de vitraux peints est née de la passion de Jules Leclercq. Gabriel Boniface Bazin lui offrira des cours de perfectionnement en dessin à l’atelier Ingre. Il construira de 1845 à 1846 l’atelier de verrerie en bordure de la route départementale 930. Ces bâtiments existent toujours et sont occupés encore maintenant par un brocanteur (Brocante de la verrerie).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gabriel Boniface Bazin[6]

Né le 26 décembre 1791 à Grandvillers, de Gabriel Bazin (1761-1797) et de Henriette Cécile Boullenger (1767-1798) est mort le 12 avril 1863 en son château du Mesnil, Gabriel Boniface malheureusement orphelin trop tôt, à l’âge de 6 ans fut élevé, dans le domaine familial qui lui reviendra, par sa grand-mère maternelle, Sophie Boullenger, née Ménart.

Cette situation est vraisemblablement à l’origine de son ardeur à s’occuper des orphelins tout en dynamisant l’emploi et le village. Cet humaniste sut être un pionnier dans l’industrialisation de l’agriculture et dans la création d’activités connexes qui maintenaient la population au village.

Les réalisations qui lui sont dues, pour certaines encore visibles de nos jours *, ne manquent pas :

1821 Création d’une distillerie d’alcool de grain et d’une vinaigrerie

1822 Création de la première fabrique de «tuiles pannes » dans l’Oise.

1823 Création de la colonie agricole qui a pour but l’accueil des orphelins et leur formation aux métiers agricoles.

1828 Création d’une brasserie et d’une fabrique de sucre indigène. La colonie agricole s’installe pour partie à Rouvroy-les-Merles. L’activité de la « ferme école » ouvrait aux orphelins ouvriers de nombreux débouchés dans plusieurs domaines. Une machine à battre, animée par un moteur à vapeur fut construite, par les ouvriers du Mesnil, sous les yeux de ses habitants. L’innovation, dans le domaine de la machine agricole amènera même la ferme école à déposer des brevets pour ses réalisations, comme celui du fouisseur. Aujourd’hui centre CFPA agricole

1843 Création de la société d’adoption pour les orphelins, sous la responsabilité des sœurs de Saint Joseph de Cluny. Aujourd’hui maison d’enfants

1846 Création de la fabrique de vitraux peints, née de la passion du dessin de Jules Leclercq, originaire de Broye. Ludovic Latteux, neveu de Gabriel Boniface Bazin reprend et développe l’activité de 1862 à 1890. Spécialisée dans les vitraux d’église, elle comptera 60 salariés en 1878, avec une clientèle s’étendant d’Amiens à Alençon. Mais, faute de commandes, la verrerie fermera en 1906. Aujourd’hui devenue brocante

Gabriel Boniface fut administrateur des mines de sel de Saint-Nicolas de Varangéville et de la société de la Vieille Montagne. Membre fondateur de la Compagnie des chemins de fer du Nord et de la Compagnie du chemin de fer des Ardennes et de l'Oise. Président de la Chambre des Arts et Manufactures de Beauvais. Également il fut Maire de la commune du Mesnil-Saint-Firmin de 1820 à 1862. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1854 (12 août). En 1855, il obtient une médaille à l’exposition universelle pour une charrue fouailleuse.

De tout cette énergie, déployée par Gabriel Boniface Bazin, il reste :

À Rouvroy-les-Merles les bâtiments de la colonie agricole, dont il fit don en 1853 à la société des frères de Marie, (Marianistes), devint la ferme école transférée au département suite aux lois anticléricales « Waldeck-Rousseau » de 1901 et « Combes » de 1904. La colonie agricole deviendra après la guerre 1939-45, à l’initiative du Conseil général, le CFPA qui cessera de fonctionner en 2009. Le site est actuellement en étude ou de reprise ou de démolition.

Au Mesnil Saint Firmin, l’orphelinat, dont il fit don en 1854 à l’association Saint Joseph, aujourd’hui propriétaire gestionnaire. L’orphelinat est maintenant une « maison d’enfants », véritable entreprise occupant 40 salariés en charge de 68 enfants en difficulté sociale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les conseils des maires qui arrêtent à ceux qui arrivent », Ces maires qui jettent l'éponge, no 3274,‎ 29 janvier 2014, p. 4
  2. « Les maires en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ 9 avril 2014, p. 17 (ISSN 1144-5092)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Évolution et structure de la population à Le Mesnil-Saint-Firmin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  6. Sur la famille Bazin et Gabriel Boniface Bazin, voir la page qui leur est consacrée sur le site de la commune du Mesnil-Saint-Firmin.