Airion

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Airion
Vue générale du village depuis la rue d'Étouy
Vue générale du village depuis la rue d'Étouy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Picard
Maire
Mandat
Stéphane Lustofin
2014-2020
Code postal 60600
Code commune 60008
Démographie
Gentilé Airionnais
Population
municipale
458 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 32″ N 2° 24′ 51″ E / 49.4255555556, 2.4141666666749° 25′ 32″ Nord 2° 24′ 51″ Est / 49.4255555556, 2.41416666667  
Altitude Min. 54 m – Max. 131 m
Superficie 6,73 km2
Localisation

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Airion

Airion est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Airionnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

Le village d'Airion est situé à 63 km au nord de Paris, 24 km à l'est de Beauvais, 30 km à l'ouest de Compiègne et 53 km au sud d'Amiens[Note 1].

Communes limitrophes de Airion
Étouy Avrechy Lamécourt
Agnetz Airion Erquery
Fitz-James

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend entre 54 et 131 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie se situe à 62 mètres d'altitude. Le point le plus bas se situe dans l'aval du cours de l'Arré, au niveau du hameau du Haras de Fitz-James alors que le point le plus élevé se trouve à la limite nord-ouest de la commune avec Avrechy, à la lisière du bois des Moines. Le hameau du Haras de Fitz-James se trouve à 79 mètres, le Châlet d'Airion à 68 mètres et l'auberge de Bel-Air à 107 mètres au-dessu du niveau de la mer. Le territoire possède de nombreux vallons creusés dans le plateau picard : la vallée de l'Arré, la plus large, abrite tous les lieux habités de la commune excepté l'auberge de Bel-Air, sur le plateau. D'autres signes du vallonnement sont présents à l'ouest (vallée Notre-Dame) ou à l'est du village (vallée jaune)[1]. La craie est à nu sur les pentes des coteaux de la vallée de l'Arré. Les terres sont douces et les cailloux sont brisés en petits fragments, tel qu'on le voit entre Erquery et Airion[2]. Des alluvions modernes tapissent la vallée de l'Arré. À l'est de la route de Clermont à Saint-Just-en-Chaussée, depuis Fitz-James jusqu'à Airion, on trouve un dépôt meuble limoneux, très argileux[3]. La commune se situe en zone de sismicité 1[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Arré depuis le pont de la rue de l'église.
Article détaillé : Arré.

L'Arré (Araia) ou rivière de Warty (XVIe siècle), affluent de la Brêche, prend sa source à Saint-Just-en-Chaussée arrose Avrechy, Airion, Fitz-James, coule dans l'ancien lit de l'étang de Cressy (ou Crécy) et se jette dans la Brêche à Ramecourt[5]. Entrant par le nord de la commune au lieu-dit « le Plareu », elle se divise ensuite en deux bras au hameau du « Chalet d'Airion ». Le bras Est se dirige à l'est pour rejoindre la station d'épuration communale puis longe la rue du moulin avant de rencontrer le bras ouest. La rivière franchit alors le pont de la rue de l'église. Après avoir traversé le village, la rivière se sépare de nouveau en deux bras parallèles au lieu-dit « la Cressonnière » : le bras ouest passe à proximité de l'étang de Crécy, et le bras Est coule au pied du hameau du Haras de Fitz-James. Les deux bras se réunissent avant le pont du hameau Haras du Fitz-James avant de rejoindre la commune d'Agnetz. Le seul élément lacustre situé sur le territoire est l'étang de Crécy, entre Airion et le Haras de Fitz-James. Une station d'épuration ainsi qu'un réservoir sont installés sur le territoire[1]. Les zones les moins élevés du territoire, au fond de la vallée de l'Arré, se situent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale 916, ancienne route nationale 16 reliant Paris à Dunkerque, depuis le carrefour du chemin d'Erquery.

L'axe principal traversant la commune est la route départementale 916, ancienne route nationale 16 reliant Paris à Dunkerque et déclassée depuis. Parcourant la commune du nord au sud, elle relie également les villes de Clermont au sud et de Saint-Just-en-Chaussée au nord mais aussi les villes de Creil et d'Amiens[1]. Autrefois, depuis Clermont, cette ancienne route royale passait déjà par le château de Fitz-James, à l'est de la vallée de l'Arré puis par Argenlieu (itinéraire actuel). La route était plantée d'arbres fruitiers, pommiers et poiriers, et de quelques peupliers. Des hêtres et des ormes bordaient la chaussée sur le territoire d'Airion. La section de Fitz-James à Argenlieu date des premières années du XVIIIe siècle. On peut encore y voir, de part et d'autre, quelques bornes royales numérotées sur ce tronçon[7]. Deux accès au village sont possibles depuis la route, la route départementale 58 (D58) rejoignant le bourg depuis le sud et la rue du Château d'Eau depuis le nord. La route départementale D58, allant de Saint-Just-en-Chaussée à la D916 au sud d'Airion traverse la commune par la vallée de l'Arré et le village. Passant à proximité du lycée agricole dès son arrivée sur le territoire, elle traverse le village par la seule rue d'En Haut et rejoint la D916 au sud de la commune. Une autre route communale partant de la rue d'En Haut traverse le village par la rue de l'église, la grande rue et la rue d'Étouy pour rejoindre le hameau de Ronquerolles, situé au sud-ouest de la commune et dépendant d'Agnetz[1]. Les gares les plus proches d'Airion sont celles d'Avrechy à 2,6 km au nord[8]et de Clermont-de-l'Oise à 4,4 km au sud[9] toutes deux situées sur la ligne Paris-Nord - Lille. Le tracé de cette ligne ferroviaire traverse toutefois la commune du nord au sud mais sans aucune desserte[1]. Le réseau des cars interurbains de l'Oise, exploité par Kéolis Oise, dessert la commune par quatre lignes de transports scolaires rejoignant les établissements secondaires de la région de Clermont par un arrêt situé au centre du village ainsi qu'au lycée agricole de la commune, d'où circule également une navette reliant les différents collèges et lycées du Clermontois. Ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire[10],[11]. La commune d'Airion se trouve à 22,4 km à l'ouest de l'aéroport de Beauvais-Tillé[12]et à 47,4 km au nord de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle[13]

Le Sentier de grande randonnée 124A, reliant le GR124 à Litz et se terminant à Orrouy traverse le territoire. Depuis la commune voisine d'Étouy, à l'ouest, son itinéraire passe par la rue du même nom, la Grande Rue, la rue de l'église puis quitte la commune en se dirigeant vers l'est en direction de Lamécourt en passant proche du bois des Moines[1]. Le circuit no 7 du GEP Centre Oise, nommé « circuit des Deux Vallées », débutant d'Étouy suit le même itinéraire jusqu'à l'église paroissiale où il quitte le village par le sud. L'itinéraire rejoint ensuite le hameau du Haras de Fitz-James avant revenir à Étouy par Ronquerolles[14].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Le bois marécageux des Petites Aunes, au sud du village.

Hormis les zones urbanisées qui couvrent 33 hectares, soit 5% du territoire, les cultures sont présentes sur près de 70% de la superficie communale (477 hectares). Les espaces boisés rassemblent 22.4% de la surface sur 153 hectares, que l'on trouve au bois des Moines et au fond de la vallée de l'Arré. Les vergers et prairies rassemblent 16 hectares et les espaces herbacés humides s'étendent sur 3 hectares[15],[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune d'Airion possède quatre hameaux et lieux-dits habités[1]:

  • Airion, au centre du territoire ;
  • Le Haras de Fitz-James, au sud ;
  • Le Châlet d'Airion, au nord du village ;
  • La ferme Bel-Air, le long de la route départementale 916

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le séjour d'Airion était divisé en deux agglomérations séparés par la rivière de l'Arré : sur la rive gauche, dans la rue de la Cressonnière et la Grande Rue ou rue d'En-Bas, étaient groupées une trentaine de maisons. Sur la rive droite, une quinzaine d'habitations étaient disséminées autour de l'église[a 1]. Le Bel-Air était une auberge, déjà transformée en ferme, sur la route nationale de Paris à Dunkerque. Le Point-du-jour, autre auberge bâtie en 1833, au sud de Bel-Air, a disparu. Le hameau du Bois Saint-Ladre, qui se trouvait entre Airion et Erquery, n'existe plus. Il en est de même pour la Cleutrie, autre hameau qui était sur la pente du coteau au-dessous de Bel-Air. Le hameau de Crécy ou Cressy était un écart situé dans la vallée de l'Arré, jusqu'au XIVe siècle[a 2]. Entre Airion et Saint-Rémy-l'abbaye (commune d'Agnetz), sur le coteau qui s'étend sur la rive droite de l'Arré, s'éleva jusqu'au XIVe siècle la paroisse de Reuil-sur-Arré[a 3]. Aujourd'hui, le village est réuni en une agglomération et le hameau du Haras de Fitz-James a été en partie crée sur le coteau Est de l'Arré[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a porté plusieurs noms au cours de son histoire : « Arion » au XIIe siècle, plus tard « Érion », « Ayrion ». Ce village a tiré son nom soit de sa position sur la rivière de l'Arré, soit de sa situation dans une vallée marécageuse cultivée en « aires », c'est-à-dire jardinages et pépinières[a 4].

Une troisième origine du nom d'Airion aurait rapport avec une légende sur la forte inclinaison du clocher de l'église paroissiale. Un voyageur cheminait sur son baudet, en hiver. La nuit arriva vite et une avalanche de neige vint couvrir la terre mais aussi combler vallées et ravins. Le voyageur, perdu dans la tourmente, cheminait dans la neige sur sa monture harassée, jusqu'au moment ou le pauvre animal ne voulant pas aller plus loin, son maître l'attacha à une tige qui dépassait un peu de la neige. Tout à coup survient un brusque changement de temps : une pluie battante tombe à torrents pendant plusieurs heures et il ne reste plus trace de la neige amoncelée. Neige et pluie étant survenues pendant la nuit, les villageois qui sortirent à l'aube de leurs chaumières ne se doutèrent nullement de ce qui s'était passé. Quelle ne fut pas la surprise des habitants lorsqu'ils aperçurent, pendu à une tige de fer qui surmontait leur église un âne. Tous furent bientôt réunis au pied de l'église, avec leurs exclamations et leurs rires en patois picard : « Érions, érions ». Lorsque l'animal était décroché, et depuis ce temps, le clocher de la paroisse était fortement incliné vers le sud. Le bruit de l'aventure ne tarda pas à se répandre dans la contrée et les habitants du village firent entendre à leurs voisins qu'« Érions » était le nom de leur village[a 5].

L'ancienne paroisse de « Reuil-sur-Arré » s'appelait également « Rueuil-sur-Aire » venant du latin « Ruolium »[a 3]. L'écart de « Crécy » se nommait aussi « Cressy »[a 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

À l'emplacement de l'ancienne voie romaine venant de Beauvais à l'étang de Cressy ont été retrouvés des sarcophages datant du Moyen Âge[16]. Airion, comme toutes les localités de la vallée de l'Arré, eut particulièrement à souffrir pendant la guerre de Cent Ans et notamment pendant la captivité du roi Jean II. Le chapitre de Clermont y avait un certain nombre de maisons dans lesquelles demeuraient des hôtes. Toutes furent brûlées et les revenus qu'en tirait le chapitre furent réduits à presque rien. La seigneurie d'Airion appartint d'abord à une famille à laquelle le pays avait donné son nom : on n'en connait qu'un unique représentant, Jean d'Airion, qui vivait entre 1197 et 1218. Le château fut sans doute ruiné dans le cours du XIIIe siècle, car en 1280, le comte de Clermont acquis la motte d'Airion moyennant la somme de 20 livres. On ignore par quels événements la motte et seigneurie d'Airion sont sortis des mains des comtes de Clermont. En 1373, elle était à Charles de Campremy, écuyer, dont la famille la posséda encore pendant un siècle[a 1]. L'étang de Crécy était un écart dans la vallée de l'Arré, à la limite méridionale du territoire d'Airion touchants aux territoires d'Agnetz et de Fitz-James. En cet endroit s'éleva, jusqu'au XIVe siècle, le hameau de Crécy ou Cressy, qui fut détruit pendant la guerre de Cent Ans. À la fin du XIVe siècle, le sire de Noris, intendant général de Louis II de Bourbon, comte de Clermont, entrepris de construire à Crécy un étang qui ne serait pas de moindre étendue que celui de Gouvieux (qui était le plus grand de la contrée). Mais Raoul de Flavy, seigneur de Ronquerolles, et Jeanne de Campremy, dame d'Airion, avaient des droits sur la rivière, soit sur les terres que devait occuper l'étang. Il fallut les leur racheter en 1394 et 1407[a 6]. La paroisse d'Airion, autrefois placée sous l'invocation de Notre-Dame, avec Sainte-Anne comme seconde patronne, reconnait aujourd'hui Sainte-Anne comme unique patronne. La cure était à la nomination de l'abbaye Saint-Quentin de Beauvais, qui percevait les grosses dîmes du territoire[a 7]. Entre Airion et Saint-Rémy-l'Abbaye, sur le coteau qui s'étend sur la rive droite de l'Arré, s'éleva jusqu'au XIVe siècle la paroisse de Reuil-sur-Arré, dont dépendait le hameau de Crécy. Ce village, qui, avec Crécy, comptait 150 habitants en 1313, fut presque totalement détruit pendant la guerre de Cent Ans[a 3]. En 1482, le fief d'Airion fut relevé par Charles de Passi. Mais ce seigneur, ayant porté les armes en Bretagne contre le roi et le duc de Bourbon, son suzerain, vit ses biens confisqués au profit du due, qui en investit, en 1490, Hugues de Broyes, dit de Passi, frère de Charles. La terre d'Airion fut acquise en 1547 par Pierre de la Bretonnière, seigneur de Warty (aujourd'hui Fitz-James), qui la réunit à sa terre de Warty, à laquelle elle demeura jointe depuis cette époque[a 7].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Ancienne borne de la route royale de Paris à Dunkerque le long de l'actuelle route départementale 916

L'église de l'ancien village de Reuil-sur-Arré, dédiée à Notre-Dame, subsista seule avec quelques maisons et continua, jusqu'au XVIIe siècle, à être desservie par un curé qui n'avait plus, en 1637, comme paroissiens que deux familles, celle du fermier de Saint-Rémy-l'Abbaye et du garde de l'étang de Crécy. En 1615, les troupes du maréchal d'Ancre qui assiégèrent Clermont emportèrent la piscine des fonts baptismaux. En 1618, l'évêque, dans sa visite, trouva l'église absolument nue et, en outre, quelque peu délabrée. En 1637, le curé demanda la réduction de son église en chapelle. Il y eut à se sujet quelques enquêtes : le prieur de Saint-Rémy, qui était collecteur de la cure, donna son consentement à cette transformation, mais les princesses de Carignan et de Nemours, comtesses de Clermont, s'opposèrent à la disparition de cette paroisse. En 1669, les comtesses furent condamnées à faire rebâtir l'église et le presbytère, à fournir les ornements et à doter convenablement le curé, ou consentir à la réduction de l'église en chapelle. Enfin, une ordonnance de l'évêque de Beauvais du 8 avril 1671 supprima la paroisse de Reuil, unissant la ferme de Saint-Rémy-l'Abbaye à la paroisse d'Agnetz, et la maison de l'étang de Crécy et l'emplacement du Reuil à celle d'Airion. L'église ne fut démolie qu'en 1757[a 3]. Au XVIIe siècle, le seigneur de Warty voulut avoir aussi son étang. Il jeta bas un moulin qui se trouvait sur la rivière de l'Arré et forma, en amont de la ferme, un étang. Le duc de Fitz-James possédait à Airion, outre la ferme, le bois d'Airion, le bois Michaut. Le bois des Moines appartenait aux religieux de Sainte-Croix-sous-Offémont, seigneurs de Saint-Aubin-sous-Erquery[a 2]. L'étang de Crécy appartint, jusqu'à la Révolution, au comté de Clermont. Il était empoissonné de carpes, et, au XVIIe, se pêchait de trois ans en trois ans. L'inondation du 21 au 22 janvier 1757 emporta une grande partie des berges, en sorte qu'une grande quantité de carpes furent entraînées et allèrent mourir dans les prairies[a 3]. En 1789, le duc de Fitz-James était encore seigneur d'Airion[a 2]. Les habitants d'Airion rédigèrent cette même année un cahier de doléances. Ils décrivent leur condition dans les marais impraticable, les inondations, la difficulté de cultiver à cause du relief, ainsi que les fièvres fréquentes. Ils réclamèrent de dessécher la vallée en pratiquant des tranchées, pour se garantir des maladies qu'ils essuient. Les députés de la paroisse, à l'assemblée du bailliage de Clermont, furent Charles Morel de Théodore de Saint-Paul, laboureurs[a 8]. L'étang d'Airion a été desséché au commencement du XIXe siècle, et le moulin rétabli[a 2]. L'emplacement qu'il occupait est aujourd'hui converti en prairie[a 3]. Le village d'Airion était autrefois particulièrement malsain à cause des brouillards des marais voisins et surtout par suite de la proximité de deux étangs. À l'automne, les fièvres y sévissaient en l'état endémique. En 1780, une épidémie de suette miliaire et en 1828 une dysenterie épidémique vinrent atteindre un grand nombre d'habitants. Aujourd'hui, les étangs ont été rendus à la culture, les marais sont plantés de bois et les fièvres ont complètement disparu[a 7]. En 1890, sauf une dizaine de personnes occupées au chemin de fer, la population d'Airion était entièrement agricole[a 2]. La population du chef-lieu était de 162 habitants, celle du hameau de l'étang de Crécy de 19 personnes, 2 habitants au lieu-dit le Moulin et 7 habitants à la ferme de Bel-Air[a 8].

Politique et Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Maires depuis 1983[17]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Paul Morel    
1989 13 avril 2002 Jacques Priem   Agriculteur
13 avril 2002 mars 2008 Noëlla Molina    
mars 2008 8 octobre 2012[18] Annick Gras   Démissionnaire
1er décembre 2012[19] en cours
(au 22 août 2014)
Stéphane Lustofin   contremaître forestier à la retraite
Réélu pour le mandat 2014-2020[20]


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 458 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
136 173 215 187 196 221 227 230 262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
240 224 242 240 219 176 190 223 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
230 189 189 198 191 219 196 195 183
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
175 171 205 346 474 470 505 494 458
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,4 %, 15 à 29 ans = 26,3 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 24,5 %, plus de 60 ans = 15 %) ;
  • 49 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 17,2 %, 45 à 59 ans = 25,1 %, plus de 60 ans = 18,4 %).
Pyramide des âges à Airion en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
2,0 
3,9 
75 à 89 ans
5,7 
10,7 
60 à 74 ans
10,7 
24,5 
45 à 59 ans
25,1 
16,9 
30 à 44 ans
17,2 
26,3 
15 à 29 ans
18,9 
17,4 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun monument historique sur son territoire.

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  • L'église Saint-Anne : L'église, bâtie en pierres de tailles, est un petit édifice de style gothique flamboyant avec quelques parties modernes: le clocher, le chœur et le dessous du clocher ont seuls été voûtés au XVIe siècle, le nef est lambrissée. Ce qui présente le plus d'intérêt dans cette église, ce sont d'abord deux fragments de verrières du XVIe siècle. Dans la fenêtre du chevet de l'église est représentée l'Annonciation et dans une fenêtre de la nef de Conversion de Saint-Paul, avec cette inscription : Paule, Paule cure me Perse quere? Derrière le grand autel, une Passion en bois sculpté à nombreux personnages mérite d'être signalée; elle paraît être de la fin du XVe siècle; elle était autrefois dorée. Lors de la restauration qui en a été faite, tous les ornements et le personnage ont été malheureusement recouverts d'une couche de peinture (elle a été restaurée depuis). Le cimetière se trouve devant l'église. Un orme de 4 mètres de circonférences, âgé de plus de trois cents ombrageait l'église du côté du midi (abattu depuis)[25]. L'église possède plusieurs objets classés au titre des monuments historiques[26].
  • Calvaire, au bord de la D158
  • Le monument aux morts
  • L'ancien haras de Fitz-James, aujourd'hui transformé en résidence

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gustave Hainsselin né à Airion en 1835. Ingénieur spécialisé dans la construction des ponts. Il utilisa un système nouveau à l'époque, qui consistait à faire usage de l'air comprimé pour refouler l'eau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 25 mai 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.
  1. a et b p. 20
  2. a, b, c, d, e et f p. 21
  3. a, b, c, d, e et f p. 22
  4. p. 19
  5. p. 19 et 20
  6. p. 21 et 22
  7. a, b et c p. 20 et 21
  8. a et b p. 23

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Carte 1/25 000e sur Géoportail. Consulté le 25 mai 2013.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 12
  3. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, Office d'édition du livre d'histoire, page 14
  4. « Ma commune face aux risques : Airion », sur macommune.prim.net (consulté le 24 septembre 2013)
  5. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, Office d'édition du livre d'histoire, page 15
  6. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 24 septembre 2013)
  7. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, Office d'édition du livre d'histoire, page 17
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  9. « orthodromie : distance à vol d'oiseau d'Airion à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 24 septembre 2013)
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  11. « Lycée Agricole, carte, horaires et lignes », sur Oise mobilité (consulté le 24 septembre 2013).
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  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  23. « Évolution et structure de la population à Airion en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  25. Airion, Paul Morel, 1993, page 6
  26. « Les objets classés de l'église Ste-Anne d'Airion », sur la base Palissy, ministère de la culture (consulté le 28 mai 2012)