Le Crocq

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Le Crocq
L'église Saint-Louis.
L'église Saint-Louis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Crèvecoeur-le-Grand
Intercommunalité Communauté de communes de Crèvecœur-le-Grand
Maire
Mandat
Jean-Pierre Grévin
2014-2020
Code postal 60120
Code commune 60182
Démographie
Population
municipale
189 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 40″ N 2° 10′ 50″ E / 49.6278, 2.1806 ()49° 37′ 40″ Nord 2° 10′ 50″ Est / 49.6278, 2.1806 ()  
Altitude Min. 145 m – Max. 187 m
Superficie 3,1 km2
Localisation

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Le Crocq

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Le Crocq

Le Crocq est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Croquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Crocq est un village rural de Picardie situé dans le Plateau picard, dans la partie nord-ouest du département à mi-chemin environ de Amiens et de Beauvais, sur la route départementale N°11, la plus courte reliant ces deux villes. Il est aisément accessible par la sortie 16 de l'autoroute autoroute A16.

Son territoire s'étend sur 310 hectares dont l'altitude varie de 145 à 187 mètres.

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

En 2008, le village de « Le Crocq » fait partie du canton de Crèvecoeur-le-Grand dépendant de l'arrondissement de Beauvais.

Il n'en fut pas toujours ainsi puisque ce canton fut rattaché à l'arrondissement de Clermont à partir de 1801, puis à celui de Beauvais en 1926, de nouveau à celui de Clermont en 1942, puis retourna à celui de Beauvais en 1950 où il est toujours en 2008. L'aspect du village est typique des villages dits: "villages bosquet", c'est-à-dire: - Une route principale (Nord-Sud) qui le traverse, presque en ligne droite, - Chaque maison se prolonge par un jardin potager, quelquefois un verger et une basse-cour, - Un chemin piéton herbeux, dit"Tour-de-Ville", est utilisé pour se promener, pour faire circuler les animaux des fermes,afin de les conduire aux prés, - Des mares centrales (il y n'en a plus qu'une actuellement) qui étaient utilisées pour faire boire le bétail, de réserves d'eau en cas d'incendie, - Des calvaires...

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté sous la forme Kroc en 1220[1].

Albert Dauzat considère qu'il s'agit du nom de personne germanique Croccus, Crocco pris absolument, formule toponymique fréquente, justifiée par l'absence d'article défini dans les formes anciennes[2].

Ernest Nègre y voit directement le terme « croc » qui désignerait un village en forme de crochet[3].

Une autre hypothèse consiste à rapprocher ce nom des nombreux (le) Crocq, -croc(q) de Normandie, dont les formes les plus anciennes (antérieurement au XIIIe siècle) sont notées Crot, -crot. François de Beaurepaire fait remonter cet élément au vieil anglais croft « pièce de terre »[4] et il n'est pas exclu d'y voir la même explication pour le Crocq. La graphie -c est motivée par le terme français croc, issu du vieux bas francique *krok.

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie romaine Amiens - Beauvais passe par le village.

C'était un hameau rattaché à la paroisse voisine de Cormeilles jusqu'au 21 mars 1646, il redevint indépendant de 1801 à 1832 avec la qualification de « Chef-lieu » au lieu de « Hameau de Cormeilles ».

La dénomination de « Écart » était alors attribuée aux bâtisses isolées comme par exemple les moulins ou les fermes isolées, il y avait d'ailleurs un moulin à vent situé ente Le Crocq et Cormeilles.

Le territoire était alors couvert d'un bois que l'on nommait la « Forêt de Cormeilles ».

Le Crocq était une seigneurie de Louis (1172-1205) comte de Blois, puis de Chartres et de Clermont par son mariage en 1184 avec Catherine, Comtesse de Clermont-en-Beauvaisis. Cet homme juste fut par ailleurs le premier à abolir le servage sur ses terres, par une charte du 7 juin 1196 :
« Moi, Louis, comte de Blois, fais savoir que les hommes n’ont plus à payer la taille. Il sera permis aux bourgeois d’élire douze d’entre eux pour diriger la ville. Si un habitant veut vendre ce qu’il possède, qu’il le vende, s’il veut s’éloigner de la ville, qu’il parte librement. Nul ne fera la corvée" (Charte de Châteaudun, 1197) ».

Il fit don en 1202 de sa seigneurie à l'abbaye de Froidmont avant de partir pour la quatrième croisade où il devint Duc de Nicée (İznik en Turquie), il mourut en 1205 à la bataille d'Andrinople (Erdine en Turquie).

En 1244, l'abbaye de Breteuil acheta une partie du bois et une certaine quantité de terres dont elle fit la ferme de la "Quennotaye".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 2004 Guy Lefay    
mars 2004   Jean-Pierre Grévin   Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 189 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
387 407 404 401 401 384 372 318 277
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
272 263 254 260 257 209 225 202 163
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
168 157 140 136 152 130 108 93 122
1999 2005 2006 2010 2011 - - - -
156 163 158 185 189 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 20,7 %, 30 à 44 ans = 32,9 %, 45 à 59 ans = 11 %, plus de 60 ans = 14,6 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 19,7 %).
Pyramide des âges à Le Crocq en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,2 
2,4 
75 à 89 ans
4,9 
12,2 
60 à 74 ans
13,6 
11,0 
45 à 59 ans
17,3 
32,9 
30 à 44 ans
22,2 
20,7 
15 à 29 ans
19,8 
20,7 
0 à 14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Louis, de la fin du XVIIIe siècle, abritant un tableau du XVIIe siècle, l'Apothéose de Saint-Louis[10].

Équipements collectifs[modifier | modifier le code]

L'école est en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec Cormeilles et Villers-Vicomte.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 229b
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  3. [1]
  4. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 34
  5. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ 9 avril 2014, p. 15 (ISSN 1144-5092)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à Le Crocq en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  10. « Tableau : Apothéose de saint Louis à Le Crocq (60) », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 14 août 2008)