Diocèse de Trèves

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51° 19′ 55″ N 6° 33′ 34″ E / 51.331952, 6.559439

Diocèse de Trèves
(la) Dioecesis Trevirensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Trèves
La cathédrale Saint-Pierre de Trèves.
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Église catholique
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse suffragant
Affiliation Église latine
Province ecclésiastique Cologne
Siège Trèves
Conférence des évêques Allemagne (DBK)
Titulaire actuel Mgr Stephan Ackermann
Langue(s) liturgique(s) allemand
Calendrier grégorien
Paroisses 926
Prêtres 1053
Religieux 559
Religieuses 1785
Superficie 12 870 km2
Population totale 2 468 000 (2010)
Population catholique 1 504 500 (2010)
Pourcentage de catholique 61,0 %
Site web cms.bistum-trier.de/
Notice sur hierarchy catholic : Consulter
Image illustrative de l'article Diocèse de Trèves
Localisation du diocèse

Le diocèse de Trèves (en latin : dioecesis Trevirensis ; en allemand : Bistum Trier) est une Église particulière de l'Église catholique dans le land de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne. Trêves est la plus ancienne ville d'Allemagne et un diocèse également très ancien élevé au rang d'archidiocèse au VIIIe siècle. L'archevêque est l'un des huit Prince-Électeurs de l'Empire.

Devenu Français en 1796, il redevient diocèse par le Concordat de 1801, lors de la réorganisation des structures ecclésiastiques Françaises par Napoléon Ier et le pape Pie VII. Il est alors suffragant de l'Archidiocèse de Malines.

Le Congrès de Vienne donne Trêves à la Prusse. Le diocèse devient alors et jusqu'à aujourd'hui diocèse suffragants de l'archidiocèse de Cologne.

Son église cathédrale est la cathédrale Saint-Pierre de Trèves.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Trèves confine : au nord, avec le diocèse d'Aix-la-Chapelle et l'archidiocèse de Cologne ; au nord-est, avec l'archidiocèse de Paderborn ; à l'est, avec le diocèse de Limburg, celui Mayence et celui de Spire ; au sud, avec le diocèse de Metz ; à l'ouest, avec l'archidiocèse de Luxembourg ; et, au nord-ouest, avec le diocèse de Liège.

Il couvre les anciens districts de Trèves et de Coblence.

Il couvre les quatre cercles ou arrondissements de Merzig-Wadern, Neunkirchen, Sarrelouis et Saint-Wendel.

Le cercle ou arrondissement sarrois de Sarre-Palatinat relève du diocèse de Spire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Trèves est érigé dans l'Antiquité.

Au VIIIe siècle, il est élevé au rang d'archidiocèse et a pour suffragants Metz, Toul et Verdun. Comme les premiers évêques de Trèves étaient enregistrées Euchaire, Valère et Materne, qui est désigné comme le premier évêque de Cologne.

Par la bulle Relata semper du 21 juillet 1777[1], le pape Pie VI érige le diocèse de Saint-Dié ; puis, la bulle Ad universam agri du 19 novembre 1777[2], celui de Nancy. Tous deux sont suffragants de l'archidiocèse de Trèves.

À la suite du concordat de 1801, par la bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801, il redevient un simple diocèse, suffragant de Malines. Son territoire correspond alors au département de la Sarre.

Par le recès d'Empire du 25 février 1803, les possessions de l'archevêque de Trèves situées sur la rive gauche du Rhin sont sécularisées.

Napoléon Ier abdique le 11 avril 1814 et, par le traité de Paris du 30 mai 1814, la France ne conserve que les paroisses du diocèse de Trèves situées dans les cantons de Sarrebruck et d'Arneval et dans la partie méridionale du canton de Lebach. Par une ordonnance du 18 août 1814[3], le roi de France, Louis XVIII, les incorpore dans le département de la Moselle. Elles relèvent ainsi, en vertu du concordat de 1801, du diocèse de Metz.

Par la bulle De salute animarum du 6 juillet 1821[4], le diocèse devient suffragant de l'archidiocèse de Cologne.

Par la bulle Provida solersque du 16 août 1821[5], son territoire est réduit pour l'érection du diocèse de Limburg.

Cathédrale et basiliques mineures[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Pierre de Trèves est l'église cathédrale du diocèse[6].

Celui-ci compte huit basiliques mineures :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Bulle Relata semper, dans Bullarii romani continuatio, t. VI, 1843, pp. 375-393 (consulté le 8 décembre 2013)
  2. (la) Bulle Ad universam agri, dans Bullarii romani continuatio, t. VI, 1843, pp. 443-464 (consulté le 8 décembre 2013)
  3. (fr) Ordonnance du 18 août 1814 (consulté le 8 décembre 2013)
  4. (la) Bulle De salute animarum du 6 juillet 1821 (consulté le 7 décembre 2013)
  5. (la) Bulle Provida solersque du 16 août 1821, dans Bullarii romani continuatio, t. XV, Rome, 1853, pp. 424-431 (consulté le 8 décembre 2013)
  6. (en) [1] (consulté le 7 décembre 2013)
  7. (en) [2] (consulté le 7 décembre 2013)
  8. (en) [3] (consulté le 7 décembre 2013)
  9. (en) [4] (consulté le 7 décembre 2013)
  10. (en) [5] (consulté le 7 décembre 2013)
  11. (en) [6] (consulté le 7 décembre 2013)
  12. (en) [7] (consulté le 7 décembre 2013)
  13. (en) [8] (consulté le 7 décembre 2013)
  14. (en) [9] (consulté le 7 décembre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]