Émile de Kermenguy

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Émile Louis Marie Cillart, vicomte de Kermenguy, dit Émile de Kermenguy, né le 1er décembre 1810 à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) et mort le 27 novembre 1893 à Paris, est un homme politique français. Propriétaire terrien et royaliste indépendant, il a exercé différents mandats locaux et a été représentant et député du Finistère pendant 22 ans.

Sommaire

[modifier] Famille

Issu d'une ancienne famille noble bretonne, dont la terre d'origine est le château de Kermenguy à Cléder (Finistère), par son mariage avec Sidonie Marie Thérèse Forsanz du Houx, il a quatre enfants, dont Gaston, l'aîné, sera maire de Cléder et Alphonse, maire de Carantec. Une de ses filles, Sidonie Marie Anne, a épousé Arthur de Dieuleveult, maire de Dirinon et est une ancêtre du célèbre animateur de télévision Philippe de Dieuleveult disparu dans des circonstances peu claires dans les rapides d'Inga au Zaïre le 1er août 1985.

[modifier] Vie politique

Émile de Kermenguy, député du Finistère de 1871 à 1893

Émile de Kermenguy est élu conseiller général du canton de Plouzévédé en 1842, puis maire de Saint-Pol-de-Léon en 1848.
Il démissionne de son mandat de conseiller général en 1851 pour désapprouver le coup d'État du 2 décembre.
En 1869, sur l'insistance de ses amis, il accepte de se présenter aux élections au Corps législatif et obtient 10 000 voix contre 12000 au candidat officiel.
En 1871, il reprend par l'élection son siège de conseiller général et est élu représentant monarchiste du Finistère pour la 2ème circonscription (Morlaix) en février.
Se tenant à l'extrême-droite de l'Assemblée nationale, il vote contre l'amendement Wallon qui confirme la République en ayant voté auparavant pour le prolongement du mandat de Mac Mahon et contre l'exil de la famille royale.
Réélu comme député du Finistère à la Chambre des Députés, en 1877, en 1881, en 1885, 1889 et en 1893, il se montre un opposant résolu aux lois sur l'enseignement et à la politique coloniale des gouvernements républicains[1].
En 1885, il est réélu sur une liste monarchiste conservatrice qui est élue tout entière et votera contre le retour au scrutin d'arrondissement.
Il meurt trois mois après sa dernière réélection en ayant siégé comme législateur pendant 22 ans.

[modifier] Notes et références

  1. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=4131

[modifier] Bibliographie

  • Jean Pascal, Dictionnaire des députés bretons de 1789 à 1983, PUF, 1983.
  • Finistère : Dictionnaire biographique illustré, Paris, Flammarion-Wagner, 1912.
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