Aubin d'Angers

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Aubin, Saint Aubin et Aubin.
La milice de Guérande face aux Normands en 919 - in : « Vie de Saint Aubin », manuscrit du XIe siècle provenant de l’abbaye d’Angers, BNF

Aubin né selon les uns à Languidic près de Vannes, et selon les autres en Pays de Guérande, en 468 ou 469[1], issu d'une famille de Bretagne insulaire installée en Bretagne armoricaine, moine, puis abbé du monastère de Tincillac[2], puis nommé malgré lui évêque d'Angers en 529, décédé en 550.

Sommaire

[modifier] Biographie et hagiographie

Son ministère sacerdotal, avec des participations à des conciles ou à des missions diplomatiques est attesté par des écrits contemporains. Son hagiographie canonique est par contre tardive.

Il est établi qu'il participa au Concile d'Angers en 540, où il servit d'interprète à Saint Tugdual auprès du roi Childebert Ier, étant bilingue (Breton, Latin/Roman). Il est aussi attesté qu'il combattit particulièrement l'inceste et les mariages consanguins durant son ministère épiscopal.

Le récit tardif qu'on a de sa vie lui attribue des miracles: il délivre des possédés; il ressuscite un jeune homme nommé Malabothe; il libère aussi de prison un innocent dont le gardien impie trouve la mort de par la volonté divine.

Saint Tugdual ou Tudual, fondateur du monastère de Tréguier et neveu du premier prince de Domnonée se serait réfugié auprès de lui à Angers après avoir fuit étant en conflit avec Conomore qui s'empare du pouvoir avec l'appui de Childebert.

[modifier] Culte

  • Reliques: Son corps déposé dans l'abbaye d'Angers, fut dispersé par deux fois, la première peu de temps après sa mort par son successeur à l'évéché d'Angers, Eutrope, vers 575-580, et la seconde fois en 873. On rapporte des miracles qu'auraient produits ses reliques, dont une apparition miraculeuse du saint, sur un cheval lumineux selon certains auteurs, qui provoque la fuite des Nortmanni (Vikings) qui assiègaient Guérande en 919.
  • Saint Aubin est le saint patron d'Angers, de Guérande, et de nombreux villages en France dont certains portent son nom. Environ 83 communes et 110 églises en France portent le vocable de Saint-Aubin. En Belgique, il est notamment le patron de l'église de Bellevaux près de Malmedy et de Honsfeld dans les Cantons de l'Est, une église lui est aussi dédiée à Namur.
  • On l'invoque pour les maladies d'enfants. Saint Aubin est devenu le patron des boulangers et pâtissiers.

[modifier] Voir aussi

Abbaye Saint-Aubin d'Angers

[modifier] Références

  1. il semble établi a minima qu'il est né en « Vénétie » selon l'appellation de l'époque pour désigner le Royaume breton de Vannes entre 467 et 470, les deux villes revendiquant son lieu de naissance sont toutes deux à cette époque dans cette « principauté »
  2. Ce lieu est cité deux fois dans les écrits ayant trait à Saint Aubin : Dans les « Epistola » de l'évêque Fortunat (VIe siècle) : Tincillacensis locus et dans la "Vie de Saint Aubin" (BN) : Monasterium Tincillacense - certain auteurs y voient Tillières en Anjou, d'autres, Théhillac, près de Redon aujourd'hui en Morbihan et à l'époque en « Pays de Guérande » (Bro Wenrann)
  3. D'où un dicton: "Taille au jour de Saint Aubin, Pour avoir de gros raisins".
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