Ver-sur-Mer

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Ver-sur-Mer
La digue de Ver-sur-Mer.
La digue de Ver-sur-Mer.
Blason de Ver-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Canton Ryes
Intercommunalité Communauté de communes de Bessin, Seulles et Mer
Maire
Mandat
Philippe Onillon
2014-2020
Code postal 14114
Code commune 14739
Démographie
Gentilé Vérois
Population
municipale
1 576 hab. (2011)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 55″ N 0° 31′ 42″ O / 49.3319444444, -0.528333333333 ()49° 19′ 55″ Nord 0° 31′ 42″ Ouest / 49.3319444444, -0.528333333333 ()  
Altitude 42 m (min. : 0 m) (max. : 56 m)
Superficie 9,01 km2
Localisation

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Ver-sur-Mer (prononcé [vɛʁ.ɬ͡syʁ.mɛʁ]) est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 1 576 habitants[Note 1] (les Vérois).

C'est une station balnéaire sur la Manche.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est à 25 km de Caen et à 16 de Bayeux, elle se situe sur la Côte de Nacre.

Avec Graye-sur-mer et Meuvaines, Ver-sur-mer abrite de vastes marais arrière-littoraux, protégés de la mer par un mince cordon dunaire et s'appuyant contre la falaise morte d'âge jurassique. Les eaux douces piégées à l'arrière des dunes ont favorisé la création d'une mosaïque de milieux à la productivité biologique élevée. Ces marais sont inscrits sur la liste des sites Natura 2000 de l'inventaire national du patrimoine naturel sous le code : FR2500090 - Marais arrière-littoraux du Bessin[1].

La commune est traversée par un fleuve côtier : la Provence. Ce cours d'eau alimentait de nombreux moulins aujourd'hui disparus.

Communes limitrophes de Ver-sur-Mer[2]
Mer de la Manche
Meuvaines Ver-sur-Mer[2] Graye-sur-Mer
Crépon Sainte-Croix-sur-Mer

Histoire[modifier | modifier le code]

À marée basse, la plage entre Ver et Asnelles laisse apparaître les vestiges de la forêt de Quintefeuille (vieille de 10 000 ans). Riche en tourbe, celle-ci conserve la matière organique et représente aujourd'hui un site archéologique balayant une vaste période, du Néolithique au Moyen Âge[3]. Des fouilles y ont mis au jour des cuvettes de galets avec des ossements d'animaux, des silex taillés, des grattoirs, datant de plusieurs millénaires et témoignant de la présence humaine dès l'Âge de pierre.

Dans le Val Saint-Gerbold, près de l'embouchure de la Provence, des tombes gallo-romaines taillées dans le rocher et datant du IIIe siècle furent découvertes.

Lors de la bataille de Normandie, Ver-sur-Mer se situait à la jonction entre Gold Beach où débarquèrent les troupes britanniques et Juno Beach où débarquèrent les troupes canadiennes. La bataille coûta à la commune neuf victimes civiles, 165 maisons rasées, et 167 partiellement détruites. L'Amiral Ramsay qui commandait le débarquement établit et maintint son état major dans une maison près de la pharmacie.

L’épopée de l’America et la première liaison aéropostale transatlantique[modifier | modifier le code]

En mars 1927, le commandant Richard E. Byrd, premier homme à voler au-dessus du pôle Nord (en 1926) annonce sa collaboration avec la 'American Trans-Oceanic Company, Inc.', fondée en 1914 par Rodman Wanamaker pour franchir l’Atlantique en un vol ininterrompu. Byrd se porta ainsi candidat au prix Orteig, prix créé en 1919 par Raymond Orteig propriétaire de l’Hôtel Lafayette à New York, doté de 25 000 $ et destiné à récompenser le premier vol sans escale entre New-York et Paris.

Byrd choisit le monoplan Fokker C-2, pour sa similitude avec le Fokker F.VII qu’il utilisa lors de son vol en Arctique. Cet aéronef, doté de trois moteurs 220hp Wright J-5 était immatriculé NX-206 et portait le nom de America.

Lors d’un vol d’essai le 16 avril 1927, l’avion pique du nez et s’écrase à Hasborough, New Jersey, blessant trois des quatre occupants, dont Byrd qui se fracture le poignet et Floyd Bennet, le navigateur aux commandes des instruments qui, lui, est sérieusement atteint. Anthony Fokker, le concepteur de l’avion lui suggère de remplacer le navigateur par Bernt Balchen, un pilote d’essai norvégien de la compagnie Fokker (Balchen avait participé à la fameuse Roald Amundsen's airship expedition de 1926 au pôle Nord).

Le 8 mai, l’oiseau blanc de Nungesser et Coli décolle du Bourget et disparait. Le 11 mai Rodman Wanamaker déclare que l’America ne décollera pas tant que la situation de l’oiseau blanc ne serait éclaircie. Au même moment, un jeune Américain Charles Lindbergh arrive à New York à bord de son avion, un Ryan B-1 Brougham nommé "The Spirit of St. Louis". Le matin du 20 mai, Lindbergh s’envole de New-York et trente-trois heures plus tard, le 22 mai atterrit à Paris revendiquant le prix Orteig.

Regardant davantage l’intérêt scientifique de l’aventure, Byrd continue ses préparatifs. Entre temps, une nouvelle traversée transatlantique est réalisée par Clarence D. Chamberlin et Charles A. Levine sur le Bellanca “ Colombia “ qui atterrit à Berlin le 6 juin 1927 après 42 heures de vol.

Tôt le matin du 29 juin, l’America s’envole du Roosevelt Field a New York, direction Paris, avec à son bord : le commandant Richard E. Byrd, Bert Acosta et Bernt Balchen comme seconds pilotes, et le lieutenant George O. Noville, ingénieur de vol et opérateur radio. La météo s’avère particulièrement défavorable à l’expédition.

Après le survol des côtes de Nouvelle Angleterre, Bert Acosta perd accidentellement le contrôle de l’appareil qui pique vers les flots. Une correction de Balchen permet de sauver in-extremis l’appareil. Un peu plus tard, de gros problèmes de réception radio apparaissent quand Noville coince son pied dans les câblages. Le brouillard aux abords des côtes françaises empêche toute visibilité du sol. La pluie qui tombe à torrents ne permet pas aux aviateurs d'apercevoir les signaux lumineux des champs d’aviation sur leur route. Les informations les plus contradictoires sont lancées; de nombreux points de la côte et des environs de Paris, de Marseille même, les appels de détresse de l'America sont perçus.

Aveuglé, noyé, perdu dans la pluie qui tombe à torrents, à 1 h. 10, Byrd, toujours errant, demande par T. S. F. qu'on lui indique un terrain d'atterrissage, même en dehors de Paris. Il a renoncé au Bourget. L'avion n'a plus que trois heures d'essence. Mais personne n’arrive à localiser les appels.

La nouvelle se répand que l'America aurait atterri à Issy-les-Moulineaux Et puis, c'est la désillusion. Le démenti brutal arrive un quart d'heure après.

Toutes les stations radiotélégraphiques de la côte française, les bateaux, le Bourget lui-même, cessent leurs appels vains. Seule la station du Havre s'entête à « attaquer » l'America qui ne répond pas.

Et la pluie diluvienne continue de tomber. Les curieux quittent en masse l'aérodrome du Bourget. Les phares qui n'ont cessé de fouiller le ciel durant la nuit, rentrent leurs pinceaux lumineux; les fusées se sont éteintes.

À huit heures du matin, on ne sait encore rien du sort des aviateurs. Des agents de police envoyés en reconnaissance aux environs des aérodromes sont rentrés sans avoir trouvé aucune trace de l'America.

Enfin, au début de la matinée, une nouvelle précise inattendue du correspondant Bayeux du journal Ouest Eclair[4]. tombe : Byrd et ses compagnons ont amerri à Ver-sur-Mer. Ils sont saufs.

Les aviateurs, perdus dans la brume, se guidaient sur le phare du Havre; leur intention était de suivre l'estuaire de la Seine.

Ayant aperçu la lumière du phare de Ver-sur-Mer, ils piquèrent droit dans sa direction, tournoyèrent un moment au-dessus de la petite station balnéaire et amerrirent à 2h32 à 200 mètres du rivage à basse mer. Le choc fut assez violent et le train d'atterrissage se disloqua. Les quatre aviateurs prirent place sur un léger radeau en caoutchouc et gagnèrent la rive. Avant de l'atteindre, deux d'entre eux tombèrent à l'eau, mais réussirent promptement à rejoindre leurs camarades à la nage. La mer se retirait lentement et l'avion se trouvait peu à peu dégagé.

Les restes de l'America sur la plage de Ver-sur-Mer.

Le commandant Byrd et ses compagnons qui étaient à bout de forces s'étendirent sur le sable et s'y reposèrent pendant près d'une heure Ils décidèrent ensuite d'aller demander du secours dans la localité et prirent ensemble le chemin du phare dont les lueurs les avaient guidées dans la nuit. Il était 4 heures moins le quart lorsqu'ils frappèrent à la porte du gardien M. Lescop. En quelques mots, le lieutenant Bert Acosta, pilote de l’America qui s'exprimait assez facilement en français expliqua la détresse de ses compagnons. Nous mourons de faim et de soif dit-il. M. Lescop et sa famille firent aussitôt chauffer du café et s'empressèrent d'offrir une chambre aux aviateurs.

Deux d'entre eux acceptèrent avec empressement cette cordiale hospitalité, pendant que le commandant Byrd, toujours inquiet sur le sort de son appareil, reprenait, avec son pilote, le chemin de la plage. Ils demandèrent avec instance à M. Lescop de leur procurer une barque à moteur pour renflouer l’appareil. Celui-ci fut arrimé à de solides câbles. Dès le lever du jour, une foule innombrable de curieux de toutes les localités voisines stationnaient sur la plage.

Les aviateurs regagnèrent par la suite Paris en train où ils furent reçus et félicités par les officiels. Et notamment le Président Doumergue.

Avant son départ, la poste américaine avait confié à Byrd un sac de 70 kg de courriers : 300 lettres furent sauvées de la noyade et furent oblitérées à la poste de Ver-sur-mer.

La première liaison aéropostale transatlantique fut donc réalisée sur la ligne New-York/Ver-sur-mer.

Un musée de la commune relate cette épopée[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ver-Sur-Mer

Les armoiries de Ver-sur-Mer se blasonnent ainsi :

D'azur à la barre d'argent chargée de quatre roses de gueules, accompagnée, en chef, d'un château de trois tours non crénelées aussi d'argent, sans pan de mur, ajourées, maçonnées et couvertes de sable, la tour du milieu plus haute et ouverte du même, celles des flancs en arrière-plan et en pointe, d'une meule de moulin posée en barre en demi profil issant de trois ondes alésées le tout d'argent.

Parc éolien[modifier | modifier le code]

La commune devrait se trouver en face du parc éolien dit de Courseulles-sur-Mer. Ce projet se compose de 75 éoliennes en mer d’une capacité unitaire de MW pour une puissance totale de 450 MW. Ce projet suscite de nombreuses inquiétudes et débats quant au développement futur du tourisme balnéaire[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
août 1865 mai/juin 1871 Alexandre Colleville - -
mai/juin 1871 janvier 1881 Jean-Jacques Grin - -
janvier 1881 mai 1892 Alexandre Colleville - -
mai 1892 juillet 1909 Jacques Bourguais - -
juillet 1909 décembre 1919 Paul Pothet - -
décembre 1919 mai 1925 Armand Halot - -
mai 1925 mai 1935 Georges Bonnet - -
mai 1935 novembre 1937 Laurent Braun - -
décembre 1937 novembre 1944 Armand Vautier - -
novembre 1944 mai 1945 Joseph Coiffier - -
mai 1945 octobre 1947 Henri Jaquot - Pharmacien
octobre 1947 mai 1953 André Bidon - Notaire
mai 1953 1989 Jacques Ronnaux-Baron - Notaire
mai 1989 1995 Gérard Marie - -
mars1995 mars 2001 Alain Ehrhold - -
mars 2001 mars 2008 Pierre Frédéric - -
mars 2008 en cours Philippe Onillon[7] SE Ingénieur PSA, retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Ver-sur-Mer fait partie de la communauté de communes de Bessin, Seulles et Mer dont elle abrite le siège[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

Une des dernières maisons d'avant guerre dans Ver-Plage, rue Robert Riethe.

En 2011, la commune comptait 1 576 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 395 1 114 1 276 1 334 1 330 1 302 1 252 1 185 1 150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 137 1 160 1 108 1 004 941 839 801 803 708
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
727 712 753 668 661 622 694 666 605
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
623 580 701 966 1 359 1 307 1 508 1 565 1 576
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Martin de Ver-sur-Mer est une église romane, à plan en croix latine, à vaisseau unique et dont la tour isolée est composée de cinq niveaux. Sa construction principale s’étale entre le XIe et XIVe siècle, et est pour essentiel constituée en calcaire.

L'église Saint-Martin.
Plan de l'église paroissiale Saint-Martin

L’entrée et sa tribune[modifier | modifier le code]

À l’extérieur, la porte est surmontée d’un bas-relief signé Louis Valtat représentant saint Martin à cheval donnant la moitié de son manteau à un mendiant. Ce bas-relief fut sculpté par l’artiste lors d’un de ses séjours à Ver et à Asnelles en 1918. L'entrée est surmontée d'une tribune en pierre revêtue de bois et divisée en trois espaces : un vestibule d'entrée central et deux pièces latérales comportant chacune un escalier.

La tribune, de laquelle on a une intéressante vue d'ensemble de la nef et du chœur, comporte :

  • un bas-relief qui représente, selon la légende, Saint Gerbold parvenant d'Angleterre au Vlle siècle, le cou enchaine à une meule de moulin.
  • deux statues du XIXe siècle : au sud, saint Martin, au nord, saint Gerbold.
  • deux tableaux d'autel du début du XIXe siècle, huiles sur toiles, d’auteurs inconnus, l'un représentant La Résurrection (copie d'œuvre de Carl Van Loo gravée en 1755) et l'autre L'Agonie du Christ.

La nef[modifier | modifier le code]

Dans la nef, de part et d'autre de l'entrée, deux confessionnaux de pierre qui étaient autrefois accolés à la façade ont été replacés sur le devant de la tribune. Les fonts baptismaux datant du XIXe siècle ainsi que le bénitier sont en marbre veiné. Tout autour de la nef, le chemin de croix de la fin du XIXe siècle, en peinture à l’huile sur toile, d’auteur inconnu, représente le cycle de la Passion.

Les fonts baptismaux.
Le bénitier.

Une maquette de bateau à quatre mâts, le Stella Maris (nom d'une maison des gens de mer ou foyer d'escale pour marins) fut offerte par MM. Lepareur et Lepretre en ex-voto, en aout 1936.

Les dix verrières de la nef (1948-59) sont signées de G. Sagot, maitre verrier à Bayeux.

On retrouve :

L'arc triomphal est peint depuis la fin du XIXe siècle de quatre scènes figurant le Calvaire, la Passion, les saintes Femmes au tombeau, l'Apparition à Madeleine, l’auteur en est Louis Frédéric Panchet dit Bellerose.

Le transept[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Vierge du XIXe siècle, sise dans le bras sud du transept, est garnie d'un autel du XXe siècle. Le retable en chêne et le tabernacle en marbre blanc du XVIIIe siècle sont encadrés par des colonnes ioniques et garnis de guirlandes de fleurs et de pots à feu (flambeaux de plâtre ou de pierre). L’iconographie du couronnement représente Dieu le père.

La chapelle Saint-Joseph du XIVe siècle sise dans le bras nord, présente un autel secondaire garni d'une statue de saint Joseph (XIXe siècle) et d'un retable du XVIIIe siècle surmonte de pilastres d’ordre corinthien et de pots à feu.

À la croisée du transept, l'ensemble comprenant deux tabourets et un fauteuil de célébrant à forme dantesque est du XIXe siècle ainsi que les clochettes (bronze).

Le chœur[modifier | modifier le code]

Il présente deux verrières signées de Sagot en 1933 et 1934:

  • Annonciation avec Dieu le Père.
  • Mariage de la Vierge avec saint Joseph (une apparition, la porte d'une ville, une tour fortifiée, les tables de la loi, un chandelier à sept branches).

Au centre : le Sacré-Cœur régnant sur les nations, vitrail offert par la famille américaine Dewey au cours de la reconstruction, en souhaitant la paix entre les nations. En mémoire, deux écussons, américains et français se trouvent en haut du vitrail.

L'imposant tabernacle en marbre veiné est clos d'une porte en bronze ornée d'un agneau mystique et d’étoiles.

Au fond du chœur, une Charité de saint Martin (statue équestre du XVe siècle) figure saint Martin encore soldat et catéchumène partageant son manteau avec un gueux.L'ensemble du maître-autel datant du XVIIIe siècle a été démonté lors des travaux d'après-guerre. Il en subsiste les lambris (remontés en partie dans la sacristie).

Le cimetière[modifier | modifier le code]

Au sud du bâtiment s'étend l'ancien cimetière de la commune, aux nombreuses tombes particulièrement ouvragées. Contre le mur de la nef, se situent les tombeaux de Louis Jacques Germain Édouard Lair de Beauvais, ancien architecte de la ville de Bayeux et maître d'ouvrage des travaux de la sacristie et de la chapelle sud, décédé le 25 juin 1851, et de son épouse Marie-Jeanne Élizabeth Félicité Le Sieur, morte le 8 avril 1852.

Le campanile[modifier | modifier le code]

Le magnifique campanile (tour clocher) du XIe siècle est isolé du reste de la bâtisse à la manière italienne.

Il est percé de nombreux trous de boulins qui ont été récemment bouchés par des plaques d’ardoise afin de ne plus servir d’abri à pigeons et ainsi en limiter les dégradations.

Ces trous sont des traces d'échafaudages aussi appelés pots de colombier. L'écart respecté entre chaque palier d’échafaudage est une hauteur d'homme.

La tour présente cinq étages, les trois derniers, en retrait par rapport aux autres, confèrent à l'édifice son profil effilé et original. On rencontre plus couramment en Bessin, des tours de trois étages construites au centre de l'église. Les deux étages inférieurs sont massifs. La base est ornée de contreforts plats et le premier étage d'une galerie d'arcades aveugles.

Les trois étages supérieurs répètent la même disposition des baies en plein cintre géminées par une colonne centrale avec un décor géométrique. La couverture est une pyramide à degrés en pierre (couronnement identique à Thaon). Comme sur la plupart des tours, la décoration et les ouvertures augmentent d'étage en étage.


Culture[modifier | modifier le code]

La rosière de Ver-sur-Mer[modifier | modifier le code]

La rosière de Ver-sur-Mer est un vaudeville en un acte de 1884, écrit par Gabriel Pélin et dont l’action se déroule à Ver-sur-Mer.

Elle a été représentée pour la première fois, en janvier 1884, sur les théâtres de Montmartre et des Batignolles.

La farce, qui met en scène un épicier retiré cherchant à trouver un parti pour ses nièces, mêle les ressorts de l’amour contrarié, de la duperie et du comique de situation. Le dénouement, heureux, se conclut par une ronde.

Le cadre évoque l’ambiance des stations balnéaires de la fin du XIXe siècle : casino, promenades au bords de mer, régates…

Extrait :

Ronde de Ver-sur-Mer

Ver-sur-Mer est un village
Ous qu’on a ben d’lagrément;
C’est bien la plus belle plage
De tout le département.
Cette plage est vertueuse
Y a pas d’gommeux séducteurs
C’est pas là qu’la cascadeuse
Peuit trouver des amateurs
L’train jaun’ s’arrête à Courceulles
Pas d’danger pour les maris
Y peuv’ laisser leurs fem’ seules
Et passer sous la port’ Saint Denis,
C’est un rendez-vous d’famille
Allez-y vous s’rez veinards
Vous y trouverez les filles
Vertueuses des Bidards.
Aussi l’auteur de l’ouvrage
Qu’on vous joue en ce moment
Grâce aux beautés du rivage
Vous d’mand’ un encourag’ment.


Cette œuvre, tombée dans l’oubli, fut redécouverte en mai 2013 par un amoureux de la commune qui la réédita à compte d’auteur pour l’offrir à la bibliothèque municipale[11].

Elle fut mise en scène et représentée les 17 et 18 mai 2014 pour la première fois dans la commune[12].

Représentation du vaudeville : La Rosière de Ver-sur-mer par Gabriel Pélin le 17 mai 2014

Une rue du bord de mer porte le nom de l’auteur qui venait en villégiature dans la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Édouard Lair de Beauvais (1790-1851), architecte de la ville de Bayeux, est inhumé dans le cimetière paroissial.
  • Jean Elivaire (1824 à Courseulles-1862 idem), architecte de villas de villégiature en Côte de Nacre, signa trois villas sur le boulevard de la Plage.
  • Louis Valtat, (1869-1952), peintre, sculpteur fit de fréquents séjours dans la ville où il sculpta sur la porte de l'église un Saint-Martin en 1918.
  • Général Charles Ailleret (1907-1968), chef d'État-Major des armées, inhumé dans le cimetière communal.
  • Henri Delacroix (1907-1974), architecte de la cité des 4 000 (La Courneuve) y résida dans la maison familiale, lors de la reconstruction de Caen et Bayeux à laquelle il participa activement. Il signa dans cette commune trois villas (Sauvagine aujourd'hui rebaptisée La Mermanville, Tadorne et Sterne) ainsi que la nouvelle école abritant aujourd'hui également la mairie[13].
  • André Frank (1909-1971), homme de télévision, vécut durant toute son enfance à Ver-sur-Mer, dans la villa Juliette.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marais arrière-littoraux du Bessin sur le site de l'INPN
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Forêt de Quintefeuille. Tourbes de Ver et Asnelles, Néolithique, Gallo Romain et Moyen Âge.
  4. Archives du journal Ouest Eclair sur Gallica.
  5. Site du musée de l'America-Gold beach.
  6. Débat public parc éolien de Courseulles-sur-mer
  7. Réélection 2014 : « Ver-sur-Mer (14114) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 avril 2014)
  8. Communauté de communes Bessin Seulles et Mer
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  11. « Ouest-france.fr - La redécouverte de La Rosière » (consulté le 27 mars 2014)
  12. « Ouest-france.fr - Plus de 200 personnes ont vu La Rosière de Ver-sur-Mer »
  13. Les constructions Delacroix de Ver-sur-Mer

Liens externes[modifier | modifier le code]

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