Rigaud (Québec)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rigaud.
Rigaud
Drapeau de Rigaud
Drapeau de Rigaud
Église Sainte Madeleine et pont Rigaud-De Cavagnal au-dessus de la rivière Rigaud
Église Sainte Madeleine et pont Rigaud-De Cavagnal au-dessus de la rivière Rigaud
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Réal Brazeau
2009 - 2013
Constitution 1995
Démographie
Gentilé Rigaudien, Rigaudienne ou Rigaudin
Population 7 346 hab. (2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 45″ N 74° 18′ 08″ W / 45.479151, -74.30225445° 28′ 45″ Nord
       74° 18′ 08″ Ouest
/ 45.479151, -74.302254
  
Superficie 9 908 ha = 99,08 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire -5
Indicatif +1-450
Code géographique 71133
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Montérégie

Voir sur la carte administrative de Montérégie
City locator 14.svg
Rigaud

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Rigaud

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte topographique du Québec
City locator 14.svg
Rigaud

Rigaud est une municipalité située au nord-ouest du pays du Suroît (Montérégie) au Québec (Canada). Elle fait partie de la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges dans la région de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent[1],[2]. Elle est située à la frontière entre le Québec et l'Ontario, à environ 70 km à l'ouest de Montréal et 130 km à l'est d'Ottawa. Sa population est de 7 715 habitants en 2011[3].

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation de Rigaud dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges
Rivière à la Raquette
Faune de Rigaud

Rigaud est située à l'extrémité nord-ouest du Suroît sur la rive droite de la rivière des Outaouais, donnant au nord vers la région des Laurentides. Les municipalités voisines sont Hudson, Vaudreuil-Dorion (secteur de Hudson Acres), Sainte-Marthe, Très-Saint-Rédempteur, Hawkesbury Est et Pointe-Fortune. La municipalité faisant face de l'autre côté de l'Outaouais est Saint-André-d'Argenteuil. La situation géographique avantageuse de Rigaud, à la tête de la rivière des Outaouais, puis entre les régions métropolitaines de Montréal et d'Ottawa, contribue tout au long de son histoire à son développement économique.

La municipalité couvre une superficie de 99 km2. Le relief se compose, au nord, de la plaine riveraine de la rivière des Outaouais et, au sud, de la montagne de Rigaud. La rivière des Outaouais et le mont Rigaud dominent le paysage. La plaine riveraine est en partie boisée et en partie agricole. La montagne de Rigaud couvre 47 km2. Elle comporte beaucoup de pierres parsemant le boisé qui le couvre. Il s'agit de moraine de fond : des morceaux de rocs qu'un glacier a arrachés à son lit, le socle rocheux du Bouclier canadien, morceaux qu'il a réduits et arrondis en roulant dessus, les transportant et les perdant dans cette cuvette, il y a quelques milliers d'années, à la fin de la glaciation du Wisconsin. La lithologie de Rigaud se caractérise par trois zones : un substrat du Cambrien composé de grès, conglomérat, calcaire et dolomie dans l'aire riveraine allant de Rigaud à Vaudreuil (grès de Postdam, formations de Brador et de Forteau), une aire de dolomie et grès de l'Ordovicien inférieur au pourtour de la rivière Rigaud (groupe de Beekmantown et formation de Romaine), ainsi que le granite du Protérozoïque sur la montagne de Rigaud[4]. Les sols de la plaine sont faits d'argile alors que la montagne de Rigaud est composée de surface rocheuse et de loam. La pointe à la Raquette est plutôt alluvionnaire et vasière[5].

La rivière des Outaouais est un cours d'eau important se jetant dans le lac des Deux Montagnes un peu en aval de Rigaud. Un élargissement de la rivière forme la baie de Rigaud au nord de la municipalité. Plusieurs tributaires de la rivière des Outaouais s'y jettent à Rigaud, notamment la rivière Rigaud et la rivière à la Raquette ainsi que les ruisseaux Charrete, Cadieux, Noir (autrefois Chevrier) et de la montée Choisy. Les berges de la rivière à la Raquette subissent une érosion importante. Cette rivière sort ponctuellement de son lit lors des pluies abondantes. Une large bande en rive de la rivière des Outaouais est composée de marécages inondables, particulièrement sur la pointe à la Raquette et`aux embouchures des ruisseaux Noir et Charrette. les milieux humides couvrent une superficie de 531 ha, la plus grande concentration dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges[6]. L'alimentation en eau potable se fait entièrement par l'eau souterraine, à 65 % avec l'aqueduc municipal et 35 % par des installations individuelles[7].

Rigaud, se situant dans le couloir Huntingdon - Vaudreuil-Soulanges, est parfois exposée à des orages violents[8].

La montagne de Rigaud abrite l'une des deux seules forêts anciennes de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. La forêt y est généralement intermédiaire, avec des aires matures sur le flanc nord. Des aires de forêt jeune longent également la rive de la rivière des Outaouais[9]. La colline est peuplée d'érablières à hêtraie. La faune à Rigaud comprend le cerf de Virginie, la salamandre maculée. Plusieurs oiseaux y séjournent, dont le grand pic, le dindon sauvage, la gélinotte huppée, le hibou, la chouette.

Histoire [modifier]

Article détaillé : Seigneurie de Rigaud.
Francois-Pierre de Rigaud de Vaudreuil
Pont sur la rivière Rigaud, vers 1910
Jardin de l'enfance
Gare de Rigaud

« L'histoire de Rigaud, c'est bien plus que l'arrivée du premier de ses desservants, la construction de la première église, l'érection civique de la paroisse, du village, puis de la ville, la fondation du Collège et du Couvent, l'inauguration du sanctuaire de Lourdes, l'ouverture de la première école, que sais-je encore ? C'est surtout et avant tout l'histoire de l'Homme, de ses joies, de ses peines, de ses aspirations, de ses convoitises, de ses espoirs, de ses déceptions, de ses misères, de ses réussites, de ses qualités et de ses défauts. Et chez cet homme, ce qui m'intéresse, c'est sa façon de vivre, de travailler, d'aimer, de souffrir, de s'amuser et, disons-le, de pécher.
---Robert-Lionel Séguin, ethnologue[10] »

Avant l'arrivée des Européens, les Algonquins habitent le territoire de Rigaud. Ils délaissent leur village et territoire de chasse en raison des conflits avec les Iroquois. Étienne Brûlé est le premier Européen à explorer la rivière des Outaouais en 1611. Il explore la rivière avec Samuel de Champlain en 1615[11]. En 1732, la seigneurie de Rigaud est concédée aux frères Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial et François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil, qui sont seigneurs de Vaudreuil. Le toponyme de la municipalité actuelle de Rigaud évoque les premiers seigneurs des lieux[12]. Le toponyme Vaudreuil honore plutôt Philippe de Rigaud de Vaudreuil, père de François-Pierre et de Pierre, qui héritent de la seigneurie de ce nom en 1725. Pierre de Rigaud de Vaudreuil est nommé gouverneur de Nouvelle-France en 1755 et la capitulation en 1760 amène les frères Rigaud de Vaudreuil à retourner en France et à vendre la seigneurie à Michel Chartier de Lotbinière. En 1762, Joseph Raymond arpente treize terres à l'anse à la Raquette[13].

Rigaud est fondée en 1783 alors qu'y est construite la première maison[14],[15]. En 1792 est construit le premier chemin[16]. Au tournant du XVIIIe siècle, Rigaud se développe comme relais pour les bûcherons et draveurs et regroupe 12 auberges. Plus tard, Rigaud devient un important port d’embarquement du bois et du grain en direction de Montréal[17]. Une première chapelle est érigée en 1800. La première sucrerie est créée en 1806. En 1810, un premier pont de bois est jeté sur la rivière Rigaud. Dix ans plus tard, une première église, l’église Sainte-Madeleine, est construite en pierre. Le nom de la paroisse de Sainte-Madeleine-de-Rigaud rappelle sainte Marie Madeleine de même que Louise-Madeleine Chaussegros de Léry, fille de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry et épouse de Michel Chartier de Lotbinière, seigneur de Rigaud[12]. Le nom de la paroisse de Saint-Michel-de-Vaudreuil est construit de la même façon puisque le prénom honore Michel Chartier de Lotbinière[18]. Le moulin banal seigneurial est implanté en 1830[16]. La traverse Pointe-Fortune-Carillon est mise en service en 1833 sur la rivière des Outaouais. Elle permet dorénavant de mieux se déplacer vers les régions des Basses-Laurentides et des Laurentides[19]. Le bureau de poste ouvre en 1835. En 1844, une première croix est érigée sur le sommet de la montagne de Rigaud[16].

En 1845, comme le gouverneur Charles Theophilus Metcalfe ordonne que dans chacune des paroisses du Bas-Canada soit mis en place une municipalité civile où la population doit élire un maire et six conseillers, a lieu la première élection populaire à Rigaud. Le maire élu est Amable-Clément Cholet et le secrétaire-trésorier est Flavien Madore. Toutefois, une grande partie des citoyens refusant de payer leurs taxes, croyant le conseil municipal inconstitutionnel, cette première tentative d'administration municipale échoue. Par ailleurs, cette même année, quatre concessions au sud de la seigneurie de Rigaud se détachent pour former la paroisse de Sainte-Marthe[20]. En 1850, le curé Joseph Désautels fonde le Collège Bourget sur la recommandation de l'archevêque de Montréal, Ignace Bourget[21]. Un an plus tard, la commission scolaire de Rigaud est fondée et Firmin Hudon en est le premier président[16]. En 1855, l'Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada met en place le régime municipal québécois. La municipalité de paroisse de Sainte-Madeleine de Rigaud est alors créée. Le premier maire en est Cornelius McGrevy. En 1856, le presbytère de Sainte-Madeleine de Rigaud est détruit par un incendie[20]. En 1859, les sœurs de Saint-Anne s’établissent à Rigaud. En 1874, le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes sur la montagne de Rigaud est créé[16].

En 1880, trois municipalités se détachent de la municipalité de paroisse de Sainte-Madeleine de Rigaud : Très-Saint-Rédempteur, Pointe-Fortune, de même que la municipalité de village de Rigaud. Joseph Alphonse Chevrier devient le premier maire du village de Rigaud[22]. La municipalité de la paroisse est désormais restreinte aux secteurs ruraux. En 1889, une gare du Canadien Pacifique est aménagée. En 1891, la fabrique de Sainte-Madeleine fait construire d'immenses remises pour chevaux sur la rue Saint-Antoine, près de l'église[23]. Vers 1893, la municipalité décide de faire construire l’aqueduc municipal en prolongement de l’aqueduc du collège Bourget qui lui est transféré. Ce projet amène une controverse au conseil municipal, certains conseillers privilégiant l'achat du vieil aqueduc d'Octave Chevrier, moins cher mais de capacité moindre, puis une requête d'annulation de l'élection de 1897 et la nomination de conseillers municipaux par le lieutenant-gouverneur en conseil[15],[24]. En 1897, Archibald de Léry MacDonald acquiert la seigneurie de Rigaud. En 1900, la Banque Imperial du Canada implante une succursale à Rigaud. Le service téléphonique est disponible en 1901. Le presbytère est construit cette même année alors que la statue du Sacré-Cœur est érigée deux ans plus tard. L’électrification du village se fait en 1906[15]. En 1909, la compagnie Northern Explosive implante une manufacture de munitions à proximité du chemin de fer du Canadien Pacifique. Plusieurs familles attirées par les possibilités d'emploi, s'établissent près de l'usine, ce qui crée le hameau de Dragon, alors desservi par une gare de train et un bureau de poste. Une explosion accidentelle détruit presque entièrement les installations de la Northern Explosive et fait quatre victimes[25]. En 1911, la municipalité de village devient la ville de Rigaud. Le maire est alors Archibald de Léry Macdonald, propriétaire des droits de la seigneurie de Rigaud jusqu'en 1910, alors que la municipalité de Rigaud se prévaut de la nouvelle loi pour racheter les titres de la seigneurie[15]. En 1920, l’église Sainte-Madeleine, érigée cent ans plus tôt, est reconstruite. Dix ans plus tard, l’école normale Saint-Viateur ouvre ses portes à Rigaud[15].

En 1933, les sœurs de Sainte-Anne ouvrent le Jardin de l'enfance, école primaire, aussi surnommé le Petit collège car il prépare à l'entrée au Collège Bourget[8]. L’année suivante, la caisse populaire de Rigaud est fondée. En 1940, la gare actuelle de Rigaud est construite. La même année, on bâtit la maison Charlebois pour la formation des novices clercs de Saint-Viateur de Montréal et pour l’infirmerie pour les religieux malades. En 1951, la croix sur la montagne de Rigaud devient illuminée[15]. En 1957, le village prend de l’expansion avec la construction de maisons sur le terrain de la fabrique et dans le nouveau projet domiciliaire Domaine Saint-François de l’autre côté de la rivière Rigaud[15].

L'aréna est ajouté au collège Bourget en 1963 alors que le gymnase et la piscine sont construits en 1973[21]. En 1968, le Jardin de l’enfance est transformé en école publique de la Commission scolaire de Rigaud et de la Commission scolaire de Vaudreuil[8]. En 1969, on construit le foyer de Rigaud[15].

En 1984, la ville de Rigaud procède au projet d’assainissement et de traitement des eaux. Deux ans plus tard, la station de ski Mont Rigaud est de nouveau exploitée[15]. En 1991, la Ville de Rigaud établit, sous l'impulsion de Georges Denizot et du Frère André Daoust, un jumelage avec la commune de Courseulles-sur-Mer en Normandie[26]. En 1993, le centre local de services communautaires de Rigaud ouvre ses portes[15]. La municipalité actuelle de Rigaud est le résultat de la fusion en 1995 de l'ancienne ville de Rigaud et de la paroisse de Sainte-Madeleine-de-Rigaud[14].

En 2011, le conseil municipal de Rigaud fait l'acquisition du bâtiment ayant abrité le Jardin de l'enfance pour y établir le nouvel hôtel de ville, l'édifice de l'administration municipale sur la rue de la Mairie requérant trop de mises à niveau[8]. Le règlement d'emprunt pour la réalisation du projet a été annulé par le conseil municipal après le dépôt d'une pétition de 1 229 citoyens s'opposant au projet[27].

Politique [modifier]

Administration locale [modifier]

Le conseil municipal compte, outre le maire, six conseillers[28]. Les élections ont lieu tous les quatre ans, à date fixe, tel que prévu par la législation québécoise. La division électorale de la municipalité est le district. Les conseillers municipaux siègent à plusieurs comités : voirie et hygiène du milieu; urbanisme, patrimoine, promotion, développement et toponymie; administration et découpage du territoire; relations de travail; loisir et culture; embellissement; sécurité publique; transport en commun et transport adapté. De plus, le conseil municipal désigne un représentant auprès de diverses corporations ou associations liées à des activités de la collectivité locale[29].

Maries de Rigaud, 1845 à nos jours[30]

Période Paroisse de Sainte-Madeleine de Rigaud Période Municipalité / Village / Ville de Rigaud
1845* Amable-Clément Cholet
1855-1858 Cornelius McGreevy
1858-1862 Jean-Baptiste Mongenais
1862-1864 Amable Clément-Cholet
1864-1866 Jean-Baptiste Mongenais
1866-1874 Jean-Baptiste-Amédée Mongenais
1874-1875 John Fletcher, par interim
Hugh McMillan, par interim
1875-1878 John Fletcher
1878-1881 Jean-Baptiste-Amédée Mongenais 1880-1882 Joseph-Alphonse Chevrier
1881-1895 Louis-Joseph Chevrier 1883-1888 Jean-Baptiste-Amédée Mongenais
1895-1902 Elzéar Sabourin 1889-1891 Joseph-Alphonse Chevrier
1892-1893 James Fletcher
1893-1900 Émery Lalonde*
1900-1902 Archibald de Léry MacDonald
1902-1906 Joseph-Édouard Napoléon St-Julien 1903-1904 James Fletcher
1904 Archibald de Léry MacDonald
1904-1907 Joseph-Alphonse Chevrier
1906-1910 Orphir Lalonde 1907 Gustave Boyer
1910-1911 Joseph-Édouard Napoléon St-Julien 1908-1910 Joseph-Alphonse Chevrier
1911-1912 Louis-Joseph-Napoléon Chevrier 1910-1913 Archibald de Léry MacDonald
1912-1918 Joseph-Évariste Quesnel 1913 Charles L. Champagne
1918-1919 Joseph-Édouard Napoléon St-Julien 1913-1920 Gustave Boyer
1919-1937 Elzéar Sabourin 1920-1923 Elzéar Montpetit
1923-1924 Joseph Lafleur
1924-1927 Elzéar Montpetit
1927-1933 J.O. Levac
1933-1935 Joseph Lefebvre
1937-1963 Léon Faubert 1935-1948 Oscar Gendron
1948-1951 A.E. Robillard
1951-1965 Oscar Gendron
1963-1969 Émilien Hurtubise 1965-1968 Antonio Bussière
1969-1972 René Brazeau 1968-1975 Jean-Marc Séguin
1972-1977 Conrad Cadieux 1975-1987 Aimé Aubry
1977-1979 Gildor E. Roy 1987-1991 Jean Goupil
1979-1995 Jean-Guy Faubert 1991-1995 Gildor E. Roy
1995-1999 Jean-Guy Faubert
1999- Réal Brazeau

* Première municipalité de Rigaud, avant la constitution des municipalités de paroisse.


Composition du conseil municipal
2009-2013
Maire Réal Brazeau
District 1 Rolland Parent
District 2 Martine Paquette
District 3 Aline Chevrier
District 4 Pierre Brasseur
District 5 Yvon Faubert
District 6 Mario Gauthier

L'administration municipale compte les services suivants : urbanisme; sécurité incendie; travaux publics; services récréatifs et communautaires. La municipalité de Rigaud met sur pied une première succursale du Comité 21, une organisation internationale vouée à la transmission du savoir en développement durable[31]. Le drapeau de Rigaud est blanc avec une bande horizontale supérieure étroite de couleur jaune, arborant au pan blanc le logotype et l'inscription «Municipalité de Rigaud» en noir.

Le groupe Les citoyens au courant mobilise la population de la région de Rigaud contre le projet de la compagnie Enbridge de transport de pétrole de sables bitumineux dans le pipeline passant à Rigaud et dans les municipalités limitrophes, arguant que cette entreprise est responsable du plus important déversement pétrolier en Amérique du Nord[32].

Jumelages [modifier]

Rigaud est jumelé avec :

Administration régionale [modifier]

Du point de vue régional, Rigaud fait partie de la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges. À ce titre, Rigaud est rattachée à la conférence régionale des élus de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, laquelle remplit les compétences de région administrative. La gestion des transports du ministère des Transports du Québec est assurée par la direction territoriale de l'Ouest-de-la-Montérégie. Pour le domaine du tourisme, Rigaud est rattachée à Tourisme Suroît.

Par ailleurs, à l'échelle métropolitaine, Rigaud se trouve à la frange de la région métropolitaine de Montréal mais n'y est pas rattachée sur le plan administratif, à l'instar des autres municipalités de l'ancienne seigneurie de Rigaud (Sainte-Marthe, Très-Saint-Rédempteur, Pointe-Fortune). Comme celles-ci, Rigaud ne fait pas partie de la Communauté métropolitaine de Montréal contrairement à ses voisines à l'est, Hudson et Saint-Lazare[33]. De la même façon, le territoire de juridiction de l'Agence métropolitaine de transport inclut Hudson et Saint-Lazare mais exclut Rigaud[34]. Ce découpage administratif est cohérent avec la dynamique des échanges économiques de Rigaud avec la région métropolitaine qui ne sont pas suffisants pour que Statistique Canada inclut la municipalité dans la région métropolitaine de recensement de Montréal alors que Hudson et Saint-Lazare y sont comprises[35].

Représentation provinciale et fédérale [modifier]

Rigaud fait partie de la circonscription électorale de Soulanges à l'Assemblée nationale du Québec. Au scrutin général du 4 septembre 2012, Lucie Charlebois a été réélue députée dans cette circonscription à longue tradition libérale au niveau provincial. Elle est la députée de la circonscription pour la quatrième fois depuis 2003 sans interruption.

Au Parlement fédéral, Rigaud est représenté par le député de Vaudreuil-Soulanges, dont le titulaire actuel est Jamie Nicholls, du Nouveau Parti démocratique du Canada depuis l'élection générale de 2011. Meili Faille était auparavant députée du Bloc québécois dans la circonscription depuis 2004. Une division sénatoriale du Sénat du Canada est également nommée Rigaud.

Occupation du territoire et cadre bâti [modifier]

Montagne de Rigaud
Édifice Esther-Blondin
Aire de service de Rigaud

Occupation du territoire [modifier]

Les terres agricoles exploitées de Rigaud se trouvent principalement à l'ouest, sur la rive gauche de la rivière Rigaud à des fins maraîchères. La plaine de la rivière à la Raquette à l'est est peu occupée dans sa partie nord en raison de la présence de marécages dans la pointe; le territoire est occupée à diverses fins incluant une sablière, un pôle de service au transit, un terrain de camping et des petites fermes équines. La montagne de Rigaud, le long de la crête du chemin Saint-Georges et au haut de la rue Bourget, offre un point de vue sur la rivière des Outaouais et les Laurentides. C'est un secteur boisé, comptant des sentiers de randonnée, quelques secteurs isolés de résidences champêtes récentes de même que d'anciens chalets, auxquelles s'ajoutent des exploitations récréotouristiques[36].

Le noyau urbain de Rigaud, qui correspond à peu près à l'ancienne ville de Rigaud, est relativement ancien et d'architecture québécoise traditionnelle. Il s'organise autour des axes routiers primaires que sont les rues Saint-Jean-Baptiste et Saint-Pierre, de même que la rue Saint-Viateur. Il compte la quasi totalité des entreprises, commerces services et institutions que compte la municipalité.

Plusieurs hameaux et secteurs occupés parsèment le territoire rural dans l'ancienne municipalité de paroisse de Sainte-Madeleine-de-Rigaud :

  • Le hameau de Choisy, ancien et champêtre, se trouve en bordure de l'Anse près de Hudson[37].
  • Le hameau de Dragon, près de la pointe à la Raquette en bordure du chemin de fer, a été développé durant la Première Guerre mondiale. Le toponyme du hameau provient de du dragon doré représenté sur le logotype de l'entreprise Northern Explosive qui s'y était établie[38]. Le parc du Dragon d'Or, à thématique du vélo, y est aménagé sur le site d'un ancien hôtel du même nom.
  • Le secteur de Mountain Ranches est constitué de poches résidentielles champêtres récentes sur le flanc nord de la montagne de Rigaud; il est accessible par le chemin de la Mairie.
  • Le Petit-Brulé est un secteur rural et agricole sur la rive droite de la rivière Rigaud près de la station de ski Mont Rigaud. Le sol de ce secteur est sujet à des glissements de terrain[39].
  • Rigaud-sur-le-Lac, sur la rivière des Outaouais à l'embouchure de la rivière Rigaud, se compose d'anciens chalets, dont plusieurs transformés en résidences, connaît un développement résidentiel récent.

L’oléoduc Montréal-North Westover traverse la rivière des Outaouais et passe au travers le territoire de Rigaud[40].

Cadre bâti [modifier]

La plupart des logements à Rigaud sont des maisons individuelles. Les appartements représentent néanmoins 12 % du stock de logements en 2011[41].

Typologie de logements, 1996 et 2011

Type de logement 1996 Part (%) 2011 Part (%) Variation
Maison individuelle non attenante 1 605 70,2 % 2 320 75,6 % en augmentation + 715
Maison jumelée 80 3,5 % 110 3,6 % en augmentation + 30
Maison en rangée 65 2,8 % 110 3,6 % en augmentation + 45
Habitation mobile(a) 85 2,7 % 50 1,6 % en diminution - 35
Appartement, immeuble à 2 logements 65 2,8 % 130 4,2 % en augmentation + 65
Appartement, immeuble de moins de 5 étages 345 15,1 % 360 11,7 % en augmentation + 15
Appartement, immeuble de 5 étages ou plus 0 - % 0 - % 0
Total, logements habités en permanence 2 285 100 % 3 070 100 % en augmentation + 785
Logements non habités en permanence nd 185 5,7 %

nd Non disponible

Planification d'urbanisme [modifier]

Les principales orientations de la municipalité en matière d'urbanisme se définissent ainsi :

  • Protéger et mettre en valeur le mont Rigaud, de même que les milieux humides en bordure de la rivière des Outaouais;
  • Protéger le couvert forestier et reboiser les aires déboisées et anciennes sablières et gravières;
  • Concentrer le développement résidentiel dans le village ou en consolidant les développememts déjà amorcés;
  • Viser une plus grande homogénéité des types d'habitation;
  • Étendre le réseau de sentiers de randonnée et parachever le réseau cyclable régional;
  • Consolider, développer et réseauter à travers la municipalité les pôles récréotouristiques liés à la randonnée, au plein air, au patrimoine, à la gastronomie, à l'agrotourisme et au nautisme;
  • Consolider le rôle de pôle de services de Rigaud, renforcer le pôle du village en améliorant le cadre physique, en complétant et en diversifiant la trame commerciale, en intégrant les institutions et en développant l'offre culturelle;
  • Protéger les terres agricoles, favoriser la remise en culture et implanter des fermettes;
  • Développer la fonction industrielle[42].

Population [modifier]

Les données sociodémographiques sont tirées ou calculées à partir des recensements quinquennaux de la population[41].

La population totale de Rigaud est de 7 346 habitants en 2011 selon le recensement. De cette population, 4 394 habitants, ou 59,8 %, vivent à l'intérieur du village de Rigaud, alors que 2 952 habitants, ou 40,2 %, vivent dans les aires rurales de la municipalité. La population totale de la municipalité augmente sensiblement, notamment depuis 2001. Le taux de croissance de la population est de 8,3 % entre 2006 et 2011. Ce taux de croissance est comparable dans le village et dans les aires rurales. La densité brute de la population est de 74,1 habitants/km2 pour l'ensemble de la municipalité. Elle est 10 fois plus élevée dans le village, soit 756,6 habitants/km2. Dans les aires rurales, elle est en moyenne de 46,2 habitants/km2.

Le groupe d'âge le plus nombreux en 2011 est la population en âge de travailler plus âgée (45-64 ans), qui sont 2 430 personnes ou le tiers de la population totale. Le reste de la population se distribue entre les autres groupes d'âge. L'âge médian est de 45,1 ans en 2011. Il augmente de 2,8 ans en dix ans, étant de 42,3 ans en 2001. Les effectifs des différents groupes d'âge présente des croissances comparables à l'exception des personnes âgées entre 25 et 44 ans, dont l'effectif demeure à peu près stable, ainsi que le groupe des personnes âgées entre 45 et 64 ans qui s'accroît de 38,1 % entre 2001 et 2011, soit presque deux fois plus que l'ensemble de la population (20,1 %).

Le nombre de ménages à Rigaud est de 3 070 en 2011. Le nombre moyen de personnes par ménage est de 2,33. Environ 185 personnes, ou 2,5 % de la population totale, ne vivent pas dans des ménages privés mais dans des institutions. Les ménages privés se partagent à peu près également entre les familles avec enfants (36,5 %), les couples sans enfants (30,9 %) et les ménages comptant une seule personne (29,0 %). Les familles monoparentales représentent un ménage sur dix mais leur nombre s'accroît deux fois plus rapidement que pour l'ensemble des ménages. Les personnes non apparentées vivant en colocation demeurent un phénomène mineur. La structure des ménages a peu changé entre 2001 et 2011.

Population totale, 1991-2011

Recensement Municipalité Variation (%) Village Variation (%) Aires rurales Variation (%)
2011 7 346 en augmentation8,3 % 4 394 en augmentation8,4 % 2 952 en augmentation8,2 %
2006 6 780 en augmentation11,2 % 4 052 2 728
2001 6 095 en augmentation0,6 %
1996 6 057 en augmentation5,0 %
1991 5 770

Groupes d'âge, 2001-2011

Groupe d'âge 2001 (nb) (%) 2011 (nb) (%) Variation
2001-2011
0-14 ans 1 035 17,0 % 1 155 15,7 % en augmentation 11,6 %
15-24 ans 635 10,4 % 850 11,6 % en augmentation 33,9 %
25-44 ans 1 635 26,8 % 1 650 22,5 % en augmentation 0,9 %
45-64 ans 1 755 28,8 % 2 430 33,1 % en augmentation 38,5 %
65 ans et plus 1 025 16,8 % 1 255 17,1 % en augmentation 22,4 %
Total 6 095 100 % 7 345 100 % en augmentation 20,5 %
Âge médian 42,3 45,1 en augmentation 2,8

Ménages 2001-2011

Type de ménage(a) 2001 (nb) (%) 2011 (nb) (%) Variation
2001-2011
Personnes hors ménages(b) 185
Personnes vivant seules 655 27,0 % 890 29,0 % en augmentation 35,9 %
Couples sans enfants(c) 805 33,1 % 950 30,9 % en augmentation 18,0 %
Familles avec enfants(c) 905 37,2 % 1 120 36,5 % en augmentation 23,8 %
Ménages en colocation(d) 65 2,7 % 80 2,6 % en augmentation 23,1 %
Total des ménages 2 430 100 % 3 070 100 % en augmentation 26,3 %
Familles monoparentales(e) 215 8,8 % 320 10,4 % en augmentation 48,8 %
Nombre moyen de personnes
par ménage
2,33

(a) Type de ménage privé seulement; (b) Personnes vivant en institution; (c) Ménages pouvant comprendre d'autres personnes que le couple ou la famille, apparentées ou non apparentées; (d) Ménages composés uniquement de deux ou plusieurs personnes non apparentées; (e) Comprises dans les familles avec enfants

Langue [modifier]

Langue maternelle (2006-2011)[43]

Langue 2006 (nb) 2006 (%) 2011 (nb) 2011 (%)
Français seulement 5 120 77,5 % 5 615 77,1 %
Anglais seulement 1 160 17,6 % 1 225 16,8 %
Anglais et français 55 0,8 % 125 1,7 %
Autres langues 270 4,1 % 315 4,3 %

Société [modifier]

Religion [modifier]

Le sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes sur la montagne de Rigaud, surnommée la cathédrale de verdure, rend hommage à Marie. Le sanctuaire existe depuis 135 ans[44]. Le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes sur la montagne de Rigaud est l'une des 12 étapes du chemin de l'Outaouais. Ce chemin de pèlerinage se fait à pied sur un parcours de 230 km entre la basilique-cathédrale Notre-Dame d'Ottawa et l'oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal à Montréal. Accessible à tous, il a lieu chaque année à la fin mai[45],[46].

Vie communautaire [modifier]

Le comité des citoyens de Rigaud est officialisé en 2011[47]. Le Café de la débrouille est un lieu de refuge et un organisme recueillant des victuailles pour les personnes de condition modeste de la collectivité de Rigaud. Il aide une soixante de familles[48].

Santé et éducation [modifier]

Les enfants de Rigaud peuvent fréquenter aux niveaux maternelle et primaire l'école de l'Épervière, de langue française, exploitée par la Commission scolaire des Trois-Lacs[49]. Le collège Bourget est un établissement privé sis dans la municipalité qui offre la formation de niveau primaire et secondaire. Chaque été, la Fondation André Daoust permet de financer des échanges étudiants avec Courseulles-sur-Mer, la ville jumelée de Rigaud[26].

Les équipements de santé de Rigaud comprennent le Centre de santé Rigaud, le centre local de services communautaires de Vaudreuil-Soulanges (Rigaud), le centre d'hébergement de Rigaud[50]. Ces établissements desservent le nord-ouest de la MRC de Vaudreuil-Soulanges.

Sport et loisir [modifier]

Les principaux équipements de sport et de loisir qui sont disponibles pour la population et les associations de Rigaud comprennent la chalet de l'escapade, le complexe sportif et aréna ainsi que la piscine et gymnase du Collège Bourget, les gymnases des pavillons Saint-François et Sainte-Anne de l'école de l'Épervière, l'Édifice Paul-Brasseur, Édifice Robert-Lionel-Séguin et le parc Chartier-De Lotbinière. Les sentiers de ski de randonnée sont entretenus par le Club de motoneige Rigolo.

Rigaud compte plusieurs associations, groupes et équipes récréatives de sport et de loisir, notamment les Archers du Mont Rigaud, l'Association de hockey mineur de Rigaud, l'Association de hockey récréatif de Rigaud, le Club de bridge de Rigaud, le Club de croquet, le Club de marche de L'Escapade, le Club de motoneigistes Rigolo, le Club de pétanque de Rigaud, le Club de triathlon Tri-O-Lacs de Vaudreuil-Soulanges, le Club ornithologique de Vaudreuil-Soulanges, le Club Quad des Trois-Lacs et la Ligue Softball Rigaud[45].

Économie [modifier]

La base de l'économie de Rigaud inclut principalement les activités récréatives et touristiques, lesquelles s'appuient sur son potentiel naturel et sa situation géographique. Rigaud compte 170 entreprises sur son territoire. L'Association des gens d'affaires de Rigaud (AGAR) promeut une politique d'achat local dans la collectivité[51].

Agroalimentaire [modifier]

La production agricole à Rigaud comprend la culture de cassis et de gadelle au Jardin des baies[52]. Le vignoble La romance du vin, dont le nom rappelle le titre du poème d'Émile Nelligan, est situé près de la rivière Rigaud à Rigaud. Ce vignoble produit depuis 1999 plusieurs vins dont le Brouillard d'automne, de vendage tardive rosée[53]. Rigaud compte des établissements agricoles spécialisés, par exemple la ferme biologique de pintades Plumes des champs[54],[55].

Chaque été entre la fin mai et la fin septembre, le Marché champêtre de Rigaud prend place le vendredi au centre du village, sur la rue Saint-Viateur et au parc Desjardins-De-Rigaud. Ce marché offre des produits agricoles de la région[56]. Les entreprises agricoles de Rigaud comprennent notamment Les jardins de Chantal en horticulture[56].

Institutions [modifier]

Collège Bourget
Article détaillé : Collège Bourget.

Rigaud compte deux établissements d'enseignement s'adressant à une clientèle de provenance nationale. Le Collège Bourget est un collège d'enseignement privé, catholique, établi en 1850 pour les garçons mais devenu mixte durant la décennie 1960. Dans ce collège ont étudié plusieurs personnes aujourd'hui renommées, provenant de partout au Québec, de l'Ontario ou de la Nouvelle-Angleterre. Le collège dispense la formation primaire (depuis 1999) et secondaire, après avoir offert le cours classique et le cours scientifique et commercial.

Le Centre d'apprentissage de l'Agence des services frontaliers du Canada est un établissement fédéral donnant la formation à tous les futurs douaniers du Canada dans les deux langues officielles[57].

Tourisme et loisir [modifier]

Ski Mont Rigaud
Hot Rod and Kustom Rumble
Article détaillé : Ski Mont Rigaud.

Le potentiel récréotouristique de Rigaud s'est développé à partir de son village mais surtout de par la présence du mont Rigaud. La proximité de Montréal et d'Ottawa, de même que le passage de nombreux voyageurs en transit, constituent des marchés importants.

Les activités liées à la nature se développent dans le milieu champêtre de la montagne de Rigaud : les parcours dans les arbres chez Arbraska et au Parc-Aventure du Mont-Rigaud, le ski alpin au centre de ski Mont Rigaud, la randonnée pédestre, en raquette ou à ski de fond sur les Sentiers de l'Escapade, l'équitation, le vélo. Un total de 25 panneaux d'interprétation sillonnent les sentiers. Une Croix illuminée sur le sommet de la montagne est visible la nuit. Les érablières du mont sont exploitées à des fins commerciales, notamment à la Sucrerie de la Montagne[58]. Rigaud est aussi un lieu de pèlerinage par son Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes, érigé par le Collège Bourget[59],[60] et accueillant plus de 40 000 pèlerins par année[61]. Le festival des couleurs de Rigaud, qui a lieu pendant trois jours au début d'octobre de chaque année, a accueilli 35 000 visiteurs à sa 15e édition en 2012. Les retombées économiques pour les commerces locaux sont estimées à 2 millions de dollars[62].

Les services d'hébergement sont disponibles à la sucrerie, dans des auberges et gites champêtres comme l'Auberge Rivière Rigaud, l'Auberge du Mont-Rigaud, le Point de Vue, Au versant de la Montagne, mettant en valeur les attraits naturels de Rigaud, ou encore dans des établissements à l'intérieur du village comme l'Hôtel Capri ou le Motel Bélair, ainsi que près de échangeur 17 de l'autoroute 40 tels le Hudson Inn et l'Hôtel Howard Johnson, bénéficiant de l'achalandage de transit[63],[64]. Le terrain de camping Choisy à l'est de la municipalité offre 400 emplacements[65] alors que le camping Trans-canadien près de la baie de Rigaud en compte 200[66].

En raison de son emplacement le long de l'autoroute 40, Rigaud a vu se développer plusieurs établissements desservant la clientèle des automobilistes de passage. À l'échangeur 12 à l'est du village, le ministère du Tourisme du Québec opère un centre d'informations touristiques auquel s'adjoignent quelques établissements de restauration rapide et des stations service. Ce centre remplace l'ancienne halte routière Olivier-Guimond[67] qui existait à l'échangeur 9, à l'ouest du village. À l'échangeur 17 à l'est du territoire municipal, en milieu rural et à la jonction de la route 201 s'est développé un pôle de postes d'essence, de restauration rapide et d'hôtellerie aussi important que le pôle officiel dans le village.

Plusieurs événements ont lieu à Rigaud chaque année à différentes périodes de l'année. Des activités ont lieu toute la journée aux parcs Desjardins-de-Rigaud et Chartier-De Lotbinière lors de la Fête nationale du Québec[68]. Le Hot Rod and Kustom Rumble, qui a lieu en août depuis 6 ans, prend la forme d'une foire où sont exposées en plein air des voitures anciennes et où se produisent des groupes de musique rockabilly[69]. L'Été Show, présente, au parc Desjardins-de-Rigaud pendant toute la période estivale, des spectacles hebdomadaires en plein air les mercredis à 19 h pour enfants et les jeudis à 20 h pour adultes[70].

Commerce et services [modifier]

Les services de restauration de Rigaud se limitent généralement à la restauration rapide ou populaire, malgré le présence de quelques établissements spécialisés comme le Pierre de Rigaud[71].

Culture [modifier]

Patrimoine [modifier]

Édifice Robert-Lionel-Séguin
Articles détaillés : Gare de Rigaud et Hôtel de ville de Rigaud.

Parmi les lieux patrimoniaux de la Montérégie inscrits au répertoire des lieux patrimoniaux du Canada, mentionnons l'ancien hôtel de ville de Rigaud (Édifice Robert-Lionel-Séguin) et la gare de Rigaud. L'organisme Rues principales Rigaud procède en 1998 au premier inventaire des bâtiments historiques et patrimoniaux de Rigaud. La communauté locale de Rigaud est particulièrement intéressée au patrimoine et à la culture, comptant parmi ses citoyens l'ethnologue Robert-Lionel Séguin, qui accumule au cours de sa vie quelque 35 000 objets dont plus la moitié fait maintenant partie de la collection du Musée québécois de culture populaire à Trois-Rivières[72]. Luke De Stephano, généalogiste et philatéliste, collectionne également plusieurs objets, dont 164 font partie de la collection du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges à Vaudreuil-Dorion; il est l'auteur de trois ouvrages d'histoire régionale de la collection 100 ans Noir sur Blanc. Il est également responsable de la donation du fonds d'archives Yves Quesnel par la Société historique de Rigaud au Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, de même que cofondateur du Centre d'histoire La Presqu'île en 1991[73].

Littérature [modifier]

Rigaud est l'objet de quelques contes ou légendes. Le mont Rigaud abrite, près du sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes, un célèbre champ de pierres arrondies, appelé, selon les versions, le champ de guérets, le champ du diable ou le champ de patates, dont l'origine fut d'abord expliquée par un conte religieux. Un cultivateur y ayant, disait-on, labouré sa terre un dimanche, en fut puni car les patates (pommes de terre) qu'il y sema poussèrent si bien qu'elles furent transformées en pierres. Suivant une autre version, le paysan était un étranger à l'aspect terrifiant qui, après avoir avoir été prévenu par les gens de l'endroit que ne pas aller à la messe le dimanche lui porterait malheur, commença à labourer ses champs puis blasphéma. Dieu, en colère, fit tomber des milliers de cailloux qui recouvrirent son champ[61],[74].

Le salon du livre de Rigaud se tient au mois de mars depuis 2012 sous le patronage du Cercle d'histoire de Rigaud[75],[32]. La collection de la municipalité municipale de Rigaud compte 26 000 titres[76].

Cinéma, télévision et chanson [modifier]

Le film Une colline chez les hommes d'André Desrochers est tourné à Rigaud[77]. La maison Arthur Mercier est le lieu de tournage de plusieurs scènes de l'émission de télévision L'Ombre de l'épervier en 1997[78].

Rigaud devint un nom fort connu au Québec et au Canada français, par une chanson populaire de la famille Soucy en 1958, intitulée C'est en revenant de Rigaud et racontant l'histoire d'un homme subjugué par une femme au retour de ce lieu : il en fut pris d'un éternel hoquet… et dut accepter les avances et la demande en mariage qu'elle lui fit[79],[80],[81].

Arts visuels [modifier]

La bibliothèque de Rigaud et le Botryche présentent des expositions temporaires d'arts visuels. Le Tour des Ateliers de l’Ouest du Québec, organisé à Rigaud, permet de découvrir, tous les mois de septembre, les œuvres des artistes-peintres, sculpteurs, photographes et artisans d’art de la presqu'île de Vaudreuil-Soulanges. La communauté de Rigaud compte plusieurs artistes, notamment Robert Slatkoff, photographe[82],[83],[84], Merle Halpenny-Roy, d'origine britannique, peignant des paysages de la montagne de Rigaud[85]; Alejandro Senn, artiste-peintre; Hélène Pucacco, photographe; Gail Descoeurs, artiste-peintre; Suzanne Caron, artiste-peintre; Sarah Deschênes, illustratrice et artiste-peintre; Gérard Fuentes, sculpteur sur bois; Richard Caplette, artiste-peintre; Louis Parson, photographe; Anne Patel, sculpteure[86].

Gastronomie [modifier]

  • Tourtière à cru de Rigaud[87]
  • Bûche neigeuse
  • Cipâte aux bleuets
  • Crêpes au sirop d'érable
  • Cretons de Rigaud
  • Jambon à l'érable[88]

La microbrasserie Le Castor de Rigaud brasse une blonde pale ale au houblonnage modéré et aux parfums d'agrumes[89],[90].

Poste [modifier]

Code postal : J0P 1P0

Transport et mobilité [modifier]

Réseau routier [modifier]

Rue Saint-Pierre

L'autoroute Félix-Leclerc (A-40), traverse Rigaud d'est en ouest. Cette autoroute forme un segment de la route Transcanadienne traversant le Canada de Victoria à Saint-Jean (Terre-Neuve). L'autoroute 40 est exploitée par le ministère des Transports du Québec. Quatre échangeurs permettent d'accéder à cette autoroute sur le territoire de Rigaud, soit d'ouest en est :

  • l'échangeur 6 à la montée de Baie-Thomas;
  • l'échangeur 9 à l'ouest du village donnant sur la rue principale qui correspond à la route 342 et qui se nomme chemin de la Baie à cette hauteur; cet échangeur permettait d'accéder à l'ancienne halte routière Olivier-Guimond maintenant fermée et auparavant opérée par le ministère des Transports du Québec;
  • l'échangeur 12 à l'est du village donnant sur la rue principale, qui y correspond toujours à la route 342 et qui y est dénommée rue Saint-Jean-Baptiste du côté ouest de l'échangeur et chemin de la Grande-Ligne du côté est de l'échangeur, cet échangeur donne accès à la nouvelle aire de service de Rigaud;
  • l'échangeur 17 en zone rurale à l'extrémité est du territoire municipal, donnant accès à la route 201.

La route 201, dont l'odonyme est montée Lavigne, est une route régionale d'orientation nord-sud, dont la vitesse affichée est de 90 km/h et qui permet de se rendre à Saint-Clet et à Salaberry-de-Valleyfield, principal centre de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. La route 201 se termine au nord à la route 342 (chemin des Prairies), un peu au nord de l'autoroute 40. Au nord de la route 342, la montée Lavigne se poursuit en ligne droite et plane, suivant un faible gabarit, jusqu'au chemin de l'Anse à Hudson.

La route 342 est une route collectrice d'orientation est-ouest qui correspond à l'ancienne route 17 qui reliait autrefois Montréal et Ottawa avant que l'autoroute 40 ne soit construite. Cette route était également numérotée 17 en Ontario mais a été déclassée en route de comté depuis l'aménagement de l'autoroute 417. L'ancienne route 17 du Québec et de l'Est ontarien était en fait la même route que l'actuelle route 17 de l'Ontario située à l'ouest d'Arnprior. La route 342 donne accès à l'ouest à Pointe-Fortune et Hawkesbury Est et à l'est à Hudson Acres et Hudson. D'ouest en est, la route 342 demeure toujours la même voie mais prend successivement les odonymes de chemin de la Baie, rue Saint-Jean-Baptiste, chemin de la Grande-Ligne et chemin des Prairies. La vitesse affichée est de 50 km/h sur la rue Saint-Jean-Baptiste à l'intérieur du village de Rigaud. Cette section comporte trois feux de circulation, soit aux carrefours avec le chemin de la Mairie, la rue Saint-Viateur et la rue Saint-Pierre. Le chemin de la Baie, le chemin de la Grande-Ligne et le chemin des Prairies s'insèrent en milieu rural.

La route 325 est une route collectrice d'orientation nord-sud reliant Rigaud à Rivière-Beaudette en passant par de petits chemins et de petites localités de la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges en bordure de la frontière ontarienne. À Rigaud, la route 325 emprunte, depuis Très-Saint-Rédempteur au sud, le chemin de la Montagne, bifurque sur le chemin des Érables lequel devient la rue Sainte-Pierre. La route 325 longe la rivière Rigaud puis se termine à la hauteur de la rue Saint-Jean-Baptiste (R-342). La rue Saint-Pierre se prolonge au nord sous le nom de rue Saint-Antoine, laquelle devient le chemin du Bas-de-la-Riviere, tout en poursuivant le long de la rive droite de la rivière Rigaud, jusqu'à la pointe au Sable en bordure de la rivière des Outaouais. Le tracé de cette route est généralement sinueux.

La traversée de la rivière des Outaouais se fait par le pont du Long-Sault entre Hawkesbury et Grenville-sur-la-Rouge à l'ouest. À l'est, les automobilistes sont contraints d'emprunter l'autoroute 13 sur l'île de Montréal via l'A-40. En période estivale, les usagers de la route peuvent plutôt emprunter les services de la traverse Pointe-Fortune-Carillon ou de la traverse Oka-Hudson. Dans les années 1960, le ministère des Transports du Québec avait planifié la construction de l'autoroute 9, laquelle aurait été le seul lien autoroutier à traverser la rivière des Outaouais, hormis le pont MacDonald-Cartier, entre Gatineau et Ottawa. L'axe de traversée de trouvait entre Pointe-Fortune et Saint-André-d'Argenteuil. Une longue courbe, sur la chaussée nord de l'autoroute 40, qui la sépare suffisamment de la chaussée sud pour loger un échangeur dans l'espace ainsi créé, demeure la seule trace d'une éventuelle existence de cette autoroute, dont le projet a depuis longtemps été abandonné.

Le débit journalier moyen de circulation est de l'ordre de 25 000 véh/j sur l'autoroute Félix-Leclerc à la hauteur de Rigaud (2010). La rue Saint-Jean-Baptiste, qui traverse le village, dessert un trafic de plus de 10 000 véh/j. La circulation connaît une hausse importante, soit de l'ordre de 25 % sur une période de 10 ans. Les débits en 2000 et 2010 sont affichés ici.

Débits de circulation, 2000-2010[91]
(débit journalier annuel moyen, bidirectionnel, en véhicules par jour)

Route / Segment 2000 2010 Variation
Autoroute 40 (Félix-Leclerc)
À l'ouest de Rigaud (entre échangeurs 6 et 9) 16 000 18 400 en augmentation + 15,0 %
À l'est de Rigaud (entre échangeurs 12 et 17) 20 000 25 000 en augmentation + 25,0 %
Route 201 (montée Lavigne)
Entre chemin Saint-Georges et A-40 3 400
Entre A-40 et R-342 2 100
Route 325
Chemin de la Montagne 2 120
Rue Saint-Pierre 2 100 2 600 en augmentation + 23,8 %
Route 342 (rue Saint-Jean-Baptiste)
À l'ouest de la rivière Rigaud 2 900 3 200 en augmentation + 10,3 %
Pont Rigaud-De Cavagnal 5 700
Entre rue Saint-Pierre et chemin de la Mairie 7 800 10 100 en augmentation + 29,5 %
Route Harwood, à l'est de la R-201 1 520 2 050 en augmentation + 34,9 %
Autres voies
Rue Saint-François 530 800 en augmentation + 50,9 %

Transport collectif [modifier]

Exploitée depuis 1890, la ligne de train de banlieue de la ligne de Dorion–Rigaud de l'Agence métropolitaine de transport vers le centre de Montréal commençait à la gare Rigaud dans le village de Rigaud. Depuis le 30 juin 2010, la ligne n'est plus en exploitation qu'à partir de Hudson, 15 km à l'est[92]. Un service spécial de navette permet également se rendre, le vendredi tout l'été, au Marché champêtre de Rigaud au coeur du village, à partir de cinq lieux différents dans la municipalité[93].

Depuis 2012, le Conseil intermunicipal de transport La Presqu'Île exploite la ligne d'autobus 61 en direction de Hudson et de la gare Vaudreuil[94]. Le service de transport adapté est assuré par Transport Soleil[95].

Déplacements [modifier]

Lieux, monuments et équipements [modifier]

  • Ancien bureau de poste : 168, rue Saint-Pierre
  • Collège Bourget : 65, rue Saint-Pierre
  • Croix du mont Rigaud
  • Église Sainte-Madeleine de Rigaud
  • Jardin du Sacré-Cœur : 73, rue Saint-Pierre
  • Hôtel de ville : 391, chemin de la Mairie
  • Hôtel Villeneuve : 7, rue Bourget
  • Maison Achille Séguin : 2, rue Hôtel de Ville
  • Maison Antoine Phaneuf : 100, rue Saint-François
  • Maison Arthur Mercier : 30, rue Saint-Pierre
  • Maison Auguste et Saul de Repentigny : 133, rue Saint-Pierre
  • Maison Bernard Lalonde : 15, rue Saint-Jean-Baptiste
  • Maison Cajétan Fournier : 11, rue Saint-Jean-Baptiste
  • Maison Donald McMillan : 5, rue Saint-Anselme
  • Maison du sénateur Boyer : 78, rue Saint-Pierre
  • Maison Durochers : 107, rue saint-Pierre
  • Maison Émile Coole : 76, rue Saint-Pierre Nord
  • Maison Henri Séguin : 38B, rue Saint-Jean-Baptiste
  • Maison Hyacinthe Robert : 6, rue Hôtel de Ville
  • Maison Jean-Baptiste-Amédé Mongenais : 125, rue Saint-Pierre
  • Maison John Fletcher : 35, rue Saint-Jean-Baptiste
  • Maison Joseph Lafleur : 3, rue Bourget
  • Maison Maurice Bertrand : 101, rue Saint-Pierre
  • Maison Prospère Pas-de-Barbe : 102, rue Saint-François
  • Maison Robert Lionel Séguin : 73, rue Saint-Jean-Baptiste
  • Maison Sidné Robert : 16, rue Levac
  • Maison Stéphen Fournier : 68, rue Saint-Pierre
  • Parc Desjardins-de-Rigaud : 27, rue Saint-Jean-Baptiste Est
  • Résidence Esther-Blondin (ancien couvent) : 75, rue Saint-Pierre
  • Statue du Sacré-Cœur de Jésus

Activités et événements [modifier]

  • Jungle Safari : 4 août

Groupes et associations [modifier]

  • Aide Momentanée pour les Urgences Rigaudiennes
  • Amis et amies de la Culture de Rigaud
  • Association des gens d'affaires de Rigaud
  • Association des pompiers de Rigaud
  • Atelier La Boîte à Surprises
  • Autre Versant
  • Café de la Débrouille
  • Centre de la petite enfance Les Tourterelles
  • Cercle d'histoire de Rigaud
  • Cercle de fermières de Rigaud
  • Chevaliers de Colomb Conseil 2881 de Rigaud
  • Club de l'Âge d'or de Sainte-Madeleine-de-Rigaud
  • Club Optimiste de Rigaud
  • Conseil du bassin versant de la région de Vaudreuil-Soulanges
  • Entraide des Générations
  • Fondation André Daoust
  • Fondation des Centres d'hébergement Soulanges
  • Fondation Jacques Hamelin
  • Maison des jeunes de Rigaud : 96, rue Saint-Jean-Baptiste Est
  • Ordre des Filles d'Isabelle 735
  • Ouvroir Saint-Vincent
  • Regroupement des Clubs culturels de Rigaud
  • Société Saint-Jean-Baptiste

Personnalités [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Gouvernement du Québec, « Rigaud », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. CRÉ Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, « La région », sur CRÉ Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. Consulté le 23 février 2013
  3. Institut de la statistique du Québec
  4. CRÉ Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, Plan régional de développement intégré des ressources naturelles et du territoire (PRDIRT) : Portrait de la forêt précoloniale de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, 2010, page 6.
  5. Conseil du bassin versant de la région de Vaudreuil-Soulanges, Portrait sommaire du territoire de gestion intégrée de l'eau par bassin versant de la région, 2012, 24 pages.
  6. Conseil du bassin versant de la région de Vaudreuil-Soulanges, Portrait du territoire de gestion intégrée de l'eau par bassin versant de la région, 2012, 24 pages.
  7. La pause municipale de Rigaud, avril 2012, 16:2, page 6.
  8. a, b, c et d La pause municipale, 16:3, 20 juin 2012
  9. CRÉ Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, Plan régional de développement intégré des ressources naturelles et du territoire (PRDIRT) : Portrait de la forêt précoloniale de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, 2010, pages 15, 35 et 44.
  10. Repris en ouverture de l'album de Luke De Stéphano, Rigaud, une ville à la campagne, Québec, Éditions GID, 2008, 205 p. (ISBN 978-2-89634-036-1) .
  11. (en) 1501 to 1700: French settlers in the area, sur Hudson Historical Society. Consulté le 31 janvier 2013
  12. a et b Toponymie : Rigaud
  13. Seigneurie de Rigaud Centre d'histoire La Presqu'Île, 14 novembre 2012
  14. a et b Municipalité de Rigaud
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Rigaud en bref Cercle d'histoire de Rigaud, consulté le 25 novembre 2012.
  16. a, b, c, d et e Cercle d’histoire de Rigaud, Rigaud en bref, consulté le 8 décembre 2012.
  17. Municipalité de Rigaud
  18. Toponymie : Vaudreuil-Dorion
  19. Traversier Le Passeur
  20. a et b Lorraine Auerbach Chevrier et Raymond Séguin, Histoires de Rigaud en histoires, Rigaud, Cercle d'histoire de Rigaud, 2009, 515 p. (ISBN 978-2-98107590-1), p. 12 
  21. a et b Municipalité de Rigaud : circuit patrimonial
  22. Lorraine Auerbach Chevrier et Raymond Séguin, Histoires de Rigaud en histoires, Rigaud, Cercle d'histoire de Rigaud, 2009, 515 p. (ISBN 978-2-98107590-1), p. 13-16 
  23. Luke De Stéphano, Rigaud, une ville à la campagne, Québec, Éditions GID, 2008, 205 p. (ISBN 978-2-89634-036-1) .
  24. Lorraine Auerbach Chevrier et Raymond Séguin, Histoires de Rigaud en histoires, Rigaud, Cercle d'histoire de Rigaud, 2009, 515 p. (ISBN 978-2-98107590-1), p. 18-20 
  25. Commission de toponymie du Québec : Dragon et L’explosion de la poudrière le 19 octobre 1911, La pause municipale de Rigaud, décembre 2011, 15:5, page 31. Note : Deux événements d'explosion surviennent à cette usine, soit le 19 octobre 1911 et le 18 août 1917.
  26. a et b Municipalité de Rigaud
  27. Rigaud : impasse à la mairie, Christopher J. Jacques, L'Étoile, 12 décembre 2012, 45:48, p. 7, et (en) Town hall reno loan bylaw cancelled, Jules-Pierre Malarte, Hudson Gazette, 12 décembre 2012, 62:42, p. 7.
  28. Municipalité de Rigaud
  29. Municipalité de Rigaud
  30. Lorraine Auerbach Chevrier et Raymond Séguin, Histoires de Rigaud en histoires, Rigaud, Cercle d'histoire de Rigaud, 2009, 515 p. (ISBN 978-2-98107590-1), p. 26-27 
  31. Rigaud, chef de file en matière de développement durable, Christopher C. Jacques, L'Étoile, 12 décembre 2012, 45:48, p. 7.
  32. a et b Richard Mahoney, « 186 citoyens à la rencontre sur le pipeline », Tribune Express, vol. 19, no 20, 15 mars 2013, p. 5 
  33. CMM : liste des municipalités
  34. Carte du territoire de l'AMT
  35. Statistique Canada : RMR de Montréal 2011
  36. Photographies aériennes de la ville de Rigaud, Aircam, 2009. Consulté le 22 février 2013
  37. Commission de toponymie du Québec, Choisy
  38. Commission de toponymie du Québec, Dragon
  39. Tragédies à Rigaud, Centre d'histoire La Presqu'Île, 22 novembre 2012
  40. (en) Jim Duff, « Oil pressure builds on MRC mayors », Gazette Vaudreuil-Soulanges, vol. 63, no 6, 27 mars 2013, p. 6 [texte intégral (page consultée le 31 mars 2013)] 
  41. a et b Statistique Canada : Recensements 2011 2006 2001
  42. Municipalité de Rigaud, « Plan d'urbanisme ». Consulté le 19 janvier 2013
  43. Statistique Canada : Recensements
  44. Viateurs du Canada, « Sanctuaire : Une œuvre d'éducation de la foi populaire ». Consulté le 5 janvier 2013
  45. a et b Ville de Rigaud, « La pause municipale », décembre 2012. Mis en ligne le décembre 2012, consulté le 5 janvier 2013
  46. Yanick Michaud, « Suivre le Chemin des Outaouais : un Compostelle québécois », [[1]], vol. 46, no 2, 16 janvier 2013, p. 53 [texte intégral (page consultée le 18 janvier 2013)] 
  47. Aux citoyens de Rigaud, La pause municipale, septembre 2011, 15:4, page 5.
  48. Anne-Marie et Raymond Séguin, « Le café de la débrouille », 129, sur http://www.viateurs.ca. Mis en ligne le juin 2011, consulté le 5 janvier 2013
  49. Commission scolaire des Trois-Lacs. Mis en ligne le 10 mars 2010
  50. Lieux de soins et de services, sur Centre de santé et de services sociaux de Vaudreuil-Soulanges. Consulté le 9 janvier 2013
  51. L'entre Gens, AGAR, Rigaud, décembre 2012, 2:1.
  52. Marché champêtre de Rigaud, « L'air du marché », 3,3, Municipalité de Rigaud, juillet 2011. Consulté le 9 janvier 2013
  53. L'air du marché, sur http://www.marchechampetrerigaud.com/, juin 2011. Consulté le 8 janvier 2013
  54. Plumes des champs et les pintades libres, sur Tagada, 31 août 2012. Consulté le 9 janvier 2013
  55. Élevage Plumes des champs, sur Cuisine du Québec, 13 décembre 2010. Consulté le 9 janvier 2013
  56. a et b Marché champêtre de Rigaud, « Marché champêtre de Rigaud », sur http://www.marchechampetrerigaud.com/. Consulté le 8 janvier 2013
  57. Agence des services frontaliers du Canada – Formation. Mis en ligne le 10 mars 2010
  58. Les cabanes à sucre du Québec. Consulté le 19 janvier 2013
  59. Municipalité de Rigaud : Attraits touristiques
  60. Sentiers de l'Escapade
  61. a et b Simon Diotte, « Envoûtant mont Rigaud », La Presse, 28 septembre 2011 [texte intégral (page consultée le 22 février 2013)] 
  62. La pause municipale de Rigaud, octobre 2012, 16:5, page 20.
  63. Municipalité de Rigaud : Attraits touristiques
  64. Québec Vacances, « Répertoire de l'hébergement - Rigaud ». Consulté le 9 janvier 2013
  65. Camping Choisy
  66. Camping Trans-canadien, consulté le 11 décembre 2012.
  67. Toponymie : Aire de service de Rigaud
  68. Municipalité de Rigaud, « Fête Nationale du Québec 2012 ». Consulté le 23 février 2013
  69. Hot Rod and Kustom Rumble, sur Municipalité de Rigaud
  70. Municipalité de Rigaud, « Été Show 2012 », juin 2012. Consulté le 23 février 2013
  71. Pierre de Rigaud. Consulté le 9 janvier 2013
  72. Diane Bélanger, « Robert-Lionel Séguin, révélateur de la civilisation traditionnelle des Québécois ». Consulté le 23 février 2013
  73. Myriam Delisle, « Luke De Stéphano honoré : Prix annuel du Mérite patrimonial 2013 », L'Étoile, vol. 46, no 16, 24 avril 2013, p. 18 [texte intégral (page consultée le 5 mai 2013)] 
  74. « Les guérets de Rigaud », dans Marcel Barbier et al., Légendes, coutumes et croyances populaires au Québec, Châteauguay, Concertation des organismes populaires en alphabétisation de la Montérégie, 1996 [lire en ligne (page consultée le 22 février 2013)], p. 44-49  ou Marcel Bourbier et al., « Légendes, coutumes et croyances populaires au Québec », sur Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine, Concertation des organismes populaires en alphabétisation de la Montérégie, 1996. Consulté le 22 février 2013 ou Les guérets de Rigaud, sur Le grenier de Bibiane. Consulté le 22 février 2013
  75. Le Cercle d’histoire de Rigaud, La pause municipale, octobre 2012, 16:5, page 19.
  76. Municipalité de Rigaud, « Catalogue ». Consulté le 23 février 2013
  77. Municipalité de Rigaud : Boîte lumineuse
  78. Municipalité de Rigaud : circuit patrimonial
  79. Famille Soucy, « C'est en revenant de Rigaud », sur Lyrics-Copy. Consulté le 23 février 2013
  80. Famille Soucy, « C'est en revenant de Rigaud », sur Le Parolier. Consulté le 23 février 2013
  81. Famille Soucy, « C'est en revenant de Rigaud », Base de données de chansons pour étudier le français, sur Chansons-fr.com. Consulté le 23 février 2013
  82. (en) Agora Gallery, New York, « Robert Slatkoff ». Consulté le 31 mars 2013
  83. Skelly Gallery, « Inkidoo : Artists : Robert Slatkoff ». Consulté le 24 mars 2013
  84. (en) Robert Slatkoff. Consulté le 24 mars 2013
  85. Charlotte Paquette, « Exposition à Rigaud », Le Carillon, vol. 67, no 11, 20 mars 2013, p. 14 
  86. Tour des ateliers de l'Ouest du Québec, sur Je suis ma ville. Consulté le 31 avril 2013
  87. Saveurs du monde
  88. Saveurs du monde : Cuisine de la Montérégie
  89. Microbrasserie le Castor
  90. Catherine Schlager, « Marier «soirée sportive» et microbrasseries », La Presse, 3 février 2013 [texte intégral (page consultée le 23 février 2013)] 
  91. Ministère des Transports du Québec, Atlas des transports, Débits de circulation, 2000 et 2010
  92. Ligne Montréal/Dorion–Rigaud, Agence métropolitaine de transport. Mis en ligne le 10 mars 2010
  93. Marché champêtre de Rigaud, « L'air du marché », mai 2012. Consulté le 8 janvier 2013
  94. CIT La Presqu'Île, horaire octobre 2012
  95. Connaissez-vous Transport Soleil, La pause municipale, octobre 2012, 16:5, page 5.
  96. Les frères Dumouchel, Centre d'histoire La Presqu'Île, 14 novembre 2012.
  97. Centre d'histoire La Presqu'Île, P76, Fonds Albani Quesnel, Notice biographique
  98. Yves Quesnel, un homme d'exception, Centre d'histoire La Presqu'Île, 14 novembre 2012.

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Luke De Stéphano, Rigaud, une ville à la campagne, Québec, Éditions GID, 2005, 205 p. (ISBN 978-2-89634-036-1) 
  • Lorraine Auerbach, Raymond Séguin et al., Rigaud en histoires, Pointe-Fortune, Cercle d'histoire de Rigaud, 2009, 517 p. (ISBN 978-2-9810759-0-1) 
  • Comité du bicentenaire de Rigaud, Rigaud : nos arrivants, 1783-1983 : Un bicentenaire pas comme les autres, Rigaud, Le Comité, 1983, 111 p. 

Liens externes [modifier]

Municipalités limitrophes [modifier]

Rose des vents Pointe-Fortune Saint-André-d'Argenteuil

Rivière des Outaouais

Saint-Placide Rose des vents
Flag of Ontario.svg Ontario

Hawkesbury Est

N Hudson

Vaudreuil-Dorion (Hudson Acres)

O    Rigaud    E
S
Très-Saint-Rédempteur Sainte-Marthe Saint-Lazare