Bloemfontein

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Bloemfontein
Image illustrative de l'article Bloemfontein
Administration
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Province État-Libre
District Motheo
Municipalité Mangaung
Démographie
Population 369 568 hab. (2004)
Géographie
Coordonnées 29° 06′ 00″ S 26° 13′ 00″ E / -29.1, 26.216667 ()29° 06′ 00″ Sud 26° 13′ 00″ Est / -29.1, 26.216667 ()  
Altitude 1 395 m
Localisation

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Bloemfontein

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Bloemfontein

Bloemfontein (« source de la fleur » en néerlandais[1]) est une ville d'Afrique du Sud dont la population s'élevait à 370 000 habitants, près du double pour son agglomération, qui est la sixième du pays.

Bloemfontein est chef-lieu de la province de l'État-Libre, capitale judiciaire du pays depuis 1910 et siège de la Cour Suprême d'appel (Supreme Court of Appeal of South Africa). Elle fut également la capitale de la république boer de l'État libre d'Orange de 1854 à 1902, de la colonie de la rivière Orange de 1902 à 1910 puis le chef-lieu de la province de l'état libre d'Orange au sein du dominion de l'union de l'Afrique du Sud (1910-1961) et de la république d'Afrique du Sud.

À la suite de la réorganisation des municipalités à la fin des années 1990, Bloemfontein a été regroupé avec les villes de Thaba 'Nchu et Botshabelo dans la nouvelle municipalité locale de Mangaung (« patrie des guépards» en langues sesotho et Pedi).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située à 1 400 m d'altitude.

Bloemfontein comprend un centre-ville moderne et des banlieues résidentielles majoritairement blanches et afrikaners. Du côté nord de la ville, ses banlieues s'appellent Arboretum, Naval Hill, Dan Pienaar, Heuwelsig, Hillside, Navalsig, Noordhoek, ainsi que Heidedal. Du côté sud, elle se nomment Kiepersol, Bayswater, Uitsig, Willows, Wildlife Estate, Hospitaalpark, Brandwag, Fauna, Ehrlichpark, et Westdene. Quelques quartiers de la ville sont cependant à majorité noire comme Rocklands, Phahameng, Phelindaba, Bloemanda et Bochabela.

Climat[modifier | modifier le code]

Hoffman square

En raison de son altitude élevée (env. 1 400 m), Bloemfontein a un climat plutôt frais en hiver. La température peut descendre facilement sous le point de congélation la nuit, principalement durant les mois de juillet et d'août, mais le jour venu, le Soleil parvient tout de même à réchauffer l'atmosphère à plus de 20 °C, ce qui en fait une amplitude thermique élevée. Il arrive parfois qu'elle ne dépasse pas les 15 °C (ce qui est rare).

L'été, le mercure franchi souvent la barre des 30 °C, mais il y a moins de précipitations en hiver. Les hivers, courts et frais, sont secs. Il y a toujours des possibilités de voir, à quelques reprises durant l'hiver, une couche de neige camouflant le sol.

Climat de Bloemfontein[2]
Jan Fev Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Dec Année
Record de chaleur (°C) 39 39 35 33 30 25 24 29 34 35 37 38 39
Record de chaleur (°F) 102 102 95 91 86 77 75 84 93 95 99 100 102
Température moyenne maximale (°C) 31 29 27 23 20 17 17 20 24 26 28 30 24
Température moyenne maximale (°F) 88 84 81 73 63 63 73 75 79 82 86 75
Température moyenne minimale (°C) 15 15 12 8 3 -2 -2 1 5 9 12 14 8
Température moyenne minimale (°F) 59 59 54 46 37 28 28 34 41 48 54 57 46
Record de froid (°C) 6 4 1 -3 -9 -9 -10 -10 -7 -3 0 3 -10
Record de froid (°F) 43 39 34 27 16 16 14 14 19 27 32 37 14
Moyenne des précipitations mensuelles (mm) 83 111 72 56 17 12 8 15 24 43 58 60 559
Moyenne des précipitations mensuelles (in) 3.3 4.4 2.8 2.2 0.7 0.5 0.3 0.6 0.9 1.7 2.3 2.4 22
Nombre moyen de jours de pluie (1 mm ou plus) 11 11 11 9 4 3 2 3 4 7 9 10 84

Bloemfontein a donc un été plutôt tempéré du côté précipitations, tandis que l'hiver reste la plupart du temps très sec. Avec ses nuits froides en hiver, celle-ci est classée hors norme pour un pays faisant partie de l'Afrique, son climat étant beaucoup plus froid que la moyenne.

Transport[modifier | modifier le code]

La ville est située sur un grand axe routier, et la gare de Bloemfontein à la croisée de plusieurs lignes ferroviaires. L'aéroport de Bloemfontein (ex-JB Hertzog Airport, code AITA : BFN) est situé à 10 km à l'est de la ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier raadsaal de l'état libre sur St. George Street
Intérieur du 3e Raadsaal de l'état libre d'Orange en 1893
Vue sur l'artère menant vers l'église réformée hollandaise à deux clochers de Bloemfontein vers 1900

En 1846, la ferme de Britz fut rachetée pour 37,10 livres par le major H.D. Warden qui faisait office de résident britannique auprès de la communauté néerlandaise de la région. Le 3 février 1848, la région est annexée par les Britanniques en tant que Souveraineté de la rivière Orange et Bloemfontein érigée en fort militaire et siège de l'administration. Le 30 janvier 1854, la république boer de l'État libre d'Orange est proclamée avec Bloemfontein comme capitale.

Bloemfontein n'est alors qu'un hameau de quelques milliers d'habitants à peine. Le parlement de l'État, le Raadsaal, est un petit bâtiment avec un toit de chaume qui faisait office d'école. L'existence du hameau est surtout dans les premiers temps menacée par les raids des guerriers basothos. Ce n'est qu'en 1859 que le premier conseil de direction du village se réunit pour délibérer des affaires municipales.

Bloemfontein va lentement se développer autour de Naval Hill, sa plus haute colline. Une fois la menace basotho écartée, le village devient un endroit prospère et calme. Elle doit en particulier cette prospérité à sa proximité avec le gite diamantifère de Kimberley.

En 1880, Bloemfontein acquiert le statut de municipalité. La ville est le siège de plusieurs compagnies financières et commerciales liées à l'industrie du diamant et un point de transit important d'Afrique du Sud entre Le Cap, les mines de diamants de Kimberley et les mines d'or du Witwatersrand au Transvaal. En 1899, elle est le lieu de la rencontre entre le président Paul Kruger et Sir Alfred Milner, dernière tentative pour éviter un conflit entre Boers et Britanniques.

Durant la Seconde Guerre des Boers (1899-1902), la ville se rend sans résistance aux troupes britanniques mais ces derniers y édifient en octobre 1900 un des premiers et plus grands camps de concentration où sont internés plus de 6000 civils boers[3]. Quelque 1695 femmes et enfants boers de moins de 15 ans (comptant pour 1236 victimes à eux seuls) y périssent en moins de deux ans. Ce fut le premier camp visité par Emily Hobhouse qui en décrira les ravages causés aux civils par la malnutrition et les mauvais traitements. En 1902, la victoire britannique met fin aux idéaux d'indépendance et de libertés des républiques boers. Toute l'Afrique du Sud est britannique et Bloemfontein devient la capitale de la colonie de la rivière Orange.

En 1910, Bloemfontein est retenue pour être la capitale judiciaire de l'Union sud-africaine tout en étant la capitale provinciale de l'État libre d'Orange, l'une des quatre provinces constitutives du tout nouveau Dominion.

Le 8 janvier 1912, Bloemfontein accueille l'assemblée constitutive du Congrès national africain (ANC), pour s'opposer à la nouvelle loi foncière (Native Land Act) et pour réclamer une meilleure représentation nationale de la population noire dans les institutions sud-africaines. La fondation de ce premier mouvement noir à l'échelle nationale a lieu dans une église située dans le quartier de Waaihoek[4].

Deux ans plus tard, le 7 janvier 1914, Bloemfontein est le lieu de naissance du parti national, un parti politique afrikaner qui dirige le pays de 1948 à 1994 et institutionnalise la politique d'apartheid.

Ville conservatrice et bastion électoral du parti national durant la période d'apartheid (1948-1991), Bloemfontein est pendant longtemps décrite comme une "ville idéale d'apartheid" et un parfait exemple de ségrégation spatiale avec de vastes townships noirs bordant la ville blanche au sud-est[4] où les populations de couleurs noires sont interdites d'accès en dehors de leurs heures de travail.

Depuis 1995, Bloemfontein est politiquement dominée par l'ANC qui bénéficie de l'électorat noir des townships et des anciens bantoustans, tandis que l'électorat blanc se partage entre l'opposition officielle « Alliance démocratique » et le « Front de la liberté », parti conservateur afrikaner.

Depuis 2000, Bloemfontein a intégré la municipalité locale de Mangaung au côté des villes noires de Thaba 'Nchu et Botshabelo.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Bloemfontein est une ville historique de tradition afrikaner mais l'origine de son nom varie selon les versions.

Une explication serait que ce nom se rapporte à une vache nommée Bloem et appartenant à Rudolph Britz, un trekker d'origine néerlandaise et premier blanc installé dans la région en 1840. Selon cette version, le fermier aurait appelé sa ferme en mémoire de son regretté animal dévoré par un lion[5].
Selon une autre explication, Bloemfontein devrait son nom à Johannes Nicolaas Britz, neveu de Rudolph Britz, qui aurait construit sa ferme à côté d'une source d'eau claire afin d’y créer un verger et une roseraie pour sa femme. Cette source d'eau claire entourée de trèfles et bientôt de fleurs fut couramment appelée « Bloemfontein » et finit par désigner la ferme de Britz.
Selon une dernière version, Bloemfontein devrait son nom à Jan Blom, un chef Khoikhoi de la région, la source d'eau claire étant connue sous le nom de Jan Bloem’s Fontein.

Bloemfontein doit son nom à la rivière « Bloem » (fleur) qui y prend sa source (source se dit "Fontein" en afrikaans). Son surnom est la « cité des roses ». Elle est le siège de la Cour d'appel suprême du pays.

Administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Bloemfontein
panorama de Bloemfontein depuis Naval Hill

Bloemfontein a longtemps été une ville conservatrice avec un conseil municipal dominé d'abord par le parti sud-africain, puis par le parti uni dans les années 1930 et 1940 avant de l'être par le parti national. Jusqu'en 1995, le conseil municipal élisait chaque année l'un de ses membres pour exercer la fonction de maire. Stephen Goddard, W.S. Reid (1905-1906), Wolff Ehrlich (1906–1907 et 1911–12), C.L. Botha (1907-1908), Ivan Haarburger (1912–1914), P.J. van Breda Faure (1914-1915), H.J. Steyn, (1924-1925), Sol Harris (1929), L.W. Deane, CE Kidger, Olive Grinter, Willie Viljoen, Johan Faure, Koos van der Walt (1977-1978), Norman Doubell (1978-1979), Christo Groenewald (1979-1980), Willie Conradie, Ryno Kriel (1981-1982), Ewald Fichardt (1982-1983), Johan Ströhfeldt (1984-1985), Colin Hickling (1985-1986), Voet du Plessis (1986-1987), Job Pretorius (avril-octobre 1987), Neels Neuhoff (1987-1988), Frik Jankowitz (1988-1989), Norman Doubell (1989-1990), Henri Lerm (1990-1991), Henry Symington (1991-1992), André Burger (1992-1993), Louis Wessels (1993-1994), Pieter Vorster (novembre 1994 à octobre 1995) ont notamment été maires de Bloemfontein.

De 1994 à 2000, Jani Mohapi est le premier noir et premier membre de l'ANC à être maire de la zone métropolitaine de Bloemfontein (le grand Bloemfontein), regroupant la ville centre de Bloemfontein et sa banlieue. En 2000, à la suite de la réorganisation des municipalités, la zone métropolitaine de Bloemfontein constituée principalement des villes et localités de Bloemfontein, Thaba 'Nchu et Botshabelo devient la municipalité locale de Mangaung (« patrie des guépards» en langues sesotho et Pedi).

De 2001 à 2005, le maire de cette municipalité est Pappi Mokoena (ANC). En octobre 2005, il est suspendu de toutes ses fonctions à la suite d'une enquête diligentée pour fraudes et corruption, impliquant également sa femme, son porte-parole et son conseiller politique. Le 18 octobre 2005, Eva Moiloa est nommée maire par intérim. Après les élections du 1er mars 2006, le poste échoit à Getrude Mothupi.

En novembre 2005, alors que la ville est engluée dans le scandale politique, la municipalité de Mangaung propose que la ville de Bloemfontein soit rebaptisée du nom de Thabure, le nom du cheval blanc de l'ancien chef Basotho Lerotholi, un petit-fils du roi Moshoeshoe, fondateur de la nation Basotho. Thabure signifie « destructeur de ses ennemis » et la proposition émane à l'origine de l' « organisation de la culture Basotho ». La proposition fut ensuite abandonnée par la nouvelle municipalité.

Économie[modifier | modifier le code]

Commerce, finance et transport sont les activités grâce auxquelles Bloemfontein contribue à l’essor économique de la province et du pays.
Important nœud ferroviaire sur la ligne entre Le Cap et Johannesburg, elle est aussi le centre de l´agriculture, des mines et de l´industrie de la province.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Statue de Johannes Henricus Brand dont le nom a été donné à l'artère principale du centre-ville de Bloemfontein
Volksraad de l'État libre d'Orange et statue équestre du Général Christiaan de Wet
Old Government Building actuel musée national de la littérature afrikaans
Old Presidency (1886), résidence officielle des anciens présidents de l'État libre d'Orange.
Statue du président Francis William Reitz
L'église réformée hollandaise aux deux clochers (1880)
Le National Women's Memorial (1913)
L'adieu des femmes à leurs maris partis combattre les Britanniques (seconde guerre des Boers) - Auteur Danie de Jager
La statue équestre du combattant jusqu'au-boutiste ("Die Bittereinder")

Cette capitale provinciale présente un centre-ville historique et touristique similaire à celui de Pretoria. Ses plus beaux monuments sont néanmoins davantage rassemblés sur la rue principale "President Brand Street" et sur "Charles Street":

  • Sur President Brand Street :
    • l'hôtel de ville (1935) est surmonté de coupoles et orné d’un imposant portique. Il sert également de centre de congrès, présentant une collection de tableaux et de photographies sur l’histoire de Bloemfontein.
    • le fourth Raadsaal (1893), volksraad de la république boer devant laquelle trône une impressionnante et admirable statue équestre du Général Christiaan de Wet, héros de la guerre anglo-boer. À l'intérieur du bâtiment, on y trouve les bustes des 6 présidents de l'État libre d'Orange.
    • la Cour d'appel (1929), plus haute cour judiciaire du pays.
    • la Supreme Court (1909), siège de la plus haute cour provinciale.
    • les statues des présidents Johannes Henricus Brand et Francis Reitz,
    • le Old Government Building (1875-1878) agrandi en 1906 par Herbert Baker et situé au coin de Maitland street. Le bâtiment fut détruit par un incendie en 1908 et reconstruit à partir de 1911. En 1972, il fut déclaré monument national. Devenu le musée national de la littérature afrikaans, il est aussi un centre de recherche et le musée de la littérature Sesotho.
    • la Old Presidency (1886), résidence officielle des anciens présidents de l'État libre d'Orange. Inscrits aux Monuments nationaux depuis 1938.
    • le CR Swart Building (Provincial Government Building), siège de l'administration provinciale
  • Sur Aliwal street :
    • Le National Museum, ouvert en 1915, avec sa section d’ethnologie et une exposition archéologique.
  • Sur St. George Street :
    • le first raadsaal (1849) est le plus vieil édifice de la ville. Cette petite maison couverte de chaume fut bâtie par le major Henry Warden pour être la première école située au nord du fleuve Orange. Elle servit également d'église jusqu'en 1852 avant d'être utilisée par le conseil législatif de la souveraineté de la rivière Orange. À partir de 1854, il fut l'assemblée législative de la république de l'État libre d'Orange avant de redevenir une école de 1856 à 1877. Le first Raadsaal devint alors le National Museum jusqu'en 1915 avant d'être de nouveau utilisé comme église, salle de divertissement ou entrepôt. En 1936, il acquiert le statut de monument national et restauré dans son état d'origine avant d'ouvrir au public en 1977[6].
    • la cathédrale anglicane dont la première pierre a été posée par le major Henry Warden en 1850 et qui prit son aspect actuel avec l'architecte Herbert Baker.
  • Sur Goddard Street :
    • la résidence de James Barry Hertzog (Hertzog House) entre 1895 et 1924. Elle est devenue un musée consacré à l'ancien Premier ministre sud-africain (1924-1939) dont la statue, sculptée par Danie de Jager, domine également Hertzog Square depuis 1968 en face de l'hôtel de ville.
  • Sur Monument Road :
    • Le Anglo Boer War museum/Women's Monument complex :
      • le musée de la seconde Guerre des Boers (Military museum) évoque cet épisode dramatique des relations tumultueuses entre Boers et Britanniques.
      • le National Women's Memorial rend hommage aux 28 000 femmes et enfants boers morts dans les camps de concentration mis en place par les Britanniques durant la guerre de 1899-1902. Le monument comprend un obélisque de 37 m et un piédestal soutenant les statues de deux femmes, l'une tenant un enfant à l'agonie et l'autre regardant dans le lointain les plaines de l'État libre d'Orange. Les cendres d'Emily Hobhouse ont été déposées dans une niche intégrée au monument à la base de l'obélisque.
      • La statue de l'adieu (1986) : Situé devant le musée, ce monument équestre du sculpteur Danie de Jager représente l'adieu d'une femme à son mari répondant à l'appel aux armes pour rejoindre les commandos boers. Le sentiment d'urgence est notamment symbolisé par le cheval fougueux et le bébé endormi dans les bras de la femme.
      • La statue équestre du combattant jusqu'au-boutiste (Die Bittereinder) : Située sur une colline adjacente, la statue équestre en bronze du combattant boer jusqu'au-boutiste est orienté vers Bloemfontein. Installé dans une position de lassitude, le combattant Boer est représenté avec des vêtements élimés, l'apparence hirsute et les épaules voûtées. Son cheval est décharné. Cette pose symbolise les sacrifices faits pour résister à l'ennemi ainsi que l'inéluctabilité de la défaite.
      • La statue des déportés : Sculpture de Danie de Jager, dévoilée en 1983, représentant un vieil homme et un jeune garçon boer, forcés à s'exiler par les Britanniques, regardant tristement par dessus la rambarde d'un bateau leur patrie bien-aimée au-dessous de l'horizon.
  • Autres lieux de la ville :
    • l'église réformée hollandaise aux deux clochers (Twin Spired) datant de 1880 est l'un des monuments emblématiques de Bloemfontein. C'était dans cette église que les 3 derniers présidents de l'État libre d'Orange firent leurs prestations de serment. Elle est située au nord de Hoffmann Square.
    • le musée d'art Oliewenhuis se situe dans un monument remarquable d'architecture afrikaner (1935). Il fut autrefois la résidence du gouverneur général d'Afrique du Sud puis du président d'Afrique du Sud avant de devenir un musée national, inauguré en 1989 et consacré aux artistes sud-africains anciens et récents comme Thomas Baines, Jan Ernst Volschenk, Pieter Wenning, Jacobus Hendrik Pierneef et Willem Coetzer.
    • Bloemfontein présente également plusieurs parcs et jardins comme State President Swart Park, Victoria Park et King’s Park.
    • le Waterfront du lac « Loch Logan ».
    • Orchid House dans le parc Hamilton
    • le théâtre Sand du Plessis (1985) sur Markgraff street.
    • la statue de la fille voortrekker par Laurika Postma, située devant la Oranje Girls High School.
    • au nord de la ville, Naval Hill (colline navale) permet d'avoir une vue panoramique sur le centre de Bloemfontein. Quelque 200 hectares ont été déclarés réserve naturelle Franklin abritant des élans, des springboks ou encore des zèbres de Burchell. Depuis le 12 décembre 2012, la colline est coiffée d'une statue en bronze de 6,5 m de haut représentant Nelson Mandela.
  • à l'extérieur de Bloemfontein,

Éducation[modifier | modifier le code]

Bâtiment principal de l'l'Université de l'État-Libre
Gare ferroviaire de Bloemfontein

La ville de Bloemfontein dispose d'une bonne infrastructure scolaire dont notamment :

  • Pour le primaire : Bloemfontein Primary School et le Laerskool Universitas
  • Pour le secondaire : le Bloemfontein High School et le Hoërskool Fichardtpark
  • Pour les études supérieures et la recherche : l'Université de l'État-Libre et le Central University of Technology.

Sport[modifier | modifier le code]

Bloemfontein est la patrie du rugby. Son stade emblématique est le Free State Stadium.

Presse[modifier | modifier le code]

Odonymie[modifier | modifier le code]

Anciens noms de rues Nouveaux noms à partir de 2012
Maitland street Charlotte Maxeke Street[7]
Andries Pretorius Street Raymond Mhlaba Street[8]
Bankovs Boulevard Elias Motsoaledi Street[8]
Botshabelo Highway Jazzman Mokhothu Highway[8]
Eeufees Road Kenneth Kaunda Road[8]
Haldon Road (partiellement) Walter Sisulu Road[8]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Bloemfontein est jumelée avec:

Personnalités liées à Bloemfontein[modifier | modifier le code]

Archevêché[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'en 1925, le néerlandais est la langue coofficielle d'Afrique du Sud. L'équivalent afrikaans aurait dû logiquement être "Blomfontein"
  2. « South African Weather Service »
  3. Histoire du camp de concentration de Bloemfontein
  4. a et b Bloemfontein, paisible capitale provinciale où est né l'ANC, La dépêche, 7 janvier 2012
  5. Peter Joyce, Le guide du voyageur en Afrique du Sud, Chantecler, 1996, p 108
  6. Lieux touristiques de Bloemfontein
  7. inauguré le 6 août 2012
  8. a, b, c, d et e Proposition adoptée en conseil municipal le 2 août 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]