Oliver Tambo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tambo (homonymie).


Oliver Tambo

Oliver Reginald Tambo (27 octobre 1917 - 24 avril 1993) était un homme politique noir d’Afrique du Sud, militant de la cause anti-apartheid et président du Congrès National Africain (ANC).

Oliver Tambo est né le 27 octobre 1917, à Mbizana, dans le pondoland (Cap-Oriental).

Appelé d'abord Kaizana en référence au Kaiser, ennemi des Britanniques, son prénom est anglicisé en Oliver au moment d’entamer sa scolarité.

En 1940, avec Nelson Mandela il est exclu de l’université de Fort Hare pour avoir participé à une grève.

En 1942, il enseigne les sciences et les mathématiques à St Peter, son ancien collège pour noirs de Johannesburg.

En 1943, en compagnie de Nelson Mandela et de Walter Sisulu, il est un des fondateurs de la ligue des jeunes de l'ANC (ANC Youth League) laquelle propose un nouveau mode de revendication, non plus basé sur les pétitions et les manifestations mais sur la désobéissance civile, le boycott, la grève et la non-collaboration.

Secrétaire national de la ligue en 1944, il est élu au conseil exécutif de l’ANC en 1948, année de la victoire du Parti national aux élections générales et de la mise en place de l’apartheid.

En 1955, il est élu secrétaire général de l’ANC après le bannissement de Walter Sisulu au terme du « Suppression of Communism Act ».

En 1958, il devient vice-président de l’ANC et en 1959, est l’objet d’un ordre de bannissement de 5 ans.

Envoyé à l’étranger après le massacre de Sharpeville pour mobiliser l’opposition à l’apartheid, il est impliqué dans la formation du Front Uni Sud-Africain (South African United Front) lequel parvint à l’expulsion de l’Afrique du Sud du Commonwealth en 1961.

Entre 1977 et 1990, il habitait en Angleterre, dans le district de Muswell Hill en Londres.

Il préside l’ANC en exil pendant 30 ans jusqu'à son retour en Afrique du Sud en 1991 après la légalisation du parti par Frederik de Klerk.

Une crise cardiaque l’emporte le 24 avril 1993, quelques jours après l’assassinat de Chris Hani, son camarade de la lutte anti-apartheid, chef du parti communiste sud-africain (SACP).

En 2004, une enquête controversée de la télévision publique SABC place Oliver Tambo en 31e position sur la liste des 100 plus grands sud-africains, derrière des personnalités pro-apartheid comme Hendrik Verwoerd à la 19e place ou Eugène Terreblanche à la 25e place.

Le 27 octobre 2006, l’aéroport international de Johannesburg, qui avait porté le nom de Jan Smuts de 1952 à 1995, a été rebaptisé O. R. Tambo International Airport. Cette décision, qui fait suite à une longue polémique, est perçue par les opposants comme une remise en cause de l’argument utilisé en 1995 par le gouvernement de ne donner dorénavant que des noms de lieux géographiques aux aéroports sud-africains.

Adélaide Tambo[modifier | modifier le code]

Son épouse Adélaïde Tambo est décédée à l’âge de 77 ans le 1er février 2007. Militante depuis l’adolescence, elle avait passé près de 30 années en exil à Muswell Hill en Londres aux côtés de son mari avant de rentrer en Afrique du Sud en 1990.

Sur les autres projets Wikimedia :