OVHcloud

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OVHcloud
logo de OVHcloud

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Octave KlabaVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société par actions simplifiée à associé unique
Slogan Innovation For Freedom !Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social RoubaixVoir et modifier les données sur Wikidata
Drapeau de France France
Direction Michel Paulin[1]
Actionnaires Octave Klaba (80 %)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Fabrication d'ordinateurs et d'autres équipements informatiques
Ape : 2620ZZ
Produits Cloud computing, serveur dédié, serveur dédié virtuel, voix sur IP, ADSL, VDSL2 et Symmetric Digital Subscriber LineVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 2 750 ()[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
SIREN 424 761 419
SIREN 424761419Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.ovhcloud.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires 530 M€ (2018)

OVHcloud, anciennement OVH, est une entreprise française. Elle pratique initialement de l'hébergement de serveur, puis s'oriente davantage, à la fin des années 2010, dans les services de cloud computing (informatique en nuage).

Fondé en 1999 par Octave Klaba, le groupe propose des prestations de cloud public et privé, des serveurs dédiés, de l’hébergement mutualisé, du housing (ou colocation), de l’enregistrement de noms de domaines, de la fourniture d'accès Internet par lignes ADSL, VDSL, SDSL et fibre, ainsi que de la téléphonie sur IP.

La société affirme desservir plus d’un million et demi de clients[3], en s’appuyant sur un réseau de 28 datacenters[4] répartis entre l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique.

L'entreprise a déployé son propre réseau de fibre optique à travers le monde et revendique une capacité totale de 20 Tbit/s[5] et plus de 260 000 serveurs physiques hébergés[6], soit l'un des plus grands parcs mondiaux de serveurs[7].

OVHcloud est implanté dans 19 pays à travers le monde et présente en un effectif de plus de 2 000 salariés[8].

Le , conformément à sa réorientation, OVH annonce changer de nom, pour devenir OVHcloud[9].

Historique[modifier | modifier le code]

1999-2004 : débuts[modifier | modifier le code]

OVH est créé en 1999 par Octave Klaba, alors étudiant en 3e année à l'ICAM Lille[10],[11] et commence avec les premiers appareils entreposés dans des locaux parisiens prêtés par Xavier Niel[12]. Le nom « OVH » vient des initiales de son surnom d'étudiant, Oles Van Herman[12]. On peut voir On Vous Héberge ? apparaître comme message de bienvenue lors d'une connexion FTP sur l'un de leurs serveurs, ce qui est une interprétation a posteriori du sigle OVH[13].

En 2001, OVH loue sept baies chez un prestataire parisien, Claranet. La société commence à manquer de place et la climatisation du site pose problème à cette époque. OVH déménage alors dans un datacenter abandonné de Free dans le 11e arrondissement de Paris. Peu à peu, le parc grossit pour atteindre 1 200 machines, et OVH implante de nouveaux serveurs pour faire face à la demande. Fin 2002, la société loue un autre datacenter auprès de Free à Courbevoie. L'opportunité se présente ensuite d'acquérir un bâtiment de 3 000 m2 dans le 19e arrondissement.

2004-2010 : internationalisation et installation à Roubaix[modifier | modifier le code]

En 2004, OVH ouvre ses premières filiales étrangères. La Pologne, pays d’origine de la famille Klaba, est la première. La même année, deux autres filiales commerciales sont lancées en Afrique et en Espagne.

Le volume d’activité d'OVH connaît une croissance significative, passant de 6 000 à 12 000 serveurs. Une opportunité immobilière se présente alors à Roubaix, où OVH a son siège social et ses équipes techniques, mais pas de datacenter. OVH construit alors Roubaix 1 (RBX-1). En 2008, c'est au tour de la construction de Roubaix 2 (RBX-2) puis l'année suivante, Roubaix 3 (RBX-3). En 2011, l'hébergeur lance un centre de données de dernière génération ne nécessitant aucune climatisation : Roubaix 4 (RBX-4). En 2012, OVH achève la construction de son premier datacenter en conteneurs à Strasbourg ("Strasbourg 1" ou "SBG1") afin de répondre aux besoins de ses clients d'Europe de l'Est.

En parallèle, l'entreprise s'implante à l'étranger : Tunisie, Maroc, Royaume-Uni, Irlande, Italie, Allemagne, Finlande, Portugal, Pays-Bas.

2010-2017 : diversification des activités[modifier | modifier le code]

Dès 2010, OVH prend le virage du Cloud et investit, 10 millions d'euros pour lancer de nouveaux services. Dès la fin de la même année, une solution de cloud externe entièrement dédié, Dedicated Cloud, voit le jour. Elle devient en mesure de proposer à ses clients de disposer d'un datacenter virtuel en moins d'une heure et d'ajouter des ressources à chaud en fonction des besoins.

En 2011, OVH héberge 100 000 serveurs dans ses centres de données, notamment via ses installations à Roubaix. En 2012, OVH poursuit sa lancée, portée vers l’international en travaillant sur l'ouverture de OVH, Inc. aux États-Unis et au Canada[14].

En 2013, OVH compte plus de 700 salariés, et lance à Gravelines, un datacenter d'une capacité d'hébergement de 300 000 serveurs. La même année, OVH propose la connexion à Internet en VDSL, ouvre des bureaux à Brest, lève un crédit syndiqué de 140 millions d'euros pour soutenir ses investissements et participe, avec Atos, au Plan Cloud initié par le gouvernement dans le cadre des 34 plans pour la France industrielle. Enfin, OVH organise à Paris son premier "Summit", un événement annuel inspiré des shows des géants américains de l'informatique.

Après 15 ans d'activités, la société compte 800 salariés et 180 000 serveurs hébergés dans ses 17 datacenters en 2014. OVH crée deux nouvelles marques spécialisées : So you Start proposant des serveurs et infrastructures dédiés, et RunAbove proposant des offres de Cloud Public. Ces deux marques sont aussi des laboratoires dans lesquels des innovations sont proposées aux utilisateurs.

Le , Octave Klaba présente lors de la deuxième édition de l'"OVH Summit", un nouveau logo et le slogan de l'entreprise : « Innovation Is Freedom »[15]. En , pour répondre à ses ambitions internationales, OVH lève 267 millions d'euros (160 millions d'euros complété d'un emprunt obligataire)[16].

Le , Octave Klaba cède sa place de président à Laurent Allard et devient directeur technique. Ce changement de rôle est motivé par sa passion pour la technologie[17].

En , du fait du Projet de loi relatif au renseignement, OVH annonce envisager de déménager ses serveurs hors de France, puis se ravise. Le site web Numerama publie un article intitulé "faisons le vrai/faux", qui fait la vérification par les faits des justifications d'OVH[18].

En , OVH ouvre son capital aux fonds d'investissements KKR et Towerbrook de façon minoritaire, à hauteur de 250 millions d'euros[19].

En , Octave Klaba reprend sa place de CEO et nomme Laurent Allard vice-président du conseil d'administration, chargé du comité stratégique du groupe. Octave Klaba annonce vouloir se concentrer sur « l’exécution de la stratégie, la mobilisation des équipes et l’accompagnement des clients au quotidien »[20].

En , OVH négocie le rachat de l’activité vCloud Air de VMware[21] pour un montant non communiqué.

Le OVH annonce une ligne de financement de 400 millions d’euros auprès d’un groupe de plusieurs banques conduit par la Société générale. Cette opération doit permettre à l'entreprise de poursuivre sa croissance [22]. Cette ligne de financement fait partie du plan d’investissement de 1,5 milliard d’euros sur cinq ans, annoncé en 2016, permettant un développement à l’international.

2018-2019 : nouvelle gouvernance[modifier | modifier le code]

Le , OVH annonce qu'Octave Klaba cède de nouveau sa place de Directeur Général au profit de Michel Paulin[23], ancien dirigeant de SFR, Octave Klaba restant président du conseil d'administration (chairman).

Par ailleurs, le départ de Laurent Allard est annoncé par la même occasion[24], après trois années passées chez OVH respectivement aux postes de Directeur Général puis Vice-Président du conseil d'administration.

Le , à l'occasion de l'OVH Summit à Paris, Octave Klaba annonce la restructuration de ses offres[25]. L'idée est de proposer à terme des offres en fonction, non pas de caractéristiques techniques, mais de besoins clients précis. Pendant le summit 2018, Octave Klaba annonce également le changement de slogan de OVH, passant ainsi de « Innovation Is Freedom» à « Innovation For Freedom ».

Le , à l'occasion de l'OVH Summit à Paris, Michel Paulin annonce le changement de nom de l'entreprise : OVH devient OVHcloud[26].

Services[modifier | modifier le code]

OVHcloud propose de plus en plus de services, en plus de l'hébergement : VPS (Virtual Private Server), Noms de domaine, etc..

Noms de domaine[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, OVHcloud est accrédité par l'organisme américain ICANN pour gérer la réservation de noms de domaine génériques (.com, .org, .net). De nombreuses autres accréditations ont suivi au fil du temps : Afnic (.fr), DNS Belgium (.be), Eurid (.eu)... Ces accords permettent à OVHcloud de proposer à ses clients plus de 250 extensions, dont le .ovh. D'autres services tels que la redirection, le sous-domaine, le renouvellement automatique sont également disponibles. Aujourd'hui, plus de 3 millions de noms de domaine ont été enregistrés chez OVHcloud à travers le monde.

Hébergement sur serveur mutualisé[modifier | modifier le code]

Le client paye pour la location d'un espace sur un serveur qui est aussi partagé par d'autres, permettant ainsi une répartition des coûts.

Location de serveurs dédiés[modifier | modifier le code]

Le client a la possibilité de louer un serveur dédié appartenant à OVHcloud. Ce dernier dispose alors d'un accès distant au serveur et est libre d'installer ce qu'il souhaite dessus dans les limites de la légalité. De plus, depuis le les firewalls (anti-DDOS) sont intégrés dans le prix. Il est aussi possible de faire du Big data, c'est-à-dire stocker et analyser des données volumineuses.

Cloud computing[modifier | modifier le code]

Le client peut disposer de serveurs à la demande ou effectuer du stockage dans le Cloud (au travers d'hubiC notamment). Il peut également y créer son propre datacenter dédié.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

OVHcloud est aussi un fournisseur d'accès à Internet : OVH Télécom, qui propose de l'ADSL, du SDSL et du VDSL2, ainsi que de la téléphonie sur IP et des services de SMS et fax.

Controverses et incidents[modifier | modifier le code]

OVHcloud a hébergé jusqu'en le site des Forces démocratiques de libération du Rwanda, groupe suspecté d'avoir commis des crimes de guerre et contre l'humanité[27].

Dès 2009, l'adresse e-mail d'Octave Klaba, fondateur d’OVH, le plus grand hébergeur de sites Internet d’Europe, figure dans un document émis par les services de renseignement britannique (GCHQ), parmi d’autres « sélecteurs » – des personnes identifiées comme des cibles par les services de renseignement américains (NSA), canadiens, néo-zélandais, britanniques et australiens, au sein de leur alliance, les « Five Eyes »[28].

En , l'édition française du blog Gizmodo révèle que WikiLeaks a choisi OVHcloud comme nouvel hébergeur après le refus d'Amazon de l'héberger dans son Cloud[29]. Au vu de l'ampleur de la polémique naissante, le , Éric Besson, ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, s'enquert des moyens de faire interdire cet hébergement en France[30]. Cette démarche échoue et l'hébergeur profite de la notoriété acquise par cette polémique.

En , OVHcloud est victime d'un piratage (fuite d'information),touchant notamment la base de données des clients Europe[31],[32],[28].

En , OVHcloud connaît une panne réseau de 4 heures[33] dans son centre de données roubaisien historique RBX1.

Le , OVHcloud connaît une panne sur l'une des baies de stockage EMC VNX 5400 utilisée pour stocker une partie des bases de données d'hébergement mutualisé à P19[34]. En pleine période de soldes, environ 50 000 sites sont ainsi inaccessibles[35].

Le , OVHcloud connaît une importante panne d'alimentation électrique et de ses groupes électrogènes de secours qui rend inopérants deux de ses datacenters à Strasbourg SBG1 et SBG4, provoquant l'indisponibilité de très nombreux sites internet, dont celui d'OVHcloud lui-même[36].

Le 30 mars 2020, les serveurs d'OVHcloud rencontrent des incidents importants et de nombreux sites et serveurs de jeux sont donc impactés[37][source insuffisante].

OVHcloud Canada[modifier | modifier le code]

Le , Henryk et Octave Klaba et les partenaires institutionnels canadiens – la Ville de Beauharnois, le Centre local de développement (CLD) Beauharnois-Salaberry et Montréal international — ont officialisé l’implantation d’OVHcloud à Beauharnois Salaberry.

Chiffres clés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Depuis le .
  2. « https://www.journaldunet.com/solutions/cloud-computing/1193432-ovh-de-l-hebergeur-francais-au-cloud-mondial/ »
  3. « OVH dépasse 1 million de clients, et se déploie au niveau mondial », Journal du Net,‎ (lire en ligne, consulté le 26 mai 2017)
  4. « Datacentres », sur OVH, (consulté le 12 décembre 2019)
  5. « OVH France on Twitter », Twitter,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juillet 2020)
  6. « OVH : ce Français en passe de devenir un cloud mondial », Journal du Net,‎ (lire en ligne, consulté le 26 mai 2017)
  7. (en-US) « Who Has the Most Web Servers? » [« Qui a plus de serveurs de la Toile ? »], Data Center Knowledge,‎ (lire en ligne, consulté le 26 mai 2017)
  8. « Le groupe roubaisien OVH en pleine expansion », sur www.francetvinfo.fr,
  9. « For its 20th anniversary, OVH takes off and becomes OVHcloud », sur www.ovh.com,
  10. « Archive du site www.ovh.net de janvier 2000 », sur ovh.com (via web.archives.org) (consulté le 18 janvier 2000).
  11. « À propos », sur ovh.com.
  12. a et b « OVH, le ch’ti qui fait trembler les géants du Net », sur Capital.fr, (consulté le 20 juillet 2020)
  13. OVH, « #OVHSummit 2016 « Together » / Keynote », (consulté le 14 octobre 2016).
  14. « OVH a inauguré au Canada “le plus grand centre de données du monde” », PC INpact,‎ (lire en ligne).
  15. « Octave Klaba à l'OVH Summit : « nous ne sommes plus une start-up ! » », L'Informaticien,‎ (lire en ligne).
  16. Antoine Crochet-Damais, OVH lève 267 millions d'euros, JDN, 09 décembre 2014
  17. Jacques Cheminat, « OVH : Laurent Allard nommé CEO, Octave Klaba passe CTO », sur silicon.fr, (consulté le 25 juillet 2015).
  18. Loi Renseignement : faisons le vrai/faux d'OVH. Numerama, 7 mai 2015
  19. OVH, « OVH, KKR et TowerBrook concluent un partenariat pour accélérer l’expansion du leader européen du cloud à l’international », sur OVH #ESPACE PRESSE (consulté le 19 octobre 2017).
  20. Guénaël Pépin, « Octave Klaba redevient directeur général d'OVH », NextInpact,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2017).
  21. « OVH négocie le rachat de l’activité vCloud Air de VMware », sur ZDNet, .
  22. OVH, le géant français du cloud, se dote de nouveaux moyens pour assurer son développement, le Monde, 29 juin 2017
  23. « Michel Paulin devient directeur général d'OVH », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 27 août 2018).
  24. Maryse Gros, « Michel Paulin devient directeur général d'OVH Group-Le Monde Informatique », Le Monde informatique,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2018).
  25. Nicolas Certes, « Octave Klaba émigre aux Etats-Unis », Le Monde informatique,‎ (lire en ligne)
  26. « Blog OVH-Actualité, innovation et tendances IT », sur Blog OVH-Actualité, innovation et tendances IT (consulté le 26 octobre 2019).
  27. (en) « Reporter succeeds where UN failed: Rwanda militia website closed », sur csmonitor.com,
  28. a et b Damien Leloup, « Les renseignements britanniques ont surveillé le patron d’OVH, premier hébergeur européen », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juin 2020).
  29. « Expulsé d'Amazon, WikiLeaks trouve refuge en France », Le Point,‎ (lire en ligne)
  30. « Éric Besson veut expulser WikiLeaks de Roubaix », Nord Éclair,‎ (lire en ligne)
  31. « OVH : Un hacker s’empare de la base de données clients », sur universfreebox.com,
  32. Botella et Batikhy 2013, p. 67.
  33. « OVH offre une semaine d'hébergement à ses clients suite à une panne », sur Le Journal du Net,
  34. « Hébergement : OVH s’excuse et invoque la loi de Murphy », ZDNet France,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2017)
  35. « Méga-panne chez OVH : plus de 50.000 sites Web dans le noir en pleines soldes », ZDNet France,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2017)
  36. « OVH : nouvelle méga-panne pour le géant de l'hébergement », ZDNet France,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2017)
  37. « Tweet OVHcloud »
  38. a et b Hébergement OVH va doubler la capacité du datacenter de Gravelines
  39. a et b OVH : de l'hébergeur français au cloud mondial

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Botella et Selim Batikhy, « OVH : Le ch'ti qui fait trembler les géants du Net », Capital, no 266,‎ , p. 66-67 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]