OVH

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
OVH
logo de OVH

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 2 novembre 1999 : création
Fondateurs Octave Klaba
Personnages clés Henryk Klaba (Président)
Halina Klaba (Finances)
Octave Klaba (Fondateur, CEO)
Miroslaw Klaba (Responsable R&D)
Laurent Allard (Vice-Chairman)
Forme juridique SAS
Slogan « Innovation is Freedom »
Siège social Roubaix
Drapeau de France France
Direction Octave Klaba
Actionnaires Octave Klaba (1 )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Hébergeur, opérateur de télécommunications
Produits Cloud computing, Serveurs dédiés, VPS, Hébergeur web, Noms de domaine, téléphonie VOIP, ADSL, SDSL, VDSL2
Effectif 2000
Site web www.ovh.com/fr www.ovh.fr

Chiffre d’affaires en augmentation 420 millions (2017)[1].

OVH est une entreprise française spécialisée dans les services de cloud computing. Fondé en 1999 par Octave Klaba, le groupe propose des solutions de cloud public et privé, des serveurs dédiés, de l’hébergement mutualisé, du housing (ou colocation), de l’enregistrement de noms de domaines, de la fourniture d'accès Internet par lignes ADSL, VDSL et SDSL, ainsi que de la téléphonie sur IP.

La société affirme desservir plus d’un million de clients dans le monde[2], en s’appuyant sur un réseau de 20 datacenters[3] répartis entre l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique.

L'entreprise a déployé son propre réseau de fibre optique à travers le monde et revendique une capacité totale de 10 Tbit/s[4] et plus de 260 000 serveurs physiques hébergés[5], soit l'un des plus grands parcs mondiaux de serveurs[6].

OVH est implanté dans 19 pays à travers le monde et présente en octobre 2017 un effectif de plus de 2 000 salariés[7].

Historique[modifier | modifier le code]

1999 - 2004 : débuts[modifier | modifier le code]

OVH est créé en 1999 par Octave Klaba, alors étudiant en 3e année à l'ICAM Lille[8],[9] et commence avec les premiers appareils entreposés dans des locaux parisiens prêtés par Xavier Niel[10]. Le nom « OVH » vient des initiales de son surnom d'étudiant, Oles Van Herman[10]. On peut voir On Vous Héberge ? apparaître comme message de bienvenue lors d'une connexion FTP sur l'un de leurs serveurs, ce qui est une interprétation a posteriori du sigle OVH[11].

En 2001, OVH loue sept baies chez un prestataire parisien, Claranet (en). La société commence à manquer de place et la climatisation du site pose problème à cette époque. OVH déménage alors dans un datacenter abandonné de Free dans le 11e arrondissement de Paris. Peu à peu, le parc grossit pour atteindre 1 200 machines, et OVH implante de nouveaux serveurs pour faire face à la demande. Fin 2002, la société loue un autre datacenter auprès de Free à Courbevoie. L'opportunité se présente ensuite d'acquérir un bâtiment de 3 000 m2 dans le 19e arrondissement.

2004 - 2010 : internationalisation et installation à Roubaix[modifier | modifier le code]

Dès 2004, OVH ouvre ses premières filiales étrangères. La Pologne, pays d’origine de la famille Klaba, est la première. La même année, deux autres filiales commerciales sont lancées en Afrique et en Espagne.

Le volume d’activité d'OVH connaît une croissance exponentielle, passant de 6 000 à 12 000 serveurs. Une opportunité immobilière se présente alors à Roubaix, où OVH a son siège social et ses équipes techniques, mais pas de datacenter. OVH construit alors Roubaix 1 (RBX-1). En 2008, c'est au tour de la construction de Roubaix 2 (RBX-2) puis l'année suivante, Roubaix 3 (RBX-3). Et en 2011, l'hébergeur lance un centre de données de dernière génération ne nécessitant aucune climatisation : Roubaix 4 (RBX-4). En 2012, OVH achève la construction de son premier datacenter en conteneurs à Strasbourg ("Strasbourg 1" ou "SBG1") afin de répondre aux besoins de ses clients d'Europe de l'Est.

En parallèle, les implantations à l'étranger se multiplient : Tunisie, Maroc, Royaume-Uni, Irlande, Italie, Allemagne, Finlande, Portugal, Pays-Bas. OVH compte actuellement 15 filiales en Europe et deux autres en Afrique du Nord.

2010 - 2017 : diversification des activités[modifier | modifier le code]

Dès 2010, OVH prend le virage du Cloud et investit, sans aide de l’État, 10 millions d'euros pour lancer de nouveaux services. Dès la fin de la même année, une solution de cloud externe entièrement dédié, "Dedicated Cloud", voit le jour. Il est désormais possible de disposer d'un datacenter virtuel en moins d'une heure et d'ajouter des ressources à chaud en fonction des besoins.

En 2011, OVH héberge 100 000 serveurs dans ses centres de données, notamment via ses installations à Roubaix. En 2012, OVH poursuit sa lancée, portée vers l’international en travaillant sur l'ouverture de OVH, Inc. aux États-Unis et au Canada[12].

2013, OVH compte plus de 700 collaborateurs et lance à Gravelines, un datacenter d'une capacité d'hébergement de 300 000 serveurs. La même année, OVH propose la connexion à Internet en VDSL, ouvre des bureaux à Brest, lève un crédit syndiqué de 140 millions d'euros pour soutenir ses investissements et participe, avec Atos, au "Plan Cloud" initié par le gouvernement dans le cadre des "34 plans pour la France Industrielle", Enfin, OVH organise à Paris son premier "Summit", un événement annuel inspiré des shows des géants américains de l'IT.

Après 15 ans d'activités, la société compte 800 collaborateurs et 180 000 serveurs hébergés dans ses 17 datacenters en 2014. OVH crée deux nouvelles marques spécialisées : "So you Start" proposant des serveurs et infrastructures dédiés, et "RunAbove" proposant des offres de Cloud Public. Ces deux marques sont aussi des laboratoires dans lesquels des innovations sont proposées aux utilisateurs.

Le , Octave Klaba présente lors de la deuxième édition de l'"OVH Summit", un nouveau logo et le slogan de l'entreprise : « Innovation is freedom »[13]. En , pour répondre à ses ambitions internationales, OVH lève 267 millions d'euros (160 millions d'euros complété d'un emprunt obligataire)[14].

Le , Octave Klaba cède sa place de président à Laurent Allard et devient directeur technique. Ce changement de rôle est motivé par sa passion pour la technologie, et son souhait d'innover[15].

En avril 2015, du fait du Projet de loi relatif au renseignement, OVH annonce envisager de déménager ses serveurs hors de France, puis se ravise. Le site web Numerama publie un article intitulé "faisons le vrai/faux", qui fait la vérification par les faits des justifications d'OVH[16].

En octobre 2016, OVH ouvre son capital au fonds d'investissements KKR et Towerbrook de façon minoritaire, à hauteur de 250 millions d'euros[17].

En mars 2017, Octave Klaba reprend sa place de CEO et nomme Laurent Allard vice-président du conseil d'administration, en charge du "comité stratégique" du groupe. Octave Klaba annonce vouloir se concentrer sur "l’exécution de la stratégie, la mobilisation des équipes et l’accompagnement des clients au quotidien"[18].

En avril 2017, OVH négocie le rachat de l’activité vCloud Air de VMware[19] pour un montant non communiqué.

Le OVH annonce une ligne de financement de 400 millions d’euros auprès d’un groupe de plusieurs banques conduit par la Société générale. Cette opération doit permettre au leader européen de l’informatique dématérialisée de poursuivre sa croissance [20]. Cette ligne de financement fait partie du plan d’investissement de 1,5 milliard d’euros sur cinq ans, annoncé en 2016, permettant un développement à l’international.

Services[modifier | modifier le code]

Noms de domaine[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, OVH est accrédité par l'organisme américain ICANN pour gérer la réservation de noms de domaine génériques (.com, .org, .net). De nombreuses autres accréditations ont suivi au fil du temps : Afnic (.fr), DNS Belgium (.be), Eurid (.eu)... Ces accords permettent à OVH de proposer à ses clients plus de 250 extensions, dont le .ovh. D'autres services tels que la redirection, le sous-domaine, le renouvellement automatique sont également disponibles. Aujourd'hui, plus de 3 millions de noms de domaine ont été enregistrés chez OVH à travers le monde.

Hébergement sur serveur mutualisé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hébergement mutualisé.

Le client paye pour la location d'un espace sur un serveur qui est aussi partagé par d'autres, permettant ainsi une répartition des coûts.

Location de serveurs dédiés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Serveur dédié.

Le client a la possibilité de louer un serveur dédié appartenant à OVH. Ce dernier dispose alors d'un accès distant au serveur et est libre d'installer ce qu'il souhaite dessus dans les limites de la légalité. De plus, depuis le 15 juillet 2013 les firewalls (anti-DDOS) sont intégrés dans le prix. Il est aussi possible de faire du Big data, c'est-à-dire stocker et analyser des données volumineuses.

Cloud computing[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cloud computing.

Le client peut disposer de serveurs à la demande ou effectuer du stockage dans le Cloud (au travers d'hubiC notamment). Il peut également y créer son propre datacenter dédié.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : OVH Télécom.

OVH est aussi un fournisseur d'accès à Internet : OVH Télécom, qui propose de l'ADSL, du SDSL et du VDSL2, ainsi que de la téléphonie sur IP et des services de SMS et fax.

Controverses et incidents[modifier | modifier le code]

OVH a hébergé jusqu'en septembre 2009 le site des Forces démocratiques de libération du Rwanda, groupe suspecté d'avoir commis des crimes de guerre et contre l'humanité[21].

En décembre 2010, l'édition française du blog Gizmodo révèle que WikiLeaks a choisi OVH comme nouvel hébergeur après le refus d'Amazon de l'héberger dans son Cloud[22]. Au vu de l'ampleur de la polémique naissante, le 3 décembre, Éric Besson, ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, s'est enquis des moyens de faire interdire cet hébergement en France[23]. Cette démarche a échoué et l'hébergeur a largement profité de cette notoriété soudaine dans son ascension mondiale.

En juillet 2013, OVH est victime d'un piratage (fuite d'information) ; notamment la base de données des clients Europe a été récupérée[24],[25].

En septembre 2013, OVH connaît une panne réseau de 4 heures[26] dans son centre de données roubaisien historique RBX1.

Le 29 juin 2017, OVH connaît une panne sur l'une des baies de stockage EMC VNX 5400 utilisée pour stocker une partie des bases de données d'hébergement mutualisé à P19[27]. En pleins soldes, environ 50 000 sites sont ainsi inaccessibles[28].

Le 9 novembre 2017, OVH connaît une importante panne d'alimentation électrique et de ses groupes électrogènes de secours rendant inopérants deux de ses datacenters à Strasbourg SBG1 et SBG4, rendant indisponibles de très nombreux sites internet, dont celui d'OVH lui-même[29].

Sponsoring[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (novembre 2017)

De 2001[30][réf. insuffisante], à juin 2017 (fermeture) OVH a soutenu grenouille.com avec des serveurs et de la bande passante[31][réf. insuffisante].

De septembre 2010 à 2013, OVH était le sponsor de Romain Mesnil[32][réf. insuffisante].

Depuis 21 décembre 2015, OVH est un sponsor « Platinum » du projet Let's Encrypt[33][réf. insuffisante].

OVH est sponsor « Corporate » et « Infrastructure Donor »[34][réf. insuffisante] de la fondation OpenStack.

OVH Canada[modifier | modifier le code]

Le 26 janvier 2012, Henryk et Octave Klaba et les partenaires institutionnels canadiens – la Ville de Beauharnois, le Centre local de développement (CLD) Beauharnois-Salaberry et Montréal international — ont officialisé l’implantation d’OVH à Beauharnois Salaberry. Ce centre de données (BHS) destiné au marché nord-américain, devrait à terme accueillir plus de 360 000 serveurs[35].

Chiffres clés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « District P19 home to Europe’s bet on beating Amazon in the cloud » [« Districte P19 héberge l’essai européen de vaincre Amazon à la nouage »], Bloomberg,‎ (lire en ligne).
  2. « OVH dépasse 1 million de clients, et se déploie au niveau mondial », Journal du Net,‎ (lire en ligne)
  3. « Datacentres », sur OVH (consulté le 26 mai 2017)
  4. « OVH France on Twitter », Twitter,‎ (lire en ligne)
  5. « OVH : ce Français en passe de devenir un cloud mondial », Journal du Net,‎ (lire en ligne)
  6. (en) « Who Has the Most Web Servers? » [« Qui a plus de serveurs de la Toile ? »], Data Center Knowledge,‎ (lire en ligne)
  7. « Le groupe roubaisien OVH en pleine expansion », sur www.francetvinfo.fr,
  8. « Archive du site www.ovh.net de janvier 2000 », sur ovh.com (via web.archives.org) (consulté le 18 janvier 2000)
  9. « À propos », sur ovh.com
  10. a et b Botella et Batikhy 2013, p. 66.
  11. OVH, « #OVHSummit 2016 « Together » / Keynote », (consulté le 14 octobre 2016)
  12. « OVH a inauguré au Canada « le plus grand centre de données du monde » », sur PC INpact,
  13. « Octave Klaba à l'OVH Summit : « nous ne sommes plus une start-up ! » », sur L'Informaticien,
  14. Antoine Crochet-Damais,OVH lève 267 millions d'euros, JDN, 09 décembre 2014
  15. Jacques Cheminat, « OVH : Laurent Allard nommé CEO, Octave Klaba passe CTO », sur silicon.fr, (consulté le 25 juillet 2015).
  16. Loi Renseignement : faisons le vrai/faux d'OVH. Numerama, 7 mai 2015
  17. OVH, « OVH, KKR et TowerBrook concluent un partenariat pour accélérer l’expansion du leader européen du cloud à l’international », sur OVH #ESPACE PRESSE (consulté le 19 octobre 2017)
  18. Guénaël Pépin, « Octave Klaba redevient directeur général d'OVH », NextInpact,‎ (lire en ligne)
  19. « OVH négocie le rachat de l’activité vCloud Air de VMware », sur ZDNet,
  20. OVH, le géant français du cloud, se dote de nouveaux moyens pour assurer son développement, le Monde, 29 juin 2017
  21. (en) « Reporter succeeds where UN failed: Rwanda militia website closed », sur csmonitor.com,
  22. « Expulsé d'Amazon, WikiLeaks trouve refuge en France », sur Le Point,
  23. « Éric Besson veut expulser WikiLeaks de Roubaix », sur Nord Éclair,
  24. « OVH : Un hacker s’empare de la base de données clients », sur universfreebox.com,
  25. Botella et Batikhy 2013, p. 67.
  26. « OVH offre une semaine d'hébergement à ses clients suite à une panne », sur Le Journal du Net,
  27. « Hébergement : OVH s’excuse et invoque la loi de Murphy », ZDNet France,‎ (lire en ligne)
  28. « Méga-panne chez OVH : plus de 50.000 sites Web dans le noir en pleines soldes », ZDNet France,‎ (lire en ligne)
  29. « OVH : nouvelle méga-panne pour le géant de l'hébergement », ZDNet France,‎ (lire en ligne)
  30. « Crédits », sur grenouille.com
  31. « Projet FAQ », sur grenouille.com
  32. « Revue de presse - Romain Mesnil et Ovh », sur ovh.com
  33. « OVH Sponsors Let's Encrypt », sur letsencrypt.org
  34. (en) « Companies Supporting The OpenStack Foundation », sur openstack.org
  35. « BHS, un « american dream » », sur ovh.com,
  36. a, b et c « OVH en chiffre », sur ovh.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Botella et Selim Batikhy, « OVH : Le ch'ti qui fait trembler les géants du Net », Capital, no 266,‎ , p. 66-67. Document utilisé pour la rédaction de l’article