OVH

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OVH
Description de l'image Logo-OVH.svg.
Dates clés 1999 : création
Fondateurs Octave Klaba
Personnages clés Henryk Klaba (président), Octave Klaba son fils, Laurent Allard (DG)
Forme juridique SAS
Slogan « Innovation is Freedom »
Siège social Drapeau de France Roubaix (France)
Direction Laurent Allard
Activité Hébergeur web
Produits Cloud computing, Serveurs dédiés, VPS, Hébergeur web, Noms de domaine, téléphonie VOIP, ADSL, SDSL, VDSL2
Effectif 1000
Site web ovh.com
Chiffre d’affaires en augmentation 240 millions (2014)[1]

OVH est un hébergeur de sites web français. Il propose des serveurs dédiés, des serveurs privés, de l'hébergement mutualisé, du housing (ou colocation)[2], des services de Cloud computing, de la fourniture d'accès Internet par lignes ADSL, VDSL ainsi que SDSL, l'enregistrement de noms de domaine, ainsi que de la téléphonie sur IP.

Avec environ 200 000 serveurs en juillet 2015[3], OVH dispose de l'un des plus grands parcs de serveurs au monde[4].

De plus, OVH a déployé son propre réseau de fibre optique, géré avec des équipements DWDM, à travers le monde (Europe, Amérique et Asie). L'hébergeur avance une capacité totale de 3,5 Tbps[5].

En Mars 2015, Octave Klaba, fondateur historique de l'entreprise, cède sa place de directeur général à Laurent Allard pour se consacrer à la R&D.

Historique[modifier | modifier le code]

1999 - 2006 : débuts[modifier | modifier le code]

OVH est créé en 1999 par Octave Klaba, alors étudiant en 3e année à l'ICAM Lille[6],[7] et commence avec les premiers appareils entreposés dans des locaux parisiens prêtés par Xavier Niel[8]. Le nom « OVH » vient des initiales de son surnom d'étudiant, Oles Van Herman[8]. On peut voir On Vous Héberge ? apparaître comme message de bienvenue lors d'une connexion FTP sur l'un de leurs serveurs, ce qui est un rétro-acronyme pour OVH.

En 2001, OVH loue sept baies chez un prestataire parisien, Claranet (en). La société commence à manquer de place et la climatisation du site pose problème à cette époque. OVH déménage alors dans un datacenter abandonné de Free dans le 11e arrondissement de Paris. Peu à peu, le parc grossit pour atteindre 1 200 machines, et OVH implante de nouveaux serveurs pour faire face à la demande. Fin 2002, la société loue un autre datacenter auprès de Free à Courbevoie. L'opportunité se présente ensuite d'acquérir un bâtiment de 3 000 m2 dans le 19e arrondissement.

2006 - 2010 : internationalisation et installations à Roubaix[modifier | modifier le code]

Dès 2006, OVH ouvre ses premières filiales étrangères. La Pologne, pays d’origine de la famille Klaba, est la première. La même année, deux autres filiales commerciales sont lancées au Sénégal et en Espagne.

Le volume d’activité d'OVH connaît une croissance exponentielle, passant de 6 000 à 12 000 serveurs. Une opportunité immobilière se présente alors à Roubaix, où OVH a son siège social et ses équipes techniques, mais pas de datacenter. OVH construit alors Roubaix 1 (RBX-1). En 2008, c'est au tour de la construction de Roubaix 2 (RBX-2) puis l'année suivante, Roubaix 3 (RBX-3). Et en 2011, l'hébergeur lance un centre de données de dernière génération ne nécessitant aucune climatisation : Roubaix 4 (RBX-4). Toujours innovant, OVH achève en 2012 la construction de son premier datacenter en containers à Strasbourg ("Strasbourg 1" ou "SBG1") afin de répondre aux besoins de ses clients d'Europe de l'Est.

En parallèle, les implantations à l'étranger se multiplient : Tunisie, Maroc, Royaume-Uni, Irlande, Italie, Allemagne, Finlande, Portugal, Pays-Bas. OVH compte actuellement 15 filiales en Europe et deux autres en Afrique du Nord.

2010 - 2015 : diversification des activités[modifier | modifier le code]

Dès 2010, OVH prend le virage du Cloud et investit, sans aide de l’État, 10 millions d'euros pour lancer de nouveaux services. Dès la fin de la même année, une solution de cloud externe entièrement dédié, "Dedicated Cloud", voit le jour. Il est désormais possible de disposer d'un data-centre virtuel en moins d'une heure et d'ajouter des ressources à chaud en fonction des besoins.

En 2011, OVH héberge 100 000 serveurs dans ses centres de données, notamment via ses installations à Roubaix. En 2012, OVH poursuit sa lancée, portée vers l’international en travaillant sur l'ouverture de OVH, Inc. aux États-Unis et au Canada[9].

2013, OVH compte plus de 700 collaborateurs et lance à Gravelines,un datacentre d'une capacité d'hébergement de 300 000 serveurs. La même année, OVH propose la connexion à Internet en VDSL, ouvre des bureaux à Brest, lève un crédit syndiqué de 140 millions d'euros pour soutenir ses investissements et participe, avec Atos, au "Plan Cloud" initié par le gouvernement dans le cadre des "34 plans pour la France Industrielle", Enfin, OVH organise à Paris son premier "Summit", un événement annuel inspiré des shows des géants américains de l'IT.

Après 15 ans d'activités, la société compte 800 collaborateurs et 180 000 serveurs hébergés dans ses 17 datacenters en 2014. OVH crée deux nouvelles marques spécialisées : "So you Start" proposant des serveurs et infrastructures dédiés, et "RunAbove" proposant des offres de Cloud Public. Ces deux marques sont aussi des laboratoires dans lesquels des innovations sont proposées aux utilisateurs.

Le , Octave Klaba présente lors de la deuxième édition de l'"OVH Summit", un nouveau logo et le slogan de l'entreprise : « Innovation is freedom »[10]. En , pour répondre à ses ambitions internationales, OVH lève 267 millions d'euros (160 millions d'euros complété d'un emprunt obligataire)[11].

Le , Octave Klaba cède sa place de président à Laurent Allard et devient directeur technique. Ce changement de rôle est motivé par sa passion pour la technologie, et son souhait d'innover[12].

En avril 2015, du fait du Projet de loi relatif au renseignement, OVH annonce envisager de déménager ses serveurs hors de France, puis se ravise. Le site web Numerama publie un article intitulé "faisons le vrai/faux", qui fait la vérification par les faits des justifications d'OVH[13].

Services[modifier | modifier le code]

Noms de Domaine[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, OVH est accrédité par l'organisme américain ICANN pour gérer la réservation de noms de domaine génériques (.com, .org, .net). De nombreuses autres accréditations ont suivi au fil du temps : Afnic (.fr), DNS Belgium (.be), Eurid (.eu)... Ces accords permettent à OVH de proposer à ses clients plus de 250 extensions, dont le ".ovh". D'autres services tels que la redirection, le sous-domaine, le renouvellement automatique sont également disponibles. Aujourd'hui, plus de 3 millions de noms de domaines ont été enregistrés chez OVH à travers le monde.

Hébergement sur serveur mutualisé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hébergement mutualisé.

Le client paye pour la location d'un espace sur un serveur qui est aussi partagé par d'autres, permettant ainsi une division des coûts.

Location de serveur dédié[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Serveur dédié.

Le client a la possibilité de louer un serveur dédié appartenant à OVH. Ce dernier dispose alors d'un accès distant au serveur et est libre d'installer ce qu'il souhaite dessus dans les limites de la légalité. De plus, depuis le 15 juillet 2013 les firewalls (anti-DDOS) sont intégrés dans le prix. Il est aussi possible de faire du Big data, c'est-à-dire stocker et analyser des données volumineuses.

Cloud computing[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cloud computing.

Le client peut disposer de serveurs à la demande ou effectuer du stockage dans le Cloud (au travers d'hubiC notamment). Il peut également y créer son propre datacenter dédié.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

OVH est aussi un fournisseur d'accès à Internet qui propose de l'ADSL, du SDSL et du VDSL2, ainsi que de la téléphonie sur IP et des services de SMS et fax.

Controverses[modifier | modifier le code]

OVH a hébergé jusqu'en septembre 2009 le site des Forces démocratiques de libération du Rwanda, groupe suspecté d'avoir commis des crimes de guerre et contre l'humanité[14].

En décembre 2010, le blog Gizmodo révèle que WikiLeaks a choisi OVH comme nouvel hébergeur après le refus d'Amazon de l'héberger dans son Cloud[15]. Au vu de l'ampleur de la polémique naissante, le 3 décembre, Éric Besson, ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, s'est enquis des moyens de faire interdire cet hébergement en France[16]. Cette démarche a échoué.

En juillet 2013, OVH est victime d'un piratage (fuite d'information) ; notamment la base de données des clients Europe a été récupérée[17],[18].

En septembre 2013, OVH connaît une panne réseau de 4 heures[19] dans son centre de données roubaisien historique RBX1.

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Depuis 2001[20], OVH soutient grenouille.com avec des serveurs et de la bande passante[21].

Depuis septembre 2010, OVH est le sponsor de Romain Mesnil[22].

OVH Canada[modifier | modifier le code]

Le 26 janvier 2012, Henryk et Octave Klaba et les partenaires institutionnels canadiens – la Ville de Beauharnois, le Centre local de développement (CLD) Beauharnois-Salaberry et Montréal international — ont officialisé l’implantation d’OVH à Beauharnois Salaberry. Ce datacentre (BHS) destiné au marché nord-américain, devrait à terme accueillir plus de 360 000 serveurs[23].

Chiffres clés[24][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) [1]
  2. « Hébergement - Colocation (Housing) », sur Comment ça marche
  3. « Twitter OVH France », sur ovh.com
  4. (en) « Who Has the Most Web Servers? Data Center Knowledge », sur datacenterknowledge.com,‎ 14 mai 2009, mise à jour juillet 2013
  5. « Un réseau mondial », sur ovh.com (consulté le 3 avril 2014)
  6. « Archive du site www.ovh.net de janvier 2000 », sur ovh.com (via web.archives.org) (consulté le 18 janvier 2000)
  7. « À propos », sur ovh.com
  8. a et b Botella et Batikhy 2013, p. 66.
  9. « OVH a inauguré au Canada « le plus grand centre de données du monde » », sur PC INpact,‎
  10. « Octave Klaba à l'OVH Summit : « nous ne sommes plus une start-up ! » », sur L'Informaticien,‎
  11. Antoine Crochet-Damais,OVH lève 267 millions d'euros, JDN, 09 décembre 2014
  12. Jacques Cheminat, « OVH : Laurent Allard nommé CEO, Octave Klaba passe CTO », sur silicon.fr,‎ (consulté le 25 juillet 2015).
  13. Loi Renseignement : faisons le vrai/faux d'OVH. Numerama, 7 mai 2015
  14. (en) « Reporter succeeds where UN failed: Rwanda militia website closed », sur csmonitor.com,‎
  15. « Expulsé d'Amazon, WikiLeaks trouve refuge en France », sur Le Point,‎
  16. « Éric Besson veut expulser WikiLeaks de Roubaix », sur Nord Éclair,‎
  17. « OVH : Un hacker s’empare de la base de données clients », sur universfreebox.com,‎
  18. Botella et Batikhy 2013, p. 67.
  19. « OVH offre une semaine d'hébergement à ses clients suite à une panne », sur Le Journal du Net,‎
  20. « Crédits », sur grenouille.com
  21. « Projet FAQ », sur grenouille.com
  22. « Revue de presse - Romain Mesnil et Ovh », sur ovh.com
  23. « BHS, un « american dream » », sur ovh.com,‎
  24. « au moins ça c’est fait », sur forum.ovh.com,‎ 1er juin 2011
  25. « Retour express sur 2012 », sur ovh.com,‎

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Botella et Selim Batikhy, « OVH : Le ch'ti qui fait trembler les géants du Net », Capital, no 266,‎ , p. 66-67. Document utilisé pour la rédaction de l’article