Compagnie des Alpes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Compagnie des Alpes
logo de Compagnie des Alpes
Création 1989
Dates clés 1994 : entrée en bourse
2002 : rachat de Grévin & Cie
Forme juridique société anonyme à directoire et
conseil de surveillance
Slogan Le loisir en bonne compagnie
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Actionnaires BPCE, Sofival, Crédit Agricole des Savoie
Activité gestion de domaines skiables et
de parcs de loisirs
Société mère Caisse des dépôts et consignations (39,6 %)
Effectif 4900[1]
Site web www.compagniedesalpes.com
Chiffre d’affaires en augmentation 692,99 M (2014)
en augmentation 690 M € (2015)[1]
Résultat net 25,4 M € (2015)

La Compagnie des Alpes est une entreprise française, filiale de la Caisse des dépôts et consignations créée en 1989. À l'origine, elle est essentiellement axée vers l'exploitation de domaines skiables étant premier exploitant de remontées mécaniques au Monde mais, trop tributaire de la saison de ski, a diversifié ses activités à partir de 2002 vers les parcs d'attractions avec l'achat de la société Grévin & Cie.

Historique[modifier | modifier le code]

La Caisse des dépôts et consignations crée en janvier 1989, au travers de sa filiale développement, la Compagnie des Alpes afin de fédérer le marché français des domaines skiables et ainsi favoriser expérience et investissement grâce à une taille conséquente, puis plus généralement de soutenir l'activité en montagne[1]. Par l'obtention d'une délégation de service public dans plusieurs stations majeures, la Compagnie des Alpes croit rapidement[1]. Cinq ans plus tard, l'entreprise est introduite au Second Marché de la Bourse de Paris. Grâce à cela, elle prend rapidement des participations dans plusieurs domaines des Alpes. Fin 1996, la société s'implante à l'étranger en reprenant la station italienne de Courmayeur, puis quatre ans plus tard, la Compagnie des Alpes entre à hauteur de 20,3 % au capital de Téléverbier, l'opérateur de la station suisse de Verbier. L'année suivante, elle poursuit son expansion en Suisse avec une prise de 38 % du capital de l'exploitant de Saas Fee.

L'acquisition de dix-sept nouvelles boutiques en 2002, portant à 44 le nombre de magasins de sports, représentant 6,3 % du CA avec un stock de 21 500 paires de ski en location. En juin de la même année, la société rachète pour environ 140 M€ par OPA d'abord hostile puis amicale, la société Grévin & Cie, propriétaire du musée Grévin et de sept parcs d'attractions (quatre en France dont le parc Astérix, deux en Hollande et un en Allemagne) afin d'entamer une diversification dans les parcs de loisirs et « d'étaler ainsi les risques »[2],[3]. Dès lors les activités de la société sont divisées en deux grands pôles : Compagnie des Alpes - Domaines skiables (environ 58 % du chiffre d'affaires consolidé) et Compagnie des Alpes - Parcs de loisirs (environ 42 % du chiffre d'affaires consolidé)[4]. Vers la même époque, l'entreprise passe également de l'exploitation de domaines skiables à un rôle complémentaire « de conseil et d'assistance » pour les stations à l'étranger[5].

Compagnie des Alpes - Domaines skiables[modifier | modifier le code]

En 2004, la société reprend le domaine de Serre Chevalier en France et une nouvelle participation de 20 % dans une station suisse, Riederalp.

Le 1er octobre 2007, dans le cadre d'un accord avec la Société financière de Val d'Isère (SOFIVAL), la Compagnie des Alpes rachète la Société des téléphériques de Val-d'Isère (STVI) et prend des participations minoritaires de La Rosière, Valmorel et Avoriaz. Elle réalise cette opération dans le cadre d'une augmentation de capital permettant à la holding financière SOFIVAL de prendre 8,6 % de son capital.

En 2008, la Compagnie des Alpes lance Holiski, un abonnement de ski valable dans dix de ses domaines skiables : après s'être acquitté d'un abonnement annuel, le skieur reçoit un badge d'accès qui lui permet d'accéder directement aux pistes couvertes par l'offre. Les journées de ski sont facturées le mois suivant. Cette même année, Dominique Marcel prend la tête de l'entreprise et trouve une situation difficile : « Les ventes stagnaient, l'activité était trop saisonnière, et l'entreprise était fortement endettée après plusieurs rachats »[1]. Trois banques régionales entrent alors au capital de la CDA : le Crédit Agricole des Savoie, les Caisses d'épargne et la Banque populaire[1].

En 2009, la Compagnie revend à la commune de Bagnes, en Suisse, ses 20,3 % du capital action de Téléverbier. Le montant de la transaction s'élève à 13,8 millions d'euros, soit environ 20 millions de francs suisses. En cette même année, la compagnie vend sa participation de 41 % dans le capital des Remontées mécaniques de Saas-Fee également en Suisse.

Filiales[modifier | modifier le code]

Par l'importance de la dizaine de domaines skiables réputés mondialement[5], la Compagnie des Alpes est le premier exploitant de remontée mécanique au monde[6].

Compagnie des Alpes - Parcs de loisirs[modifier | modifier le code]

ancien logo de Grévin & Cie

Le , le parc Astérix ouvre ses portes. Il est géré par la société Parc Astérix créée dès 1985. En 1997, Parc Astérix est introduit en bourse. En 1998, la société achète le grand aquarium Saint-Malo avant de lancer en 1999 une OPE sur le groupe Musée Grévin-France Miniature dans le but de créer le premier groupe français de loisirs. Cette opération se traduit par l'échange d'actions entre les actionnaires des deux sociétés[7]. L’entreprise devient alors Grévin & Cie.

En juin 2002, la Compagnie des Alpes acquiert Grévin & Cie via une OPA[2],[3] et créé sa division Parcs de loisirs afin de se diversifier dans les parcs d'attractions et de loisirs[8] et arrêter d'être dépendant de la seule saison d'hiver avec l'activité montagne[1].

En 2003, Grévin & Cie rachète deux parcs : l'aquaparc du Bouveret en Suisse en janvier et Panorama Park en Allemagne en décembre. En décembre 2004, la société reprend le parc de Pleasurewood Hills au Royaume-Uni. En août 2005, le groupe Grévin & Cie rachète les parcs La Mer de sable à Ermenonville et Planète sauvage entre Nantes et Pornic.

Les 22 et 23 mai 2006, la Compagnie des Alpes finalise l'acquisition d'une partie du groupe Star Parks pour une valeur estimée à 240 millions d'euros (dont 70 de reprise de dettes financières). Sur les sept sites touristiques exploités par Star Parks depuis 2004, cinq tombent dans le giron de la division Parcs de loisirs[1] : Walibi Belgium (avec Aqualibi) et Bellewaerde Park en Belgique, Walibi Sud-Ouest et Walibi Rhône-Alpes en France, ainsi que Walibi Holland aux Pays-Bas[9].

En 2008, Panorama Park Sauerland est revendu et démantelé. Le , le groupe annonce le projet de cession de sept parcs au fonds d’investissement HIG Capital France qui s'est associé à Laurent Bruloy, ancien dirigeant d'Aqualud[10]. Ceux-ci créent groupe Looping. La Compagnie des Alpes garde une participation minoritaire de 30% dans le consortium créé pour l'occasion[11].

Le , la Compagnie des Alpes devient le premier actionnaire du Futuroscope à hauteur de 45 %, en rachetant une partie des parts du Conseil général de la Vienne[12]. Le 24 janvier, la Compagnie des Alpes annonce qu'elle gèrera le musée Chaplin hébergé dans l'ancienne propriété du cinéaste Charlie Chaplin dit le Manoir de Ban à Corsier en Suisse[13] (ouverture en 2016).

Le 4 mars, la Compagnie des Alpes annonce la signature pour la diffusion audiovisuelle des nouveaux personnages de Walibi sur Club RTL en Belgique francophone, Gulli en France et Nickelodeon aux Pays-Bas et en Belgique néerlandophone[14]. Le 16 septembre 2011, le groupe annonce l'ouverture d'un musée Grévin au Canada avec une ouverture prévue le 17 avril 2013 dans le Centre Eaton Montréal[15].

Le 23 décembre, la Compagnie des Alpes se sépare de Fort Fun Abenteuerland qui est revendu à One World Holding, société contrôlée par la famille Ziegler[16]. Le même mois, le groupe français annonce avoir envoyé à One World Holding une notification de révocation du transfert de titres. Le parc reste donc propriété de la Compagnie des Alpes. L’acquéreur est soupçonné d’avoir fourni un faux document concernant la garantie bancaire[17].

Le , le musée Grévin Montréal est inauguré par Bernard Pivot[5].

Le 1er mai 2014, le musée Grévin Prague est inauguré en présence de célébrités locales et internationales. En décembre 2014, un communiqué de presse annonce que le groupe finalise le processus de cession du Dolfinarium Harderwijk au groupe espagnol Aspro-Ocio. Il en est de même pour Walibi Sud-Ouest en janvier 2015[18],[19].

Le , la Compagnie des Alpes annonce la cession de Planète sauvage et La Mer de Sable au groupe Looping pour 15,4 millions d'euros[18].

Le groupe a l'intention d'ouvrir un musée Grévin par an[20]. Pour 2015, deux sites sont à l'étude[21], dont Séoul avec une ouverture est prévue au deuxième semestre[22],[19]. Le musée Grévin Séoul est inauguré le 29 juillet 2015. L'ouverture de Chaplin’s World est prévue en 2016[19].

Filiales[modifier | modifier le code]

La division Parcs de loisirs de la Compagnie des Alpes gère donc actuellement un total de quatorze sites touristiques, principalement au travers de sa filiale Grévin & Cie[n 1] répartis dans sept pays dont sept parcs d'attractions, quatre musées, deux parcs aquatiques et un parc miniature. Entre les Walibi et les autres parcs en France, cela représente un total annuel de huit millions de visiteurs[23]. La CDA dispose d'une filiale immobilière depuis 2013 qui développe, en parallèle à des parcs et des stations de ski, des offres hôtelières, cherchant à augmenter la capacité de lits, ou à rénover car « le parc d'appartements est vieillissant »[23],[5] ; ainsi elle peut commercialiser des ensembles comprenant les forfaits de remontées mécaniques avec l'hébergement[23].

Les Productions du parc[modifier | modifier le code]

Les Productions du parc est la filiale du groupe dans le domaine de la construction et de la rénovation des parcs et des sites de divertissement. Il aménage et décore les espaces, produit et conçoit la mise en scène de tous types de spectacles et animations.

Productions du parc est ainsi le concepteur artistique et l'assistant maître d'ouvrage de l'attraction Le Défi de César[24] ainsi que de nombreuses autres attractions, spectacles et animations des parcs du groupe tel que le Bioscope ou les nouvelles attractions pour La Mer de sable.

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières de la Compagnie des Alpes
(en millions d'euros)
Année Chiffres d'affaires Résultats d'exploitation Résultats nets part du groupe
2001/2002 232 23,3
2002/2003 377,8 66,6 29,1
2003/2004 372,3 65,2 29,0
2004/2005 374,2 60,8 30,7
2005/2006 455,6 80,0 41,1
2006/2007 505,7 68,6 28,1
2007/2008 534,2 71,2 34,4
2008/2009 575,9 83,0 40,2
2009/2010 596,6 76,3 42,0
2010/2011 641,5 66,0 30,7
2011/2012 677,7 60,1 27,7
2012/2013 678,0 49,3 1,9
2013/2014 693,0 61,0 25,4

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce chiffre peut être résumé à douze sites, car les parcs aquatiques Aqualibi de Walibi Belgium et Aqualibi de Walibi Rhône-Alpes sont situés au même endroit.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Arnaud 2016, p. 56.
  2. a et b « La Compagnie des Alpes lance une OPA sur Grevin & Cie », fusacq.com, 24 mai 2002, consulté le 14 mars 2016
  3. a et b « L'OPA sur Grévin & Cie devient amicale », neorestauration.com, 6 juin 2002, consulté le 14 mars 2016
  4. « Métiers du groupe » sur les site de la Compagnie des Alpes.
  5. a, b, c, d, e et f Francine Rivaud, « Comment la Compagnie des Alpes mise sur l’international », Challenges,‎ (consulté le 14 mars 2016)
  6. « La Compagnie des Alpes : de bons résultats en 2014 », Challenges,‎ (consulté le 14 mars 2016)
  7. « Brèves économie », LeSoir.be , 23 mars 1999.
  8. Sébastien Roffat, « Disney et la France: les vingt ans d’Euro Disneyland », sur Google livres, Éditions L’Harmattan,‎ (consulté le 29 août 2011)
  9. Actualisation du document de référence 2005 sur le site de la Compagnie des Alpes.
  10. Résultats annuels 2009-2010 sur le site de la Compagnie des Alpes.
  11. « Cession du contrôle d’un ensemble de sept parcs de loisirs », 31 janvier 2011, sur le site de la Compagnie des Alpes.
  12. La Compagnie des Alpes est devenue le premier actionnaire du Futuroscope, Futuroscope, janvier 2011
  13. [1]
  14. « Les parcs Walibi s'associent avec plusieurs chaines de télévision »
  15. Compagnie des Alpes
  16. (de) Communiqué de presse
  17. Révocation par la CDA du transfert de titres attaché à la cession de Fort Fun
  18. a et b Mathilde Visseyrias, « La Compagnie des Alpes se polarise sur ses meilleurs sites », sur Le Figaro,‎ (consulté le 25 mai 2015)
  19. a, b et c « Exercice 2013/2014 Résultats supérieurs aux attentes : révision à la hausse de la guidance », sur compagniedesalpes.com,‎ (consulté le 20 décembre 2014)[PDF]
  20. « Objectif: un musée Grévin par année dans le monde », sur La Presse,‎ (consulté le 3 septembre 2013)
  21. François Mayné, « L'activité des parcs de loisirs de la Compagnie des Alpes toujours en recul au troisième trimestre », sur newsparcs.com,‎ (consulté le 3 septembre 2013)
  22. « Le Musée Grévin bientôt à Séoul ! », sur coreeaffaires.com,‎ (consulté le 3 septembre 2013)
  23. a, b et c Arnaud 2016, p. 57.
  24. Parc Astérix : prêts à relever le Défi de César ?

Source[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Arnaud, « La Compagnie des Alpes se développe hors pistes », Challenges, no 464,‎ , p. 56 à 57 (ISSN 0751-4417) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]