Spie

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Spie
logo de Spie
Logo de l'entreprise.

Création 1900 (Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques)
Dates clés 1968 : fusion avec la Société de construction des Batignolles
2003 : scission avec Spie Batignolles
Fondateurs Édouard Empain
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : SPIE
Slogan « Spie, l'ambition partagée. »
Siège social Cergy-Pontoise
Drapeau de France France
Direction Gauthier Louette (président-directeur général)
Activité Collectivités, énergie, infrastructures, tertiaire, industrie
Filiales Spie ICS (ex-Spie Communications)
Spie Oil & Gas Services
Spie Nucléaire
Spie Facilities
Heijmans Industrial Services
Effectif 46 500 (2017)
Site web www.spie.com

Capitalisation 2 563 M€ (avril 2019)
Chiffre d'affaires 6 694 M€ (2018)
Résultat net 91,4 M€ (2018)

Spie est une société spécialisée dans les domaines du génie électrique, mécanique et climatique, de l’énergie et des réseaux de communication. Son métier est la réalisation, l’assistance à l’exploitation et la maintenance d'équipements industriels. Spie est coté en bourse avec le code SPIE.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Spie a une double origine : d'une part, la Société de construction des Batignolles fondée en 1871 par Ernest Goüin, et d'autre part, la Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques, fondée en 1900, par le baron Empain.

La Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques (SPICF) doit réaliser les travaux d'infrastructures électriques du métro de Paris lancés en 1900. Le baron Empain avait décroché l'appel d'offre en 1898 et fondé dans ce but la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris. La SPICF est chargé d'électrifier les rames et de proposer une politique tarifaire. Empain fait appel à la société Girolou, fondée par Alexandre Giros et Louis Loucheur, pour compléter l'électrification vers 1905[1].

En 1946, elle devient la Société parisienne pour l'industrie électrique (SPIE). André Berthelot, fils de Marcellin Berthelot, en est nommé président du conseil d'administration l'année suivante.

En 1967, alors les Goüin se désengagent, Spie fusionne avec la Société de construction des Batignolles (SCB) pour former Spie Batignolles[2].

En 1969, le groupe Empain prend possession de la totalité de Schneider Electric ; Spie Batignolles devient une filiale du groupe Empain-Schneider.

Spie Batignolles absorbe la Compagnie industrielle de travaux publics (CITRA) en 1972.

En 1981, après la sortie du capital de la famille Empain, le groupe Empain se restructure et prend le nom de Schneider Electric ; Spie Batignolles est toujours une filiale.

En 1982 la division « Électricité nucléaire » et Trindel intègrant le groupe, l'ensemble prend le nom de Spie Trindel.

Avant 1984, rachat de Coignet SA avec l'aide des Charbonnages de France[3].

Spie Batignolles construit les montagnes russes en bois nommées Anaconda dans le parc alors nommé Big Bang Schtroumpf, rebaptisé Walygator Parc depuis 2007, les plus hautes d’Europe entre 1989 et 2001 d'après les plans de William Cobb[4].

En 1997, l'entreprise est vendue par Schneider et est l'objet d’un reprise d'entreprise par ses salariés (un RES) de cinq ans, lors du rachat de l'entreprise par les salariés associés à l'anglais Amec.

En 1998, Spie Batignolles prend le nom de Spie et se compose de trois grandes filiales :

  • Spie Batignolles, spécialisée dans les activités de construction ;
  • Spie Enertrans, spécialisée dans les activités énergétiques et de transport ferroviaire ;
  • Spie Trindel, spécialisée dans l'ingénierie électrique et les services de proximité.

En 1999, Spie achète l'entreprise de génie climatique Laurent Bouillet.

En 2001, Spie achète Matra Nortel Communications Distribution qui prend ensuite le nom de Spie Communications, et désormais Spie ICS (« ICS » pour « Integrated connectivity solutions »).

En 2003, Spie Batignolles, filiale « construction » de Spie est cédée à ses cadres dirigeants. Dans le même temps Amec prend le contrôle de Spie qui devient Amec Spie.

Ensuite en 2004, l'entreprise Amec Spie crée plusieurs filiales comme Spie Communications. Mais l'organisation a besoin de ressources humaines externes car elle manque d'effectifs.

En 2006, le groupe Amec cède Spie au fonds d'investissement PAI partners. Après l'aval de la Commission européenne (Bruxelles) le , la société prend un nouveau nom, « Spie », en lieu et place de « Amec Spie ». Un nouveau logotype est en conséquence créé.

En 2007, Spie rachète la division ingénierie électrique d'Amec qui prend le nom de Spie Matthew Hall. La même année, Spie Nederland rachète Controlec, puis l'entreprise néerlandaise Heijmans Industrial Services (HIS), spécialisée dans la conception, le développement, la rénovation, la modification et l'entretien d'installations mécaniques Spie acquiert le Néerlandais, l'année suivante.

En 2008, Spie acquiert plusieurs entreprises :

Spie renforce sa présence au Royaume-Uni en 2009 avec le rachat de WHS, une société spécialisée en installations électriques et instrumentation dans le secteur de l’énergie.

En 2011, Spie est cédée par PAI Partners au consortium Clayton, Dubilier & Rice (en), AXA Private Equity et Caisse de dépôt et placement du Québec.

Spie acquiert la division de services en énergie et bâtiment du groupe Hochtief en 2012.

En 2013, sept sociétés ont rejoint Spie :

  1. Plexal Group en Australie ;
  2. La branche Services Solutions du groupe allemand Hochtief (désormais Spie GmbH) ;
  3. Alard et Electricity Network Solutions (ENS) au Royaume-Uni ;
  4. Le groupe Devis en Belgique ;
  5. L'activité Infrastructure Services & Projects (IS&P) du groupe KPN aux Pays-Bas. IS&P forme désormais une nouvelle division au sein de Spie Nederland : Spie-ICS (Spie Integrated Connectivity Solutions);
  6. Saint-Fons Métallurgie (SFM) en France a également rejoint Spie.

Ces acquisitions, menées presque exclusivement dans le Nord-Ouest de l'Europe et en Allemagne, constituent pour le groupe un changement de dimension en termes d'effectifs, de résultats mais aussi d'opportunités de développement.

Un des principaux développements de l'année 2014 a été le déploiement d’un réseau et d’une expertise européens dans le domaine des solutions et services ICT avec les acquisitions de Fleischhauer en Allemagne et celles de Viscom et Connectis en Suisse. L'acquisition de Scotshield Fire and Security permet d'offrir une gamme de services d'installations à Spie, de faire son entrée sur le marché de la sécurité au Royaume-Uni et de développer son expertise dans le domaine du bâtiment intelligent.

Avec l’acquisition stratégique du groupe Numac, prestataire de services techniques et de maintenance industrielle majeur proposant un portefeuille complet de services et de solutions par l’intermédiaire de ses quatre filiales, en , Spie renforce sa présence aux Pays-Bas.

En , Spie fait son entrée à la bourse de Paris[6], annonce avoir acquis Leven Energy Services au Royaume-Uni[7] et avoir passé un contrat de facility management avec Generali[8].

En , Spie rachète l'entreprise Agis Fire & Security, basée à Varsovie (Pologne) et spécialisée dans la protection incendie et la sécurité des bâtiments[9]. Avec ce rachat, Spie a réalisé sa 100e acquisition en dix ans[10].

En , Spie annonce l'acquisition pour 850 millions d'euros de SAG, une entreprise allemande spécialisée dans les services pour les collectivités[11].

En , Spie acquiert la société allemande PMS Sicherheitstechnik + Kommunikation (PMS)[12] et elle finalise l'acquisition de l'entreprise Mer ICT aux Pays-Bas[13].

En février 2018 , Spie annonce l'acquisition de l'entreprise belge SYSTEMAT (150 employés)[14].

En janvier 2019, Spie intègre l'entreprise Vigilec, entreprise française de maintenance des réseaux d'électricité, gaz et télécommunications.

En juillet 2019, Spie revient dans le vert après le premier semestre de l'année grâce à un bénéfice net de 44 millions d'euros contre une perte de 17,5 millions d'euros l'année précédente[15],[16].

Direction de Spie[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Actionnaires[17].
Nom Actions %
The Caisse de dépôt et placement du Québec 16 548 057 10,6%
FFP SA (Île-de-France) 8 500 000 5,46%
Aviva Investors Global Services Ltd. 6 482 395 4,17%
Natixis Investment Managers International SA 6 119 961 3,93%
Spie SA Employee Stock Ownership Plan 5 545 906 3,57%
Norges Bank Investment Management 3 675 105 2,36%
CRUX Asset Management Ltd. 3 602 234 2,32%
Financière de l'Échiquier SA 3 558 200 2,29%
The Vanguard Group, Inc. 3 263 365 2,10%
Gauthier Louette 2 434 396 1,57%

Mécénat[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Bezançon, et Daniel Devillebichot, Histoire de la construction moderne et contemporaine en France, Paris, Eyrolles, 2014, pp. 129-130.
  2. Xavier Bezançon, et Daniel Devillebichot, Histoire de la construction moderne et contemporaine en France, Paris, Eyrolles, 2014, pp. 322.
  3. [PDF] Le Figaro, 24 avril 1984 — fr. « Florilège de travaux remportés par DTP dans le Sud-Est asiatique ».
  4. « Une nouvelle industrie touristique Un marché sans illusions pour les Français », sur Le Monde, (consulté le 17 septembre 2019).
  5. « Le groupe Spie acquiert Gefca et Lapierre et renforce son offre multitechnique de proximité », sur spie.com.
  6. « Spie réussit son entrée à la Bourse de Paris », sur lemonde.fr
  7. « Spie: acquisition de Leven Energy Services au Royaume-Uni », sur abcbourse.com
  8. « Spie: contrat de 'facility management' avec Generali », sur abcbourse.com.
  9. « Spie fait une acquisition en Europe de l'Est », sur lefigaro.fr
  10. « Spie, le "serial" acheteur "Made in France" : 100 acquisitions en 10 ans », sur latribune.fr.
  11. « Spie achète l'allemand SAG pour 850 M d'euros », sur lefigaro.fr, Le Figaro, .
  12. « Spie prend de l'ampleur avec PMS en Allemagne », sur fusacq.com.
  13. « Spie a finalisé l'acquisition de MER ICT », sur fusacq.com.
  14. « BREF - Spie acquiert le groupe belge Systemat », Investir,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2018)
  15. « Spie revient dans le vert au premier semestre, objectifs confirmés », sur FIGARO, (consulté le 27 juillet 2019)
  16. « Spie confiant pour 2019 après un retour dans le vert en début », sur www.batirama.com (consulté le 27 juillet 2019)
  17. Zone Bourse, « SPIE : Actionnaires Dirigeants et Profil Société | SPIE | FR0012757854 | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le 29 avril 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]