Chargeurs

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Chargeurs
Image illustrative de l'article Chargeurs

Création 1872
Dates clés 2015
Personnages clés Michaël Fribourg (PDG)
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de France Paris (16e arrondissement) (France)
Activité Protection de surface, entoilage pour habillement, substrats techniques, laine peignée haut de gamme
Filiales 4 métiers : Chargeurs Protective Films, Chargeurs Fashion Technologies, Chargeurs Technical Substrates et Chargeurs Wool
Effectif Plus de 1 500 collaborateurs au 31/12/2015
Site web chargeurs.fr

Chiffre d’affaires Près de 500 millions d'euros en 2015

Le groupe Chargeurs est une entreprise française.

Description[modifier | modifier le code]

Chargeurs, groupe industriel et de services d’implantation mondiale, exerce en leader sur les niches de la protection temporaire de surfaces, des textiles techniques et de la laine peignée. Chargeurs emploie plus de 1 500 collaborateurs dans 32 pays, sur les cinq continents, au service d’une base de clientèle de plus de 45 pays. Le chiffre d’affaires consolidé 2015 s’élève à près de 500 millions d’euros dont 93 % réalisés hors de France. Le résultat opérationnel courant atteint 30,6 millions d’euros et le résultat net 15,3 millions d’euros.

En octobre 2015, Colombus Holding SAS, société d'investissement de long terme fondée par Michaël Fribourg, rachète la participation du concert formé par Jérôme Seydoux et Eduardo Malone au capital de Chargeurs, et devient le nouvel actionnaire de référence du groupe. Michaël Fribourg est nommé PDG de Chargeurs.

Le comité de direction[1] du groupe Chargeurs est composé de M. Fribourg, PDG du groupe Chargeurs, Laurent Derolez, directeur général de Chargeurs Protective Films, Bernard Vossart, directeur général de Chargeurs Fashion Technologies, Bernard Finckenbein, directeur général de Chargeurs Technical Substrates et Federico Paullier, directeur général de Chargeurs Wool.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chargeurs réunis : le transport[modifier | modifier le code]

La Compagnie de Navigation des Chargeurs Réunis est fondée en 1872 au Havre par le banquier parisien Jules Vignal. Son siège se situe alors sur le boulevard de Strasbourg. Elle construit dans les années 1920 son siège social à Paris, dans le quartier de la Madeleine.

Alexandre Brun Affiche Chargeurs Réunis. Ligne de l'Indochine. Musée d'Aquitaine

Ses navires à vapeur assurent des liaisons régulières avec le Brésil et l’Argentine : la compagnie arme le Belgrano qui appareille le 16 octobre 1872 pour Rio de Janeiro et Buenos Aires avec 450 passagers et 1 100 m3 de marchandises à bord. Les autres navires amiraux seront Ville de Bahia, Ville de Santos, Ville de Janeiro[2], etc. La compagnie assure également la desserte maritime de la côte africaine occidentale, notamment avec le Tchad qui part de Bordeaux[3].

Passé sous le giron de la compagnie Fabre et cie en 1927, la société tente de racheter l'Aéropostale en 1933 et confirme sa volonté d'investir dans le transport aérien en fondant l'Aéromaritime[4].

En 1937, Chargeurs réunis retrouve son indépendance vis-à-vis de Fabre, qu'il rachète en 1964. En 1939, sa flotte est composé de cinq bananiers, de 25 cargos (dont deux appartiennent à l’État français, placé en gérance dans cette compagnie) et de 14 paquebots dont deux mixtes.

Elle fusionne avec la Société générale des transports maritimes à vapeur (SGTM), acquise en 1960 en même temps que la compagnie Fraissinet[5]. Chargeurs réunis rachète également Paquet, puis l'Union navale.

En 1949, Chargeurs réunis participe, aux côtés d'Air France, à la création de l'Union aéromaritime de transport, qui devient l'Union de transports aériens (UTA) en 1963 et est rachetée par Air France en 1990.

Les activités de Chargeurs couvrent alors plusieurs champs du transport international : transport maritime, transport aérien, entreposage, dédouanement sur les ports, mais aussi l'hôtellerie, avec l'enseigne Union touristique et hôtelière (UTH)[4].

Le groupe est racheté par Jérôme Seydoux en 1980 et renommé « Chargeurs » en 1983.

Chargeurs : Diversification vers d'autres domaines d'activité[modifier | modifier le code]

Entre 1983 et 1995, Chargeurs se transforme : sortie des secteurs maritimes et aériens, renforcement dans le textile, et ouverture vers un nouveau champ de développement : la communication. Le groupe fait ainsi l’acquisition de Pathé Cinéma en 1990. Il participe également, en 1985, à la création de la cinquième chaîne de télévision française, La Cinq, aux côtés de Fininvest, société appartenant à Silvio Berlusconi. En 1994, il prend le contrôle du journal Libération[6].

En 1995, Chargeurs est donc un groupe industriel diversifié, de dimension mondiale (plus de 75 % de son chiffre d’affaires est alors réalisé hors de France), qui exerce dans deux grands secteurs d’activité : communication et textile-industrie.

En 1996, le groupe Chargeurs est scindé et donne naissance à deux sociétés : Pathé, qui reçoit les activités de télévision, de cinéma et de presse et Chargeurs international, qui reçoit les activités textiles (laine, tissus, entoilage), protection de surface et transport. Le 24 juin 1996, le groupe Chargeurs est admis à la cote officielle de la bourse de Paris. De 1996 à 1998, Chargeurs poursuit sa mondialisation et sa politique de spécialisation amorcée par la scission de 1996, en se recentrant sur ses quatre métiers principaux : le peigné de laine, les tissus à base de laine, l’entoilage pour l’habillement et les films de protection de surfaces industrielles.

Entre 1999 et 2004, le groupe met en place des mécanismes originaux d’ingénierie financière afin d’optimiser la rentabilité des capitaux employés et prend position en Asie.

En 2005 et 2006, plusieurs facteurs exceptionnels ayant touché les métiers du groupe le conduise à reconfigurer ses business model, ce qui s’est traduit par de bonnes performances en 2006 et 2007.

Fin 2007, dans l’optique de se recentrer sur trois métiers, à savoir les films de protection, L’entoilage (Interlining) et la laine (Wool), le groupe cesse de contrôler le métier Chargeurs tissus en vendant 50 % du capital de la société Fashion Company, société holding du métier tissus, à la société marocaine Holfipar, holding détenant la société Sefita, partenaire historique du métier Chargeurs tissus.

Les années 2008 et 2009 font l’objet d’un plan d’adaptation majeur face à la crise économique.

Entre 2010 et 2014, le Groupe opère une profonde transformation réussie afin de se désendetter, de retrouver de la profitabilité et de mettre l'accent sur l'innovation.

En 2015, la société d'investissement de long terme, Colombus Holding SAS, fondée par Michaël Fribourg, rachète la participation du concert formé par Jérôme Seydoux et Eduardo Malone au sein de Chargeurs aux côtés d'investisseurs institutionnels long terme français (BNP Paribas Développement, CM-CIC Investissement, Effi-Invest II, Harwanne - groupe Covea) et de plusieurs family offices français de premier plan.

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Mars 2016
  • Colombus Holding : 27,6%
  • Non-résidents : 21,0%
  • Investisseurs Institutionnels Français : 22,5%
  • Actionnaires individuels : 28,8%
  • Autocontrôle : 0,10%

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.chargeurs.fr/fr/content/comite-de-direction-0
  2. Michèle Raclot, 28 mai 1940, Le jour ou le Brazza s'est englouti, L'Harmattan, 2010.
  3. Sœur Blanche SMNDA, Sept ans de vie soudanaise, préface de Louis Bertrand, Lyon, éd. G.-L. Arlaud, 1935, p. 8
  4. a et b Système d'information sur le patronat français, XIXe-XXe siècle, Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes / Institut des Sciences de l'Homme, CNRS / ENS-Lyon / Université Lumière Lyon2, 2009-2010.
  5. Société générale des transports maritimes, sur crwflags
  6. Patrick Éveno, Le journal Le Monde : une histoire d'indépendance, Odile Jacob, (lire en ligne), p. 98

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]