VidéoFutur

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Videofutur
logo de Videofutur
Fondateurs Gilles Darnois
Forme juridique SA à conseil d'administration
Slogan Toute la presse en parle !
Siège social Drapeau de France Neuilly-sur-Seine (France)
Direction Joseph Haddad (PCA)
Mathias Hautefort (DG)
Actionnaires J2H (43,70 %)
Mousse Partners (13,90 %)
Activité Location de vidéocassettes et disques vidéo
et
Vidéo à la demande (NAF 7722Z)
Société mère Videofutur Entertainment Group
Effectif 111
Site web www.videofutur.fr
Capitalisation 13 400 000 € (23 janvier 2013)
Fonds propres 3 370 000 € (2011)
Dette 4 809 000 € (2010)
Chiffre d’affaires 7 400 000 € (2012)
Bilan comptable 6 977 000 € (2011)
Résultat net - 5 200 000 € (2011)

Videofutur, anciennement écrit Vidéo Futur jusqu'en 2011, est, historiquement, une chaîne de vidéo-club en France. En janvier 2016, il reste 5 magasins Videofutur en France. Marque du groupe Netgem, Videofutur propose désormais une offre de VoD et de SVOD via Internet en service par contournement sous le nom de « LA BOX videofutur ».

Historique[modifier | modifier le code]

1982-1995 : La genèse[modifier | modifier le code]

La chaîne de magasins Vidéo Futur est née avec l'ouverture d'un premier vidéo-club à Sartrouville en 1982 par son fondateur Gilles Darnois. Dès 1984, un second magasin est ouvert à Nanterre. À l'occasion de l'ouverture de ce magasin, Gilles Darnois s'est associé à Serge Samson et Guy Garit pour créer GDS Vidéo (initiales des trois fondateurs), société de négoce dont l'activité consiste à acheter des cassettes à des éditeurs et à les revendre aux vidéo-clubs[1].

Après une période d'euphorie au début de la décennie, l'économie du vidéo-club décline dès la fin des années 1980. L'activité de location vidéo est certes entrée dans les mœurs des consommateurs, mais elle s'est également banalisée. L'apparition de Canal + dans le paysage audiovisuel a contribué à rendre le consommateur plus exigeant en termes de choix, de qualité de service, et de disponibilité des produits. La création de Vidéo Futur en tant que chaîne de magasin repose sur la volonté d'offrir au consommateur un modèle de magasin haut de gamme, agencé de manière épurée, disposant d'un large choix, de produits suffisamment nombreux pour être disponibles, et animé par du personnel spécifiquement formé. Ce nouveau concept de magasin est résolument orienté vers une clientèle familiale. La rénovation de leur premier magasin en vidéo-club haut-de-gamme double le chiffre d'affaires, et confirme donc la pertinence de ce positionnement de la chaîne. Les trois premiers magasins sont alors renommés Vidéo Futur[1].

La société GDS VIDEO exerce principalement le métier de grossiste en vidéocassettes locatives à destination d'une clientèle de vidéo-clubs. De proche en proche un certain nombre de vidéo-clubs clients de la société adoptent l'enseigne Vidéo Futur. En 1994, la chaîne Vidéo Futur compte une trentaine d'unités. C'est à partir du milieu des années 1990, que le développement du réseau s'accélère et se structure. Le fondateur, Gilles Darnois s'entoure alors de deux jeunes collaborateurs qui joueront un rôle clé : Richard Leblanc (Directeur du Développement), et Philippe Renault (Directeur Financier). Dès 1995, la société devient un Groupe reposant sur deux pôles principaux : le pôle approvisionnement (GDS Vidéo), et le pôle participation (Vidéo Futur Expansion), détenus par une société mère : CFF (Cie Financière du Futur). Le modèle de développement original repose sur une participation détenue par le Groupe au capital des principales unités. Ce schéma permettra de financer le développement d'implantations stratégiques, et d'assurer la loyauté des franchisés développeurs en doublant le contrat de franchise d'un solide pacte d'actionnaires. La première implantation rattachée à Vidéo Futur Expansion sera le magasin Vidéo Futur de Paris Place de Clichy.

1997-2002 : L'essor[modifier | modifier le code]

À partir de 1997, de nombreuses sociétés -italiennes, pour la plupart- lanceront sur le marché français des automates de location vidéo. La chaîne Vidéo Futur compte alors un peu plus de 250 magasins, et les dirigeants font le choix de s'équiper en automates de marque Cinebank. Ces automates sont conçus et fabriqués par la société VSI, et distribués en France par la société Cinemat, créée par Cristiano Sereni. Ce partenariat sera fructueux pour les deux parties. Vidéo Futur commencera l'équipement de ses magasins en machines Cinebank siglées Video Futur à partir de 1997[1]. Parallèlement, le Groupe Cinebank ouvre une filiale dédiée à l'approvisionnement en vidéocassettes et DVD des automates de son propre réseau, qui s'approvisionnera auprès de GDS Vidéo.

À partir de 1998, le Groupe Vidéo Futur, cherche à ouvrir son capital, et à s'adosser à un actionnaire lui apportant la surface financière indispensable à la poursuite de son développement. À l'issue de plus d'un an de discussions avec différents investisseurs, le groupe Banque Populaire entre au capital au travers du fonds SPEF Développement (qui prendra le nom de Naxicap quelques années plus tard). SPEF/Naxicap accompagnera très efficacement le Groupe Vidéo Futur au cours de la décennie suivante.

À partir de 1999, la montée en puissance des liens commerciaux entre le Groupe Vidéo Futur, et le Groupe Cinebank pose nécessairement la question de leurs liens capitalistiques. Le 15 janvier 2000, le Groupe Vidéo Futur acquiert 33,4 % du capital du Groupe Cinebank. Cette opération sera entourée de la plus grande confidentialité, et repose sur une ingénierie financière complexe. La prise de participation de Vidéo Futur dans Cinebank ne sera finalement officialisée que 3 ans plus tard, lors de la constitution du Groupe CPFK.

En 2000, Vidéo Futur est no 1 au TOP 50 de la Franchise de Franchise Magazine, ce qui sera à nouveau le cas en 2001.

En 2002, la chaîne représente plus de 400 magasins[1].

2003-2005 : Le groupe CPFK[modifier | modifier le code]

En 2003, le Groupe officialise la création du Groupe CPFK. Le Groupe CPFK résulte de l'acquisition par le Groupe Vidéo Futur de l'intégralité du capital du Groupe Cinebank, ainsi que du Groupe ADV (enseigne Vidéo Pilote). Le nouvel ensemble prend le nom de CPFK (après s'être brièvement appelé Videostore). Le Groupe CPFK fédère les principales enseignes de location vidéo présente sur le territoire français : Vidéo Futur (450 unités), Cinebank (1.400 unités) et Vidéo Pilote (100 unités). Chacune des enseignes conservera l'ensemble de ses spécificités et de son identité, ainsi que sa propre politique commerciale. Les trois enseignes opèrent sur l'ensemble des segments du marché (grandes agglomérations : Vidéo Futur ; zones rurales ou semi-rurales : Vidéo Pilote ; et offres de proximité : Cinebank).

En 2005, avec 550 magasins, le groupe de vidéo-clubs se déploie à l'international et ouvre son premier magasin en Suisse[2]. Cette année-là, le Groupe CPFK réalise 85 M€ de CA consolidé pour 18 M€ d'EBITDA. Cependant, dès 2004, les actionnaires et les dirigeants ont conscience de la nécessité de renouveler le modèle économique pour anticiper la concurrence provenant des contenus téléchargeables, et du téléchargement pirate en particulier. C'est le point de départ du projet Moovyplay.

2005-2008 : Le Moovyplay[modifier | modifier le code]

Pour anticiper la montée en force de la distribution des contenus médiatiques via les canaux numériques, l'entreprise a traversé nombre de transformations. Lancé en 2005, le projet Movvyplay repose sur la conception par le groupe CPFK d'un baladeur numérique permettant de charger des films directement auprès des boutiques physiques des réseaux.

En 2007, CPFK, la holding à qui appartenait Video Futur, Cinébank et Video Pilote, signe un partenariat avec Archos pour permettre aux clients de Video Futur de télécharger, sur le point de vente, les films loués directement sur leurs écrans portables[3].

En , après avoir déposé le bilan trois mois plus tôt[4], CPFK cède la chaîne de magasins Vidéo Futur, qui représentait 500 franchises, à Glowria (spécialiste de la location de DVD en ligne et de vidéo à la demande) pour 2 millions d'euros[5].

Depuis 2009 : Vidéo à la demande et fournisseur d'accès[modifier | modifier le code]

En 2009, Vidéo Futur lance un service de VOD[6]. Son ergonomie obtient cette année-là le prix du meilleur service VOD lors des MIPCOM 2009[7]. Cette même année, Vidéo Futur signe un partenariat avec Deezer pour diffuser sur son service de VOD les radios du service de musique en ligne[8]. La carte Galaxy voit le jour en mai en ayant accès à tous les modes de consommation de la vidéo[9].

Le , Netgem annonce une OPA sur Vidéo Futur[10],[11]. Vidéo Futur cède lors de cette OPA la totalité de ses éléments d'actif et de passif à la société Netgem, sur la base des comptes de Vidéo Futur au [12].

En , l'entreprise annonce la sortie en de sa propre box Videofutur[13].

À compter du , Vidéo Futur se lance en tant que fournisseur d'accès à Internet avec service SVOD sur plusieurs réseaux FTTH d'initiative publique, en collecte ou en marque blanche de l'opérateur Alsatis[14]. Vidéo Futur était déjà présent indirectement sur ce marché en proposant sa box avec les offres de l'opérateur CityPlay, désormais racheté par Wibox[15]. Cela fait également suite à l'entrée sur le marché, en septembre, de Coriolis Télécom en partenariat avec Canal+[16].

Slogans[modifier | modifier le code]

  • Avant 1995 : « L'autre image »
  • De 1995 à 2004 : « La chaîne no 1 des vidéos-clubs en France »
  • De 2004 à 2009 : « LA chaîne de vidéos-clubs »
  • De 2009 à 2011 : « LÀ, pour vous divertir »
  • De 2011 à 2013 : « N'attendez pas que ça passe à la télé ! »
  • Depuis 2013 : « Toute la presse en parle ! »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Aude-Claire de Parcevaux, Vidéo Futur : ça n'arrive pas qu'au cinéma, L'Express, 22 novembre 2002.
  2. Philippe Beaulieu, Vidéo Futur cible la Suisse, Franchise Magazine, 6 octobre 2005.
  3. Archos/Moovyplay : disque dur mobile pour vidéoclub, Clubic, 16 octobre 2007.
  4. Philippe Beaulieu, Vidéo Futur a déposé le bilan, Franchise Magazine, 18 août 2008.
  5. Glowria s'offre les vidéoclubs de Vidéo Futur, O1net.com, 3 octobre 2008.
  6. « Video Futur lance son service de VOD : Galaxy », sur vod-fr.com,‎ (consulté le 22 décembre 2012).
  7. Olivier Viaggi, La netbox de Vidéo Futur obtient le prix du meilleur service VOD, Univers Freebox, 16 octobre 2009.
  8. Netgem : Deezer sur la Netbox Video Futur, Trader-finance.fr, 2 juillet 2009.
  9. « Netgem relance Vidéo Futur », sur lsa-conso.fr,‎ (consulté le 1er novembre 2014).
  10. Videofutur: Netgem va lancer une OPA, BFMTV, 23 janvier 2013.
  11. Netgem lance une offre sur Videofutur, Capital, 23 janvier 2013.
  12. Netgem : modalité de la fusion par absorption de Videofutur, Boursier, 25 juillet 2013.
  13. Netgem : Vidéofutur va lancer une "box", Boursier, 21 juin 2006.
  14. Videofutur lance une offre fibre sur les RIP avec SVOD, pour 39,90 euros par mois Next Inpact, 23 septembre 2015
  15. « LA BOX Videofutur » sur le site de CityPlay (archive)
  16. « Fibre Calvados, la commercialisation commence dans le Département », sur Calvados.fr,‎ (consulté le 5 septembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]