Groupe SMCP

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Groupe SMCP
Dates clés 1984, 1998, 2007, 2009
Personnages clés Evelyne Chetrite, Judith Milgrom, Ilan Chetrite
Action Euronext : SMCP
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Daniel Lalonde
Actionnaires Shandong Ruyi
Activité Luxe accessible
Produits Habillement et accessoires
Filiales Sandro, Maje, Claudie Pierlot, SMCP North America, SMCP Asia
Effectif 4 450
Site web [1]

Dette 314 millions d'euros (2015)[1]
Chiffre d'affaires 675 millions d'euros (2015)[2]
en augmentation 786 millions d'euros (2016)[3]
en augmentation 1 milliard d'euros (2018)[4]
+11 % vs 2017
Résultat net 50 millions d'euros (2018)[4]
en augmentation

Le Groupe SMCP est un groupe du secteur du prêt-à-porter, créé en 1984 qui regroupe, à travers ses initiales, les trois marques fondatrices qui le composent : Sandro, Maje ainsi que Claudie Pierlot.

Historique[modifier | modifier le code]

La marque Sandro, ayant pour cible les femmes de 25 à 45 ans[1], est créée en 1984 par Évelyne Chetrite et Judith Milgrom. La marque Maje est créée en 1998 par Judith Milgrom, sa sœur. Le nom de la marque, « Maje », est l'assemblage de quatre lettres chères à la créatrice de la marque : « m » pour Milgrom, « a » pour Alain (frère de Judith et travaillant avec elle), « j » pour Judith et « e » en référence au prénom de sa sœur (Évelyne Chétrite directrice de Sandro)[5].

En 2007, Sandro créé sa ligne homme sous l'égide d'Ilan Chetrite, le fils d'Evelyne Chetrite. En 2009, le groupe rachète la marque Claudie Pierlot qui sera placé sous la direction de Dinah Emsalem. Les trois marques restent assez faiblement segmentées[1].

À partir de 2010, le groupe change plusieurs fois d'actionnaire : L Capital (LVMH) et Florac entrent au capital cette même année avec une participation majoritaire de 51 %, les 49 % restants appartenant à Evelyne Chetrite, Judith Milgrom, Elie Kouby et Frédéric Biousse. En 2013, Kohlberg Kravis Roberts & Co. devient actionnaire du groupe SMCP avec une participation de 70 %. Trois ans plus tard au printemps, alors que le groupe a en projet d'entrer en bourse, SMCP est acquis par le groupe chinois Shandong Ruyi pour environ 1,3 milliard d'euros. Ce conglomérat implanté à Jining emploie 30 000 personnes, possède plus d'une dizaine d'usine de confection, 3 000 points de vente et réalise 4 milliards de dollars de chiffre d'affaires ; il est spécialisé en sous-traitance[6]. SMCP est alors endetté de plusieurs centaines de millions d'euros[1]. Le pôle « création » reste en France, avec une trentaine de personnes[1].

Entre temps en 2011, le groupe lance le concept Suite 341 (three for one soit trois pour une, trois marques pour une boutique unique) dont la première boutique a ouvert à Angoulême.

En 2017, le groupe annonce son lancement sur le marché optique, en proposant des lunettes de soleil et de vue Sandro et Maje, en collaboration avec le lunetier Mondottica. Il annonce aussi son entrée en bourse[7],[3],[8].

Le groupe compte plus d'un millier de points de vente en 2016, dont 540 pour Sandro, 445 pour Maje et 188 pour Claudie Pierlot. Depuis le rachat de 2016 et les possibilités de financement du groupe asiatique, de multiples magasins sont prévus en Chine et dans d'autres pays du monde, dont certains en franchise[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Dromard 2017, p. 53.
  2. Dromard 2017, p. 52.
  3. a et b Dominique Chapuis, « Sandro et Maje restent en grande forme », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2017)
  4. a et b « Sandro, Maje, Claudie Pierlot multiplient leur bénéfice net par 8 », sur challenges.fr,
  5. Magazine Palace Costes n°22, page 95
  6. Dromard 2017, p. 52 et 53.
  7. Nicole Vulser, « Sandro Maje veut poursuivre son expansion internationale », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. « En Bourse, les actionnaires de Sandro et Maje briguent un nouveau pactole », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Presse[modifier | modifier le code]

  • Thiébault Dromard, « Sandro et Maje joue et gagne sur deux tableaux », Challenges, no 507,‎ , p. 52 et 53 (ISSN 0751-4417).