Trigano (entreprise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Trigano.

Trigano
Création 1935
Dates clés 1998 (entrée en bourse)
Fondateurs Edgard Trigano
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : TRI
Slogan Le camping, c'est Trigano (années 1950/1960)
Constructeur de libertés
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction François Marie Feuillet
Produits Caravanes, camping-cars, résidences mobiles, remorques, matériel de camping, équipement de jardin
Effectif 8 813 personnes (2018)
Site web www.trigano.fr

Capitalisation 1 651 M€ (04/2019)
Chiffre d'affaires 2 315 M€ (2018)
Résultat net 187 M€ (2018)

Trigano est un groupe d'entreprises français créée en 1935 par Edgard Trigano, spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de véhicules et d'équipements de loisirs. Leader du camping-car en France et en Europe, l'entreprise commercialise également du matériel de camping, des remorques, des caravanes et des services liés[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La marque Trigano a été créée en 1935 par Edgard Trigano, négociant en textile, et sa famille qui se lança dans la commercialisation d'articles textiles. En 1936, les premiers congés payés font leur apparition en France, et les produits Trigano se positionnent sur la vente de toiles de tentes, et notamment la « canadienne », une tente carrée bleue ou orange qui fut vendue à plusieurs millions d'exemplaires[2]. En 1935, la société Trigano est créée par Edgard Trigano (le fils de Raymond[n 1]) dans « un petit atelier installé dans une baraque en bois » comme le décrit Gilbert le jeune frère d'Edgard[3] qui sera embauché peu après[4]. L'entreprise Trigano se spécialise alors dans la distribution d'articles de camping et de sport.

En 1949, Gérard Blitz, le fondateur du Club Méditerranée, contacte l'entreprise Trigano Père et Fils afin d'obtenir du matériel et fait la connaissance de Gilbert Trigano[5]. Ce dernier accepte de louer le matériel nécessaire à l'ouverture du tout premier village aux Baléares, tentes et couchages[6]. Par la suite, l'entreprise devient un temps actionnaire du tour-opérateur[1].

En 1971, Trigano commence la commercialisation de caravanes[7] et propage sur les ondes nationales un slogan qui a marqué son temps : « Le camping, c'est Trigano ! »[2].

Sans Trigano[modifier | modifier le code]

Mais le rachat de la marque de caravanes Caravelair est un échec[1]. Le Crédit lyonnais prend alors le contrôle de Trigano en 1974 à la suite de mauvais résultats, sortant la famille fondatrice[1]. En 1981, François Feuillet, placé par la banque, rejoint Trigano en tant que directeur général adjoint, chargé du redressement : il délocalise dans des pays à bas coûts certaines productions, ferme une usine française de caravanes et des points de vente[1].

L'entreprise lance au sein de Trigano les activités de fabrication de camping-cars en 1984[8] au départ pour le carrossier Chausson (racheté par la suite) puis sous marque propre, Challenger[1]. Bernard et François Feuillet rachètent Trigano à 50/50[9] puis en 1987, François Feuillet rachète la totalité de Trigano pour un franc symbolique[1]. Dans les années qui suivent, il reconstitue les fonds propres de l'entreprise avant de se lancer dans des acquisitions[1].

En 1998, la société Trigano fait son entrée en bourse. Elle opère également à cette période une politique de développement par acquisitions. Trigano rachète Autostar en 1998[10], Caravans international[11] et ARCA[12] en 1999 et 2001, Auto-Trail en 1999[11], Benimar en 2002[13], puis trois autres en 2012 : OCS Recreatie Groothandel BV (accessoires), le norvégien Gaupen Henger (remorques) et Notin (camping-cars)[14].

En 2013, la société rachète le fabricant de remorques Lider[15], confirmant son développement dans le domaine de la remorque.

Alors que le marché progresse en Europe depuis le milieu des années 2010, Trigano devient en 2017 propriétaire de 85 % du capital de la société Protej d.o.o, propriétaire du groupe slovène Adria, numéro 3 en Europe, ainsi que du britannique Auto-Sleepers[16]. Cela va permettre à l'entreprise de renforcer ses activités dans la branche loisir[17].

L'entreprise est numéro 1 de l’autocaravane en France et en Europe avec respectivement la moitié et un tiers de part de marché[1]. Elle occupe toutes sortes de marchés de niche ou locaux, tel par exemple le fourgon aménagé, déclinaison plus petite du camping-car[18]

Activités[modifier | modifier le code]

L’activité du groupe Trigano s’organise autour de deux familles de produits, dont principalement, environ 25 marques de camping-cars[16] :

  • Équipements de loisirs,
    • Remorques
      • Erka,
      • Sorel,
      • Trelgo,
      • Lider,
      • Remorques Franc,
      • Ecim,
      • Mecanorem,
      • etc.
    • Équipements de jardins
    • Matériel de camping
      • Tentes familiales et accessoires de camping (Trigano)
      • Tentes de randonnée et haute montagne (Jamet)
      • Matériel pour les collectivités (Plisson)
      • Auvents (Eurovent)
      • Caravanes pliantes (Raclet)
      • Lodges (Trigano HPA)
      • Matelas (Matelas Nomade)

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Au 30 avril 2019[19].

Nom Actions %
François Marie Feuillet 9 244 613 47,8%
Alice Cavalier Feuillet, 989 266 5,12%
Severine Feuillet 966 825 5,00%
Norges Bank Investment Management 443 985 2,30%
Amundi (Investment Management) 362 577 1,88%
The Vanguard Group 214 964 1,11%
KBC Asset Management 203 494 1,05%
Dimensional Fund Advisors 167 170 0,86%
DWS Investment 158 352 0,82%
JPMorgan Asset Management 132 503 0,69%

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Raymond le père tient lui une quincaillerie, « juste en face, de l'autre côté de la rue » avec André le jeune frère de Gilbert Trigano[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j et k Botella 2018, p. 47.
  2. a et b « Trigano : la révolution du camping », Le Parisien, 29 juillet 2010.
  3. a et b Trigano 1998, La rencontre magique, p. 16.
  4. Trigano 1998, Avant le Club, p. 28.
  5. Trigano 1998, La rencontre magique, p. 16 et 17.
  6. Trigano 1998, La rencontre magique, p. 18.
  7. « Histoire du groupe Trigano », Trigano.fr.
  8. Flore Fauconnier, « Le camping... et les camping-cars, c'est Trigano », Le Journal du Net, 26 juillet 2006.
  9. Frank Bournois, Sébastien Point, Jacques Rojot, et Jean-Louis Scaringella, RH - Les meilleures pratiques CAC 40 / SBF 120, Éditions Eyrolles, 2011 (ISBN 978-2-2120-4309-9), p. 458 [lire en ligne].
  10. « Croissance de l'activité supérieure aux prévisions, le lancement réussi de la nouvelle gamme », Dubus.fr, 29 avril 1998.
  11. a et b « Trigano prend les commandes du camping-carSur un marché européen en nette croissance, le spécialiste français de l'équipement des loisirs cherche à distancer ses concurrents en achetant l'italien Caravans International. », L'Usine nouvelle, 23 septembre 1999.
  12. « Trigano : Acquisition d'Arca », Boursier.com, 22 décembre 2000.
  13. « Trigano : rachat de Benimar avalisé », Boursier.com, 29 mai 2002.
  14. Denis Meynard, « Camping-cars de luxe : Trigano rachète Notin », sur lesechos.fr,
  15. Ouest France, « Les remorques Lider rachetées par Trigano », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 23 décembre 2016)
  16. a et b Botella 2018, p. 46.
  17. « Trigano : réalise l'acquisition de 85 % du Groupe Adria. », VotreArgent.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mars 2018)
  18. Botella 2018, p. 47 et 48.
  19. Zone Bourse, « TRIGANO : Actionnaires Dirigeants et Profil Société | TRI | FR0005691656 | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le 1er mai 2019)

Source[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]