Haulotte Group

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Haulotte Group
logo de Haulotte Group

Création 1985
Forme juridique SA à Conseil d'administration
Action Euronext : PIG
Siège social L'Horme
Drapeau de France France
Direction Pierre Saubot
Activité ConstructionVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Matériels d'élévation de personnes et de charges
SIREN 332 822 485
TVA européenne FR04332822485[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.haulotte.com

Chiffre d'affaires 510 milions d'euros en 2017 (consoldidé)
Résultat net 18 millions en 2017 (consolidé)
Haulotte H18 SX
Haulotte HA 18 PX

Haulotte est un constructeur français d'engins de travaux publics, de machines d'élévation de personnes et de charges dont la structure actuelle date de 1995. Haulotte est depuis 1999 le leader européen sur son secteur d'activité principal : la nacelle élévatrice. L'entreprise est cotée à Paris sur Euronext, et fait partie de l'indice Next 150.

Historique[modifier | modifier le code]

HTL 4010 STEP1

1914-1970ː Haulotte père et fils[modifier | modifier le code]

Arthur Haulotte, d'origine belge s'installe après la Première Guerre mondiale à Modane en Savoie où il démarre une activité de construction et de génie civil. Le développement de son activité l'amène à transférer ses ateliers à Saint-Jean-de-Maurienne puis au cours de la Seconde Guerre mondiale à Bassens (près de Chambéry) une villa porte d 'ailleurs le nom de "villa haulotte" adossée à la rocade de Chambery (chemin de la martiniere) à la limite Bassens-Chambery et datée de 1948 sur le fronton en pierre, où il conçoit et fabrique une très grande diversité d'engins de terrassement et de manutention.

Dans les années 1970, alors que l'entreprise est dirigée par Georges Haulotte (fils du fondateur) et qu'elle est devenue un acteur important du secteur de la manutention, elle connait des difficultés financières et tombe dans le giron du groupe Creusot-Loire où se trouve depuis le début des années 1960 son concurrent Pinguely.

1970-1995ː Agrandissement et développement[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1985, Haulotte continue son développement en collaboration avec Pinguely et l'ensemble devient l'un des leaders européens des grues mobiles grâce au réseau de vente international détenu par Creusot-Loire. Cependant prévoyant le déclin du marché de la grue mobile, les ingénieurs de Haulotte cherchent un produit de remplacement et détectent un nouveau marché aux États-Unis : celui de la nacelle élévatrice. Est alors signé un accord de licence avec le constructeur américain Condor. En 1984, le Groupe-Creusot Loire est liquidé et les sociétés Haulotte (filiale de Creusot Loire) et Pinguely (alors simple de département de Creusot-Loire) sont acquises en majoritairement pour Haulotte et minoritairement pour Pinguely par Solem, holding créée à cette occasion par Pierre Saubot.

Entre 1985 et 1994, Haulotte termine quelques commandes de matériels divers de manutention, réalise des systèmes spécifiques pour l'industrie de l'aluminium dans le cadre d'un contrat important avec Pechiney et commence en 1986 la fabrication de machines sous licence Condor. Parallèlement entre 1988 et 1990, un accord de distribution pour la France est signé avec le canadien Skyjack qui fabrique des ciseaux électriques et thermiques et l'accord de licence avec Condor est dénoncé. La société passe avec beaucoup de difficultés (plusieurs mois de chômage technique) la crise de 1993. À fin 1994, la fabrication des nacelles n'a pas dépassé 300 machines par an.

En 1989, Pierre Saubot acquiert la majorité du capital de Pinguely et en 1990 cette société tout en continuant à proposer une gamme restreinte de grues mobiles signe un contrat très important avec la Défense Nationale (fourniture de 230 camions lourds de dépannage).

À ce premier marché, viendra s'ajouter en 1995 la signature un nouveau contrat avec l'armée pour la fourniture de 80 engins de terrassement dérivés d'un produit dit sur étagère la telescopelle (EMAD).

La rentabilité garantie par un contrat stimulant qui prévoit un partage des gains de productivité avec le client et le volume de ces deux marchés met à disposition du groupe une forte trésorerie qui lui permettra de décoller sur le secteur de la nacelle.

En 1995, les deux sociétés sont fusionnées, les marchés militaires se terminent en 1998 et la fabrication des grues civiles est abandonnée.

Après 1996ː Un rayonnement international[modifier | modifier le code]

C'est à partir de 1996, que la société connait une forte croissance de son activité dans le secteur de la nacelle élévatrice, le nombre de machines produites passant de quelques centaines de machines par an à plusieurs milliers (6 000 machines produites en 2000).

Pour accompagner son développement, l'entreprise entre sur le Second Marché de la Bourse de Paris en et créée deux nouvelles usines qui viennent compléter les usines existantes de l'Horme et de Bassens. Une usine est ainsi inaugurée en à Reims puis une autre un an après au Creusot. Parallèlement, le développement commercial s'accroît : des filiales de commerce et de service sont ouvertes dans la majorité des pays ouest européens et à partir de 2001, c'est progressivement aux États-Unis, en Australie, au Brésil, à Singapour, en Chine, en Inde, en Argentine et dans plus de 30 pays que Haulotte s'implante.

Aujourd'hui Haulotte Group assemble également des chariots télescopiques appelés HTL (High Lift Telehandler) et propose désormais 3 gammes :

- Compact: HTL3210 - HTL 3510 - HTL4010

- Grandes hauteurs: HTL 3614 - HTL 4014 - HTL 3617 - HTL 4017

- Gros tonnages: HTL 5210 - HTL 6508 - HTL 7210

Les deux premiers chiffres de l'appellation correspondent à la capacité de levage (32 = 3.2 Tonnes) et les deux derniers chiffres correspondent à la portée maximum en mètres.

Affecté par la crise liée au Covid-19, Haulotte annonce une perte nette de 8,7 millions d'euros au premier semestre 2020[2]. Le chiffre d'affaires est tombé à 222,7 millions d'euros, la faute à 35 % de commandes en moins[3].

La chute se poursuit au troisième trimestre 2020 avec une baisse de 23 % des ventes à 102,4 millions d'euros par rapport aux chiffres de 2019 sur la même période[4]. Sur l'ensemble de l'année, le groupe prévoit une chute de 25 à 30 % de ses ventes mais envisage toutefois de réaliser un résultat opérationnel positif[5].

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Nom Actions %
Famille Saubot 17 064 764 54,4%
Haulotte Group (autocontrôle) 1 777 898 5,67%
Norges Bank Investment Management 601 009 1,92%
The Vanguard Group 334 451 1,07%
Richelieu Gestion 250 000 0,80%
Quaero Capita 234 170 0,75%
Natixis Investment Managers Internationa 220 985 0,70%
Henderson Global Investors 218 107 0,70%
BlackRock Fund Advisors 210 881 0,67%
Sparinvest 167 691 0,53%

Mise à jour [6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ » (consulté le 4 septembre 2019)
  2. « Haulotte en perte semestrielle, fortement pénalisé par la crise sanitaire », sur Investir (consulté le 10 septembre 2020)
  3. Le Figaro avec AFP, « Haulotte: dans le rouge au premier semestre, avec des ventes plombées par la pandémie », sur Le Figaro.fr, (consulté le 10 septembre 2020)
  4. « Haulotte : un 3eme trimestre affecté par la Covid », sur www.constructioncayola.com (consulté le 15 octobre 2020)
  5. Le Figaro avec AFP, « Haulotte: la crise sanitaire continue à peser sur les ventes au 3ème trimestre », sur Le Figaro.fr, (consulté le 15 octobre 2020)
  6. site zone bourse consulté le 27 mars 2019 (15h52)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]