Beauharnois (ville)

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Beauharnois
Ville de Beauharnois
Pont Préville
Pont Préville
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Montérégie
Subdivision régionale Beauharnois-Salaberry
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Claude Haineault
2013 - 2017
Code postal J6N
Constitution 2002
Démographie
Gentilé Beauharlinois, e
Population 12 884 hab. (2017)
Densité 192 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 52″ nord, 73° 52′ 45″ ouest
Altitude Min. Rive de Melocheville - 21 m – Max. Approche du pont ferroviaire - 52 m
Superficie 6 717 ha = 67,17 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC-5)
Indicatif +1 450
Code géographique 70022
Localisation
Situation dans la MRC de Beauharnois-Salaberry
Situation dans la MRC de Beauharnois-Salaberry

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Liens
Site web ville.beauharnois.qc.ca

Beauharnois est une ville de la municipalité régionale de comté de Beauharnois-Salaberry située au pays du Suroît au Québec (Canada). Beauharnois fait partie de la région administrative de la Montérégie et également partie de la Communauté métropolitaine de Montréal[2]. La ville actuelle de Beauharnois est constituée en 2002 à la suite de la fusion avec la municipalité de village de Melocheville et de la ville de Maple Grove (en). Elle compte près de 13 000 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chutes Saint-Louis

La ville de Beauharnois est située dans les basses-terres du Saint-Laurent, sur la rive droite du fleuve Saint-Laurent à la hauteur du lac Saint-Louis en face du confluent avec la rivière des Outaouais. Elle se trouve de la municipalité régionale de comté (MRC) de Beauharnois-Salaberry, au centre du Suroît. Beauharnois est immédiatement à l'est de Salaberry-de-Valleyfield, à environ 40 kilomètres au sud-ouest du centre-ville de Montréal. La municipalité est bornée au nord-ouest par le fleuve Saint-Laurent, au nord par le lac Saint-Louis, à l'est par Châteauguay et Léry, au sud-est par Sainte-Martine, au sud par Saint-Étienne-de-Beauharnois, au sud-ouest par Saint-Louis-de-Gonzague et à l'ouest par Salaberry-de-Valleyfield[3]. Sur la rive opposée se trouve la MRC de Vaudreuil-Soulanges, avec au point de confluence Pointe-des-Cascades et au bord du lac Saint-Louis sur l'île Perrot se trouve Notre-Dame-de-l'Île-Perrot[4].

Le territoire couvre une superficie de 83,40 km2 dont 67,17 km2 sont terrestres[2]. Le relief est plat, Beauharnois étant située dans les basses-terres du Saint-Laurent. Le centre de Beauharnois est à une altitude d'environ 30 m. Les points les plus bas se trouvent sur la rive du fleuve Saint-Laurent à Melocheville (21 m) et à l'île aux Plaines (22 m). Le point le plus élevé se situe à l'approche est du pont ferroviaire 52 m[5].

Le paysage du lac Saint-Louis présente un intérêt certain[6]. Le canal de Beauharnois traverse le territoire du sud-ouest au nord. La rivière Saint-Louis, dans un axe parallèle, arrose le centre du territoire avant de se jeter dans le lac Saint-Louis. Les îles de la Paix, comprenant entre autres l'île à Thomas, l'île du Docteur, l'île à Thambault et l'île aux Plaines, sont séparées de Maple Grove par le chenal Bergeron[5]. Le territoire comporte plusieurs milieux humides, principalement dans les îles de la Paix, Maple Grove[5], le Grand marais de Beauharnois et le marais de Beuaharnois Nord-Ouest[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Église Saint-Clément
Pont Madeleine-Parent

Melochevile est un village développé sur l'île de Salaberry sur la rive gauche du canal de Beauharnois. L'aire urbaine de Beauharnois est construite, pour sa fonction résidentielle et commerciale, sur la rive droite de la rivière Saint-Louis immdéiatement en amont de l'embouchure. Le parc industriel de Beauharnois se trouve entre la rivière Saint-Louis et le canal de Beauharnois, à proximité de la centrale de Beauharnois. Maple Grove, aménagé entre la route 132 et le lac Saint-Louis, se compose d'un habitat champètre et de villégiature. Saint-Pul est un quartier situé au centre-est de Beauharnois alors que Parc-Tisseur se trouve en rive de la Saint-Louis au sud de l'agglomération. Vendôme est un hameau riverain de la Saint-Louis plus au sud, à la limite de Saint-Étienne-de-Beauharnois[4].

En 2006, la ville comptait 5 120 logements occupés. Parmi ces logements, 56,2 % sont individuels, 4,3 % sont jumelés, 0,4 % sont en rangée, 11,8 % sont des appartements ou duplex, 3,5 % des logements entrant dans la catégorie autres, tels que les maisons-mobiles, 23,8 % sont des immeubles de moins de 5 étages et il n'y a aucun immeuble de plus de 5 étages. De plus, il y avait 3 330 logements possédés ainsi que 1 785 logements qui sont loués. 3 885 logements ont été construit avant 1986, alors que 1 235 logements ont été construits entre 1986 et 2006. De ce nombre de logements, 8,2 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 5,7 pièces et 0,2 % des logements comptent plus d'une personne habitant par pièce. Les logements ont une valeur moyenne de 143 638 $C, comparativement à 182 399 $C au Québec. La présence du lac Saint-Louis favorise la villégiature, particulièrement à Maple Grove[6].

La collectivité locale compte le parc Bourcier et la marina de Beauharnois[8].

Beauharnois est desservie par l'autoroute de l'Acier (A-30) qui la ceinture. Cette autoroute permet un accès rapide à l'ouest vers Salaberry-de-Valleyfield via l'autoroute 530 et au nord-ouest vers Vaudreuil-Dorion par le pont Serge-Marcil qui franchit le Saint-Laurent. L'autoroute franchit le canal de Beauharnois par le pont Madeleine-Parent. À l'est, l'A30 donne accès à Châteauguay, à l’île de Montréal par le pont Honoré-Mercier ainsi qu'à la Rive-Sud de Montréal. La route 132 (ancienne route 3), de classe nationale, longe le fleuve Saint-Laurent. Elle emprunte le boulevard de Melocheville à l'ouest et le boulevard de Maple Grove, elle relie les secteurs de Melocheville, Beauharnois-Centre et Maple Grove entre eux et avec les villes voisines. Le chemin de la Beauce (R-205) relie Beauharnois à Sainte-Martine au sud alors que le le chemin Saint-Louis (R-236) longe le canal de Beauharnois en direction de Saint-Étienne-de-Beauharnois au sud-ouest. Trois échangeurs de l'A-30 desservent le territoire de Beauharnois : l'échangeur 17 donnant sur le chemin du Canal et Melocheville, l'échangeur 22 reliant le boulevard de l'Église et le chemin Saint-Louis; l'échangeur 26 assurant la connexion avec le chemin de la Beauce[9].

La ville de Beauharnois a créé un service de desserte locale, sillonnant toute la ville. Ce circuit, gratuit pour les citoyens de Beauharnois, est disponible tous les jours de la semaine.[10] De plus, un service de Taxi-Bus, entré en vigueur en 2007, relie les principaux lieux de la ville. Un service de transport reliant Salaberry-de-Valleyfield et Montréal est également disponible.

En raison de la présence de la centrale hydroélectrique, le territoire est traversé par de multiples lignes hydroélectriques, avec les postes électriques de Beauharnois, de Beauharnois-Est et de Melocheville[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Charles de Beauharnois de La Boische
Patriotes du à Beauharnois en novembre 1838
Centrale de Beauharnois en 1941.

À l'époque de la Nouvelle-France en 1729, Charles de Beauharnois et son frère Claude de Beauharnois de Beaumont et de Villechauve se font concéder la seigneurie de Beauharnois[6]. En 1761, quelques colons sont établis sur les lieux actuels de Maple Grove[6]. Autrement, la seigneurie demeure inhabitée jusqu'en 1790[11].

Pendant la Bataille de la Châteauguay, le , la division de Beauharnois réussit à repousser les troupes américaines. Beauharnois est aussi connu dans la Rébellion des Patriotes. En 1838, les Patriotes tentent de mettre la main sur la réserve d’armes de l’agent seigneurial pour combattre les troupes britanniques éventuelles. Ils attendront des armes, des troupes et volontaires américains pour combattre les envahisseurs. Les Patriotes feront prisonnier Edward Ellice, le fils du seigneur, son épouse et l’agent de ce dernier. Par la suite ils attaquent et font couler le bateau Henry Brougham. Peu après, les troupes du Glengarry Highlanders se présentent et sont plus fortes en nombre que les Patriotes. Ceux-ci essaieront néanmoins de les stopper en allant démolir un pont à Saint-Timothée, mais les troupes étaient déjà rendus.

Le canal de Beauharnois est creusé entre 1842 et 1845 entre les lacs Saint-Louis et Saint-François[12]. En 1843, le nombre d’écluses baisse de sept à cinq et la largeur passe de 15 à 36 mètres. De plus, la profondeur passe de 1,4 à 2,7 mètres. L’agrandissement du Canal de Lachine va de pair avec les travaux du Canal de Beauharnois. Mais dans les années 1840, les organisations syndicales n'étaient pas beaucoup présentes et la construction du canal de Beauharnois donne lieu à des conflits. Plusieurs abus ont lieu sur les travailleurs. Le , une grève éclate au chantier du canal. Dans les combats, 5 ouvriers sont tués et 50 sont blessés. Cette grève est l’acte de répression ouvrière le plus sanglant de l’histoire du Canada. En 1845, la municipalité de paroisse de Saint-Clément-de-Beauharnois est érigée alors que le bureau de poste de Maple Grove est impl;anté[6]. La seigneurie de Beauharnois est érigée comme municipalité de village en 1846, puis en ville en 1863. Cette même année, un eu plus à l'ouest, le bureau de poste de Melocheville est construit. Dans les années 1860-1880, le commerce de grains se développe en raison de la position de Beauharnois entre le canal de Lachine et le canal de Beauharnois[6].

En 1918, le secteur du Bas-du-Fleuve devient une municipalité sour le nom de Maple Grove. Ce nom anglais est choisi pour attirer les touristes américains alors que la majorité de la population est largmenent francophone. L'année suivante en 1919, la municipalité de Lac-Saint-Louis, correspondant à la collectivité située entre Saint-Timothée et le centre de Beauharnois, est créée[6]. La Beauharnois Light, Heath and Power Co., fondée en 1902, fait l'objet d'un scandale lorsque la compagnie veut dériver les eaux du fleuve Saint-Laurent pour construire la Centrale de Beauharnois. Elle inaugure la centrale en 1931[6]. La compagnie est nationalisée lors de la création d'Hydro-Québec en 1944. La centrale est agrandie en 1953, puis encore en 1961, portant la capacité à 1 657 MW et en faisant la plus importante au Québec jusque dans les années 1970[6].

En 1953, la municipalité de Lac-Saint-Louis devient la municipalité de Melocheville, reprenant la désignation du bureau de poste. En 2002, dans le cadre de la réorganisation des municipalités du Québec, les villes de Beauharnois, de Maple Grove et de Melocheville fusionnent pour former la ville actuelle de Beauharnois[6].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1729 : Louis XV, le roi de France concède au marquis Charles de Beauharnois, gouverneur du Canada, et à son frère Claude de Beauharnois, une ville connu sous le nom de Villechauve qui prendra le nom de Beauharnois plus tard.
  • 1763 : Villechauve est cédée à Michel Chartier de Lotbinière
  • 1795 : Villechauve appartient désormais à Alexandre Ellice
  • 1799 : Construction du moulin à farine
  • 1813: 4 capitaines de Beauharnois réussissent à repousser les troupes américaines lors de la Bataille de Châteauguay
  • 1818 : La première église fut achevée
  • 1819 : La paroisse St-Clément compte 1076 âmes. Plus tard dans l'année, la ville assiste à l'établissement d’une desserte avec un curé résidant
  • 1825 : Ouverture du premier magasin général
  • 1829 : Arrivée du premier bureau de poste
  • 1834 : Début des travaux de construction de l’église presbytérienne St-Edwards.
  • 1835 : Érection de la paroisse civile de Beauharnois.
  • 1838: Insurrection patriote à Beauharnois et défaite pour les habitants de la ville avec l'incendies des maisons, la saisie des biens et l'expatriation. Plus tard, les patriotes mettent la main sur la réserve d’armes de l’agent seigneurial pour combattre les futures troupes britanniques. Ils feront prisonniers Edward Ellice, le fils du seigneur, son épouse et leur agent et par la suite, ils attaquent Henry Brougham, où ils croyaient la présence de troupes britanniques. La ville était sous contrôle des patriotes jusqu'à l'arrivée des troupes du Glengarry Highlanders.
  • 1839 : Un banquier britannique achète la seigneurie Ellice et la revend à la compagnie London Land Co.
  • 1845 : L’église St-Clément s’ouvre au culte. La paroisse St-Clément est érigée en municipalité. Naissance de la commission scolaire St-Clément. Ouverture du canal de Beauharnois. Retour d’exil des patriotes dont Toussait Rochon, futur et dernier maire de Beauharnois-village.
  • 1846 : La paroisse civile de St-Clément de Beauharnois est démembrée et le village de Beauharnois est formé.
  • 1854 : Abolition de la tenure seigneuriale.
  • 1858 : Implantation d'un Palais de Justice à Beauharnois
  • 1863 : Incorporation de Beauharnois en ville. Naissance de la compagnie Kilgour, manufacturier de meubles.
  • 1871 : La première banque fait son apparition à Beauharnois sous le nom de la Banque des Marchands.
  • 1887 : La compagnie Bell offre ses services à la population.
  • 1907 : Le canal de Beauharnois rend l'âme à la suite d'une dynamisme industriel et agricole.
  • 1912 : Ouverture de la Howard Smith Paper Mills (renommé plus tard sous le nom de Domtar et Spexel par la suite), fabricant de papier.
  • 1929 : Début des travaux d’aménagements du canal de Beauharnois et construction de la centrale électrique.
  • 1936 : Construction de la St-Lawrence Alloys (devenue Union Carbide puis Elkem).
  • 1942 : Construction de l’usine Alcan.
  • 1949 : Construction de Stanchem (PPG), usine de chlore-alkali.
  • 1953 : Mise en opération de l’usine Chromasco, fonderie de ferro-alliages.
  • 1959 : Fondation de la paroisse St-Paul.
  • 1977 : Fermeture de l’établissement Kilgour. La fermeture de l’usine provoque la perte de 117 emplois directs.
  • 1982 : Création d’un musée à l’intérieur du chemin couvert de l’église St-Clément. Le musée Nicolas-Manny va permettre de découvrir le patrimoine régional.
  • 1991 : Timminco (Chromasco) et Elkem ferment leurs portes.
  • 1992 : Hydro-Québec inaugure son nouveau Centre d’interprétation.
  • 1995 : Fondation de Beauharnois, une place dans l’avenir.
  • 2002 : Fusion entre les villes de Beauharnois, de Maple Grove (en) et de Melocheville
  • 2012 : OVH, une compagnie française d'hébergement de site web, annonce son intention de s'implanter à Beauharnois

Politique[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal comprend le maire et six conseillers. Les élections municipales ont lieu tous les quatre ans en bloc, chaque conseiller représentant la population d'un district[2]. Les districts se délimitent ainsi (automne 2017) : 1- Îles-de-la-Paix correspond à Maple Grove; 2 - Beauce se contitue de la zone entre le chemin de fer et le lac Saint-Louis aux abords du chemin de la Beauce; 3 - Moissons regroupe toutes les aires rurales à l'est du canal de Beauharnois, de même que Parc-Tisseur et Saint-Paul; 4 - Saint-Louis se limite au secteur de la rue Saint-André; 5 - Parc Industriel cumule la section de Melocheville au nord de la route 132, le parc industriel et le centre-ville, 6 - Pointe-du-Buisson couvre la section de Melocheville au sud de la route 132[13]. Le district 6 - Pointe-du-Buisson englobe l'ouest de Melocheville jusqu'à l'automne 2017, ce qui explique son nom[14]. Le maire actuel (2017) est Claude Haineault, succédant à Daniel Charlebois en 2009. L'administration municipale est structurée selon trois fonctions : logistique, stratégique et sociale[15].

Composition du conseil municipal[2],[16]
2005-2009 2009-2013 2013-2017
Taux de participation ... 55,9 % 55,8 %
Maire Daniel Charlebois (a) Claude Haineault (63,5 %) Claude Haineault (57,3 %)
1 - Îles-de-la-Paix Mario Tanguay (a) Gaëtan Dagenais Gaëtan Dagenais
2 - Beauce Daniel Gervais (a) Michel Quévillon Michel Quévillon
3 - Moissons Sylvie Guérin (a) Guillaume Lévesque-Sauvé Guillaume Lévesque-Sauvé
4 - Saint-Louis Henriette Fichault Patrick Laniel Patrick Laniel
5 - Parc Industriel André Vinet (a) Jocelyne Rajotte Jacques Daoust
6 - Pointe-du-Buisson Bruno Tremblay (a) Bruno Tremblay Linda Toulouse

Les limites des districts peuvent avoir changé au cours de la période. (%) Entre parenthèses, proportion des voix obtenues; (a) Sans opposition.

Sur le plan supra-local et régional, Beauharnois fait partie la municipalité régionale de comté (MRC) de Beauharnois-Salaberry, dont elle est le chef-lieu. La municipalité fait également partie de la Communauté métropolitaine de Montréal, contrairement à sa voisine Salaberry-de-Valleyfield[17]. Son territoire fait partie de la circonscription électorale québécoise de Beauharnois[18] et de la circonscription électorale fédérale de Salaberry—Suroît[19]. Avant les élections fédérales canadiennes de 2015, le territoire de Beauharnois était compris dans la circonscription de Beauharnois-Salaberry[20].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la ville comptait 12 011 habitants, appelés Beauharlinois[21]. Le gentilé est probablement choisi pour éviter la confusion avec le nom de la ville[6]. Les habitants de Maple Grove sont les Acervillois alors que ceux de Melocheville se dénomment Melochevillois[21]. La population connaît une légère augmentation de 0,8 % par rapport à 5 ans plus tôt. En 2006, il y a en tout 5 120 logements, dont 3 530 familles. Les ménages comptent en moyenne 2,3 personnes tandis que les familles comptent en moyenne 2,8 personnes. 1 240 ménages sont composés de couples avec enfants, 1 680 de couples sans enfants, 1 490 de personnes seules, et 710 des ménages entrent dans la catégorie autres (familles monoparentales, colocataires, etc.). 1 810 des familles de la ville comptent un couple marié, 1 145 comptent un couple en union libre, et 570 sont monoparentales, dont 470 sont des femmes monoparentales. L'âge médian de la population de la ville est de 44 ans, comparativement à 41 ans pour la province. Parmi la population de 11 920 habitants en 2006, les femmes sont au nombre de 6 085, alors que les hommes sont au nombre de 5 835. De plus, 10 090 personnes ont plus de 15 ans. Chez les plus de 15 ans, 4 145 sont célibataires, 3 675 sont légalement mariés, 235 sont séparés, 1 220 sont divorcés et 820 sont veufs.

Évolution démographique
1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011
7 025 6 519 6 449 6 435 6 387 11 918 12 011
2016 - - - - - -
12 884 - - - - - -

Les autochtones sont au nombre de 175 dans la ville et 65 personnes sont de minorité visible. Les immigrants sont, eux aussi, au nombre de 175 et il n'y a aucun résident non permanent. 50 personnes d'entre elles affirment ne pas être citoyen canadien. 9 865 personnes, qui sont âgées de 15 ans et plus, affirment être issues de familles établies au Canada depuis au moins trois générations. 10 460 personnes de la ville avaient la même adresse depuis au moins 1 an alors que 1125 personnes habitaient dans la même province 1 an auparavant, mais ont changé d'adresse. De plus, 15 personnes habitaient dans une autre province ou un autre territoire canadien 1 an auparavant. À la même date du recensement 2006, 7 405 personnes avaient la même adresse depuis au moins 5 ans. 3 685 personnes habitaient dans la même province 5 ans auparavant, mais ont changé d'adresse. 75 personnes habitaient dans une autre province ou un autre territoire canadien 5 ans auparavant et 15 personnes habitaient ailleurs dans le monde.

Selon le recensement de 2006, la langue maternelle à Beauharnois est le français chez 94,53 % des habitants, l'anglais chez 3,38 % et les deux langues chez 0,38 % alors que 1,71 % sont allophones. Concernant les langues connues, 7 515 personnes affirment être unilingues francophones, alors que seulement 35 personnes affirment être unilingues anglophones. Les deux langues, soit le français et l'anglais, sont comprises par 4 140 personnes. Le français est la langue la plus souvent utilisée à la maison, avec 11 245 personnes qui l'utilisent quotidiennement. L'anglais seulement est utilisé à la maison par 345 personnes, les deux langues ensemble par 40 personnes, une langue non officielle du Canada par 40 personnes, et le français et une langue non officielle par 15 personnes. Selon des statistiques depuis 2005, 6 105 personnes affirment utiliser le français comme langue au travail. L'anglais est utilisé par 210 personnes. Les deux langues ensemble, soit le français et l'anglais, sont utilisées par 160 personnes.

Langue Maternelle des citoyens de Beauharnois en 2006

Langue Population Pct (%)
Français 11,055 94,53 %
Anglais 395 3,38 %
Français et Anglais 45 0,38 %
Autres Langues 200 1,71 %

Économie[modifier | modifier le code]

L'industrie de la fabrication, notamment la fonte, le papier et l'aluminium, domine l'économie lcoale[6].

Culture[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de la Pointe-du-Buisson à Melocheville retrace l'occupation du territoire par les Iroquoiens il y a plus de 5 000 ans[6]. Le Site patrimonial de l'Entrée-Inférieure-de-l'Ancien-Canal-de-Beauharnois est classé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec[12].

  • Centrale de Beauharnois, qui fait 1 657 MW, la plus vaste du Québec avant d'être surpassée par la Centrale Robert-Bourassa, à la Baie-James
  • L'église Saint-Clément bâtie en 1843
  • Parc des Chutes Saint-Louis. Il est situé à proximité de l'église Saint-Clément. Le pont Préville permet de franchir la rivière Saint-Louis pour se rendre dans le parc où se trouvent le bâtiment d'un moulin à laine et une plateforme d'observation des chutes.
  • Bois Robert
  • La Maison du Meunier
  • L'hydromellerie Miel Nature à Beauharnois

Société[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Plusieurs écoles se trouvent à Beauharnois:

  • École Secondaire des Patriotes-de-Beauharnois
  • École Jésus-Marie
  • École St-Paul
  • École Notre-Dame-De-La-Paix
  • École Saint-Eugène
  • Centre des Moissons
  • La Nouvelle-École

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

L'équipe de hockey sur glace les Patriotes de Beauharnois fait partie de la Ligue de hockey senior du Richelieu. L'équipe est triple championne (2012, 2013 et 2014) de la coupe Lamosa, emblême de la suprématie de la Ligue[22]. Les Régates de Beauharnois ont lieu à la fin août depuis 2007[23].

L'été, pluseurs activités de plaisance se pratiquent à Maple Grove, par exemple le canotage, la course en canot, la baignade[6].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Signes conventionnels : - Néant ou non significatif . Non disponible ...Calcul sans objet x Confidentiel
Note : Les totaux peuvent être légèrement différents des sommes des composantes en raison des arrondissements.

  1. Les informations de la fiche proviennent de MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Beauharnois », Répertoire des municipalités, Gouvernement du Québec, no 70022,‎ (lire en ligne), sauf exceptiuons suivantes :
    a. Code postal : Postes Canada, « Nombre et carte des secteurs de livraison rurale et urbaine », Québec, (consulté le 30 juillet 2013).
  2. a, b, c et d Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Beauharnois », Répertoire des municipalités, Gouvernement du Québec, no 70022,‎ (lire en ligne).
  3. MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, 700 - MRC de Beauharnois, Québec, Gouvernement du Québec, (lire en ligne), carte.
  4. a et b a. Statistique Canada lien auteur1=Statistique Canada, Profil du recensement - Carte : Pointe-Fortune (VL) (Subdivision de recensement), Québec, Ottawa, Gouvernement du Canada, (lire en ligne), carte.
    b. Statistique Canada, Subdivision de recensement 2470022 : Beauharnois V, Ottawa, Gouvernement du Canada, (lire en ligne), carte.
  5. a, b et c Gouvernement du Canada, « L'Atlas du Canada - Toporama », Ressources Naturelles Canada (consulté le 8 août 2017), carte 1/15 000.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n CTQ, Commission de toponymie du Québec, « Beauharnois (ville) », Banque de noms de lieux du Québec, Gouvernement du Québec, no 33648,‎ (lire en ligne).
  7. CTQ, Commission de toponymie du Québec, « Grand marais de Beauharnois », Banque de noms de lieux du Québec, Gouvernement du Québec, no 186754,‎ (lire en ligne); 186756 - Marais de Beauharnois Nord-Ouest.
  8. a et b CTQ, Commission de toponymie du Québec, « Marina de Beauharnois », Banque de noms de lieux du Québec, Gouvernement du Québec, no 254109,‎ (lire en ligne); 159480-Poste de Beauharnois-Est; 376736-Poste de Melocheville; 377705-Poste de Beauharnois.
  9. MTQ, Ministère des Transports du Québec, La carte routière officielle du Québec : Montérégie (Ouest), Québec, Gouvernement du Québec, (lire en ligne), carte.
  10. « Transport en commun – Ville de Beauharnois », sur ville.beauharnois.qc.ca (consulté le 13 juillet 2017)
  11. Fortin Jean-Charles, La Montérégie : histoire en bref, Quebec, Presses de l’Université Laval, , 184 p. (ISBN 978-2-7637-8909-5), p. 62.
  12. a et b CTQ, Commission de toponymie du Québec, « Site patrimonial de l'Entrée-Inférieure-de-l'Ancien-Canal-de-Beauharnois », Banque de noms de lieux du Québec, Gouvernement du Québec, no 416856,‎ (lire en ligne).
  13. DGEQ, Beauharnois, Québec, Directeur général des élections du Québec, coll. « Cartes des municipalités divisées en districts électoraux pour l'élection générale du 5 novembre 2017 », (lire en ligne), carte.
  14. Ville de Beauharnois, « Conseillers et carte des districts », (consulté le 30 juillet 2013).
  15. Ville de Beauharnois, Organigramme fonctionnel, (lire en ligne).
  16. a. MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec, « Beauharnois (V) », Archives des résultats des élections municipales 2005, Gouvernement du Québec, no 6777,‎ (lire en ligne).
    b. MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Beauharnois (Ville de) », Démocratie municipale : Archives des résultats des élections municipales, Gouvernement du Québec, no 5543,‎ (lire en ligne).
    c. MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Candidatures et résultats pour Beauharnois », Élections municipales 2013 - Résultats des élections pour les postes de maire et de conseiller, Gouvernement du Québec, no 70022,‎ (lire en ligne).
  17. CMM, Communauté métropolitaine de Montréal, Territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal, Montréal, (lire en ligne).
  18. Commission de la représentation électorale du Québec, « La carte électorale du Québec : Les 125 circonscriptions électorales 2011 », Directeur général des élections du Québec (consulté le 20 juin 2013).
  19. Élections Canada, « Salaberry-Suroît », Décret de représentation électorale de 2013, Ottawa, no 24071,‎ (lire en ligne), carte.
  20. Gouvernement du Canada, « Proclamation donnant force de loi au décret de représentation électorale à compter de la première dissolution du Parlement postérieure au 25 août 2004 (TR/2003-154), Annexe: Loi sur la révision des limites des circonscriptions électorales - Décret de représentation », sur Ministère de la Justice du Canada (consulté le 20 juin 2013).
  21. a et b OQLF, Office québécois de la langue française, « Toponymes québécois commençant par B », Banque de dépannage linguistique, Gouvernement du Québec, no 1825,‎ (lire en ligne); 1836 - Toponymes québécois commençant par M.
  22. Nouvelle sur le site de la Ligue de hockey senior du Richelieu
  23. Marie-Maxime Cousineau, « Tout se jouera à Beauharnois : Les régates reviennent pour une septième année », L'Étoile, vol. 46, no 33,‎ , p. 5 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

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