Icade

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Image illustrative de l'article Icade

Création 1954
Dates clés 2003 : transformation en Icade,
2006 : Introduction en bourse,
2013 : Fusion-absorption de Silic par Icade.
Fondateurs François Bloch-Lainé
Forme juridique Société d'Investissement Immobilier Cotée (SIIC)
Action Euronext : ICAD
Slogan Icade - nous donnons vie à la ville.
Siège social Drapeau de la France Paris 19e Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Olivier Wigniolle, Directeur général.
Actionnaires Groupama et CDC (51,94 %), Groupe Crédit Agricole (5,59%), Flottant (41,76%), FCPE Icade (0,29%), Auto-détention (0,42 %)[1].
Activité Société foncière, promoteur, services à l'immobilier.
Société mère Caisse des dépôts et consignations
Site web Icade.fr

Icade est un groupe immobilier français, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, créé en 1954 sous le nom de Société Centrale Immobilière de la Caisse des dépôts et consignations (SCIC) par François Bloch-Lainé, afin de faire face aux besoins de logements en France. La dénomination actuelle, Icade, a été conçue pour être l'acronyme (approximatif) de : Immobilière Caisse des Dépôts.

Icade a des activités de foncière, de promotion et de services. L’entreprise intervient dans différents secteurs : bureaux, parcs d'affaires, centres commerciaux, logements, santé et équipements publics[2].

Au 30 juin 2016, Icade détient un patrimoine immobilier de 9,5 milliards d'euros[3]. Ce patrimoine est composé de bureaux et de parcs d'affaires en Ile-de-France et de 95 établissements de santé dans toute la France, faisant d'Icade la première foncière santé en France[4].

Icade est également présente sur trois zones stratégiques de développement du Grand Paris[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ère SCIC[modifier | modifier le code]

La SCIC est l'un des principaux maîtres d'ouvrage dans la construction des grands ensembles dans le pays et notamment en région parisienne. Elle fait appel à des architectes des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et est à l'origine des grands ensembles de Sarcelles (le plus grand programme de l'époque en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony. À la fin des années 1980, la SCIC compte plus de 200 000 logements locatifs dont une grande majorité en secteur HLM[6].

Dans le domaine de la santé, elle participe à la construction des principaux centres hospitaliers français (Évry, Caen, Strasbourg...) en assistance à maîtrise d'ouvrage, métier qu'elle a inventé.

La SCIC poursuit alors sa diversification vers tous les types d'équipements publics puis privés tels que les Halles de Rungis, l'hôtel Méridien Étoile à Paris, etc.

À partir des années 1990, la SCIC devient un investisseur immobilier et étend ses activités à l’immobilier de bureau[7].

Au cours des années 2000, la société se recentre progressivement sur les activités concurrentielles, laissant aux autres filiales de la Caisse des Dépôts le soin d'assurer les missions d'intérêt général.

Création d'Icade[modifier | modifier le code]

La SCIC connaît de nombreuses réorganisations, puis se transforme en Icade SA en 2003. Le capital de la société est alors ouvert à d'autres actionnaires que la Caisse des dépôts et consignations[6].

Icade SA connaît alors une croissance très importante de son chiffre d'affaires et de son résultat. Cette croissance a été favorisée, outre par une conjoncture porteuse, par le business model singulier du groupe, basé sur une intégration étroite des activités de promotion, d'investissement et de service, généralement séparées au sein d'entreprises différentes. Ce concept est développé par l'équipe dirigeante et notamment le président, Étienne Bertier, et permet une forte cohésion des équipes autour du projet d'entreprise[réf. nécessaire]. La filiale Icade Patrimoine est l'un des atouts de l'ancienne SCIC. L'ensemble du patrimoine faisant formellement partie du logement social a été vendu, en 2006, à la Société nationale immobilière, la SNI[6], également filiale de la Caisse des Dépôts.

En 2005, Icade livre son premier bâtiment tertiaire Haute qualité environnementale[réf. nécessaire].

L'introduite en bourse, à l'indice Euronext Paris, le 12 avril 2006 s'est inscrite dans le cadre d'une politique de séparation des activités d'intérêt général et des activités concurrentielles de la Caisse des Dépôts voulue par son directeur général, Francis Mayer.

La visibilité de ses résultats et l'originalité de son organisation ont fait d'Icade l'une des sociétés les mieux valorisées du SBF 120 (indice boursier parisien) en 2007[réf. nécessaire].

Depuis 2007[modifier | modifier le code]

Au printemps 2007, Icade mandate la Société Générale pour adopter le statut de Société d'investissement immobilier cotée (SIIC). L’entreprise a alors fusionné la quasi-totalité de ses foncières. Ses objectifs étaient de simplifier ses structures et rendre son modèle d’entreprise plus efficace[8]. À l’occasion de cette fusion, les activités d’Icade sont réparties en trois pôles : foncière, promotion et services[9].

Depuis 2007, Icade cède progressivement ses logements et ses activités de services immobiliers (administration de biens et property management) pour se concentrer sur le tertiaire (bureaux, commerces, cliniques, etc.)[10].

En 2008-2009, Icade reste propriétaire d'environ 35 000 logements, avec près de 2 000 logements encore conventionnés[Quoi ?], 15 000 logements sortis du conventionnement et près de 20 000 logements qui n'ont jamais été conventionnés[6]. L'ensemble de ces logements était évalué en 2006 par l'Autorité des marchés financiers à 1,426 milliard d'euros[11]. Icade annonce, le 12 décembre 2008, sa volonté de vendre l'ensemble de son parc immobilier résidentiel (dont une partie était des logements sociaux), soit plus de 30 000 logements[11][réf. nécessaire]. Un groupement d'une vingtaine de bailleurs sociaux, mené par le groupe SNI, filiale de la Caisse des Dépôts, s’est porté candidat à l’acquisition de ces logements. Cette cession d'anciens logements sociaux[12], critiquée par certains parce qu'elle amène des organismes HLM à payer une deuxième fois des immeubles édifiés avec des fonds publics, permet à Icade la distribution d'un dividende exceptionnel de 206 millions d'euros, soit 4 euros par action, en 2010[13].

En 2009, l'État présente Icade comme « un actif du fonds souverain qui est un élément de la stratégie de relance économique de la France[6] ». Cependant, Icade n’est finalement pas intégrée comme un actif du fonds stratégique d’investissement (FSI)[14].

Fin 2009, Icade acquiert la Compagnie la Lucette, qui appartenait à Morgan Stanley[15]. La Compagnie la Lucette est constituée d'actifs tertiaires, principalement de bureaux[16]. Cette opération permet à Icade de devenir la 2e foncière tertiaire de France, avec un portefeuille de bureaux évalué à 5,8 milliards d'euros[17] Morgan Stanley devient le 2e actionnaire d'Icade, après la Caisse des Dépôts et Consignations, avec une participation de 4,5 %[15].

En décembre 2011, Icade annonce son rapprochement avec Silic, détenue à 44 % par Groupama[18], leader français des parcs d'affaires locatifs. Icade dépose ainsi une offre publique d’échange sur le solde du capital de Silic sur la base d’une parité d’échange de 5 actions Icade pour 4 actions Silic, coupons 2011 attachés[19]. L’autorisation de l’opération par l’Autorité de la concurrence, le 13 février 2012, permet à la Caisse des Dépôts de prendre une participation majoritaire dans Silic à travers la holding HoldCo SIIC[20]. Cette holding, dont la Caisse des Dépôts et Groupama détiennent respectivement 75,07 % et 24,93 % du capital et des droits de vote, détient 43,95 % du capital et des droits de vote de Silic. Le projet d’offre publique d’échange déposé par Icade en mars 2012 a été déclaré conforme par l’autorité des marchés financiers (AMF) en avril 2012[21]. Un recours a été déposé contre cette offre en mai 2012 par la société SMAvie BTP et l’Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM)[22] .

En juin 2013, la Cour d'appel de Paris confirme la décision de conformité de l'Autorité des marchés financiers relative à l'offre publique d'Icade sur Silic. En juillet, Icade détient, à l’issue du règlement-livraison de l’offre initiale, 88% du capital et des droits de vote de Silic. Ce rapprochement donne naissance à la première foncière de bureaux en France. En août 2013, Icade détient 93,28% du capital et des droits de vote de Silic. Le 31 décembre 2013 Icade et Silic ont fusionné[23]. Silic avait près de 10 milliards d’actifs en portefeuille au 30 juin 2013 et 550 millions d’euros de loyers annualisés.

Depuis 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, suite à la prise de fonction d'Olivier Wigniolle et d'André Martinez, Icade adopte un nouveau plan stratégique sur 3 ans[24].

En avril 2017, Icade Santé rachète deux établissements de santé pour 52,7 millions d'euros, une polyclinique et une maison d'accueil[25].

En juillet 2017, Icade annonce l'acquisition d'ANF Immobilier pour 400 millions d’euros. ANF Immobilier avait un patrimoine en gestion d'environ 450 millions d'euros[26].

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Au 31/12/2014 Au 31/12/2015
Résultat net part du Groupe (en M€) 151.5 (207.6)
ANR Epra triple net (€ / action) 75.2 73.1
Valeur du patrimoine (en Md€) 9.1 9.2
Nombre de salariés 1 528 1 475
Patrimoine en surfaces louables (en m²) 2 712 145 2 797 236
Nombre de cliniques détenues par Icade 71 90

Activités[modifier | modifier le code]

Foncière[modifier | modifier le code]

Le patrimoine d'actifs stratégiques d’Icade est composé de bureaux, de centres commerciaux, de parcs d'affaires, d'équipements de santé.

  • Bureaux : Icade exploite des bureaux (d’une surface totale de 551 000 m2) situés en majeure partie à Paris et en région parisienne[17].
  • Avec ses parcs d’affaires répartis sur cinq pôles de développement majeurs en Île-de-France, Icade est associée à trois zones stratégiques de développement du Grand Paris : au nord-est avec Roissy-Charles de Gaulle et le territoire de Plaine Commune ; à l’ouest avec la Défense-Nanterre ; et au sud avec Orly-Rungis. Icade est partie prenante sur cinq contrats de développement territorial du Grand Paris, considérés par l’État comme stratégiques sur le plan du développement économique et culturel : Roissy-Villepinte, Saint-Denis-Pleyel, La Défense-Nanterre, Val-de-France-Gonesse et Orly-Val-de-Bièvre[5].
  • Icade détient deux centres commerciaux : « Le Millénaire » à Aubervilliers (93) ouvert en avril 2011 (détenu à 50 % par Klépierre) et « Le Parc de Fresnes » à la suite de sa fusion avec Silic[27].
  • Le patrimoine d’actifs alternatifs (Icade Santé) : Les actifs d’Icade sont constitués de 90 établissements de santé (au 31/12/2015)[28].

Promotion[modifier | modifier le code]

Icade mène des activités de promotion dans les secteurs des logements, bureaux, centres commerciaux, le secteur public et de la santé.

  • Logements : fin 2015, Icade annonce 3 999 réservations[29] de logements neufs et lots à bâtir.
  • Icade commercialise des sièges sociaux, des bureaux, et construit des établissements publics (écoles, commissariats…) et de santé (hôpitaux, cliniques…).

Services[modifier | modifier le code]

Icade fournit des prestations de services immobiliers : property management (gestion d’immeubles de bureaux et de logements : comptabilité, juridique, veille réglementaire, etc.), conseil (en matière de stratégie immobilière, performance énergétique, etc.), ingénierie immobilière (pôle Solutions)[30].

Implantations[modifier | modifier le code]

Auparavant dans le quartier de la Défense, le siège social d’Icade est situé de 2007 à l'été 2017 dans le 19e arrondissement de Paris, dans l'immeuble Millénaire 1. Le nouveau siège sera situé à Issy-les-Moulineaux, dans l’immeuble Open, ancien siège de Coca-Cola France, et propriété d’Icade depuis 1999[31].

Icade dispose également de cinq directions territoriales à Toulouse, Lyon, Nantes, Lille et Strasbourg et de relais locaux dans les grandes villes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.Icade.fr/finance/espace-actionnaires/repartition-capital
  2. http://www.lepoint.fr/archives/article.php/365330 [archive]
  3. « Foncière-Développeur immobilier - Icade », sur Icade.fr (consulté le 13 juin 2016)
  4. « Icade santé, leader en immobilier de santé renforce son portefeuille » (consulté le 14 septembre 2016)
  5. a et b « Parcs immobiliers tertiaires aux portes de Paris - Icade. », sur Icade.fr (consulté le 13 juin 2016)
  6. a, b, c, d et e « Question orale sans débat n° 0409S de Mme Nicole Borvo Cohen-Seat », sur http://www.senat.fr, (consulté le 25 septembre 2010)
  7. Communiqué de presse Icade
  8. Présentation générale
  9. Icade fusionne ses cinq foncières
  10. Icade se veut très prudent face à la crise
  11. a et b « Question orale sans débat n° 0545S de Mme Odette Terrade », sur http://www.senat.fr, (consulté le 25 septembre 2010)
  12. Ces cessions interviennent dans le cadre des dispositions de l'article 2 du Décret n° 2007-896 du 15 mai 2007 relatif à l'attribution de prêts pour la construction, l'acquisition et l'amélioration de logements locatifs et modifiant le code de la construction et de l'habitation
  13. Bertrand Bissuel et Isabelle Rey-Lefebvre, « Les HLM enrichissent les actionnaires d'Icade », Le Monde,‎ , p. 13 (lire en ligne)
  14. Liste du portefeuille d’actifs du FSI
  15. a et b Icade rachète à bon compte La Lucette
  16. Communiqué de presse d’Icade, en date du 23 décembre 2009 :, « Rapprochement entre Icade et Compagnie la Lucette », sur http://www.Icade.fr,
  17. a et b CP du 19/02/2014 "Des résultats 2013 solides dans un marché sous pression", http://www.Icade.fr/content/download/10044/104213/version/9/file/CP_R%C3%A9sultats+Annuels+2013_19f%C3%A9vrier2014_REVISE_BS.pdf
  18. http://www.Icade.fr/content/download/6901/60372/version/2/file/20111213-Icade-Silic-CP.pdf
  19. Bruno de Roulhac, « Icade négocie le rachat de la part de Groupama dans Silic », sur Agefi,
  20. http://www.Icade.fr/content/download/7254/63744/version/4/file/2012-02-16-Hiver+-CP-Apport+-Solde+-Silic+-Version-fran%C3%A7aise.pdf
  21. http://www.Icade.fr/content/download/7524/66201/version/2/file/20120426-CP-Icade-Conformite-Offre-Silic.pdf
  22. http://www.Icade.fr/content/download/7532/66292/version/2/file/CP_Icade_Recours_11+mai+2012.pdf
  23. « Icade et Silic annoncent leur fusion effective pour le 31 décembre », sur Investir (consulté le 7 juin 2016)
  24. Zone Bourse, « Icade : présente son nouveau plan stratégique | Zone bourse », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  25. Icade SANTE se renforce en rachetant une polyclinique et une maison d'accueil
  26. « Immobilier : Icade rachète ANF », sur Les Echos,
  27. http://www.Icade.fr/activites/premiere-fonciere-bureaux-parcs-affaires-grand-paris/fonciere-centres-commerciaux-expertise-projets-grande-ampleur
  28. http://www.Icade.fr/activites/anticiper-besoins-sante-societe
  29. « Information financière au 1er trimestre 2016 », sur Icade.fr, (consulté le 6 juin 2016)
  30. Pôle Services
  31. Gwenaël Bourdon, « Le siège d’Icade va quitter Aubervilliers, dix ans après son arrivée », leparisien.fr, (consulté le 13 octobre 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La SCIC, une histoire en construction (1954-1994), éd. SCIC, 1995, 135 p. [Présentation sur le site de l'histoire des villes nouvelles]
  • Paul Landauer, « La Voie de desserte, dénominateur commun entre logement et territoire », revue XXe siècle, no 79, 2003/3, p. 69-78 [lire en ligne]
    Article sur l'influence de la SCIC sur l'aménagement urbain dans les années 1960-1970

Liens externes[modifier | modifier le code]

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