Bic (entreprise)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la marque. Pour l’outil servant à écrire, voir Stylo à bille.
Bic
logo de Bic (entreprise)
Logo de Bic
illustration de Bic (entreprise)

Création 1945
Fondateurs Marcel Bich
Édouard Buffard
Personnages clés Bruno Bich, PDG
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : BB, indice Next 150
Siège social Clichy
Drapeau de France France
Direction Bruno Bich (DG), Gonzalve Bich (DG délégué)
Actionnaires Famille Bich (43.1 %)
Activité Papeterie
Produits Stylos
Briquets
Rasoirs
Kayaks
Téléphones mobiles
Planche à voile
Planche de surf
Filiales Sheaffer et BIC (United States) (d)
SIREN 552 008 443
Site web www.bicworld.com

Chiffre d’affaires 2 025,8 millions d’euros en 2016
+13,3%
Résultat net 249,7 millions d’euros en 2016
+24%

Bic est une société française fondée le , dont le siège social se situe à Clichy. L’entreprise est principalement reconnue pour ses stylos qu’elle commercialise sous la marque Bic, Bic Kids ou Conté, mais elle produit aussi des rasoirs, des bateaux (planche à voile, kayak, surf), des briquets et des téléphones portables[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la société PPA (Porte-plume, Porte-mines et Accessoires) débute en France ; Marcel Bich, ancien directeur de production d’une fabrique d’encre, en est le président directeur général et Édouard Buffard le directeur de la production. L’entreprise s’installe dans une usine à Clichy et fabrique des pièces détachées de stylos plumes et porte mines.

L’entreprise rachète le brevet du stylo à bille inventé par le hongrois László Biró qui date de 1938 et lance, en 1950, le stylo à bille Bic Cristal qui a été, depuis, vendu à plus de 100 milliards d’exemplaires et reste encore le stylo le plus vendu dans le monde.

Pour pouvoir le vendre correctement et se différencier, la société prend le nom Bic en 1953[2]. Bic est une version raccourcie et facilement identifiable et prononçable dans toutes les langues du nom Bich.

Le développement international[modifier | modifier le code]

En 1954, la société s’implante en Italie, en 1956 au Brésil, en 1957 au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Scandinavie, en 1958 aux États-Unis et au Moyen-Orient. En 1959, elle reprend Ballograf, société scandinave de stylos-bille et crayons. Bic arrive en Asie en 1997. Aujourd’hui Bic est présent sur les cinq continents, dans plus de 162 pays.

Chronologie de l’entreprise
Date Événement
1950 lancement du stylo Bic Cristal
1953 création de la société Bic
1956 filiale au Brésil. Lancement du stylo rétractable M10
1957 expansion en Angleterre
1958 expansion aux États-Unis
1959 acquisition de Ballograf
1961 nouvelle bille en carbure de tungstène. Lancement du stylo Orange™ Fine
1965 autorisation en France d’utiliser les stylos-bille dans les écoles
1969 lancement de l’activité de marquage publicitaire aux États-Unis
1970 Bic 4 couleurs
1972 introduction de la société Bic à la Bourse de Paris
1973 lancement du briquet Bic
1975 lancement du rasoir Bic
1979 acquisition de Conté
1979 création de Bic Sport
1985 lancement du briquet Bic Mini
1991 lancement du briquet Bic Électronique
1992 acquisition de Wite-Out
1993 lancement du crayon sans bois Conté Évolution
1994 lancement du rasoir 2-lames et du rasoir pour femmes
1995 expansion en Europe de l’Est
1996 création de Bic Graphic Europe
1997 acquisition de Tipp-Ex et Sheaffer
1998 lancement du briquet Mini Tronic
1999 lancement du rasoir Softwin, à tête pivotante et bandes lubrifiantes
2000 ouverture d’une usine d’instruments d’écriture à Marne-la-Vallée.

Lancement du briquet multi-usages Megalighter. Lancement de rollers à encre gel et encre liquide

2002 lancement des étuis à briquet. Lancement des kayaks Bic Sport
2003 lancement du rasoir 3-lames Bic Comfort 3
2004 lancement du rasoir 3-lames pour femmes Bic Soleil et de la gamme de coloriage Bic Disney Magic Artist.

Acquisition de Stypen SA et Bic Kosaido KK. Vente de Ballograf

2005 lancement de Bic Comfort 3 Advance
2008 lancement du Bic Phone
2016 lancement du 4 couleurs surligneur
2017 lancement du 3 couleurs + mine graphite
2017 Inauguration d'une nouvelle usine BIC à Samer (Pas-de-Calais)[3]

Le , Bic lance une gamme de trois stylos bille de luxe. Le Chromé, le Luxe et le Grand luxe (moitié du corps exécutée en laminé double or). C'est sans doute en raison du positionnement naturel de la firme que cette gamme sera quasi ignorée du public.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le premier logo de la société Bic date de 1953. Les lettres Bic sont insérées dans un parallélogramme orangé aux coins arrondi.

En 1952 l’affichiste Raymond Savignac débute sa collaboration avec Bic et crée la campagne publicitaire « Elle court, elle court, la Pointe Bic ». En 1961, il est à l’origine de la création du petit bonhomme Bic dans le cadre d’une nouvelle campagne publicitaire. Ce personnage représentant un petit écolier à tête de bille portant un stylo dans son dos était destiné à attirer l’attention des enfants. Le logo tel qu’il apparait (2e logo) est créé l’année d’après, en 1962.

L’écolier est placé devant les trois lettres Bic et le noir et le orange - nuancier Pantone 1235C - deviennent les couleurs emblématiques du logo. Le orange est enregistré à titre de marque.

Produits[modifier | modifier le code]

Les articles de papeterie[modifier | modifier le code]

Bic développe une ligne complète d’articles d’écriture (stylos à bille, rollers, stylo-feutres, portemines, surligneurs, marqueurs, crayons graphite). Elle acquiert en 1979 la société Conté, une marque de produits de dessin et de coloriage. Elle reprend en 1992 aux États-Unis la marque Wite-Out et en Europe la marque Tipp-Ex en 1997[4], afin de développer une gamme d’articles de correction et d’effacement. Le groupe achète en 1997 la marque Sheaffer[5], fabricant d’articles d’écriture haut de gamme (stylos à plume, stylos à bille, portemines) et en 2004, Stypen, fabricant français de stylos-plume[6].

Les briquets[modifier | modifier le code]

Briquet Bic.

En 1973, Bic diversifie son activité et commercialise son premier briquet. C’est un briquet à flamme réglable. La gamme s’agrandit avec la commercialisation de modèles de briquets différents (taille mini et slim), de briquets décorés et de briquets à allumage électronique. En 2000, Bic lance une gamme de briquets utilitaires destinés à l’allumage des bougies, barbecues, cheminées, etc. et d’étuis pour briquets en 2002.

Les parfums[modifier | modifier le code]

Vers 1988, Bic tente d'entrer dans le marché de la parfumerie, en vendant des petites bouteilles de parfum à l'effigie de leurs célèbre stylos bille, dans les débits de tabac. Ce fut un échec, essentiellement dû au fait que l’image du luxe et de la séduction, liée aux parfums ne va pas de pair avec les produits jetables, les parfums furent retirés en 1991, malgré de bons résultats aux tests en double aveugle [réf. nécessaire].

Les bateaux (Bic Sport) kayak, surf, planche à voile..[modifier | modifier le code]

En 1980, Bic rachète à Vannes l'usine fondée par Marcel Tabur qui produisait des petitres embarcations type annexes en polyéthylène sous la marque Sportyak (après un hiatus de plus de 25 ans ces embarcations sont à nouveau produites à l'identique) et commence à y produire des planches à voile. En 1983, Le baron Bich rachètera également la marque allemande Windglider créée par l'industriel Fred Ostermann : En effet, suite au boycott des Jeux de Moscou par les USA, l'Union Soviétique a fait un intense lobbying pour écarter la marque américaine Windsurfer (dirigée par Hoyle Schweitzer) qui était à cette époque la marque ultradominante et proposait un engin monotype et polyvalent mondialement diffusé avec un calendrier de régates pléthorique.

Marcel Bich, qui a réussi, au cours d'un procès resté dans les annales du droit des brevets, à faire casser les brevets protégeant la marque Winsurfer profite de l'occasion pour affirmer sa supériorité dans cette activité alors en phase d'expansion tous azimuts, mais la Winglider, planche assez médiocre, sera retirée du programme des J.O dès 1988, remplacée par un modèle plus performant, la Lechner M3 fabriquée par un artisan autrichien. Le Journal Actuel publiera un long article sur ces péripéties, intitulé: "Le vieux requin a bouffé toutes les planches"

L'activité planche à voile est dirigée par un tandem de jeunes managers, Hervé Prieux et Patrick Dussossoy qui expérimentent beaucoup (au début des années 80 la planche à voile évolue à vue d'oeil et de nouveaux concepts sont lancés tous les trois mois) Les produits phares de l'époque sont la Dufour Wing (Marcel Bich a également racheté le constructeur de bateaux rochelais Michel Dufour et s'est entiché de la Coupe de l' América, où il ses résultats sans commune mesure avec les sommes englouties font de lui la risée de la presse nautique. ) la Bic Show (la première planche de série type Funboard, qui résiste assez mal à l'utilisation brutale de ce genre d'engin), puis toute une gamme de planches à voile plus abouties dont les noms sont à thème musical (Electric Rock , Hard Rock , metal rock,Jazz ,Tempo, saxo ...etc jusqu'aux actuelles Techno), qui sont au cours des années 80 et 90 ornées de décorations psychédéliques délirantes dues à l'artiste et véliplanchiste autrichien Michaël Ribolitz dit Mike Eskimo) .

En conflit avec le style de management assez directif du Baron Bich, le tandem Prieux/Dussossoy démissionnera avec fracas et fondera une marque rivale, Tiga, en bénéficiant des fonds de reconversion des zônes industrielles sinistrées du Nord - pas de Calais, Cette marque aura un succès météorique mais de courte durée avant d'être réabsorbée..par Bic Sport.

Une Joint-Venture avec la société Plastic Omnium pour produire une planche creuse et très légère à très bas prix (La Dufour Sun) en Polypropylène échouera au milieu des années 80 car l'utilisation se révèlera au dela des caractéristiques limites du matériau.

Au début des années 1990, ce marché est en plein déclin, et l'entreprise se diversifie en fabricant des planches de surf dès 1993. La production sera complétée par des kayaks dans les années 2000[7]. En effet l'apparition de kayaks à double fond autovideurs dits "Sit on Top" accessibles aux non spécialistes car ne nécessitant pas de pratiquer la délicate et dangereuse manoeuvre d'Esquimautage en cas de chavirage a ouvert comme jamais cette pratique au grand public.

Depuis la marque s'est également lancée dans la construction de Paddleboards ou Stand Up Paddles (planches de surf propulsées à la pagaie) ainsi que dans la fabricaton d'un petit dériveur léger pour enfants plus performant et plus moderne que l' Optimist, dénommé O'pen Bic. Trop fragile pour l'utilisation intensive et rude des écoles de voile, ce bateau a cependant trouvé son public en et son marché en école de sport (initiation à la régate) comme chaînon manquant entre le très traditionnel et peu performant Optimist et le Laser , voilier populaire mondialement diffusé qui est aussi au programme des Jeux Olympiques.

Les rasoirs[modifier | modifier le code]

En 1975, Bic lance son premier rasoir jetable mono-lame. Ce dernier rencontrant un grand succès, l’entreprise développe sa gamme de rasoirs mono-lames, ainsi qu'une gamme de bilames (avec ou sans bandes lubrifiantes / avec tête pivotant ou fixe). De plus ces dernières sont déclinées en version homme et femme.

En 2003, Bic lance un rasoir 3 lames pour hommes, puis pour femmes en 2004.

En 2009, la firme sort une gamme de rasoirs 4 lames ; mais le succès est sans commune mesure avec les gammes précédentes.

Aujourd'hui, les gammes principales sont "Bic classique", "Bic sensitive" et "Bic Confortwin".

En 2017, BIC lance en France le Bic Shave Club : une activité de vente de rasoirs par abonnement sur internet accessible à l'adresse : www.bicshaveclub.com. En novembre 2017, cette offre est lancée également en Grande-Bretagne[8].

Le Bic Phone[modifier | modifier le code]

BIC portico palace art.JPG

Été 2008, Bic lance le Bic Phone. C’est un téléphone prêt à l’emploi disposant d’une heure de communication (carte SIM intégrée et batterie chargée), simple et accessible pour tous. Pour 49 euros, l’utilisateur pourra bénéficier de 60 minutes de communication dans les deux mois suivant l’achat. Ensuite, il devra retourner une photocopie de ses papiers d’identité pour utiliser l’heure entière de communication. Le chargeur, ainsi qu’un kit piéton permettant l’écoute de la radio, sont fournis. Existant en deux coloris, orange et vert il est distribué dans les tabac/presse, les gares, les aéroports, les GMS (grandes et moyennes surfaces)…

En 2011, il est disponible à 29 euros avec appareil photo et en 4 couleurs, avec 30 minutes de communication et 100 SMS/MMS offerts. Ce portable, à contre-courant du marché actuel, découle d’un partenariat entre Bic et Orange, mais la fabrication est effectuée par Alcatel-Lucent. Ce portable est non-jetable contrairement au Hop-on qui existe aux États-Unis[9]. L’utilisateur pourra ensuite recharger son Bic Phone avec les recharges présentes sur le marché.

Organisation et production[modifier | modifier le code]

Bic fabrique et commercialise principalement des articles de papeterie, des briquets, des rasoirs et du matériel de sport avec sa filiale Bic Sport (kayak, surf, planche à voile).

L’entreprise est également diversifiée dans les objets promotionnels marqués avec sa filiale APP.

Bic a vendu 100 milliards de stylos en 2005 depuis 1950, ce qui représente suffisamment d’encre pour tracer une ligne jusqu’à Pluton, et en revenir, plus de 20 fois[réf. nécessaire].

Marque du groupe[modifier | modifier le code]

Données financières[modifier | modifier le code]

En 2012, le chiffre d’affaires était de 1 898,7 millions d’euros[10].

Les membres de la famille fondatrice, détentrice et directrice du groupe Bic sont toujours très présents au sein du groupe. Bruno Bich (né le [11]), fils du fondateur du groupe, préside actuellement le conseil d'administration du groupe. Sa fortune est estimée en 2011 à entre 1,5 à 2 milliards de francs suisses (1,2 à 1,6 milliards d'euros).

Données boursières[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le Bic Cristal, documentaire télévisé de la série Design, Danielle Schirman, France, 2004 ; 1re diffusion française, Arte, octobre 2005

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le BicPhone, un mobile aussi simple que les stylos Bic, Site du Zéro, publié le 2 septembre 2008.
  2. Bic, sur LSA Conso
  3. Gonzalve Bich : « On tient à l’ancrage français de Bic », La Voix du Nord, publié le 23 octobre 2017.
  4. Bic, sur Blogspot
  5. L'Usine Nouvelle, « Bic n'écrira plus avec les stylos haut de gamme Sheaffer - La matinale de l'industrie », usinenouvelle.com/,‎ (lire en ligne)
  6. Stypen arrête sa production à Joigny
  7. Bic Sport : Le « surf pour tous » a 20 ans, Le Télégramme, 14 juin 2013
  8. LSA – Libre Service Actualités, « Le Bic Shave Club lancé en Grande-Bretagne [exclusif LSA] », lsa-conso.fr,‎ (lire en ligne)
  9. Après l’appareil photo jetable, le téléphone jetable : pratique mais durable ?, Le Portail Télécom et Média de Sia Conseil, publié en avril 2009.
  10. http://www.bicworld.com/fr/finance/chiffre-affaires/
  11. Les Échos, p. 38, 2 octobre 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]