Dannemarie (Haut-Rhin)

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Dannemarie
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Dannemarie
Blason
Dannemarie (Haut-Rhin)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Dannemarie
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la porte d'Alsace
Maire
Mandat
Paul Mumbach
2014-2020
Code postal 68210
Code commune 68068
Démographie
Gentilé Dannemariens, Dannemariennes
Population
municipale
2 311 hab. (2012)
Densité 531 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 51″ N 7° 07′ 11″ E / 47.6308, 7.119747° 37′ 51″ Nord 7° 07′ 11″ Est / 47.6308, 7.1197  
Altitude Min. 296 m – Max. 354 m
Superficie 4,35 km2
Localisation

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Dannemarie
Rue Saint-Léonard.
Pont-canal utilisé par le canal du Rhône au Rhin pour franchir la Largue.

Dannemarie est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dannemarie est située sur la Largue, affluent de l'Ill. Elle est également située au carrefour des RD 419 (Belfort - Altkirch - Bâle), RD 103 (Thann - Delle) et RD 7bis (Dannemarie - Delémont).
La ville possède une gare sur la ligne ferroviaire Belfort - Mulhouse.

Par rapport aux grandes villes des alentours, Dannemarie se situe à 27,5 km au sud-ouest de Mulhouse (en passant par la RD103 puis par l'autoroute A36)[1]; et à 23 km à l'est de Belfort (en empruntant la RD419)[2]. Enfin, Dannemarie est bordée au nord-ouest par le canal du Rhône au Rhin ; un relais nautique permet aux plaisanciers d'y faire une halte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dammerkirch en allemand.
Dàmmerkìrch en alsacien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre les collines sous-vosgiennes et les premiers contreforts du Jura, dans la trouée de Belfort près du seuil de partage des eaux de Valdieu, on trouve un bourg blotti sur les pentes d’une colline de la vallée de la Largue. On y arrive tout naturellement par la route, le rail ou par le canal du Rhône au Rhin car c’est depuis des centaines d’années un lieu de passage où a émergé une forte fonction commerciale.

Une ville commerçante depuis le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois en 1016 sous le nom de Danamarachiricha, littéralement l’église de Domna maria, c'est-à-dire la Vierge.

Dannemarie la commerçante possède depuis le XIVe siècle un marché hebdomadaire et abritait jadis une des foires les plus réputées du sud de l’Alsace, la foire St Georges. Durant le Moyen Âge et l’époque moderne, Dannemarie est victime des guerres successives et envahie voire en partie détruite : en 1427 lors de l’invasion du Sundgau par les troupes du Comte de Montjoie et du Comte de Neufchâtel qui font la guerre à leurs vassaux autrichiens, pendant la guerre des Bourguignons en 1474, pendant la Guerre de Trente ans (1618-1648).

La cité passe de mains en mains durant toute cette période : les Comtes de Ferrette jusqu’en 1324, les Habsbourg jusqu’en 1648, et finalement les ducs de Mazarin jusqu’à la Révolution.

De la Révolution industrielle à nos jours[modifier | modifier le code]

Dannemarie entre dans le XIXe siècle comme le reste de la France et observe le progrès arriver à elle par les nouveaux modes de transport et l’industrie : 1833 canal du Rhône au Rhin, 1857[3] arrivée de la ligne de chemin de fer Paris-Mulhouse et ouverture de la gare de Dannemarie, 1868 ouverture de la tuilerie Gilardoni à Wolfersdorf. Le bourg se mue en petite cité et gagne en population et en dynamisme.
Puis comme le reste de l’Alsace, Dannemarie est annexée à l’Empire allemand pour plus de 40 ans. La prospérité se poursuit et on construit notamment la ligne de chemin de fer Dannemarie-Pfetterhouse-Bonfol en 1910 obtenue par le plus célèbre des maires dannemariens, le docteur Eugène Ricklin, futur meneur du mouvement autonomiste alsacien dans les années 1920.
En août 1914, Dannemarie est occupée par les troupes françaises et sera pour toute la durée de la Grande Guerre le centre névralgique militaire pour tout le front du Sundgau. Au cours des années 1920 et au début des années 1930, Dannemarie connaît une période de prospérité : une usine textile DMC s'y installe et de nouveaux quartiers fleurissent. La ville est également marquée par le drame de la Seconde Guerre mondiale, annexée et obligée de vivre à l’heure nazie. Nombre de ses habitants sont déportés ou incorporés de force dans la Wehrmacht. Dannemarie est libérée le 27 novembre 1944 après deux jours d’âpres combats par la Brigade Alsace Lorraine commandée par l’illustre André Malraux et la 5e Division Blindée.
Après la guerre, le moment est à la reconstruction et à l’extension : sous les mandats des maires Messerlin et Mertzweiller, Dannemarie se dote d’équipements centraux et devient une véritable petite ville : groupe médical, salle polyvalente, nouveaux lotissements et HLM.
Entre 1962 et 2007 sa population double presque en passant de 1380 à 2324 habitants.
Aujourd’hui plus que jamais, Dannemarie en tant que chef-lieu de canton joue un rôle de moteur et rayonne sur la Porte d’Alsace avec son commerce dynamique et ses multiples services à la population : Collège, Poste, Foyer de la culture, Médiathèque, Centre de secours, Hôpital, Maison de retraite, Institut Médico-Educatif, Accueil périscolaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dannemarie

Les armes de Dannemarie se blasonnent ainsi :
« D'azur à la façade d'église romane d'argent ajourée du champ et ouverte de sable, la Vierge et l'Enfant d'or posés sur une nuée d'argent entre deux clochers surmontés de croix de même. »[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Marcel Messerlin    
1959 1983 Raymond Mertzweiller UNR, UDR puis RPR  
1983 1989 Jean-Jacques Merius   Vétérinaire
1989 1995 Jean Kauffmann    
juin 1995 2001 Gilbert Valentin   Professeur d'Histoire
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Premersdoerfer    
mars 2008 en cours Paul Mumbach UDI  

En juin 2014, l'élection de mars 2014 est annulée, à cause de la diffusion de tracts polémiques la veille du scrutin sur Facebook, l'écart de voix n'étant que de 17 voix le soir du second tour[6],[7],[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 311 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
734 724 754 1 070 1 240 1 342 1 214 1 298 1 227
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 294 1 218 1 146 1 164 1 117 1 121 1 091 1 119 1 104
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 120 1 184 1 175 1 044 1 158 1 268 1 220 1 218 1 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 380 1 702 1 965 1 939 1 820 1 988 2 259 2 299 2 323
2012 - - - - - - - -
2 311 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Dannemarie a un collège public d'enseignement secondaire, le collège Jean Monnet, une école primaire (Albert Schweitzer) et une école maternelle.

Services à la population[modifier | modifier le code]

  • Poste
  • Centre commercial
  • Crèche
  • Accueil périscolaire
  • Hôpital
  • Maison de retraite
  • IME
  • Foyer de la Culture
  • Médiathèque

Économie[modifier | modifier le code]

Une usine de Peugeot Motocycles emploie 300 salariés.

Dannemarie a conservé un tissu commercial et artisanal local très dense notamment en centre-ville.

Le jury régional du concours 2008 des villes et villages fleuris d'Alsace a attribué lors de sa visite du 1er août des "nouvelles fleurs" aux communes méritantes. La ville de Dannemarie a été récompensée par l'attribution d'une deuxième fleur qui récompense ainsi tous les efforts d'embellissement réalisés par la collectivité et notamment par ses ouvriers.

L'église Saint-Léonard

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église St Léonard, de style néo-roman, achevée en 1855, avec un clocher de 45 m de haut datant de 1725.

Orgue Joseph Callinet dont le buffet a été classé monument historique en 1988 et la partie instrumentale en 2012.

Viaducs ferroviaires de 390 m de long et 20 m de haut pour celui côté Ballersdorf et 500 m de long et 29 m de haut pour celui côté Retzwiller. Leur construction débuta en 1855 pour s'achever en 1858 avec l'inauguration de la ligne Paris-Mulhouse[3].

Nécropole militaire nationale de la Première Guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugène Ricklin (1862-1935), né à Dannemarie, homme politique alsacien, Président du Landtag d'Alsace-Moselle de 1911 à 1918 et l'un des principaux meneurs du mouvement autonomiste alsacien dans les années 1920.
  • Thiébaut Héning, (?-1651), né à Dannemarie (paroisse), Chanoine, aumônier du roi de France Louis XIII et Abbé de l'Abbaye de St Jean-du-Jard près de Melun. À sa mort, sa fortune, dont la gestion fut confiée à son neveu Barthélémy Héning, servi à reconstruire l'église de Dannemarie dont les travaux durèrent de 1655 à 1670.
  • Monique Wittig (1935-2003), née à Dannemarie, écrivaine, scénariste et théoricienne - l'une des fondatrices du "MLF" (mouvement de libération des femmes) dans les années 1960.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]