Double-sens cyclable

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Panneau C24a
Panneau C24a indiquant un double sens cyclable
Panneau interdisant le passage de tous véhicules, à l’exception des vélos
Panneau « sens interdit » à Bruxelles avec panonceau « excepté vélos », placé en sortie d'un sens unique limité

Un double-sens cyclable (DSC) ou sens unique limité (sul) (dénomination belge) est une chaussée à double sens dont un est réservé aux cyclistes. Les conducteurs de véhicules motorisés y sont autorisés à circuler dans un seul sens, les cyclistes dans les deux sens. L'aménagement signalant la présence d'un double-sens cyclable est couramment appelé contresens cyclable.

Signalisation[modifier | modifier le code]

Un double-sens cyclable doit être signalé obligatoirement à chaque entrée du contresens par l'ajout d'un panonceau « Sauf cyclistes » sous le panneau « Sens interdit ».

La signalisation des conditions particulières de circulation à l'entrée d'un double-sens cyclable est recommandée.

La signalisation des conditions de circulation au débouché sur un double-sens cyclable est recommandée.

Effets[modifier | modifier le code]

À l'échelle d'une voie, le double-sens cyclable en facilite l'accès par les cyclistes tandis qu'il a le même rôle limitant sur la circulation motorisée qu'un sens unique. Étendu sur une zone ou un quartier (ex. zone 30), le double-sens cyclable augmente la perméabilité de cette zone aux déplacements des cyclistes, dont l'effet sur la tranquillité des riverains est bien moindre que celui de véhicules motorisés. De plus, il permet aux cyclistes d'éviter les voies à fort trafic en passant par des voies où le trafic est apaisé.

Sur une chaussée trop étroite pour le croisement de deux véhicules motorisés, la circulation des cyclistes à contresens est plus sûre que la circulation dans le même sens que les véhicules motorisés, car le croisement se fait à vitesse plus faible que le dépassement. Contrairement à une intuition très répandue dans l'opinion publique, les collisions frontales en double-sens cyclable sont extrêmement rares du fait de la visibilité réciproque.

Le risque causé par les ouvertures intempestives de portières est très réduit, y compris en cas de stationnement sur le côté opposé à la circulation.

Les intersections dans lesquelles débouchent des contresens cyclables doivent intégrer le débouché de cyclistes dans leur régime de fonctionnement (feu de circulation, carrefour giratoire) et le mettre en évidence, en particulier si le contresens est installé sur une rue à sens unique. La mise en place de contresens cyclables dans des rues à sens unique nécessite un temps d'adaptation pendant lequel les usagers piétons et les riverains motorisés doivent s'habituer à regarder des deux côtés avant de traverser ou de s'insérer.

Répartition[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]

En Europe, le double-sens cyclable est très répandu en Scandinavie et dans les pays germanophones. Les rues à sens unique sont rares, hors quelques axes à forte circulation.

Cet aménagement est moins courant dans le reste de l'Europe, où la situation varie considérablement d'une ville à l'autre, voire d'un quartier à l'autre.

En Belgique[modifier | modifier le code]

Un décret royal de 2004 autorise l'aménagement de double-sens cyclable sur toute voie en agglomération.

En France[modifier | modifier le code]

La mise à sens unique des voies en agglomération s'est fortement accélérée dans les années 1970 et 1980, dans le but de faciliter le stationnement et de fluidifier la circulation.

Dans les années 1990-2000, les plans de circulation cherchent à rabattre le trafic de transit sur les voies principales pour apaiser la circulation dans les quartiers, ce qui implique davantage de mises en sens unique. De plus, l'accroissement de la verbalisation des cyclistes et la sensibilisation généralisée à la sécurité routière ont dissuadé de plus en plus de cyclistes de rouler à contresens du trafic, même là où la largeur de chaussée et où le trafic le permettrait sans danger. Non seulement les parcours cyclistes ont été allongés, mais en plus ils ont été rabattus sur des voies à fort trafic souvent sans aménagement cyclable.

Quelques communes comme Illkirch-Graffenstaden, Nantes ou Bourgoin-Jallieu ont mis en place le double-sens cyclable avant la fin des années 2000, le plus souvent à titre expérimental. Le double-sens cyclable a été introduit à Paris, rue du Terrage et rue Robert-Blache, en 1996[1].

Le décret en date du érige en norme le double-sens cyclable en zone 30 et en zones de rencontre (créée par ce même décret). Les exceptions doivent être motivées par l'autorité investie du pouvoir de police (le plus souvent le maire, pour les voies de desserte), et les zones 30 existante doivent être mises à niveau d'ici le [2].

Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la FUBicy (désormais appelée FUB, depuis 2010) a attribué son Guidon d’or à la ville de Grenoble pour la mise en place de nombreux double-sens cyclables.

Exemples[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Panneau M9v2
Panneau M9v2

Le panonceau M9v2 (ci-contre) doit être apposé (en France) sous le panneau de sens interdit. Certaines versions « Sauf vélos » ou « Sauf cyclistes » sont cependant quelquefois rencontrées dans les villes qui ont mis en place les DSC avant 2008.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Gazette du canal »,‎ automne 1996, page 4 (consulté le 16 janvier 2016)
  2. « Décret no 2008-754 du 30 juillet 2008 portant diverses dispositions de sécurité routière », Legifrance,‎ (consulté le 14 juin 2010)

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