Pierre Buraglio

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Pierre Buraglio
Pierre Buraglio.JPG

Pierre Buraglio en 2013.

Naissance
Nationalité
Drapeau : France française
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Distinctions
Site web
Œuvres réputées
Châssis, Agrafages, Fenêtres, Gauloises bleues, Dessins d'après…, "Autour... Selon"

Pierre Buraglio, né le à Charenton-le-Pont, est un peintre, dessinateur et lithographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Pierre Buraglio est né à Charenton en 1939, fils de Robert Buraglio architecte d’origine italienne et de Anne Hélène Weydert, Luxembourgeoise. En octobre 1940 son père est fait prisonnier et ne le retrouvera qu’en 1945; cette période marquera l’homme mais aussi l’artiste [1] (p. 12). 

Après guerre il visite régulièrement les Musées, le Louvre avec son père et son parrain, et Le Salon d’automne entre autres « […]  Ma famille m’a très tôt donné le goût des musées […]. Ce sont des point de départ»[2] (p. 20) . Il est élève au Lycée Louis-le-Grand de 1953 à 1958.

En 1959, Pierre Buraglio entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts, et étudie dans les ateliers de Maurice Brianchon et Pierre Eugène Clairin.

Il participera pour la première fois au Salon de la Jeune Peinture en 1961 à l’occasion duquel il fera la rencontre de Gilles Aillaud.

En mai 1962 dans le cadre du mensuel Clarté no 43, p. 27-32, il fait la connaissance de Pierre Soulages, qui donnera lieu à un entretien et à un texte de Roger Vailland dont le sujet portait sur la peinture abstraite : « Pour ou contre Pierre Soulages, peintre abstrait ? »[3].

Après un séjour à New York en 1963, il produit ses premiers Papiers et Recouvrements, fragments de papiers et superpositions "[...] À l'époque on délaissait les couleur fines, on se fournissait plutôt chez les droguistes, on utilisait les mêmes matériaux que les Américains James Bishop, et Shirley Jaffe ... " [4]. Inspiré par l'École de New York, le Work in progress et la peinture européenne, particulièrement par le peintre Bram Van Velde dont il se sent proche dans la démarche personnelle, et son rejet de la forme. [5]

Il fréquente l’atelier de Roger Chastel peintre de l'École de Paris et professeur à l’École des beaux-arts de Paris, côtoie ces années-là Vincent Bioulès, Claude Viallat, Michel Parmentier, Joël Kermarrec, Jacques Poli et François Rouan et se rapproche du mouvement Supports/Surfaces naissant. Participe à la IIIe Biennale de Paris [6] puis au Salon "Grands et Jeunes d'aujourd'hui" en 1964 [7].

Agrafages, Camouflages[modifier | modifier le code]

Buraglio fait la rencontre de Jean Fournier en 1965 qui visite son atelier 7, rue du Cherche-Midi, Paris, suivra l’exposition Triptyque avec Daniel Buren, Jean-Michel Meurice, Michel Parmentier, Simon Hantaï, Jean-Paul Riopelle et Antoni Tapiès en 1966

Premiers Agrafages en 1966 chutes de ses propres tableaux ou de ses proches, découpés en triangles irréguliers assemblés et agrafés, exposés au Salon de la Jeune Peinture. En 1968 il participe à Salle Rouge pour le Vietnam. Cette exposition initialement conçue pour le Salon de la Jeune Peinture, fut finalement programmée à l'ARC musée d'art moderne de la ville par Pierre Gaudibert en janvier 1969 suite aux évènements de mai 68. Cette même année Pierre Buraglio devient permanent à l'atelier populaire de l'École des Beaux-Arts de Paris, où de nombreux artistes occupent l’atelier Brianchon et réalisent des affiches anonymes [8] destinées à soutenir les luttes des étudiants et des travailleurs en grève. 87 affiches seront réalisées de mai-juin dans l’atelier de lithographie des beaux-arts de Paris, en sérigraphie avec Éric Seydoux (imprimeur et éditeur), avec qui Pierre Buraglio réalisera des sérigraphies jusqu'en 2011.

Il devient secrétaire de rédaction au bulletin de la Jeune Peinture[9] et produit ses premiers Camouflages dont la structure est empruntée à Mondrian (tissu de camouflage, toile blanche montée sur châssis).

Cesse de peindre jusqu'en 1973 et devient receveur sur rotative. Collabore à la revue Rebelote avec Gilles Aillaud et Eduardo Arroyo. Il rencontre Jean Hélion.

À partir de 1974, Pierre Buraglio met en œuvre les Châssis et les Cadres. Première exposition personnelle à l’ARC 2, commissaire de l'exposition : Catherine Thieck (Galerie de France)

Enseignement - Retour au dessin[modifier | modifier le code]

À partir de 1976, il devient enseignant à l'école régionale des Beaux-Arts de Valence (Drôme) et commence les Fenêtres, morceaux de cadre de fenêtre récupérée sur des chantiers et ajout de verre soufflé ou mécanique de couleur, qu'il poursuivra jusqu'en 1992. Il noue des liens avec Simon Hantaï dès 1977.

Première exposition personnelle galerie Jean Fournier en 1978 avec Assemblage de Gauloises bleues et Assemblage d'enveloppes bleues ouvertes en situation le catalogue d'exposition sera préfacé par John Berger "Sur la visibilité"(p. 53) [10]. « Il n'y avait qu'à se baisser pour ramasser cette couleur qui était dans le monde [...] c'est-à-dire la rue, la chaussée » [11].

Buraglio produit les Dessins… d'après…, Autour… selon, succession de dessins et de claques pour ne garder que l'essentiel. " Essayant de copier, on voit mieux les choses" (Buraglio citant Giacometti, in " Avec...Pierre Buraglio", par Christian Briend [12]")

Au cours des années 1979-80, il entreprend la série des : Masquage : Masquages vides et Masquages pleins (rubans de masquage de peintre maculé de peintre, ou chutes de toile, (rebuts de toiles de S. Hantaï pour plusieurs d'entre eux), collés sur papier calque, ainsi que la série Caviardage (agendas personnels biffés et raturés). Il ne cherche pas à dissimuler les traces, il les laissent apparentes « [...] J’ai voulu, explique-t-il, que celui qui regarde ce que j'ai fabriqué soit contemporain d'une bagarre, d'une lutte... (Je vais montrer en quoi je n'ai pas lieu d'être satisfait. Entretien avec Jean Daive, p. 90) [13]

Il rencontre Dominique Bozo alors directeur du musée national d’art moderne en 1982, et expose dans les galeries contemporaines du Musée national d’art moderne centre Georges Pompidou en 1983 [14] (commissaire : Alfred Pacquement).

Premiers Metro della Robbia en 1985, chutes et morceaux de tôles émaillées bleues du métro parisien, et référence directe aux grès vernissés de la famille des della Robbia, vus à Florence lors de ses différents séjours. Dans la même logique que les Fenêtres, les Cadres, il récupère, ramasse puis assemble ces plaques bleues du métropolitain parisien.

Première exposition au musée de Valence (25 juin - 1er septembre 1985) Texte de Marcelin Pleynet.

En 1989, il est nommé professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Représenter... aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Pierre Buraglio fut longtemps « le peintre sans pinceau » (Pierre Wat, Pierre Buraglio, Flammarion, « La Création contemporaine », 2001 , tenant à distance l'acte de peindre, « la peinture aimée comme paradis perdu »[15].

Contrairement à ce que certains pensent, déclare Buraglio, « Je n'ai pas retourné ma veste ! : il y a une continuité dans les procédures, continuité ne signifiant pas identité. »[16].

Commandes publiques et rétrospectives[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • "Buraglio" de D. Bozo, A. Pacquement, D. Fourcade, J. Daive, G. Aillaud, M. Le Bot, Y. Michaud. Edité par le Centre Georges Pompidou, MNAM, Paris, 1982
  • "Pierre Buraglio" de Pierre Wat, La création contemporaine et Flammarion 9 octobre 2001.
  • L’invention de l’œuvre. Rodin et les Ambassadeurs. D’après… Autour… Selon… Rodin Coédition Actes Sud/ musée Rodin.
  • Le papier à l'œuvre, Natalie Coural, Dominique Cordellier, Hélène Grollemund, Musée du Louvre éditions.
  • Le moment Supports/ Surfaces, Ceysson Éditions d’art.

Catalogues (sélection)[modifier | modifier le code]

  • 1965-1979 : Musée de Grenoble, 1979.
  • Buraglio Musée national d'art moderne : Musée national d'art moderne au Centre Georges Pompidou, Paris, 1982,.
  • Buraglio : Musée national d'art moderne, Paris 1983
  • "Pierre Buraglio", Galerie Matisse - Institut français, London, 1993
  • Buraglio Musées d'Arles, Arles, 1989
  • Buraglio d'après : Amiens : Fonds régional d'art contemporain de Picardie, 1992 (Impr. Yvert)
  • Pierre Buraglio : Centre d'art de Flaine, Flaine, 1987
  • Prolongements et prélèvements : Musée Zadkine... 2003 (Impr. Blanchard)
  • Avec qui ? À propos de qui ? : Musée des Beaux-Arts, 2004, Lyon (Impr. Alpha)
  • En planeur : Musée Fabre, Montpellier. Actes Sud, impr. 2009
  • Pierre Buraglio, Musée des Beaux-Arts d'Angers, 2011
  • La guerre intime, Historial de la Grande Guerre Château de Péronne, 2012
  • À tenon et mortaise. Galerie Jean Fournier, Paris, 2014
  • Échos de 14-18, son enfance – sa Normandie, musée de Louviers, 2014

Œuvres dans les collections publiques et fondations[modifier | modifier le code]

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

2000
2001
  • Galerie Marwan Hoss, Paris
  • Galerie José Martinez, Lyon
  • Galerie Athanor, Marseille
  • Espace APCIS, Maisons-Alfort
  • L’imprimé / L’imprimé avant… après, Maison des arts de Malakoff, Scène nationale du Moulin du Roc, Niort
2002
  • Musée des beaux-arts, Tours
  • Galerie des Sept Collines, Vienne
  • Centre d’art et de littérature hôtel Beury, L’Échelle
2003
  • Galerie Jacques Girard, Toulouse
  • Galerie Hélène Trintignan, Montpellier
  • Galerie Pierre Tal Coat, Centre culturel d’Hennebont
  • Prolongements et Prélèvements, musée Zadkine, Paris
2004
  • Avec qui ? À propos de qui ?, musée des beaux-arts de Lyon (catalogue)
  • Mais encore…, galerie José Martinez, Lyon
  • Une collection : Les fruits d’un regard, galerie Confluence(s), IUFM, Lyon (catalogue)
  • Avec les mots, Avec les écrivains, école normale supérieure, Lyon
2005
  • Pierre Buraglio… au reste…, musée des beaux-arts et d'archéologie de Valence, Drôme
  • Assemblages, Caviardages, dessins et imprimés 1978-2005, galerie ArteNostrum, Dieulefit, Drôme
  • Pierre Buraglio, Lithos, Saint-Restitus, Drôme
  • Pierre Buraglio, Imprimés et Variés, musée Faure, Aix-les-Bains
  • Assemblages 1987-1988, galerie Marwan Hoss, Paris
2006
  • Pierre Buraglio… des bleus, musée d'art de Toulon
  • Station debout, 1960-2006, musée des tapisseries, Aix-en-Provence
  • Pierre Buraglio… avatars 1963–2006, Bruxelles
  • Pierre Buraglio / Impressions d’œuvres imprimées, artothèque de Pessac, Gironde
  • Dessins du FRAC de Picardie, galerie Francis Picabia, lycée Pierre Mendés-France
2007
2008
  • Dans le fonds, 1966-1997, galerie Jean Fournier, Paris
  • C'est alors que… 1998-2008, galerie Marwan Hoss, Paris
  • Traces du Sacré, musée national d'art moderne, Paris
2009
  • Buraglio En planeur, musée Fabre, Montpellier
  • Pierre Buraglio-Autour de Pierre Buraglio, villa Tamaris centre d'art, Toulon
  • Les compatibles, galerie Thierry Salvador, Bruxelles
2010
  • Pierre Buraglio d'après… autour… selon…, chapelle Saint-Louis des Gobelins, Paris
  • Avatars 1978-2010, galerie Bernard Ceysson, Luxembourg
  • L'émotion et la Règle, musée des beaux-arts de Lyon
  • BLOK ZOO HOC, galerie Jean Fournier, Paris
2011
  • Le papier à l'œuvre, musée du Louvre, Paris
  • Pierre Buraglio, musée des beaux-arts, Angers
  • Pierre Buraglio… Suite, Le passage Sainte-Croix, Nantes
  • Pierre Buraglio : la guerre intime, Les 2 Émile et Rosa, Historial de la grande guerre à Péronne
2012
2013
  • Le temps des collections, musée des beaux-arts de Rouen
  • Decorum. Tapis et tapisseries d’artistes, musée d’art moderne et d’art contemporain, Nice
  • Un été pour Matisse, musée Matisse, Nice
2014
2015
2016
  • ANIMAUX" : œuvres intimes, galerie Bernard Ceysson, Avec : Gilles Aillaud, Daniel Dezeuze, Rémy Jacquier, Denis Laget, Jean Messagier, Éric Poitevin, Claude Viallat)
  • Le béa-ba de..." Claude Buraglio, Francis Harburger galerie Béa-ba, Marseille
  • R-K +H.B, Piere Buraglio, Claude Buraglio et invités, Maison des arts de Bagneux, Bagneux
  • "Passages vers une abstraction habitée" - Musée de l’abbaye Sainte-Croix ville des Sables d’Olonne. Membres actifs de Support/Surface ou exposés avec le groupe, Vincent Bioulès
  • The Armory show" Galerie Bernard Ceysson
  • "Matisse now", Galerie Jean Fournier
  • "Le temps de l'audace et de l’engagement" - de leur temps (5) -Collections privées françaises Villeurbanne / Rhône alpes
  • "36/36” les artistes fêtent les congés payés. Assemblée Nationale, Paris
  • "94" Imprimés / Dessins, galerie Catherine Putman, Paris''

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historial de la Grande Guerre, Péronne, Buraglio, la guerre intime., Péronne, Co-édité par Historial de la Grande Guerre et la section fédérée de Picardie,
  2. Pierre Buraglio "Avec qui ? A propos de qui ?", Musée des Beaux-Arts de Lyon, Lyon,
  3. http://archives.pierre-soulages.com//pages/psecrits/vailland.html
  4. Préf. de Gaëlle Rageot-Deshayes. Textes d'Amélie Adamo, Philippe Piguet, Passages : vers une abstraction habitée, Les Sables d’Olonne : Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, (ISBN 2913981585)
  5. Auteurs : Amélie Adamo, Philippe Piget, Gaëlle Rageot-Deshayes, Catalogue "Passage. Vers une abstraction habitée", Musée de l'Abbaye Sainte-croix, Sables d'Olonne
  6. « Archives biennales de Paris »
  7. http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-buraglio/
  8. Balland Vasco Gasquet, 500 affiches de mai 68 éditions Balland, 1977
  9. « De l’art critique à l’art vie, les arts visuels en France en 1966 », sur Fabula,‎
  10. Catalogue d'exposition galerie Jean Fournier, Dans le fonds. oeuvres de 1966 à 1997, Paris, Dominique Fourcade Panama Musées, 2008 (ISBN 9782755703511), p. 53
  11. Buraglio, Ecrits entre 1962 et 2007, Paris, ENSBA,
  12. Exposition Lyon Musée des beaux-arts 2004, Pierre Buraglio : Avec qui ? À propos de qui ?, Lyon (lire en ligne), p. 95
  13. Centre Georges Pompidou,, BURAGLIO, Paris, Centre Georges Pompidou, Musée National d'art moderne, Paris, , 104 p.
  14. Bozo, Dominique ; Pacquement, Alfred ; Fourcade, Dominique ; Daive, Jean ; Aillaud, Gilles ; Le Bot, Marc ; Michaud, Yves, Buraglio, Paris, Edité par Centre Georges Pompidou Musée National D'Art Moderne, Paris, 1982,
  15. in Buraglio, Centre Georges Pompidou, 1982, p. 65
  16. P. Buraglio, entretien avec Karim Ghaddab 14 décembre 2009.
  17. «  », cité in 94 Citoyens [quotidien indépendant du Val-de-Marne] ; « Promotion du nouvel an », La Croix, 1er janvier 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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