Berné

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Berné
Berné
Église Saint-Brévin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Communauté de communes Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Jean-Pierre Le Fur
2014-2020
Code postal 56240
Code commune 56014
Démographie
Gentilé Bernéens
Population
municipale
1 518 hab. (2016 en diminution de 2,88 % par rapport à 2011)
Densité 44 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 44″ nord, 3° 23′ 28″ ouest
Altitude Min. 36 m
Max. 166 m
Superficie 34,77 km2
Localisation

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Berné [bɛʁne] est une commune française située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Berné est une commune rurale appartenant à l'arrière-pays de Lorient. Le bourg est situé à vol d'oiseau à 28 km au nord de Lorient la grande ville la plus proche, à 32 km à l'ouest de Pontivy sa sous-préfecture de rattachement et à 61 km au nord-ouest de Vannes. Elle appartient par sa langue mais aussi ses traditions vestimentaires et son mobilier au Pays Pourlet. Un certain nombre d'habitants pratiquent encore cette langue.

Communes limitrophes de Berné
Priziac Saint-Caradec-Trégomel Kernascléden
Meslan Berné Inguiniel
Guilligomarc'h Plouay Plouay

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un bel ensemble boisé, avec notamment la forêt domaniale de Pontcallec. Cette futaie de hêtres et de chênes occupe la rive droite du Scorff et couvre 542 ha. Avec une superficie totale en bois de 1 062 ha, le taux de boisement de la commune est de 30% . Le paysage vallonné est empreint de douceur. Le village de Berné court sur un faisceau de petites crêtes moutonnières et domine des versants en pente douce qui ajoutent à son charme. Le sous-sol, essentiellement de nature granitique, renferme du minerai d'uranium. C'est un paradis pour les promeneurs qui aiment la nature calme, secrète et sauvage.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Scorff à Pontcallec.

La commune de Berné est bordée à l'est et au sud par la rivière le Scorff. Le Scorff y coule dans une vallée très boisée et profondément encaissée. Son cours présente de nombreux rapides se prêtant à la pratique du kayak et matérialise la frontière avec les communes limitrophes de Inguiniel et de Plouay. À l'extrémité nord-est de la commune se trouvait l'étang de Pontcallec qu'alimentaient les eaux de la Rivière de Pontcallec,un affluent du Scorff avant qu'une vidange accidentelle ne survienne.

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Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voir Transports à Roi Morvan Communauté.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Berrene en 1387[1].

Le nom breton de la commune est Berne[2].

Le nom de la commune fait peut-être référence au dieu gaulois Brennos, mais une autre explication lierait ce toponyme à Bré et nec'h qui signifient la colline et haut en breton[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le dossier de l'inventaire général de 1986 fait mention d'un menhir en granite au lieu-dit Kerlivio.

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'espace gallo-romain de Berné appartenait-il à la cité des Osismes de Carhaix ou à la cité des Vénètes de Vannes ? On peut repérer au nord de la commune une construction. Il s'agit d'un camp dit castel César, de 300 mètres de circonférence. Le gros-œuvre qui reste visible à la fois sur le terrain et par image aérienne montre une levée et un fossé en terre. Le camp a fait l'objet de destructions en 1966. On note légèrement au nord la présence d'un espace carré et au sud-est les fondations dun bâtiment de type rectangulaire. Mais les mentions de type César sont souvent trompeuses. La base de données Mérimée du ministère de la Culture n'avance aucune datation. Certains auteurs[3] émettent l'hypothèse d'un camp construit pendant le haut Moyen Âge. Des mentions toponymiques peuvent faire écho à l'existence de cet espace gallo-romain, la fontaine nouvellement baptisée Notre-Dame-de-l- Force s'appelait autrefois la fontaine Minerve.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La chaussée de l'étang de Pontcallec, construite par le duc Jean II au XIIIe siècle,(carte postale du début du XXe siècle).

Berné dépendait de la châtellenie de Pontcallec dont les terres s'étendaient sur 12 paroisses. Le siège de la châtellenie se trouvait à Berné au lieu-dit Pontcallec. Au commencement il n'y avait à Pontcallec qu'un simple manoir mais celui-ci sera progressivement transformé en place forte par l'ajout de fortifications. La châtellenie faisait partie à l'origine du domaine ducal. C'est d'ailleurs le duc de Bretagne Jean II qui fit construire la chaussée sur un affluent du Scorff qui a donné naissance à l'étang de Pontcallec. Mais les ducs de Bretagne s'en dessaisiront à plusieurs reprises, une première fois au profit de la famille des Derval au XVe siècle et une seconde fois de la famille des Malestroit au XVIe siècle, Pontcallec passant aux mains de René Papin, seigneur de la Trévinière en 1575 grâce au mariage de celui-ci avec Anne de Malestroit.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La châtellenie passa par alliance (Marie Papin, fille de René Papin et Anne de Malestroit, dame de Pontcallec, épousa en 1598 Charles de Guer) dans les mains de la famille de Guer à la fin du XVIe siècle qui la gardèrent jusqu'à la Révolution française. La seigneurie fut érigée en marquisat en 1667 en faveur d'Alain de Suer[4].

Article connexe : Marquisat de Pontcallec.

En 1591, le château de Pontcallec fut assiégé et pris par les troupes du duc de Mercœur, qui après avoir pillé le château, détruisirent la plus grande partie de ses fortifications. Mais le duc de Mercœur, voulant en faire une place forte, la fit réparer et y installa une garnison à sa solde. Cependant les troupes royalistes réussirent en 1594 à s'en emparer et le roi Henri IV y installa une garnison de 50 hommes[5]. La chapelle privative du château, achevée en 1593 et située à l'emplacement de l'actuelle chapelle Sainte-Anne-des-Bois, devint une chapellenie en 1643 selon la volonté de Marie Papin, alors dame du lieu, et dédiée à Notre-Dame de Pontcallek . Elle fut, comme le château, ruinée pendant la Révolution française.

Chrysogone-Clément de Guer, marquis de Pontcallec, exécuté le , place du Bouffay à Nantes, avec trois autres gentilshommes des environs, pour avoir fait appel à l'Espagne afin de sauvegarder les libertés de la Bretagne. Il était considéré comme le chef de la conspiration qui porte son nom : la conspiration de Pontcallec.

Avant la Révolution, la petite seigneurie de Kerlois avait sa mouvance sur le territoire de la paroisse ; ses quelques vassaux devaient une redevance singulière et appelée la « viande de chevalier » ou dîner du chevalier.

Les sabotiers étaient nombreux à vivre aux abords de la forêt de Pontcallec[6]. Elle leur fournissait en grande quantité la matière première dont ils avaient besoin pour fabriquer leurs sabots.

Cette commune est citée pour un incident survenu au pardon de Saint-Urlo en Lanvénégen pendant la révolte des Bonnets rouges.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Vieux paysan de Pontcallec vêtu comme les anciens chouans prenant la pose au perron d'une maison.

Berné fut le théâtre de violents combats entre les bleus et les chouans. La forêt de Pontcallec et son château étaient des repaires de chouans et les bleus n'osaient guère s'y aventurer. Ainsi le directoire du Faouët dans un courrier qu'il adresse au district de Quimperlé le 16 novembre 1794, écrit ses lignes :

« ...il existe dans la forêt de Pontcallec un rassemblement assez considérable, composé de brigands et de déserteurs qui ont des chefs. Ces hommes sont presque tous armés et habillés en paysans; quelques-uns seulement, et en petit nombre, sont habillés en bourgeois. Ils sortent par bandes de ce bois pour faire des irruptions dans les communes voisines. il est à la connaissance de plusieurs que tous les jours cette troupe s'augmente..deux particuliers ont dit qu'il y avait un rassemblement de plus de 1000 hommes dans la forêt de Pontcallec... »

En 1794 les bleus réussir à capturer dans la forêt le capitaine des chouans Jean Salvar, fils du meunier du moulin de Restinois en Meslan, et dix de ses hommes. Mais les chouans eurent leur revanche. En décembre 1795 deux bataillons de républicains furent assaillis par les chouans au carrefour de la croix de la nation et leurs rangs furent décimés. La croix de la nation doit d'ailleurs son nom à cette bataille, le mot nation désigne en effet les soldats républicains[7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Jeunes gens et jeunes filles venus au pardon de Sainte-Anne des Bois (carte postale ancienne)

Des forges, dont seul subsistent aujourd'hui les bâtiments, furent installées en 1824 en forêt de Pontcallec. Elles connurent une brève existence puisque dès 1837 celles-ci durent fermer, victimes de la concurrence des fers espagnol et russe, moins coûteux que le fer breton[8].

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Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

La ligne de chemin de fer à voie métrique reliant Plouay à Gourin, appartenant au réseau des Chemins de fer du Morbihan, desservit la commune de 1906 à 1947. L'unique arrêt se trouvait au nord du bourg, au lieu-dit actuel de la gare.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Berné porte les noms de 83 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux trois au moins (Yves Martin [dès le à Maissin], Jean Le Bellour, Mathurin Le Cohu [décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre]) sont morts sur le front belge ; Mathurin Jaffré est mort le au Maroc lors de la bataille d'Elhri ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[9].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Berné porte les noms de 25 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale ; parmi elles, deux résistants : Marcel Le Mentec, est mort en déportation le à Brême (Allemagne) et Lucien Solliec, arrêté le lors de la rafle de Sainte-Anne-des-Bois, est mort le au camp de concentration de Ravensbrück. Louis Ruello est mort lors du naufrage du torpilleur Siroco le au large de Dunkerque[9].

Le château de Pontcallec.

À partir de 1943, la ville de Lorient devint une des cibles privilégiées des bombardements alliés, à cause de la base sous-marine de Keroman. Environ 600 civils lorientais trouvèrent alors refuge sur la commune de Berné. Les marins de la Kriegsmarine s'installèrent, quant à eux, au château de Pontcallec. Des baraquements furent installés dans le parc du château. Ils servirent d'école de guerre navale. Le 29 mai 1944, les Allemands procédèrent à une rafle au cours du pardon de Sainte-Anne-des-Bois. Des jeunes réfractaires au STO furent arrêtés. Plusieurs d'entre eux ne survécurent pas à la déportation dans des camps de travail en Allemagne. Dix-sept résistants furent fusillés à Landordu par les Allemands peu après le débarquement des alliés en Normandie. Leurs corps, dont ceux de quatre inconnus, furent exhumés le [10]. Trois résistants (Robert Granet, Louis Kervarec et Louis Robic) furent fusillés par les Allemands le près du lieu-dit « Croix des nations » le long de la route menant à Guémené-sur-Scorff[11]. Quand les résistants délogèrent les derniers Allemands, ils découvrirent au château de Pontcallec d'énormes quantités de vin et d'alcool que ceux-ci n'avaient pas eu le temps d'emporter.

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats (Alain Le Lardic et Émile Moëllo) originaires de Berné sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine et quatre (Louis Cornic, Albert Jaffré, Daniel Le Bellour et Rémy Le Gouallec) pendant la Guerre d'Algérie[9].

Torbernite - Vouedec.

Plusieurs gisements d'uranium furent exploités de 1959 à 1971. Trois sites ont servi à l'extraction du minerai : Bonote (1960-1971), Roscorbel (1959-1960) et Vouedec (1962-1971). Le site de Bonote était la plus importante mine de Bretagne. Ses galeries souterraines ont produit plus de 400 tonnes de minerai radioactif.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? 1815 François Le Dorven    
1815 1828 Vincent Hellegouarch    
1828 1855 Joseph Lavole    
1855 1872 Maurice LeDorven    
1872 1874 Yves uguet    
1874 1900 Jean Le Liboux    
1900 ? Joseph Ihuel    
1947 1974 Paul Ihuel   Député
mars 2008 En cours
(au 9 avril2019[13])
Jean-Pierre Le Fur DVD Retraité agricole

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Avant la réforme territoriale de 2014, la commune dépendait du canton du Faouët.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Depuis la réforme territoriale de 2014, la commune dépend du canton de Gourin et depuis le redécoupage des circonscriptions électorales françaises de 1986, non modifié pour cette commune par le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, elle dépend de la sixième circonscription du Morbihan.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire d'Ogée, paru en 1778, donne une population de 2 000 communiants pour la paroisse de Berné. La population est restée relativement stable au cours du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle. Le déclin démographique en raison de l'exode rural n'a été amorcé qu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et n'a duré qu'une quarantaine d'années. Depuis 1990 la population semble s'être stabilisée.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2016, la commune comptait 1 518 habitants[Note 1], en diminution de 2,88 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7511 7641 7732 0222 6682 2101 8761 9591 941
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7111 7661 8631 7771 9121 9841 8861 9041 953
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9301 9532 0301 9931 9891 9181 8971 9681 804
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 6851 5921 5081 4251 3501 3161 3241 5011 510
2016 - - - - - - - -
1 518--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Santé[modifier | modifier le code]

Voir Santé à Roi Morvan Communauté.

Sports[modifier | modifier le code]

L'équipe de football, l'US Berné, évolua en troisième division nationale de 1973-74 à 1976-77 et gagna la coupe de l'Ouest en 1972.

Médias[modifier | modifier le code]

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Voir Économie à Roi Morvan Communauté.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Berné a pu sauvegarder de magnifiques constructions rurales et religieuses réparties sur l'ensemble de son territoire.

La chapelle Saint-Albaud[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Albaud, vue extérieure d'ensemble.
La façade de la chapelle Saint-Albaud.

La chapelle Saint-Albaud, de style gothique flamboyant inspiré de l'église Notre-Dame de Kernascléden, dépendait de la seigneurie de Pontcallec. Elle fut fondée au début du XVIe siècle par les seigneurs de Malestroit, qui y tenaient trois foires l'an. Si leurs armoiries figurent sur l'édifice, celles de Chrysogone-Clément de Guer furent martelées, le clocher décapité après son exécution en 1720 pour conspiration contre le roi.

L'identité du patron de la chapelle demeure énigmatique. Dans les écrits du XVIIe siècle, il est appelé saint Elbaud (1657) ou saint Herbaut (1680). S'agit-il de saint Herbot, saint breton protecteur des bêtes à cornes ou de saint Albin, breton et évêque d'Angers prié pour les cultures ? Difficile à dire sans témoignage, tout culte ayant cessé depuis 50 ans.

La chapelle renferme une statue polychrome en terre cuite de 137 cm de haut représentant ce saint abbé. Hélas, l'œuvre a été mutilée, le bras gauche a été cassé ainsi que la cuisse, et elle a fait l'objet de repeints. Les auteurs ne sont pas connus, mais le lieu d'exécution est, selon les inventaires archéologiques, le département de la Sarthe, peut-être Le Mans. Elle semble dater du XVIIe siècle.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Le château actuel de Pontcallec
  • Manoir de Kerléadec, demeure de la famille Fraboulet de Kerléadec au XVIIe siècle.
  • Le hameau médiéval de Pontcallec[19] (village archéologique de Berné), découvert en 1974 en plein cœur de la forêt domaniale de Berné, occupé du Ier siècle av. J.-C. jusqu'au XIXe siècle, mais avec une occupation maximale aux XVIe siècle et XVIIe siècle, l'activité principale étant la fabrication de charbon de bois (un four et une charbonnière ont été retrouvés, ainsi que les traces de 21 maisons[20]) est en cours de restauration depuis 2005.
  • La chapelle Sainte-Anne située dans le parc du château et édifiée en 1966 à partir d'une ancienne chapelle de Pluméliau.
  • La croix de la nation, elle représente un christ en croix avec un blason. Il s'agit d'une sculpture en granit, l'hypothèse de son érection : XVIe siècle ?
  • La Chapelle Sainte-Anne-des-Bois, construite au cœur des bois en 1865 par la comtesse de Brissac, alors propriétaire du château de Pontcallec, en remerciement de la naissance attendue d'une fille. Elle est de style néogothique.

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  • Chapelle du Sacré-Cœur, XXe siècle, édifiée sur une colline à l'ouest du bourg, surnommée le Montmartre breton à cause de sa similitude avec cette dernière. Peinture d'Alice Pasco (1926-2013).
  • Croix de chemin à Kermerio 1807.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Fraboulet (1652-1699), sieur de Kerléadec, à Berné.
  • Joseph Fraboulet de Kerléadec (1817-1877), descendant de Jacques Fraboulet, général de division, commandeur de la Légion d'Honneur.
  • Chrysogone-Clément de Guer, marquis de Pontcallec, exécuté le 26 mars 1720, place du Bouffay à Nantes, avec trois autres gentilshommes des environs, pour avoir fait appel à l'Espagne afin de sauvegarder les libertés de la Bretagne. Il était considéré comme le chef de la conspiration qui porte son nom : la conspiration de Pontcallec.
  • Paul Ihuel (1903-1974), député.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Abalain, Berrene&source=bl&ots=ml-YSHCoIc&sig=fBqk9g7-jurFsKmxEQx2SIy6ASU&hl=fr&sa=X&ved=0CCgQ6AEwAWoVChMI0PH9xMHHxgIVR28UCh0Ang6h#v=onepage&q=bern%C3%A9%20Berrene&f=false « Noms de lieux bretons - Page 59, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 » (consulté le 6 juillet 2015)
  2. berné, geobreizh.bzh.
  3. Berné : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton du Faouët)
  4. Alain de Guer (né en 1628, décédé le au château de La Porte-Neuve en Riec-sur-Bélon), seigneur de la Porte-Neuve, du Hénant, de Pontcallec et de bien d'autres lieux, écuyer de la Grande Écurie du roi, fut élevé au rang de marquis en 1657 pour ses terres de Pontcallec. Ce même Alain de Guer se retrouvera ruiné peu de temps après pour avoir donné sa caution à son cousin le marquis de Kerméno de Garo, seigneur de Baud. Il abandonnera alors tous ses titres à son fils et au décès de sa femme, Françoise de Lannion, il entra en religion. Le père Julien Maunoir, qui organisa en 1676 une mission à Riec, l'a probablement influencé dans son choix. Il fut recteur de Riec de 1678 à 1681 puis de Moëlan de 1681 à 1702.
  5. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, nouvelle édition, tome 1, page 81.
  6. registres paroissiaux de la paroisse de Berné
  7. Laurent Léna, Le Faouët sous la Révolution et l'empire,1987, Priziac
  8. Commandant Houssemaine, L'industrie du fer dans le Morbihan, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1939, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562268z/f77.image.r=pontcallec?rk=64378;0
  9. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=56014&pays=France&dpt=56&idsource=12598&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  10. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=25971
  11. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=90420
  12. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  13. Compte rendu de la réunion du conseil municipal du 9 avril 2019 [lire en ligne].
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. panoramio.com.
  19. [PDF] sahpl.asso.fr.
  20. http://www.centre-ouest-bretagne.org/racine/accueil/decouvrir_et_visiter/culture_patrimoine_et_savoir_faire/patrimoine_archeologique/village_archeologique_berne