François Boucher

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir François Boucher (homonymie).
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (mai 2012).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.

François Boucher
Boucher par Gustav Lundberg 1741.jpg

Portrait de François Boucher par Lundberg, 1741,
pastel, Paris, musée du Louvre.

Naissance
Décès
(à 66 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Maîtres
Élèves
Mouvement
Influencé par
Conjoint
Marie-Jeanne Buzeau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Marie-Emilie Boucher (d)
Juste-Nathan François BoucherVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Premier prix de l'Académie royale 1723, agréé peintre d'Histoire en 1731
Œuvre réputée
signature de François Boucher

signature

François Boucher, né le 29 septembre 1703 à Paris où il est mort le 30 mai 1770, est un peintre français, représentatif du style rocaille français.

Maître particulièrement prolifique[1], Boucher a abordé tous les genres : peinture religieuse, sujets mythologiques, scènes rustiques, paysages, animaux, décorations de monuments et de maisons particulières, modèles de tapisserie. C’est peut-être le plus célèbre peintre et artiste décoratif du XVIIIe siècle, dont on a pu dire qu’il était l’un des génies les plus purs. Il estimait lui-même, un an avant sa mort, avoir produit plus de dix mille dessins, mais trouvait encore le temps de travailler dix heures par jour à des représentations idylliques et voluptueuses de thèmes classiques, mythologiques et érotiques, d’allégories décoratives et de scènes pastorales. Il était peintre de la cour de Louis XV et le favori de la marquise de Pompadour, dont il a peint plusieurs portraits.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils unique d’Élisabeth Lemesle et de Nicolas Boucher, maître peintre et dessinateur de l’Académie de Saint-Luc, il reçoit les premières leçons de son père[2], mais il montrait de telles dispositions que celui-ci décida de le faire travailler sous une direction plus qualifiée que la sienne[1]. Vers 1720, il entre, âgé de 17 ans, dans l’atelier de Lemoyne, qui l’initia aux secrets de la peinture décorative et des grandes scènes mythologiques, dans lesquelles il était spécialisé[3],[n 1]. Boucher ne resta que fort peu de temps dans l’atelier de Lemoyne, quelques mois à peine, et, pour se procurer les ressources nécessaires pour vivre, il dut accepter des travaux de dessin et de gravure du graveur et éditeur Jean-François Cars[3], pour lequel il produit ses premières gravures d’illustration[4], des titres de thèse, des images religieuses et des dessins pour l’illustration de livres de piété[5] pour lesquelles il recevait 60 livres par mois, non compris le logement et la table[1]. Il se lia avec le fils de son employeur, Laurent Cars, à peu près de son âge[3].

En 1721, il fit, pour Cars, les vignettes de l’Histoire de France depuis l’établissement de la monarchie française dans les Gaules de Gabriel Daniel[5], gravées par Baquoy[1]. Entretemps, il avait commencé à pratiquer l’art de la gravure, et ses premiers essais décidèrent le collectionneur Jean de Jullienne à lui confier, à partir de 1722, le soin de graver 119 des 351 planches des Figures des différents caractères de paysages et d’études dessinées d’après nature par Antoine Watteau, tirés des plus beaux cabinets de Paris (1726-1728). Il grave ensuite 21 des 271 pièces de l’« œuvre gravé » du même artiste prématurément disparu et ami de Jullienne (1735).

Portrait de Watteau pour les Figures de Jullienne, 1726-1728.

Cette période de son apprentissage fut des plus profitables à Boucher qui trouva dans les œuvres de Watteau, qui venait de mourir, en 1722, tous les éléments de sa propre inspiration[5],[n 2]. Les 24 livres par jour que lui donnait, à cette époque, Jullienne pour prix de son travail lui faisaient la vie assez facile mais, très épris de son art, il voulait entrer à I‘Académie et s’efforçait de perfectionner sa technique, travaillant à la fois le dessin, la gravure et la peinture[1].

En 1723, il concourut au prix de l’Académie de peinture, dont le sujet était « Evilmérodach, fils et successeur de Nabuchodonosor, délivré des chaines dans lesquelles son père le retenait depuis longtemps » et remporta le premier prix[5],[1]. Âgé d’à peine vingt ans, il ne possédait pas encore la faveur dont il devait jouir plus tard et l’opposition du duc d’Antin, directeur général des bâtiments, l’empêcha d’obtenir son envoi à Rome comme pensionnaire du roi[1]. En attendant qu’une pension put lui être attribuée à l’école de Rome, il continua à graver pour Jullienne les 130 pièces des Figures de différents caractères et les grandes planches de Watteau[5]. En 1725, il exposait pour la première fois, quelques tableaux à l’Exposition de la jeunesse de la place Dauphine[6].

Deux ans plus tard, en 1727, ayant réuni quelque argent, et grâce à la générosité d’un tiers, il partit pour Rome, comme élève libre, en compagnie de Carle Van Loo et de ses neveux François et Louis[6]. Au début de juin 1728, le directeur de l’école de Rome, Nicolas Vleughels, signale leur arrivée à Rome au duc d’Antin, ajoutant : « Il y a encore un nommé Boucher, garçon simple et de beaucoup de mérite ; presque hors de la maison, il y avait encore un petit trou de chambre ; je l’ay fourré là […] Il est vrai que ce n’est qu’un trou, mais il est à couvert[6]. » À peine arrivé, Boucher se mit au travail, et, dès le 10 juin, le directeur signalait son assiduité[6]. En l’absence de dessins ou de tableaux que l’on puisse sûrement dater, à l’exception de quelques eaux-fortes gravées plus tard d’après ses études faites à Rome, il est impossible de retracer les étapes du séjour de Boucher en Italie, qui lui fut néanmoins plus profitable que n’ont bien voulu le dire les détracteurs du rococo et partant, du style de Boucher. Après un séjour de près de quatre années en Italie, il rentra à Paris, à la fin de 1731, ayant beaucoup travaillé et acquis une maîtrise qui frappa Vleughels[6], qui écrit à son sujet, dans une lettre du 5 mars 1732 : « C. Vanloo est un habile homme, et il n’est jamais sorti de l’Académie de meilleur sujet, si ce n’est un pauvre garçon qui, sous votre bon plaisir, resta quelques années à l’Académie, et qui est retourné à Paris très habile[7]. » Et dans une autre lettre, datée du 14 août de cette même année, il le place, avec les Van Loo, Natoire et Bouchardon, au rang des meilleurs élèves de l’Académie[8].

Portrait de Marie-Jeanne Buzeau, épouse de Boucher par Alexandre Roslin[9].

Agréé de suite à l’Académie royale de peinture et de sculpture, le 24 novembre 1731, il devint immédiatement le peintre mondain, le portraitiste semi-officiel des femmes à la mode, épouses ou maîtresses des financiers, gagnant une fortune rapide et un renom considérable[1]. En juillet et novembre 1731, il avait livré à Jullienne les gravures des Figures chinoises de Watteau[8]. Les commandes commencent à affluer, et c’est de 1732 que date la réalisation de Renaud et Armide, inspiré de la Jérusalem délivrée du Tasse[8], où le modèle de la blonde Armide est Marie-Jeanne Buseau, la jeune fille de 17 ans qu’il épousera le 21 avril 1733[n 3]. Au dire de ses contemporains, Marie-Jeanne était remarquablement jolie, et Boucher semble s’en être souvent inspiré dans ses créations de jeunes beautés radieuses et triomphantes[n 4]. De ce mariage naquirent trois enfants[n 5], dont les deux filles épousèrent, le 7 avril 1758 à Saint-Germain-l'Auxerrois[10], les peintres Baudouin et Deshays[11]. Marie-Jeanne Boucher travailla avec son mari, grava quelques-uns de ses dessins, et reproduisit en miniature plusieurs de ses tableaux[12],[n 6].

Le 30 janvier 1734, il est reçu à l’Académie royale sur présentation de son tableau de 1732, Renaud et Armide, aujourd’hui conservé au Louvre. La même année, il reçoit commande de quatre grisailles : la Charité, l’Abondance, la Fidélité, la Prudence, en place dans la chambre de la reine, au château de Versailles[11]. Trente-trois de ses dessins, gravés par son ami Laurent Cars paraissent dans une édition de Molière. Le Mercure de France d’avril 1735 signale une gravure par Michel Aubert, de la Vénus endormie, qu’il a peinte pour le chevalier de Laroque et Natoire, quatre petits morceaux représentant des jeux de femmes et d’enfants intitulés les Quatre Saisons et représentant des jeux de femmes et d’enfants. En juin de la même année, paraît le recueil des Principes et études de dessin de Bloemaert, qu’il a gravées[n 7]. À la même époque, il peignit plusieurs tableaux d’intérieurs du genre de ceux mis à la mode par Chardin, la Belle Cuisinière, gravé par Aveline, un Autoportrait dans son intérieur, sujet repris dans un autre tableau plus considérable, mais moins intime.

Le 2 juillet 1735, il est nommé, avec Carle Van Loo et Natoire, adjoint à professeur[13]. Oudry, qui avait repris, avec l’orfèvre Besnier, la direction de la manufacture royale de tapisseries de Beauvais, en 1734, l’appela auprès de lui et lui demanda plusieurs modèles au goût du jour[13]. Dès 1736, il lui apportait ses premières compositions, qui furent mises de suite sur le métier : la grande pièce gravée sous le titre de la Foire de village et désignée à Beauvais sous le titre de l’Opérateur ou de la Curiosité, puis la Diseuse de Bonne Aventure, la Halte de chasse et la Pêcheuse[13].

Renaud et Armide, 1732. Morceau de réception de Boucher à l’Académie royale en 1734, musée du Louvre.

Même s'il a été marqué par le style du peintre Lemoyne, Boucher trouve vers 1736 son style propre en devenant, en peinture, le maître incontesté du style rocaille.

Il est un grand ami du général Montmorency.

Il obtient à son retour d'Italie des succès de société, ainsi que la faveur de Madame de Pompadour. Il fait, à plusieurs reprises, le portrait de la favorite du roi Louis XV[n 8]. Il compose pour elle ses œuvres les plus raffinées : La Nativité[n 9], La Toilette de Vénus, Vénus consolée par l'Amour[n 10], Le Lever du soleil et Le Coucher du soleil[n 11], ainsi que Les Quatre Saisons[n 12].

Principal peintre du rococo français[14], il devient le peintre à la mode. Ainsi, il travaille pour de hauts personnages de la cour, comme le duc de Penthièvre[n 13] ou pour des souverains étrangers (Le Triomphe de Vénus en 1740 pour le roi de Suède ; La Modiste[n 14]).

Membre de la célèbre goguette de la Société du Caveau, il y apporte souvent ses dessins pour les montrer. Ceux-ci, parfois, inspirent aux convives des sujets de chansons. Charles Pinot Duclos fait le pari de s'inspirer, pour écrire, d'estampes réalisées pour illustrer un texte de Tessin : Faunillane ou l’Infante jaune. Il compose alors le conte féerique Acajou et Zirphile[n 15].

En 1765, il succède à Carle Van Loo comme Premier peintre de Louis XV. Travaillant avec une extrême facilité, il se vante d'avoir gagné jusqu'à 50 000 francs par an.

Il puise son inspiration dans l'univers poétique de la mythologie d'Ovide (L'Enlèvement d'Europe[n 16]) et des scènes pastorales. Il peint aussi des scènes de la vie familiale (Le Déjeuner[n 17], des paysages (Paysage près de Beauvais[n 18] ; Le Moulin[n 19]), des portraits et des tableaux religieux.

À partir de 1734, il fournit de nombreux cartons de tapisserie à la Manufacture de Beauvais pour son directeur Jean-Baptiste Oudry, qui devient également inspecteur à la manufacture des Gobelins. À la mort d'Oudry, Boucher reprend sa charge d'inspecteur aux Gobelins mais ne travaillera plus pour Beauvais. Il livre d'importantes séries de cartons, qui connaîtront le même succès.

Boucher ne cherche pas à reproduire la réalité. C'est un peintre précieux et sensuel, utilisant des coloris brillants, des lignes serpentines et une profusion d'accessoires pittoresques. Sa prédilection pour les nus féminins lui vaut, de son vivant, le surnom de « peintre des Grâces ».

Mars et Vénus.

Il participe à la décoration des châteaux de Versailles et de Fontainebleau, à celle du cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale (1741-1746). Il livre aussi des décors pour sa protectrice Madame de Pompadour au château de Bellevue et pour son boudoir de Crécy.

Il invente des décors pour le théâtre et l'opéra.

Il donne aussi de nombreux modèles à la manufacture de Vincennes de 1750 à 1755 puis à la manufacture royale de Sèvres, essentiellement entre 1757 et 1767. Ses figures d'enfants, dits Enfants Boucher sont traduites sous forme de motifs peints ou de biscuits et également de petites pièces de tapisseries destinées à l'ameublement.

Son style passe de mode avec l'arrivée du néoclassicisme vers 1760. Jusqu'à sa mort, en 1770, Boucher garde son style et expose ses œuvres au Salon, excepté lors de l'édition 1767.

Le jeune Jacques-Louis David est présenté à Boucher, qui est un cousin éloigné de sa mère, pour devenir son élève, mais celui-ci préfère le confier à Joseph-Marie Vien. Son fils Juste-Nathan Boucher est architecte et peintre d'ornement. Il a eu Charles-Michel-Ange Challe, Jean-Baptiste Deshays de Colleville et Jean-Baptiste Le Prince pour élèves.

Opinions critiques[modifier | modifier le code]

Diderot[modifier | modifier le code]

Denis Diderot commente les tableaux de Boucher dans ses Salons publiés à l'époque dans la Correspondance littéraire de Grimm. La conclusion du passage sur la Nativité de Boucher résume l'ambiguïté du jugement de l'auteur « (...) faux (...) ridicule (...) Je ne serais pas fâché d'avoir ce tableau. Toutes les fois que vous viendriez chez moi, vous en diriez du mal, mais vous le regarderiez (p. 44) ». En 1761, même admiration et même réprobation : « Quelles couleurs ! quelle variété ! quelle richesse d'objets et d'idées ! Cet homme a tout, excepté la vérité. (…) Il est fait pour tourner la tête à deux sortes de gens ; son élégance, sa mignardise, sa galanterie romanesque, sa coquetterie, son goût, sa facilité, sa variété, son éclat, ses carnations fardées, sa débauche, doivent captiver les petits-maîtres, les petites femmes, les jeunes gens, les gens du monde, la foule de ceux qui sont étrangers au vrai goût, à la vérité, aux idées justes, à la sévérité de l'art ; comment résisteraient-ils au saillant, au libertinage, à l'éclat, aux pompons, aux tétons, aux fesses, à l'épigramme de Boucher. Les artistes qui voient jusqu'où cet homme a surmonté les difficultés de la peinture et pour qui c'est tout que ce mérite qui n'est guère bien connu que d'eux fléchissent le genou devant lui. C'est leur dieu. Les autres n'en font nul cas[15]. »

L'école de David[modifier | modifier le code]

Pour Delécluze, élève de David, « Boucher (...) était un peintre de talent, dont le goût fut perverti par celui qui régnait de son temps. Jamais les doctrines de l'art n'ont été plus faussées que pendant la vogue dont jouit Boucher pendant sa longue existence[16]. » Cette opinion négative est affichée par toute l'école de David, dont le biographe, Miette de Villars, écrit « Boucher était le créateur d'une école qui a corrompu le goût[17] ». L'opinion du maître lui-même, telle que rapportée par Hivert, était plus nuancée, bien qu'il ait réprouvé tant les sujets que leur traitement : « N'est pas un Boucher qui veut, disait dans ses moments de bonne humeur David[18] ».

Millet[modifier | modifier le code]

La Passerelle, v. 1760, collection privée.

Quand, au siècle suivant, le jeune Jean-François Millet découvre ses peintures dans les musées parisiens, il juge sévèrement les nus féminins de Boucher :

Moulin à Charenton, années 1750, musée des beaux-arts d'Orléans.

« J'ai eu même de la répulsion très prononcée pour Boucher. Je voyais bien sa science, son talent, mais je ne pouvais comprendre ses sujets provocants et voir ses tristes femmes, sans songer combien tout cela était d'une pauvre nature. Boucher ne faisait pas des femmes nues, mais de petites créatures déshabillées : ce n'était pas la plantureuse exhibition des femmes de Titien, fières de leur beauté jusqu'à en faire parade, jusqu'à se montrer nues tant elles étaient sûres de leur puissance.

À cela il n'y a rien à répondre ; ce n'est pas chaste, mais c'est fort, c'est grand par l'attraction féminine, c'est de l'art, et du bon. Mais les pauvres dames de Boucher, leurs jambes fluettes, leurs pieds meurtris dans le soulier à talons, leur taille amincie sous le corset, leurs mains inutiles, leurs gorges exsangues, tout cela me repoussait.

La Toilette intime (Une femme qui pisse), années 1760.

Devant la Diane de Boucher, qu'on copie tant au musée, je me figurais voir des marquises de ce temps qu'il s'était amusé à peindre dans un but peu recommandable et qu'il avait déshabillées et placées lui-même dans son atelier transformé en paysage. Je me reportais à la Diane chasseresse des Antiques, si belle, si noble et de la plus haute distinction de formes. Boucher n'était qu'un entraîneur[19]. »

Les Goncourt[modifier | modifier le code]

Boucher François, Les Pèlerins d'Emmaüs, v. 1765.

Les frères Goncourt tentent d'arriver à un jugement équilibré, considérant le succès extraordinaire de Boucher et les objections de ses critiques. « Boucher est un de ces hommes qui signifient le goût d'un siècle, qui l'expriment, le personnifient et l'incarnent (p. 177) ». Malgré leur admiration, ils concluent : « Il est simplement un peintre original et grandement doué, à qui il a manqué une qualité supérieure, le signe de race des grands peintres : la distinction. Il a une manière et n'a pas de style. (...) La vulgarité élégante, voilà la signature de Boucher. (...) Pour tout dire et oser un terme de l'argot des ateliers qui peint un peu durement son talent : il est « canaille »[20] ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Hercule et Omphale, musée des Beaux-Arts Pouchkine, Russie.
Portrait présumé de Marie-Louise O'Murphy, 1752, Alte Pinakothek, Munich.

Il a donné de nombreux cartons et modèles pour les manufactures royales de tapisserie et de porcelaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux de ses premiers tableaux, la Naissance et la Mort d’Adonis, gravés par Aubert et Scotin, se ressentent directement de l’influence de son premier maître.
  2. Un dessin de Boucher, conservé au musée de Francfort et représentant le jeune violoniste de la tapisserie de Beauvais, la Musique, et de l’écran du Louvre, se rapproche tellement de la manière de Watteau qu’il avait été catalogué au nom de ce maître.
  3. Marie-Jeanne Buseau, 17 ans, fille de Jean-Baptiste Buseau, bourgeois de Paris, et de Marie-Anne de Sédeville, demeurant rue l’Évêque, paroisse Saint-Roch. Boucher habitait alors rue Saint-Thomas-du-Louvre, sur la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois, et ses parents rue des Foureurs, paroisse Sainte-Opportune.
  4. Marie-Jeanne Boucher ne posait pas que pour son mari. La Tour a exposé à son premier Salon, celui de 1737, un pastel la représentant dans une robe de satin blanc décolletée en carré et garnie d’une ruche, le cou légèrement voilé par la dentelle d’une écharpe, et tourmentant un éventail fermé de ses mains gantées de mitaines blanches sans doigts et doublées de rose. Lundberg a fait d’elle un pastel paru au Salon de 1743. Le peintre suédois Roslin a exposé son portrait au Salon de 1761, et Gabriel de Saint-Aubin en a fait un croquis en marge de son exemplaire du Livret.
  5. Une fille, Jeanne-Élisabeth Victoire, baptisée le 24 mars 1735 ; un fils, Juste-Nathan, baptisé le 4 mai 1736, et une seconde fille, Marie-Émilie, née le 27 avril 1740.
  6. Dont une grande miniature sur parchemin de l’Entrée de Psyché dans son palais, d’après le tableau de Boucher exposé au Salon de 1739 et exécuté en tapisserie à Beauvais.
  7. Deux eaux-fortes du recueil sont de la main de la femme de Boucher et signées par elle.
  8. 1756, Alte Pinakothek de Munich.
  9. 1750, Lyon, musée des beaux-arts.
  10. 1751, New York, Metropolitan Museum of Art.
  11. 1753, Londres, Wallace Collection.
  12. 1755, New York, Frick Collection.
  13. Histoire de Sylvie, 1755-1758, Banque de France et musée des beaux-arts de Tours.
  14. Stockholm, National Museum.
  15. Acajou et Zirphile est édité en 1744. On peut lire sur Internet une analyse d’Acajou et Zirphile par Pierre Berthiaume : « Les malheurs de Zirphile ou les prospérités de la vertu ».
  16. 1747, Louvre.
  17. 1739, Louvre.
  18. vers 1740, musée de l'Ermitage.
  19. 1751, Louvre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Paris, Roger et Chernoviz, 1911, 1056 p., p. 698-9.
  2. Françoise Joulie ; Jean-François Méjanès, François Boucher : hier et aujourd’hui : musée du Louvre, 17 octobre 2003-19 janvier 2004, Paris, Réunion des musées nationaux, 2003, 159 p. (ISBN 978-2-71184-587-3), p. 11.
  3. a, b et c Fenaille 1925, p. 27.
  4. Pierrette Jean-Richard, L’Œuvre gravé de François Boucher dans la Collection Edmond de Rothschild, Paris, Éditions des musées nationaux, 1978, 435 p. (ISBN 978-2-71180-079-7), p. 15.
  5. a, b, c, d et e Fenaille 1925, p. 28.
  6. a, b, c, d et e Fenaille 1925, p. 31.
  7. Correspondance des directeurs de l’Académie de France à Rome.
  8. a, b et c Fenaille 1925, p. 35.
  9. Portrait de Marie-Jeanne Buzeau (1716-1796) par Alexandre Roslin (exposé au Salon de 1761), Munich, château Nymphenburg.
  10. Augustin Jal, Dictionnaire critique de biographie et d’histoire : errata et supplément pour tous les dictionnaires historiques, Paris, Henri Plon, 1872, 1357 p., p. 256.
  11. a et b Fenaille 1925, p. 40.
  12. Fenaille 1925, p. 39.
  13. a, b et c Fenaille 1925, p. 41.
  14. Sarah Maza, Vies privées, affaires publiques : les causes célèbres de la France prérévolutionnaire, Paris, Arthème Fayard, 1997, 384 p. (ISBN 978-2-213-65237-5) lire en ligne.
  15. Denis Diderot, Essai sur la peinture, Salons de 1759, 1761, 1763, Paris, Hermann, , p. 119-120.
  16. Étienne-Jean Delécluze, Louis David, son école et son temps, Paris, Didier, , p. 103.
  17. Étienne Jean Miette de Villars, Mémoires de David, peintre et député à la Convention, Paris, , p. 52.
  18. Hivert et Réveil, Galerie des Arts et de l'Histoire, Paris, , p. 109.
  19. Alfred Sensier, La Vie et l'œuvre de J.-F. Millet, A. Quantin, 1881, p. 55.
  20. Jules de Goncourt et Edmond de Goncourt, L'Art du XVIIIe siècle, t. 1, Paris, Eugène Fasquelle, , p. 238.
  21. « Notice no 000PE000180 », base Joconde, ministère français de la Culture.
  22. Peint à la demande de Madame de Pompadour pour illustrer l'œuvre de Corneille au château de Crécy en Eure-et-Loir. Collection Goncourt dispersée en 1897, réapparue sous le titre Antoine et Cléopâtre à la vente aux enchères Ivoire de Chartres en 2009.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Boucher : Hier et Aujourd'hui, 2003, (Réunion des musées nationaux).
  • Françoise Joulie, Catherine Gendre, Marie-Claire Villard, Esquisses, pastels et dessins de François Boucher dans les collections privées, 2004, (Somogy).
  • Maurice Fenaille, François Boucher, Paris, Nilsson, , 140 p..

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :