François Boucher

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François Boucher
Boucher par Gustav Lundberg 1741.jpg
Gustaf Lundberg, Portrait de François Boucher (1741),
pastel, Paris, musée du Louvre.
Naissance
Décès
(à 66 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Maîtres
Lieux de travail
Paris (-), Italie (-), Pays-Bas septentrionaux (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Mécène
Influencé par
Conjoint
Enfants
Marie-Émilie Boucher (d)
Juste-Nathan François Boucher
Jeanne-Élisabeth Victoire Deshays (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Premier prix de l'Académie royale 1723, agréé peintre d'Histoire en 1731
Œuvres principales
signature de François Boucher
signature

François Boucher, né le 29 septembre 1703 à Paris où il est mort le 30 mai 1770, est un peintre français, représentatif du style rococo.

Maître particulièrement prolifique[1], Boucher a abordé tous les genres : peinture religieuse, sujets mythologiques, scènes rustiques, paysages, animaux, décorations de monuments et de maisons particulières, modèles de tapisserie. C’est peut-être le plus célèbre peintre et artiste décoratif du XVIIIe siècle, dont on a pu dire qu’il était l’un des génies les plus purs. Il estimait lui-même, un an avant sa mort, avoir produit plus de dix mille dessins, mais trouvait encore le temps de travailler dix heures par jour à des représentations idylliques et voluptueuses de thèmes classiques, mythologiques et érotiques, d’allégories décoratives et de scènes pastorales. Il était peintre de la cour de Louis XV et le favori de la marquise de Pompadour, dont il a peint plusieurs portraits.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils unique d’Élisabeth Lemesle et de Nicolas Boucher, maître peintre et dessinateur de l’Académie de Saint-Luc, il reçoit les premières leçons de son père[2], mais il montrait de telles dispositions que celui-ci décida de le faire travailler sous une direction plus qualifiée que la sienne[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Vers 1720, il entre, âgé de 17 ans, dans l’atelier de Lemoyne, qui l’initia aux secrets de la peinture décorative et des grandes scènes mythologiques, dans lesquelles il était spécialisé[3],[n 1]. Il ne resta que fort peu de temps dans cet atelier de Lemoyne, quelques mois à peine.

Pour se procurer les ressources nécessaires pour vivre, il dut accepter des travaux de dessin et de gravure du graveur et éditeur Jean-François Cars[3], pour lequel il produit ses premières gravures d’illustration[4], des titres de thèse, des images religieuses et des dessins pour l’illustration de livres de piété[5] pour lesquelles il recevait 60 livres par mois, non compris le logement et la table[1]. Il se lia avec le fils de son employeur, Laurent Cars, à peu près de son âge[3]. En 1721, il dessine des illustrations de livres pour Cars, et commence à pratiquer l’art de la gravure. Ses premiers essais décidèrent le collectionneur Jean de Jullienne à lui passer commandes de gravures d'après Watteau.

Cette période de son apprentissage fut des plus profitables à Boucher qui trouva dans les œuvres de Watteau, qui venait de mourir, en 1722, tous les éléments de sa propre inspiration[5],[n 2]. Les 24 livres par jour que lui donnait, à cette époque, Jullienne pour prix de son travail lui faisaient la vie assez facile mais, très épris de son art, il voulait entrer à I‘Académie et s’efforçait de perfectionner sa technique, travaillant à la fois le dessin, la gravure et la peinture[1].

Il se forma également auprès de Sebastiano Ricci et Giovanni Antonio Pellegrini, actifs à Paris dans les années 1720[6].

En 1723, il concourut au prix de l’Académie de peinture, dont le sujet était « Evilmérodach, fils et successeur de Nabuchodonosor, délivré des chaines dans lesquelles son père le retenait depuis longtemps ». Il remporta le premier prix[5],[1]. Âgé d’à peine vingt ans, il ne possédait pas encore la faveur dont il devait jouir plus tard et l’opposition du duc d’Antin, directeur général des bâtiments, l’empêcha d’obtenir son envoi à Rome comme pensionnaire du roi[1]. En attendant qu’une pension pût lui être attribuée pour l’Académie de France à Rome, il continua à graver pour Jullienne[5]. En 1725, il exposait pour la première fois, quelques tableaux à l’Exposition de la jeunesse de la place Dauphine[7].

Séjour à Rome[modifier | modifier le code]

Deux ans plus tard, en 1727, ayant réuni quelque argent, et grâce à la générosité d’un tiers, il partit pour Rome, comme élève libre, en compagnie de Carle Van Loo et de ses neveux François et Louis[7]. Au début de juin 1728, le directeur de l’école de Rome, Nicolas Vleughels, signale leur arrivée à Rome au duc d’Antin, ajoutant : « Il y a encore un nommé Boucher, garçon simple et de beaucoup de mérite ; presque hors de la maison, il y avait encore un petit trou de chambre ; je l’ay fourré là […] Il est vrai que ce n’est qu’un trou, mais il est à couvert[7]. » À peine arrivé, Boucher se mit au travail, et, dès le 10 juin, le directeur signalait son assiduité[7]. En l’absence de dessins ou de tableaux que l’on puisse sûrement dater, à l’exception de quelques eaux-fortes gravées plus tard d’après ses études faites à Rome, il est impossible de retracer les étapes du séjour de Boucher en Italie, qui lui fut néanmoins plus profitable que n’ont bien voulu le dire les détracteurs du rococo et partant, du style de Boucher.

Après un séjour de près de quatre années en Italie, il rentra à Paris, à la fin de 1731, ayant beaucoup travaillé et acquis une maîtrise qui frappa Vleughels[7], qui écrit à son sujet, dans une lettre du 5 mars 1732 : « C. Vanloo est un habile homme, et il n’est jamais sorti de l’Académie de meilleur sujet, si ce n’est un pauvre garçon qui, sous votre bon plaisir, resta quelques années à l’Académie, et qui est retourné à Paris très habile[8]. » Et dans une autre lettre, datée du 14 août de cette même année, il le place, avec les Van Loo, Natoire et Bouchardon, au rang des meilleurs élèves de l’Académie[9].

Les honneurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marie-Jeanne Boucher.

Agréé dès son retour à l’Académie royale de peinture et de sculpture, le 24 novembre 1731, il devint immédiatement le peintre mondain, le portraitiste semi-officiel des femmes à la mode, épouses ou maîtresses des financiers, gagnant une fortune rapide et un renom considérable[1].

Renaud et Armide (1732), Paris, musée du Louvre.
Alexandre Roslin, Portrait de Marie-Jeanne Buzeau, épouse de Boucher (1761), Munich, château Nymphenburg[10].

Les commandes commencent à affluer, et c’est de 1732 que date la réalisation de Renaud et Armide, inspiré de la Jérusalem délivrée du Tasse[9], où le modèle de la blonde Armide est Marie-Jeanne Buseau, la jeune fille de 17 ans qu’il épousera le 21 avril 1733[n 3]. Au dire de ses contemporains, Marie-Jeanne était remarquablement jolie, et Boucher semble s’en être souvent inspiré dans ses créations de jeunes beautés radieuses et triomphantes. Elle posa également pour d'autres peintres de leur entourage, La Tour a exposé son protrait à son premier Salon en 1737, Lundberg a fait d’elle un pastel paru au Salon de 1743, le peintre suédois Roslin a exposé son portrait au Salon de 1761, et Gabriel de Saint-Aubin en a fait un croquis en marge de son exemplaire du Livret. De ce mariage naquirent trois enfants[n 4], dont les deux filles épousèrent, le 7 avril 1758 à Saint-Germain-l'Auxerrois[11], les peintres Baudouin et Deshays[12]. Marie-Jeanne Boucher travailla avec son mari, grava quelques-uns de ses dessins, et reproduisit en miniature plusieurs de ses tableaux[13],[n 5].

Le 30 janvier 1734, il est reçu comme peintre d'histoire, à l’Académie royale sur présentation de son tableau de 1732, Renaud et Armide, aujourd’hui conservé au Louvre, et Oudry, à la direction de la Manufacture de Beauvais depuis 1734, l’appela auprès de lui et lui demanda plusieurs modèles au goût du jour[14]. Le 2 juillet 1735, il est nommé, avec Carle Van Loo et Natoire, adjoint à professeur de l'Académie[14].

Même s'il a été marqué par le style du peintre Lemoyne, Boucher trouve vers 1736 son style propre en devenant, en peinture, le maître incontesté du style rocaille. Principal peintre du rococo français[15], il devient le peintre à la mode. Il obtient la faveur de Madame de Pompadour dont il fera à plusieurs reprises, le portrait et composera pour elle ses œuvres les plus raffinées dans les années 1650, ainsi que des décors pour son château de Bellevue et pour son boudoir de Crécy. Il travaille également pour de hauts personnages de la cour, comme le duc de Penthièvre[n 6] ou pour des souverains étrangers (Le Triomphe de Vénus en 1740 pour le roi de Suède ; La Modiste[n 7]). Il est un grand ami du général Montmorency.

Membre de la célèbre goguette de la Société du Caveau, il y apporte souvent ses dessins pour les montrer. Ceux-ci, parfois, inspirent aux convives des sujets de chansons. Charles Pinot Duclos fait le pari de s'inspirer, pour écrire, d'estampes réalisées pour illustrer un texte de Tessin : Faunillane ou l’Infante jaune. Il compose alors le conte féerique Acajou et Zirphile[n 8].

Une série de quatre panneaux représentant les éléments, lui a été commandée pour les portes du château de La Muette, pavillon de chasse de Louis XV. Il a exécuté seulement l'eau Arion et le dauphin, à l'Université de Princeton, et la terre Vertumne et Pomone, au musée d'art de Columbus. Il n'y a aucune preuve qu'il ait réalisé l'Air et le Feu.

À la mort d'Oudry, en 1655, il reprend sa charge d'inspecteur aux Gobelins mais ne travaillera plus pour Beauvais. Il y livre d'importantes séries de cartons, qui connaîtront le même succès. En 1765, il succède à Carle Van Loo comme Premier peintre de Louis XV. Travaillant avec une extrême facilité, il se vante d'avoir gagné jusqu'à 50 000 francs par an. Il participe à la décoration des châteaux de Versailles et de Fontainebleau, à celle du cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale (1741-1746).

Mars et Vénus (vers 1754), Londres, Wallace Collection.

Il invente des décors pour le théâtre et l'opéra et donne aussi de nombreux modèles à la manufacture de Vincennes de 1750 à 1755 puis à la manufacture royale de Sèvres, essentiellement entre 1757 et 1767. Ses figures d'enfants, dits Enfants Boucher sont traduites sous forme de motifs peints ou de biscuits et également de petites pièces de tapisseries destinées à l'ameublement.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Son style passe de mode avec l'arrivée du néoclassicisme vers 1760. Jusqu'à sa mort, en 1770, Boucher garde son style et expose ses œuvres au Salon, excepté lors de l'édition 1767.

Le jeune Jacques-Louis David est présenté à Boucher, qui est un cousin éloigné de sa mère, pour devenir son élève, mais celui-ci préfère le confier à Joseph-Marie Vien. Son fils Juste-Nathan Boucher est architecte et peintre d'ornement. Il a eu Charles-Michel-Ange Challe, Jean-Baptiste Deshays de Colleville et Jean-Baptiste Le Prince pour élèves.

Opinions critiques[modifier | modifier le code]

Diderot[modifier | modifier le code]

Denis Diderot commente les tableaux de Boucher dans ses Salons publiés à l'époque dans la Correspondance littéraire de Grimm. La conclusion du passage sur la Nativité de Boucher résume l'ambiguïté du jugement de l'auteur « (...) faux (...) ridicule (...) Je ne serais pas fâché d'avoir ce tableau. Toutes les fois que vous viendriez chez moi, vous en diriez du mal, mais vous le regarderiez (p. 44) ». En 1761, même admiration et même réprobation : « Quelles couleurs ! quelle variété ! quelle richesse d'objets et d'idées ! Cet homme a tout, excepté la vérité. (…) Il est fait pour tourner la tête à deux sortes de gens ; son élégance, sa mignardise, sa galanterie romanesque, sa coquetterie, son goût, sa facilité, sa variété, son éclat, ses carnations fardées, sa débauche, doivent captiver les petits-maîtres, les petites femmes, les jeunes gens, les gens du monde, la foule de ceux qui sont étrangers au vrai goût, à la vérité, aux idées justes, à la sévérité de l'art ; comment résisteraient-ils au saillant, au libertinage, à l'éclat, aux pompons, aux tétons, aux fesses, à l'épigramme de Boucher. Les artistes qui voient jusqu'où cet homme a surmonté les difficultés de la peinture et pour qui c'est tout que ce mérite qui n'est guère bien connu que d'eux fléchissent le genou devant lui. C'est leur dieu. Les autres n'en font nul cas[16]. »

L'école de David[modifier | modifier le code]

Pour Delécluze, élève de David, « Boucher (...) était un peintre de talent, dont le goût fut perverti par celui qui régnait de son temps. Jamais les doctrines de l'art n'ont été plus faussées que pendant la vogue dont jouit Boucher pendant sa longue existence[17]. » Cette opinion négative est affichée par toute l'école de David, dont le biographe, Miette de Villars, écrit « Boucher était le créateur d'une école qui a corrompu le goût[18] ». L'opinion du maître lui-même, telle que rapportée par Hivert, était plus nuancée, bien qu'il ait réprouvé tant les sujets que leur traitement : « N'est pas un Boucher qui veut, disait dans ses moments de bonne humeur David[19] ».

Millet[modifier | modifier le code]

La Passerelle (vers 1760), collection particulière.

Quand, au siècle suivant, le jeune Jean-François Millet découvre ses peintures dans les musées parisiens, il juge sévèrement les nus féminins de Boucher :

Moulin à Charenton (années 1750), musée des beaux-arts d'Orléans.
La Toilette intime (Une femme qui pisse) (années 1760), collection particulière.

« J'ai eu même de la répulsion très prononcée pour Boucher. Je voyais bien sa science, son talent, mais je ne pouvais comprendre ses sujets provocants et voir ses tristes femmes, sans songer combien tout cela était d'une pauvre nature. Boucher ne faisait pas des femmes nues, mais de petites créatures déshabillées : ce n'était pas la plantureuse exhibition des femmes de Titien, fières de leur beauté jusqu'à en faire parade, jusqu'à se montrer nues tant elles étaient sûres de leur puissance.

À cela il n'y a rien à répondre ; ce n'est pas chaste, mais c'est fort, c'est grand par l'attraction féminine, c'est de l'art, et du bon. Mais les pauvres dames de Boucher, leurs jambes fluettes, leurs pieds meurtris dans le soulier à talons, leur taille amincie sous le corset, leurs mains inutiles, leurs gorges exsangues, tout cela me repoussait.

Devant la Diane de Boucher, qu'on copie tant au musée, je me figurais voir des marquises de ce temps qu'il s'était amusé à peindre dans un but peu recommandable et qu'il avait déshabillées et placées lui-même dans son atelier transformé en paysage. Je me reportais à la Diane chasseresse des Antiques, si belle, si noble et de la plus haute distinction de formes. Boucher n'était qu'un entraîneur[20]. »

Les Goncourt[modifier | modifier le code]

Les Pèlerins d'Emmaüs (vers 1765), collection particulière.

Les frères Goncourt tentent d'arriver à un jugement équilibré, considérant le succès extraordinaire de Boucher et les objections de ses critiques. « Boucher est un de ces hommes qui signifient le goût d'un siècle, qui l'expriment, le personnifient et l'incarnent [p. 177] ». Malgré leur admiration, ils concluent : « Il est simplement un peintre original et grandement doué, à qui il a manqué une qualité supérieure, le signe de race des grands peintres : la distinction. Il a une manière et n'a pas de style. […] La vulgarité élégante, voilà la signature de Boucher. […] Pour tout dire et oser un terme de l'argot des ateliers qui peint un peu durement son talent : il est « canaille »[21] ».

Œuvre[modifier | modifier le code]

Portrait présumé de Marie-Louise O'Murphy (1752), Munich, Alte Pinakothek.

Boucher ne cherche pas à reproduire la réalité. C'est un peintre précieux et sensuel, utilisant des coloris brillants, des lignes serpentines et une profusion d'accessoires pittoresques. Sa prédilection pour les nus féminins lui vaut, de son vivant, le surnom de « peintre des Grâces ».

Il puise son inspiration dans l'univers poétique de la mythologie d'Ovide (L'Enlèvement d'Europe[n 9]) et des scènes pastorales. Il peint aussi des scènes de la vie familiale (Le Déjeuner[n 10], des paysages (Paysage près de Beauvais[n 11] ; Le Moulin[n 12]), des portraits et des tableaux religieux.

Peinture[modifier | modifier le code]

Voyage à Rome en 1727
Retour d'Italie fin 1731

L'année de son entrée à l'Académie, en 1734, il reçoit commande de quatre grisailles : La Charité, L’Abondance, La Fidélité, La Prudence, en place dans la chambre de la reine, au château de Versailles[12].

À la même époque, il peignit plusieurs tableaux d’intérieurs du genre de ceux mis à la mode par Chardin, La Belle Cuisinière, gravé par Aveline, un Autoportrait dans son intérieur, sujet repris dans un autre tableau plus considérable, mais moins intime.

Maître du style rocaille
Premier peintre du roi Louis XV en 1765

Il a donné de nombreux cartons et modèles pour les manufactures royales de tapisserie et de porcelaine.

Dessins, gravures et cartons de tapisserie[modifier | modifier le code]

  • 1721 : Vignettes de l’Histoire de France depuis l’établissement de la monarchie française dans les Gaules de Gabriel Daniel[5], gravées par Baquoy[1].
  • 1722 : 119 des 351 planches des Figures des différents caractères de paysages et d’études dessinées d’après nature par Antoine Watteau, tirés des plus beaux cabinets de Paris (1726-1728)
  • 1723-1727 : gravures des 130 pièces des Figures de différents caractères et les grandes planches de Watteau, pour Jullienne[5].
  • Juillet et novembre 1731, livraison à Jullienne des gravures des Figures chinoises de Watteau[9].
Portrait de Watteau pour les Figures de Jullienne (1726-1728).
  • 1735 :
  • Trente-trois de ses dessins, gravés par son ami Laurent Cars paraissent dans une édition de Molière.
    • Avril : Gravure par Michel Aubert, de la Vénus endormie, qu’il a peinte pour le chevalier de Laroque et Natoire signalée par le Mercure de France et quatre petits morceaux représentant des jeux de femmes et d’enfants intitulés les Quatre Saisons et représentant des jeux de femmes et d’enfants.
    • Juin gravures du recueil des Principes et études de dessin de Bloemaert[n 13].
  • 1736 : cartons de tapisserie pour la Manufacture de Beauvais, dont la grande pièce gravée sous le titre de la Foire de village et désignée à Beauvais sous le titre de l’Opérateur ou de la Curiosité, puis la Diseuse de Bonne Aventure, la Halte de chasse et la Pêcheuse[14].
  • Tête de Jeune femme en coiffe de dentelle, 1737, pierre noire et pastel.
  • Tête d'oriental, dessin préparatoire, musée Magnin, Dijon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux de ses premiers tableaux, la Naissance et la Mort d’Adonis, gravés par Aubert et Scotin, se ressentent directement de l’influence de son premier maître.
  2. Un dessin de Boucher, conservé au musée de Francfort et représentant le jeune violoniste de la tapisserie de Beauvais, la Musique, et de l’écran du Louvre, se rapproche tellement de la manière de Watteau qu’il avait été catalogué au nom de ce maître.
  3. Marie-Jeanne Buseau, 17 ans, fille de Jean-Baptiste Buseau, bourgeois de Paris, et de Marie-Anne de Sédeville, demeurant rue l’Évêque, paroisse Saint-Roch. Boucher habitait alors rue Saint-Thomas-du-Louvre, sur la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois, et ses parents rue des Foureurs, paroisse Sainte-Opportune.
  4. Une fille, Jeanne-Élisabeth Victoire, baptisée le 24 mars 1735 ; un fils, Juste-Nathan, baptisé le 4 mai 1736, et une seconde fille, Marie-Émilie, née le 27 avril 1740.
  5. Dont une grande miniature sur parchemin de l’Entrée de Psyché dans son palais, d’après le tableau de Boucher exposé au Salon de 1739 et exécuté en tapisserie à Beauvais.
  6. Histoire de Sylvie, 1755-1758, Banque de France et musée des beaux-arts de Tours.
  7. Stockholm, National Museum.
  8. Acajou et Zirphile est édité en 1744. On peut lire sur Internet une analyse d’Acajou et Zirphile par Pierre Berthiaume : « Les malheurs de Zirphile ou les prospérités de la vertu ».
  9. 1747, Louvre.
  10. 1739, Louvre.
  11. vers 1740, musée de l'Ermitage.
  12. 1751, Louvre.
  13. . Deux eaux-fortes du recueil sont de la main de la Marie-Jeanne Boucher et signées par elle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Paris, Roger et Chernoviz, 1911, 1056 p., p. 698-9.
  2. Françoise Joulie ; Jean-François Méjanès, François Boucher : hier et aujourd’hui : musée du Louvre, 17 octobre 2003-19 janvier 2004, Paris, Réunion des musées nationaux, 2003, 159 p. (ISBN 978-2-71184-587-3), p. 11.
  3. a b et c Fenaille 1925, p. 27.
  4. Pierrette Jean-Richard, L’Œuvre gravé de François Boucher dans la Collection Edmond de Rothschild, Paris, Éditions des musées nationaux, 1978, 435 p. (ISBN 978-2-71180-079-7), p. 15.
  5. a b c d e et f Fenaille 1925, p. 28.
  6. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Editions, , 356 p. (ISBN 2-35031-032-9), p. 156
  7. a b c d et e Fenaille 1925, p. 31.
  8. Correspondance des directeurs de l’Académie de France à Rome.
  9. a b et c Fenaille 1925, p. 35.
  10. Exposé au Salon de 1761.
  11. Augustin Jal, Dictionnaire critique de biographie et d’histoire : errata et supplément pour tous les dictionnaires historiques, Paris, Henri Plon, 1872, 1357 p., p. 256.
  12. a et b Fenaille 1925, p. 40.
  13. Fenaille 1925, p. 39.
  14. a b et c Fenaille 1925, p. 41
  15. Sarah Maza, Vies privées, affaires publiques : les causes célèbres de la France prérévolutionnaire, Paris, Arthème Fayard, 1997, 384 p. (ISBN 978-2-213-65237-5) lire en ligne.
  16. Denis Diderot, Essai sur la peinture, Salons de 1759, 1761, 1763, Paris, Hermann, , p. 119-120.
  17. Étienne-Jean Delécluze, Louis David, son école et son temps, Paris, Didier, , p. 103.
  18. Étienne Jean Miette de Villars, Mémoires de David, peintre et député à la Convention, Paris, , p. 52.
  19. Hivert et Réveil, Galerie des Arts et de l'Histoire, Paris, , p. 109.
  20. Alfred Sensier, La Vie et l'œuvre de J.-F. Millet, A. Quantin, 1881, p. 55.
  21. Jules de Goncourt et Edmond de Goncourt, L'Art du XVIIIe siècle, t. 1, Paris, Eugène Fasquelle, , p. 238.
  22. Armes d'Enée, Louvre (atlas)
  23. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 5 novembre 2016)
  24. Collection Trévise de 8 cartons peints montés deux par deux sur un châssis dans des toiles verticales avec un décor de bordures peint par Alexis Peyrotte.
  25. Notice no 000PE000180, base Joconde, ministère français de la Culture.
  26. Peint à la demande de Madame de Pompadour pour illustrer l'œuvre de Corneille au château de Crécy en Eure-et-Loir. Collection Goncourt dispersée en 1897, réapparue sous le titre Antoine et Cléopâtre à la vente aux enchères Ivoire de Chartres en 2009[réf. nécessaire].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Boucher : Hier et Aujourd'hui, 2003, (Réunion des musées nationaux).
  • Françoise Joulie, Catherine Gendre, Marie-Claire Villard, Esquisses, pastels et dessins de François Boucher dans les collections privées, 2004, (Somogy).
  • Gustave Kahn, Boucher, collection « Les gards artistes », Henri Laurens éditeur, 1906 (lire en ligne).
  • Maurice Fenaille, François Boucher, Paris, Nilsson, , 140 p. (lire en ligne).
  • Ed. et J. Goncourt, L'Art au XVIIIe siècle, Paris, Rapilly, (lire en ligne).
  • Alastair Laing, Madame Pompadour et les Enfants de Boucher, catalogue de l'exposition : Madame de Pompadour et les Arts, Versailles - Munich - Londres, 2002, pp.41-49.
  • Renaud Serrette, Les Enfants de Boucher du château de Crécy au château de Sceaux, dans : L'Estampille-L'Objet d'Art, juillet-août, 2010, pp.1-8.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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