Émile Fayolle

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Officier général francais 7 etoiles.svg Émile Fayolle
Image illustrative de l'article Émile Fayolle

Nom de naissance Marie-Émile Fayolle
Naissance
Le Puy-en-Velay
Décès (à 76 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division[a]
Années de service 1873-1919
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement 70e Division d'Infanterie de Réserve
33e Corps d'Armée
VIe Armée
IVe Armée
Ire Armée
Forces Françaises en Italie
Distinctions Maréchal de France
Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918 5 palmes
Médaille interalliée 1914-1918
Médaille commémorative de la Grande Guerre
Médaille coloniale
Famille Père de l'ingénieur général de 1re classe de l'artillerie navale Martin Fayolle[1]

Émile Fayolle (Le Puy-en-Velay, Paris, ) est un général français du début du XXe siècle. Il commande des unités importantes pendant la Première Guerre mondiale et, en 1921, est élevé à la dignité de maréchal de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Marie Émile Fayolle est né le au Puy-en-Velay, au 9, rue du Chenebouterie, voie renommée en 1961 « rue du Maréchal Fayolle »[2]. Il est le premier des six enfants nés du mariage de Jean Pierre Auguste Fayolle, négociant dentelier au Puy, et de son épouse Marie Rosine Badiou. De son mariage en 1883 à Clermont-Ferrand avec Marie Louise Augustine Collangettes, naissent deux enfants. Par cette descendance, il est le grand-père d'Émile Fayolle et l'arrière-grand-père d'Anne Pingeot[b], mère de Mazarine Pingeot[1],[4],[5] :

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Émile Fayolle étudie à l’École polytechnique[1] de 1873 à 1875. Il fait carrière dans l’artillerie et enseigne notamment les tactiques d'artillerie à l'École supérieure de guerre en 1897[1]. Promu général de brigade en 1910, il prend sa retraite en 1914.

Rappelé au service lors de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la déclaration de guerre, en , Émile Fayolle est rappelé et placé à la tête de la 70e division. Sa carrière fait de rapides progrès, sans doute en raison du limogeage de nombreux généraux par le commandant en chef, Joseph Joffre. Il est nommé général de division à titre temporaire en 1915, puis général de division à titre définitif en 1916.

En , Émile Fayolle, alors à la tête d’un corps d’armée, est nommé au commandement de la 6e armée française. Durant l’été 1916, les offensives qu'il mène lors de la bataille de la Somme obtiennent peu de succès. Malgré cet échec et le remplacement de Joffre par Nivelle, l’aura de Fayolle reste grande.

Transféré à la tête de la 1re armée au début de 1917, Émile Fayolle obtient le commandement du groupe d'armées du Centre lors du remplacement de Nivelle par Pétain en .

Statue du maréchal Fayolle, place Vauban à Paris.

Le , Émile Fayolle est nommé commandant en chef des forces françaises en Italie et y est envoyé à la tête de six divisions pour renforcer le front italien après le désastre de Caporetto. Il reste en Italie jusqu’en , date à laquelle il est rappelé pour commander le groupe d’armées de réserve. Ces unités (55 divisions) jouent un rôle important lors de la grande attaque allemande de .

Ayant été victorieux lors de la seconde bataille de la Marne, le groupe d’armées de réserve est au centre du front lors de l’offensive alliée de l’automne 1918. Après la signature de l'armistice, il occupe Mayence et la rive gauche du Rhin avec Charles Mangin, à partir du .

Maréchal de France[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il est nommé en 1920 au Conseil supérieur de la guerre, et exerce les fonctions d'inspecteur général de l'aéronautique de 1921 à 1924[6].

Le titre de maréchal de France lui est décerné le . Il est chargé de conduire au Canada une mission de gratitude pour l'aide de ce pays durant la guerre et remet au gouvernement canadien un buste en bronze baptisé La France, dû à Auguste Rodin.

Émile Fayolle meurt à Paris le . Son corps repose dans le caveau des gouverneurs aux Invalides[6].

Grades[modifier | modifier le code]

Émile Fayolle est promu général de brigade le , général de division à titre temporaire le et général de division le [6].

Le , il est général de division maintenu en activité sans limite d'âge.

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Le , il est élevé à la dignité de maréchal de France[6].

Déploiement du drapeau du Royal 22e régiment canadien-français au maréchal de France, Émile Fayolle, aux Plaines d'Abraham, Québec (Canada) en 1921.
Legion Honneur GC ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg
World War I Victory Medal ribbon.svg Medaille commemorative de la Guerre 1914-1918 ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg

Nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur le , il est promu officier le , puis commandeur le , grand officier le et grand-croix le [4].

Émile Fayolle est titulaire de la Médaille militaire le , de la Croix de guerre 1914-1918 avec cinq palmes le , de la Médaille interalliée 1914-1918, de la Médaille commémorative de la Grande Guerre et de la Médaille coloniale avec agrafe Tunisie[6].

Il est par ailleurs titulaire de deux décorations étrangères : Distinguished Service Medal (États-Unis) et grand-croix du Ouissam alaouite chérifien (Maroc).

Distinguished Service Medal ribbon.svg Ordre de l'Ouissam Alaouite GC ribbon (Maroc).svg

Hommages[modifier | modifier le code]

Il existe une avenue du Maréchal-Fayolle (ou une rue du Maréchal-Fayolle) dans le 16e arrondissement de Paris ainsi qu'à Angoulême, Bergerac, Bordeaux, Compiègne, Guer, Issoire, Lyon, Marseille, Nogent-sur-Marne et Yssingeaux[7].

Au Puy-en-Velay sa ville natale, un boulevard porte son nom[7].

Un bâtiment de l’École polytechnique, à Palaiseau, porte son nom[8].

Publications[modifier | modifier le code]

  • La guerre racontée par nos généraux, tome II (De la Somme au Rhin) et tome III (Les batailles de la délivrance)[c], les trois tomes sont publiés en 1920 (ASIN B00ALYZMNU).
  • Au Canada, préface de Gabriel Hanotaux, Librairie F. Alcan, 1922, 269 pages
  • Durant la Guerre, Émile Fayolle avait tenu un journal, publié aux éditions Plon en 1964 sous le titre Cahiers secrets de la Grande Guerre[9] et republié en numérique en [10].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le grade de général de division était le plus haut grade à l'époque.
  2. Le journal La Montagne précise que la mère d’Anne Pingeot, Thérèse Chaudessolle, est la petite-fille d’Émile Fayolle[3]. Thérèse Chaudessolle est ainsi la fille de Paul Chaudessolle, le gendre d'Émile Fayolle[1].
  3. Le tome I (De Liège à Verdun) est rédigé par le général Augustin Dubail.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 8 octobre 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Émile Fayolle », résultat obtenu : « Fayolle, Marie Émile (X 1873 ; 1852-1928) ». La consultation de sa fiche montre qu'il est le père de Fayolle, Marie Martin Pierre (X 1907 ; 1886-1949), ingénieur général de l'artillerie navale (voir la fiche de Martin Fayolle accessible au même endroit), et le beau-père de Chaudessolle, Paul Arthur Marie (X 1910 ; 1889-1966), général de division (voir la fiche de Paul Chaudessolle accessible au même endroit).
  2. Jacques Jourquin, Les maréchaux de la grande guerre (1914-1918): dictionnaire comparé et portraits croisés, 2008 [lire en ligne].
  3. « Bien avant la révélation du secret de François Mitterrand, une famille très connue des Clermontois », La Montagne,‎ (lire en ligne).
  4. a et b « Cote LH/950/27 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. Informations généalogiques avec indications des sources.
  6. a, b, c, d et e Dictionnaire des généraux et amiraux français de la Grande Guerre (1914-1918), Tome 1, 2007, Archives & Culture, p. 369-370 (ISBN 978-2-35077-058-1).
  7. a et b Vérifications faites le 29 novembre 2016 sur le site viamichelin.
  8. Le site de l'École polytechnique.
  9. (ASIN B0014WQQO2).
  10. Nouveau Monde éditions, (ISBN 978-2-36583-829-0).