Rumigny (Somme)

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Rumigny
Rumigny (Somme)
Manoir de Rumigny.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Maire
Mandat
Dominique Evrard
2020-2026
Code postal 80680
Code commune 80690
Démographie
Gentilé Ruminois
Population
municipale
622 hab. (2018 en augmentation de 11,67 % par rapport à 2013)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 29″ nord, 2° 16′ 50″ est
Altitude Min. 79 m
Max. 125 m
Superficie 7,83 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Amiens-6
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web rumigny.fr

Rumigny est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cliquer sur la carte pour agrandir.

Sept communes limitent le territoire :

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rumigny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,2 %), zones urbanisées (7 %), forêts (6,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les noms de Ruminetum (1066), Rumeni (1168), Ruminiacum (1192), Rumegni (1238), Rumegny (1301), relevés au cours des siècles, évoquent un lieu dont le nom est lié à son propriétaire dans les premiers siècles de notre ère[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Un grand nombre d'outils en silex (certains en pierre polie) ont été trouvés sur les terres de Rumigny. Elles étaient donc cultivées au Néolithique, observation confirmée par des tessons de poterie, des traces de feu, des fragments de meules à grain. Un de ces foyers était situé chemin de la Bachie. Dès le Paléolithique, l’abondance de silex taillés atteste du passage fréquent de chasseurs[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'église et le château sont déjà présents dans le village qui dépend de la seigneurie de Boves[9].

Le château est détruit sous Louis XIV, le seigneur s'étant opposé au roi[9].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le nouveau château est construit au XVIIIe siècle[9].

En , la population évacue le village. de violents combats conduiront à la quasi-totale destruction du centre de la localité[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2014[10] François Delecolle[11]   Vice-président d'Amiens métropole (2008 → 2014)
2014[12] En cours
(au 8 octobre 2020)
M. Dominique Evrard   Réélu pour le mandat 2020-2026[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 622 habitants[Note 3], en augmentation de 11,67 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430470524557593610611661644
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
637601606558514476477446411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
423402373319272292283235295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
347332424476529567578580559
2017 2018 - - - - - - -
611622-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le regroupement pédagogique Grattepanche-Rumigny-Hébécourt scolarise les enfants du village[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église des Saints-Innocents.
  • Chapelle funéraire dans le cimetière. Elle appartient aux propriétaires du château[19].
  • Chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, de 1875, rue de Saint-Sauflieu[19].
  • Oratoire Saint-Joseph, rue de Grattepanche[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Trans80, Abbeville », sur trans80.hautsdefrance.fr.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d e et f Site communal.
  10. « François Delécolle, maire depuis 1977, réserve sa réponse », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Élu pour la première fois maire en 1977 après un mandat de conseiller municipal, l'élu âgé de 69 ans et doyen d'âge du conseil municipal, laisse planer le doute sur ses intentions à briguer un 7e mandat ».
  11. « éditorial : François Delécolle nous a quittés. », Le journal de Rumigny... en Picardie, no 13,‎ , p. 1 (lire en ligne [PDF], consulté le ) « Le 8 juillet dernier, François Delécolle, Maire de Rumigny de 1977 à 2014, s’est éteint, à l’âge de 72 ans. Pendant ses 37 années de mandat, il a façonné tous les contours de notre commune, poursuivi inlassablement l’aménagement du village ».
  12. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  13. « Extrait du registre des délibérations - réunion du 25 mai 2020 » [PDF], Comptes-rendus des réunions du Conseil Municipal, sur http://www.rumigny.fr (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Site communal de Grattepanche, rubrique école.
  19. a b et c André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 195 (ASIN B000WR15W8).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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