Caix

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Caix
Église Sainte-Croix de Caix.
Église Sainte-Croix de Caix.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Picardie
Maire
Mandat
Daniel Mannens
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80162
Démographie
Population
municipale
755 hab. (2014)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 02″ nord, 2° 38′ 47″ est
Altitude Min. 53 m – Max. 97 m
Superficie 11,95 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.caix.fr/

Caix est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Caix est située, par la route, à 4 km de Rosières-en-Santerre, 22 km de Montdidier, 26 km d'Albert et 26 km d'Amiens, son chef-lieu de département[1].

À 90 km à vol d'oiseau de la côte picarde, le village s'est construit sur un sol accidenté[2].

Sol, sous-sol, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

La partie la plus élevée de la commune est constituée du limon des plateaux de la période éocène[2]. Au-dessous, se trouve un bief à silex.

La vallée de la Luce détermine un relief particulièrement prononcé dont le fond est couvert d'alluvions tourbeuses, au moins dans sa partie la plus basse[2].

En 1899, les puits sont alimentés par une nappe phréatique qui se situe d'1 m à 22 m de profondeur. Les sources de la Luce alimentent le cours d'eau à 1 000 m à l'ouest du village[2].

Le point culminant du territoire se trouve sur le chemin de Beaucourt, en limite communale[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Caix
Guillaucourt Harbonnières Rosières-en-Santerre
Cayeux-en-Santerre Caix Vrély
Guillaucourt Beaufort-en-Santerre

Sept communes limitent le territoire :

Du nord au sud et dans le sens des aiguilles d'une montre, on trouve : Harbonnières, Rosières-en-Santerre, Vrély, Beaufort-en-Santerre, Le Quesnel, Cayeux-en-Santerre et Guillaucourt[2].

Communes voisines. Cliquer sur la carte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu était dénommé Caium en 1131[3].

En passant par Cahys, Kaiex, Kais, Caiz, Quaits, le nom actuel a été adopté en 1733[3].

Le nom de la localité viendrait de « Casa », habitation[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Des silex taillés, des poteries, des monnaies, des armes de fer et de bronze attestent d'une occupation antique des lieux. Ces objets sont rassemblés au sein de la collection Leblan, en 1899[2].
  • Des substructions d'une villa gallo-romaine[4],[5], d'un fanum[6] et d'autres bâtiments[7] ont été relevées.
  • Trente sarcophages mérovingiens ont été recueillis par M. Leblan vers 1865[2].
  • Le château est brûlé en 1400, sous Jean de Caix[2].
  • Un document daté de 1131 fait mention de Robert de Caix, seigneur du lieu.
  • Caix se trouve sur la route du Camp du drap d'or qui hébergea, du 7 au 23 juin 1520, la rencontre entre François Ier et Henri VIII d'Angleterre[3].
  • La seigneurie relevait du comté de Corbie, et fut rattachée en 1646, au marquisat de Feuquières-en-Vimeu[2].
  • 1675, dernière mention de la famille de Caix en la personne d'Adrien de Caix, écuyer, garde du roi en la Grande Prévôté[8]
Caix, la rue d'Harbonnières, avant la Première Guerre mondiale.

La commune se trouve dans la zone des combats de la Première Guerre mondiale[9]. Un aérodrome militaire allemand a été aménagé entre Caix et Rosières-en-Santerre[10].

Le bourg a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[12]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rosières-en-Santerre[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[14].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[15],[16],[17]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[18], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [19].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Télesphore Courtois Républicain Conseiller général de Rosières-en-Santerre (1880 → 1886)
1900 1912 Georges Capronnier    
1912 1918 Charles Lefevre    
1918 1928 Georges Capronnier    
juin 1928 septembre 1928 Arthur Derbesse    
1929 1946 Arthur Houziaux    
1946 1965 Georges Devaux    
1965 1981 Maurice Desjardin    
1981 2001 Joseph Fontaine    
mars 2001 en cours
(au 19 mars 2017)
Daniel Mannens SE Vice-président de la CC du Santerre (2014 → 2016)
Réélu pour le mandat 2014-2020[22], [23]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 755 habitants, en augmentation de 3,42 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 1 107 1 087 1 119 1 182 1 258 1 299 1 395 1 383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 375 1 350 1 333 1 381 1 400 1 527 1 551 1 586 1 368
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 342 1 265 1 204 824 854 768 699 743 761
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
719 722 650 611 621 658 706 730 755
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

2016 : 758 habitants[27].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école publique gérée par l'intercommunalité, et qui, au printemps 2017, scolarise 45 élèves[28].

Un projet de regroupement pédagogique concentré à Harbonnières avait été envisagé en 2014, mais n'a pas abouti[29].

Économie[modifier | modifier le code]

Le bourg ne dispose plus, en 2017, que d'un seul commerce de proximité, une boulangerie, dont le maintient est menacée par un trop faible chiffre d'affaires[30]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Croix, datant des XIIIe, XVe et XVIe siècles, classée aux monuments historiques[31], et ses fonts baptismaux du XVIe siècle[32].
Article détaillé : Église Sainte-Croix de Caix.
  • Chapelle Notre-Dame du Bon Secours. Construite en 1828 et restaurée en 1931, sa façade est en pierre et ses murs en brique. Un pèlerinage devait favoriser la marche des enfants[33].
  • Chapelle à la Vierge, place du vieux château, collée à une habitation[33]
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Viamichelin.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Hullin, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens, lire en ligne., sur le site des archives départementales.
  3. a, b et c Site communal.[réf. incomplète]
  4. « Photographie aérienne de Roger Agache : Substruction rectangulaire gallo-romaine (1974) », notice no ARR22_748022477ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  5. « Photographie aérienne de Roger Agache ; Villa (19xx) », notice no ARR22_sd802413ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  6. « Photographie aérienne de Roger Agache : Fanum (1979) », notice no ARR22_79802393ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  7. « Photographie aérienne de Roger Agache : enceinte (1966) », notice no ARR22_66802411ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  8. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. VIII : Bus à Cas, Évreux, impr. de C. Hérissey, , 418 p. (lire en ligne), p. 105-108 sur Gallica.
  9. Section photographique de l'armée, « Photo : Caix. Un carrefour », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 16, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 10 août 2017).
  10. « Caix », sur http://www.anciens-aerodromes.com, (consulté le 10 août 2017).
  11. Journal officiel du 7 novembre 1920, p. 17720.
  12. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  15. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  16. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  17. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  18. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  19. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  20. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  21. « Maires de la commune », sur http://www.caix.fr (consulté le 10 août 2017).
  22. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 17 juillet 2008)
  23. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  27. Commune de Caix.
  28. « L’école de Caix ne fermera pas en 2017 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  29. Benjamin Merieau, « L’école de Caix ne disparaît pas, pour le moment : Les fermetures de classe ou d’école doivent être gelées pour trois ans avec la signature d’un contrat de ruralité pour l’intercommunalité Terre de Picardie. Ce qui ne fait que reporter les problèmes », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  30. « La boulangerie de Caix est (aussi) menacée : Le village de Caix verrait-il disparaître son école et sa boulangerie ? C’est sa crainte », Le Courrier picardx,‎ (lire en ligne).
  31. « L'église », notice no PA00116111, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Les fonts baptismaux », notice no PM80000395, base Palissy, ministère français de la Culture.
  33. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 244 (ASIN B000WR15W8).