Florennes

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Florennes
Florennes
Le château des ducs de Beaufort.
Blason de Florennes
Héraldique
Drapeau de Florennes
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Philippeville
Bourgmestre Pierre Helson (MR)
Majorité MR - PS - Ecolo - Indépendant
Sièges
cdH
MR
PS
Ecolo
Indépendant
21
9
7
3
1
1
Section Code postal
Florennes

Corenne
Flavion
Hanzinelle
Hanzinne
Hemptinne
Morialmé
Morville
Rosée
Saint-Aubin

Thy-le-Bauduin
5620

5620
5620
5621
5621
5620
5621
5620
5620
5620

5621
Code INS 93022
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Florennois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
11 410 ()
49,40 %
50,60 %
85 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,39 %
62,61 %
16,00 %
Étrangers 2,73 % ()
Taux de chômage 15,82 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 330 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 15′ nord, 4° 36′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
133,55 km2 (2005)
57,02 %
31,88 %
9,09 %
2,01 %
Localisation
Localisation de Florennes
Situation de la commune dans l'arrondissement de Philippeville et la province de Namur

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Florennes

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Florennes
Liens
Site officiel florennes.be

Florennes (en wallon Florene) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Namur, ainsi qu'une localité où siège son administration. Les deux entités communales se trouvent dans la région de l'Entre-Sambre-et-Meuse.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Florennes signifie domaine de Florus, Florus étant un anthroponyme gallo-romain ou germanique commun[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville a des origines très anciennes. Ses armoiries (un château fort cossu et ajouré de nombreuses fenêtres) sont déjà présentes sur des sceaux anciens de 1560 et 1644. Ses châteaux, ses fermes, ses monuments témoignent des événements qui ont marqué son histoire.

Ses traditions folkloriques plus que centenaires, voient défiler de nombreux marcheurs habillés de costumes napoléoniens au son des fifres et des tambours.

Les premiers seigneurs de Florennes[modifier | modifier le code]

Le plus ancien seigneur du lieu connu est Eilbert († à Fleurus en 977), qui a construit le château de Florennes et dont les possessions s’étendaient sur une cinquantaine de villages de l’Entre-Sambre-et-Meuse.

Il épouse d’abord Hersende, dont le grand-père Ébroïn avait reçu des possessions de l’empereur Lothaire II et du roi de France Louis le Bègue. Cette pieuse dame fonde les monastères de Saint-Michel en Thiérache, de Homblières en Vermandois et de Waulsort, sur la Meuse.  

En secondes noces, il s’unit à Alpaïde, une petite-fille de Charles le Simple, roi de France de 898 à 923, veuve de Godefroid Ier de Rumigny. (Rumigny est un chef-lieu de canton du département des Ardennes)

Les deux fils de cette dernière sont adoptés par Eilbert, et l’un d’eux, Arnould, hérite du domaine de Florennes. Désormais, on parlera de la Maison de Rumigny-Florennes, dont les possessions étaient importantes des deux côtés de la frontière actuelle de la Belgique et de la France[2].

Vers l’an 1000, Arnould Ier fait construire à Florennes une église qui reçoit les reliques de saint Gengulphe, conservées précédemment à Gedinne. Notger, évêque de Liège, vient consacrer le sanctuaire, qui en 1029 devient une collégiale abritant un chapitre de sept chanoines.

En 1010, Godefroid III, le nouveau seigneur, avec ses frères — dont Gérard, d’abord chapelain de l’empereur Henri II, puis évêque de Cambrai — fonde l’abbaye bénédictine de Florennes, dont il devient l’avoué.

Les seigneurs de Rumigny-Florennes vont jouer un rôle important au cours des siècles, deux d’entre eux participent aux croisades : Nicolas III à la 2e et Hugues Ier à la 3e en 1189. Ils vont doter des églises et … les spolier, avoir de bons contacts avec leurs puissants suzerains qui les invitent à être témoins en signant avec eux d’innombrables chartes, participer à de nombreux conflits …, se livrer à des méfaits comme Ébles de Viesville ou de Florennes, qui livre Gerpinnes et son église aux flammes en 1142.

En 1270, la seigneurie de Florennes passe dans la Maison de Lorraine avec le mariage d’Isabeau de Rumigny-Florennes avec Thibaut II, fils de Ferry, duc de Lorraine. (Les deux époux n’ont que 13 et 7 ans… mais par la suite, ils auront au moins 8 enfants).  [3]

Les récollets[modifier | modifier le code]

En 1589, Jacques de Glymes, baron de Florennes, donne un terrain au lieu-dit Chaufours en vue d’ériger une maison pour les religieux franciscains. Seize ans plus tard, on en pose la 1re pierre. En 1606, le couvent est achevé. En 1700, on y enseigne la théologie et on y ouvre un noviciat et on enseigne la philosophie en 1715. On compte 17 pères, 7 convers et 6 étudiants en 1755. En 1796, le couvent est supprimé par les révolutionnaires français. Enfin en 1845, les bâtiments sont occupés par les Frères des Écoles chrétiennes[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Florennes
Gerpinnes - Mettet
Walcourt Florennes Onhaye
Hastière
Philippeville - Doische

Population[modifier | modifier le code]

Au , la population totale de cette commune était de 11 821 habitants (5 991 hommes et 5 830 femmes). La superficie totale est de 134,37 km2, ce qui donne une densité de population de 87,97 hab./km2[5].

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les principales rivières traversant la commune sont la Molignée et le Flavion vers la Meuse ainsi que la Thyria et le Ruisseau d'Yves vers l'Eau d'Heure, un affluent de la Sambre.

Hôtel de ville.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Folklore et évènements[modifier | modifier le code]

  • marches militaires et folkloriques: Marche Saints-Pierre-et-Paul ;
  • foire du Muguet et brocante du 1er mai ;
  • marché artisanal à Florennes (week-end précédant la Noël) ;
  • relais pour la vie (depuis 2013), reprise 2014 et ce chaque année ;
  • théâtre Wallon par les élèves de 6e primaire de l'école Ste-Thérèse, et une pièce en plusieurs actes de Florennois.

Politique[modifier | modifier le code]

Conseil communal
Bourgmestre Pierre Helson (MR)
Premier Échevin Claudy Lottin (Ecolo)
Échevins Grégory Chintinne (MR)

Vincent Mathieu (MR)
Nicole Delhez (MR)
Monique Morue (PS)

Président du CPAS Michel Paquet (PS)
Majorité MR - Ecolo - PS
Sièges
cdH
MR
PS
Ecolo
Indépendant

Alternative 2020

22
8
8
3
1
1

1

Un vieux quartier de la ville.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs et touristiques[modifier | modifier le code]

  • promenades ;
  • pêche ;
  • salle omnisports ;
  • musée Spitfire.

Liste des bourgmestres de Florennes[modifier | modifier le code]

Liste des bourgmestres successifs
Période Identité Étiquette
-2000 Louis Timmermans Union des Onze Communes
2000-2006 Pierre Helson Union des Onze Communes
2006-2009 Stéphane Lasseaux Contact21
2009- Pierre Helson Union des Onze Communes

Base aérienne de Florennes[modifier | modifier le code]

Constatant une faille dans le système de défense aérienne de la Luftwaffe entre les aérodromes de Saint-Trond et de Laon-Athies, les Allemands ont entrepris la construction de la base militaire aérienne de Florennes en 1942[6]. Durant la guerre, les unités de chasse de nuit de l'armée allemande y étaient abritées (Messerschmitt Bf 110, Focke Wulf 190 et Junkers Ju 88).

Deux pistes composent cette base.

En 1956, elle prend le nom de Jean Offenberg, as belge de la RAF mort en 1942.

La base de Florennes accueille le 2e Wing Tactique composé de la 1ère Escadrille (opérations offensives conventionnelles et reconnaissance aérienne) et de la 350e Escadrille (défense aérienne), volant toutes les deux sur F-16 Fighting Falcons, ainsi que le Musée Spitfire.

Depuis juin 2009, le T.L.P. (Tactical Leadership Programme), cours de haut niveau pour pilotes de chasse de l'OTAN, installé depuis avril 1989 dans une partie des infrastructures laissées libres par les Américains, a déménagé de la base aérienne de Florennes vers la base aérienne espagnole d'Albacete, ce qui a provoqué la perte d'une cinquantaine d'emplois.

Du au , la base abrite les missiles du 485th Tactical Missile Wing[7] de l'USAF.

Sports[modifier | modifier le code]

Principales équipes[modifier | modifier le code]

  • Football : Royal Cercle Sportif Florennois ;
  • Mini-Foot : florennes united (P1,P4), sporting florennes (P3), futsal sharks florennes (P4), Espace team florennes (P4)[8].

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Base militaire: la base Jean Offenberg abritant notamment la 2e wing de la composante air.
  • Omnisports : centre sportif Paul Rolain abritant une piscine de 25 m ;
  • golf : Florennes Avia Golf Club (FAGC) - Ce club de golf, créé en 1995, possède un parcours 9 trous par 36 pour une longueur de 2 557 m aménagé sur le domaine de la base aérienne de Florennes ;
  • tir Sportif : Avia Offenberg Club - Stands 10 m - 25 m - 50 m et 100 m.

Centre d'accueil Fedasil[modifier | modifier le code]

Ouvert en urgence le , le centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Florennes a accueilli 9 000 demandeurs d'asile de 90 nations différentes. Il est géré par Fedasil. Une convention en limite la capacité à 10 % de la population de Florennes-Centre.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Florennes est jumelée avec :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Jespers, Le nouveau dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Bruxelles, Éditions Racine, , 752 p. (ISBN 978-2873867331), p. 273.
  2. Chanoine C-G. Roland, Histoire généalogique de la maison de Rumigny-Florennes, Annales de la Sté d’Archéologie de Namur, tomes 19 (1891) et 20 (1893), et réédition en 1982.
  3. Abbé Auguste Soupart, Les 24 premiers seigneurs de Florennes, d'Elbert († 977) à Claude de Vaudémont († 1556), Cahier du Musée de Cerfontaine n° 456, , 37. p., p. 1-19.
  4. Abbé Gustave Mauclet, Le couvent des récollets de Florennes (1605-1797), 1906; réédition du Musée de Cerfontaine, 1999, 34 pages avec une liste des religieux. p.
  5. [PDF] http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf.
  6. Historique de la base de Florennes.
  7. Les Ailes Militaires Belges, Unités navigantes .
  8. Liste des clubs de sports.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Gérard Roland, « Histoire généalogique de la maison de Rumigny-Florennes », Annales de la Société archéologique de Namur, nos 19 et 20,‎ 1891 et 1893
  • L. Lahaye, « La vie intime dans une abbaye au XVIIe siècle », Annales de la Société archéologique de Namur,‎ , p. 285
  • Gustave Mauclet, Le couvent des récollets de Florennes (1605-1797), Namur, Servais et fils,
  • Norbert Begasse de Dhaem, Un trésor à Florennes - Saint Gangulphe de Varennes : sa véridique histoire, Florennes, Librairie Bertrand, , 78 p., 185 × 140 mm
  • Jacques Lambert, « L’église de Florennes au cours des âges », Florinas, Société Archéologique du Florennois, no 4,‎ (ISSN 2031-8235)
  • Roland Charlier, La région de Florennes au début de la seconde guerre mondiale 1940-1941, Chez l'auteur, , 543 p., 205 × 145 mm (ISBN 9782805200861)
  • Roland Charlier, Florennes Raum Sieben 1942 - 1944, Chez l'auteur, , 470 p., 205 × 145 mm, broché (ISBN 9782960149500 et 2960149505, OCLC 916511823)
  • Josiane Masuy (dir.) et al., Chapelles et Potales de chez nous. Expression de la piété populaire en Florennois., Florennes, Éditions Foyer Culturel de Florennes asbl, , 105 p.
  • Itinéraire des gares rurales, vol. 4, Société Royale Belge de géographie, coll. « Hommes et paysages », , 45 p.
  • André Lanotte et Luc-Francis Genicot, « L'ancienne collégiale Saint-Gengulphe à Florennes : Monographie archéologique », Bulletin de la Commission royale des Monuments et des Sites, Bruxelles, Commission royale des Monuments et des Sites, vol. XV,‎ , p. 157-205 (lire en ligne [PDF])
  • Quelques notes d'histoire sur Florennes (Abbé Auguste Soupart, Les 24 1ers seigneurs de Florennes. Notes sur quelques abbés de l'abbaye bénédictine St-Jean & St-Maur. André Lépine, Pour la matricule de l'abbaye de Florennes. Liste de 111 moines), Cahier du Musée de Cerfontaine, n° 456, 37 pages, 2018.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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