Allonville

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Allonville
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Amiens-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Maire
Mandat
Joël Delrue
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80020
Démographie
Gentilé Allonvillois
Allonvilloises
Population
municipale
744 hab. (2014)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 29″ nord, 2° 21′ 48″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 114 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-allonville.fr

Allonville est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Allonville
Cardonnette Saint-Gratien
Poulainville Allonville Querrieux
Amiens Rivery Camon

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurie[modifier | modifier le code]

Anciens seigneurs[modifier | modifier le code]

La seigneurie était tenue de la châtellenie de Picquigny, mouvant du comté de Corbie. Les seigneurs en furent :

  • Philippe de Créquy en 1363,
  • Dame Philippe de Crèvecœur, épouse de Charles d'Ailly, baron de Picquigny, vidame d'Amiens. L'usufruit était aux mains de dame Marguerite de La Trémouille, dame d'Allonville, douairière de Crèvecœur en 1507,
  • Marie de May, alliée à Antoine de Saint-Denys, seigneur de Haucourt en 1520 (un prêche fut établi à Allonville en 1581, par Pierre de Saint-Denys),
  • Joachim de Maillefeu en 1620.

Famille Vaysse de Longueval[modifier | modifier le code]

  • Jean Vaysse de Longueval (1620-1662), officier à la citadelle d'Amiens, en 1656. Commandant pour le Roy en la citadelle d'Amiens en 1682[1]. Chevalier, il achète la seigneurie et les terres d'Allonville en 1662[2].
  • Jean-Baptiste Vaysse de Longueval (1687-1754)
  • Louis Alexandre Vaysse de Longueval (1729-1804). Le 28 juin 1765, il achète à Honoré de Barjac, la terre et la seigneurie de Rainneville, ainsi que la seigneurie de Beauvoir l'Abbaye sise à Rainneville pour la somme de 106 000 livres "dont il en a 63 000 livres pour ce qui relève de la châtellenie de Vinacourt, 36 000 livres pour ce qui relève du marquisat de Querrieu et de 7 000 livres pour le moulin de Rainneville...". Louis Alexandre Vaysse devient : seigneur d'Allonville, Rainneville et Beauvoir l'Abbaye (noblesse héréditaire et titres seront abolis par décret voté le 16 juin 1790 par l'Assemblée Constituante).

Château[modifier | modifier le code]

Sur l'emplacement d'une ancienne forteresse, Jean Vaysse de Longueval fit construire un château résidentiel. Placé à 110 mètres d'altitude, il dominait du haut de ses tourelles la plaine s'étendant au sud et à l'ouest jusqu'à Camon, Amiens et Poulainville ; à l'est c'était encore une plaine qui se prolongeait en direction de Querrieu, entourée au nord-est et au sud-est par des bois giboyeux.

Le château d'Allonville en 1871.

Le château était en brique et pierre, comportant un rez-de-chaussée et un étage, un corps de logis principal avec pavillon carré formant tourelle à chaque extrémité, et deux corps de logis en retour, terminés eux aussi par un même pavillon, de sorte que les bâtiments formaient les trois côtés d'une cour d'honneur carrée de cent pieds de côté, ouverte au sud vers l'église et le village.

Le château a été habité jusqu'au début du XXe siècle, par les descendants de Jean Vaysse de Longueval, qui avaient pris le nom de Vaysse De Rainneville après la Révolution. Il a été entièrement détruit en 1944.

Propriétés terriennes en 1789[modifier | modifier le code]

Louis Alexandre Vaysse de Longueval, possédait 1 506 journaux (653 hectares 53 ares) sur le terroir d'Allonville et 1 398 journaux (590 hectares) sur le terroir de Rainneville.

N'ayant pas émigré et résidant de manière permanente en son château d'Allonville, il garda la complète propriété de ses biens.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Première Guerre mondiale.
Soldats australiens à Allonville, en 1918.

Offensive allemande du printemps 1918[modifier | modifier le code]

Tombes des soldats australiens morts à Allonville le 31 mai 1918

Dans la nuit du 30 mai, l'artillerie allemande tirant des obus à shrapnels est guidée vers Allonville par un avion. Dans les premières heures du 31 mai, un canon envoie des obus toutes les cinq minutes sur le village. À cette date la 4e Division d'infanterie australienne a établi son quartier général au château d'Allonville. Deux compagnies du 14e bataillon sont cantonnées dans deux grandes écuries. Le troisième ou quatrième obus éclate dans une des écuries, faisant tomber une poutre supportant le toit et causant son effondrement avec une partie des murs sur la compagnie endormie. L'obus tue 13 hommes et en blesse 56 ; ce fut la plus coûteuse explosion dans l'histoire de l'Australian Imperial Force. Le suivant tombe dans l'écurie voisine, explose au sol, faisant 6 morts et 12 blessés de l'autre compagnie.

Les vingt officiers et soldats australiens, morts le , sont inhumés dans le cimetière communal d'Allonville[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 744 habitants, en augmentation de 5,68 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
683 633 724 689 770 787 802 762 782
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
766 724 701 679 653 629 578 534 497
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
452 436 369 355 340 320 308 341 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
292 318 334 453 560 572 583 760 744
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population est « tombée » de plus de moitié en un siècle (1850-1950)... remarquable exemple d'exode rural. On note que la population croît de manière dynamique depuis l'effondrement de 1962, mais la population active n'est sans doute plus principalement constituée d'agriculteurs.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école « Maurice Choquet » accueille les élèves de l'enseignement élémentaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, Allonville est l'une des quatorze communes relevant du canton de Querrieux et de sa Justice de paix.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an X (30 mars 1800), tous les mariages civils du canton de Querrieux sont prononcés au chef-lieu, conformément à l'article IV de la Loy du 13 fructidor de l'an VI (30 août 1798).

La commune est membre depuis le du district du Grand Amiens, devenu depuis la communauté d'agglomération Amiens Métropole.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1992[8] 2014[9] Dominique Capart    
2014[10] en cours
(au 6 mai 2014)
Joël Delrue    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Jean-Baptiste est construite en 1850 dans le style néo-gothique. Elle est réalisée entièrement en brique, avec un clocher formant porche. La longueur intérieure est de 24 mètres, la largeur est de 16,65 mètres. Elle comporte six travées dont cinq de nefs séparées par des colonnes et deux bas-côtés. La nef se termine en berceau plein-cintre et le chœur en voûte d'arête.

Oratoire de la Vierge à l'enfant[modifier | modifier le code]

Il renferme une statue d'un mètre de haut qui pourrait être Notre-Dame Auxiliatrice. la traditionveut qu'elle ait été offerte par des Espagnols au XVIIIe siècle[11].

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument, réalisé par Athanase Fossé.
  • Monument aux morts pour la patrie, par Athanase Fossé (personnage de femme éplorée qui protège les morts de son bras et d'une palme).
  • L'apothéose de Jeanne d'Arc, par Athanase Fossé, dans l'église d'Allonville (haut-relief, représentant Jeanne d'Arc sortant des flammes ardentes du bûcher, enlevée, délivrée par la mort).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Vaysse de Rainneville, député, propriétaire à Allonville ;
  • Marie-Joseph Vaysse de Rainneville, fils du précédent, conseiller général, député, puis sénateur de la Somme, né à Allonville ;
  • Athanase Fossé (1851-1923), sculpteur, né et inhumé à Allonville, décédé à Paris. Nombreuses œuvres à Amiens (hôtel de ville, musées, cimetière de la Madeleine) et à Paris.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Inventaire général du Patrimoine culturel. Églises et chapelles des XIXe et XXe siècles (Amiens métropole). Textes : Isabelle Barbedor. Photographies : Thierry Lefébure (collection Parcours du Patrimoine no 331). Lyon : Lieux-Dits, 2008, 72 pages. (ISBN 978-2-914528-47-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives communales d'Amiens : AA 86, folio 307
  2. Dictionnaire archéologique et historique de la Somme
  3. Official history of Australia in the war 1914-1918, volume VI (Anzac museum de Villers-Bretonneux)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Dominique Capart, « Le mot du maire », Le Trait d'union (journal municipal),‎ janvier 2008 (n°36) (lire en ligne)
  9. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 12 juillet 2008)
  10. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  11. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 187 (ASIN B000WR15W8).