Saint-Sauflieu

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Saint-Sauflieu
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
(au 1er janvier 2007)
Maire
Mandat
Laurence Duvivier
2014-2020
Code postal 80160
Code commune 80717
Démographie
Gentilé Sessoliens
Sessoliennes
Population
municipale
1 008 hab. (2014 en augmentation de 13,77 % par rapport à 2009)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 24″ nord, 2° 15′ 14″ est
Altitude Min. 79 m
Max. 137 m
Superficie 7,76 km2
Localisation

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Liens
Site web saintsauflieu.fr

Saint-Sauflieu est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Sauflieu est situé à moins de dix kilomètres d’Amiens, au bord du plateau du Sud-Amiénois, dominant une vallée sèche qui débouche sur la vallée de la Selle, affluent de la Somme.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon l'état actuel des connaissances, aucun saint du nom de Sauflieu n'a existé. Pourtant dès 1293, le lieu est désigné sous le nom de Saint-Sauflieu. On trouve précédemment Sainsolu (Sinsouillu, Souillu ou Souliu en picard), en 1251[1].

C'est une fausse interprétation du nom Sexoldium en 1066, devenu Sessoliu en 1144, issu du nom d'homme germanique Sahswald et du suffixe latin locus.

Roger Agache pense que le toponyme « Saint-Sauflieu » provient de Saxonum Locus et indiquerait la présence d’un camp de Saxons auxiliaires de l’armée romaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Immédiatement à l’ouest de la localité subsiste le tracé de la chaussée Brunehaut, ancienne voie gallo-romaine reliant Caesaromagus (Beauvais) et Samarobriva (Amiens). Des vestiges de constructions gallo-romaines ont été repérés au nord-est du village par Roger Agache par prospection aérienne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint-Sauflieu fut, au Moyen Âge, le siège d'une seigneurie. La famille de Saint-Saulieu ou Saint-Sauflieu est connu depuis 1145 avec Drogon puis Adam de Saint-Saulieu. Simon de Saint-Saulieu prit part à la Troisième croisade. En 1464, Jean de Saint-Saulieu, chevalier, vendit la seigneurie de Saint-Sauflieu à Guillaume Lejosne de Contay[1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIe siècle, Saint-Sauflieu était le plus gros village du Sud–Amiénois (actuels cantons de Boves, Conty et Ailly-sur-Noye). Avec 1 100 habitants en 1698, Saint-Sauflieu devançait largement Lœuilly (900 hab.), Ailly-sur-Noye (800), Sains (759), Boves (684), Sourdon ou Rogy (500). [réf. nécessaire]

En dépit du déficit démographique connu par la plupart des villages de la région, tant du fait de la disette et des épidémies générales dans le nord de la France en 1709-1711 que du fait d’une autre crise, moins connue[réf. nécessaire], caractérisant les années 1718-1719, Saint-Sauflieu, qui n’avait plus que 812 habitants en 1724, gardait cependant la première place qu'il allait conserver au moins jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

La seule culture des céréales ne pouvait suffire à une telle population, il fallait d’autres ressources pour les habitants de Saint-Sauflieu. C’est ainsi qu’ils étaient commerçants itinérants, en particulier ferrailleurs. Au milieu du XVIIIe siècle, les deux tiers des hommes actifs étaient « ferailliers », les autres activités (agricoles, artisanales et commerciales) se partageant le dernier tiers d’actifs. Vers la fin du siècle, il y eut une forte diminution du nombre des ferrailleurs liée à une diversification des activités artisanales au village et à l’apparition de commerçants itinérants (marchands de crin, de tabac, de poteries, de poissons - en particulier de morues et de harengs). Quant aux épouses, elles se faisaient rétribuer comme nourrices, prêtant leur « mamelle mercenaire » (suivant l’expression d’Emmanuel Le Roy Ladurie) aux bébés de « bourgeois » de Paris et Amiens (qui pouvaient être de simples artisans) ou provenant d’institutions charitables comme l’hospice des Enfants Trouvés de Paris (fondé en 1674 dans l’actuel XIIe arr.) ou l’hôpital général d’Amiens. Au XVIIIe siècle, Saint-Sauflieu se trouvait en effet au bord du chemin royal de Paris à Boulogne.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de canton en l’an VII, Saint-Sauflieu fut par la suite rétrogradée pour être incluse dans les cantons de Sains puis de Boves. D’une étendue de 776 hectares, la commune compte un maximum de 1600 habitants en 1836, 1328 habitants en 1869, mais elle est dépassée par Boves qui a l’avantage d’être desservie par la ligne de chemin de fer de Paris à Amiens inaugurée en 1847. Au XIXe siècle, les habitants de Saint–Sauflieu, comme ceux de beaucoup d’autres villages de l’Amiénois, travaillent pour les manufactures d’Amiens, tissant et coupant le velours, qui sera ensuite teint dans les ateliers de Saint-Leu (quartier d'Amiens). Une briqueterie située au nord du village donne alors aussi du travail à une partie des habitants de Saint-Sauflieu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sauflieu Blason D'azur à la croix d'or cantonnée de quatorze croisettes du même, quatre ordonnées 2 et 2 dans chaque canton du chef et trois ordonnées 2 et 1 dans chaque canton de la pointe.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner
D’azur semé de croisettes recroisetées d’or, à la croix du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Gérard Sanier    
mars 2008[2] 2014 Alain Picot    
2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Laurence Duvivier    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2014, la commune comptait 1 008 habitants[Note 1], en augmentation de 13,77 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 360 1 388 1 477 1 481 1 502 1 480 1 520 1 499 1 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 447 1 378 1 328 1 176 1 114 1 013 972 941 816
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
748 660 611 586 578 544 490 454 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
623 691 770 787 904 901 880 877 874
2013 2014 - - - - - - -
1 000 1 008 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Denis.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les villages de Grattepanche et Saint-Sauflieu sont cités à plusieurs reprises par Jules Verne dans son roman « Le Chemin de France »[8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Boulfroy-Demarcy, Saint-Sauflieu : village picard, éd. la Vague Verte (Woignarue), 101 p., 2001.
  • François-Charles Grévin, Saint-Sauflieu - Relevé chronologique des Actes de Sépulture : 1680-1792, éd. Cercle Généalogique de Picardie (Amiens), 224 p., 1997.
  • Société des Antiquaires de Picardie, Dictionnaire Historique et Archéologique de Picardie, Paris, éd. Picard, 1909.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=3424
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 19 mars 2009)
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. Le Chemin de France

Liens externes[modifier | modifier le code]

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