Bovelles

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Bovelles
La chapelle Notre-Dame au milieu du cimetière.
La chapelle Notre-Dame au milieu du cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Somme
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Maire
Mandat
Denis Dhondt
2014-2020
Code postal 80540
Code commune 80130
Démographie
Gentilé Bovellois
Bovelloises
Population
municipale
427 hab. (2014 en augmentation de 9,21 % par rapport à 2009)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 00″ nord, 2° 08′ 46″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 122 m
Superficie 6,87 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-bovelles.fr
Le village aurait été jadis (principalement ou exclusivement) autour de la chapelle et de son cimetière circulaire, à la jonction de la route menant à Picquigny avec celle menant à Saisseval.

Bovelles est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bovelles
Saisseval et Picquigny
Saisseval et Seux Bovelles Ailly-sur-Somme et Ferrières
Pissy et Guignemicourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Graphies anciennes de ce lieu : (dates d'apparition, textes de référence)...
  • Sens du toponyme : « plusieurs petits Bove » (souterrain), ou Bovel. Dans les départements du Nord de la France, on retrouve cette association graphie/sens. Par exemple, les boves d'Arras ou du canton de Vailly-sur-Aisne, de bova (souterrain en forme de boyau), sont des grottes allongées en forme de boyau, qui ont servi d'habitat depuis le néolithique et pendant toute l'époque gauloise au moins, creusées dans le massif calcaire. Les bovettes : ou bovelles, sont des fermes construites autour des boves et qui comportent toutes un souterrain.
  • Interprétation locale du toponyme : seule la tradition orale va dans ce sens, mais aucune découverte ne l'a confirmée (peut-être cherchait-on de grands souterrains).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon la tradition orale, au Moyen Âge, des souterrains mèneraient du cimetière jusque dans le « Fond de Picquigny » ou Picquigny même. Les connaissances à ce jour ne permettent pas de savoir si le site actuel du village était occupé par un quelconque habitat, éloigné d'environ un kilomètre de la chapelle primitive.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vers 1600-1680 : abandon (soudain ou progressif ?… pour cause(s) inconnue(s) !) des habitations entourant le cimetière.

1) Les dévastations de toute la région à l'époque de la guerre contre les Espagnols et de la prise de Corbie (1636) auraient-elles été dramatiquement illustrées à Bovelles par le pillage puis l'incendie général du village serré autour de sa chapelle qu'entoure le cimetière ?
2) La permanence ou la fréquence d'un foyer de peste.
  • Après 1750 : construction du château, lieu de résidence du général de Gribeauval, inventeur du canon du même nom.
    La vie du village semble en avoir alors été transformée, économiquement et sociologiquement : ampleur du chantier… donc durée des travaux et présence prolongée d'artisans, ouvriers et manœuvres extérieurs au village. Une fois terminés la construction et l'aménagement du Château, le train de vie du maître des lieux (pourtant temporairement tombé en disgrâce), ingénieur militaire, maréchal de camp et inspecteur de l'artillerie, contribue particulièrement à l'animation du village.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Bovelles fut temporairement, chef-lieu de canton pendant la Révolution française.

Le curé de Bovelles dessert aussi la paroisse voisine de Ferrières.
L'église de Bovelles commençant à souffrir des affres du temps, les réparations devenant toujours plus fréquentes et plus importantes, il est demandé à la municipalité voisine desservie justement par le même prêtre, d'apporter sa contribution… ce que les édiles de Ferrières refusent.

136 ans (février 2006) après l'inauguration, le gel se mit à ronger le bord inférieur du trèfle de pierre.

En 1870, eut lieu la bénédiction de la « nouvelle » église.

Dès les années 1890-1914 (bien connues pour l'engouement de l'étude de l'histoire locale, encouragée par la « dynamique » amorcée par la politique d'alphabétisation et de scolarisation de Jules Ferry), anciens du village et historiens amateurs locaux n'arrivent pas plus à confirmer ce que rapportent des traditions orales contradictoires que des contemporains, tels que Marc Roussel (natif du village) et Claude Belleville (instituteur longtemps en poste dans la commune) ayant procédé indépendamment l'un de l'autre, en petites « campagnes » d'enquêtes et d'interviews systématiques de tous les plus anciens « porteurs de mémoire » encore vivants dans les années 1985-1995. La disponibilité, la quantité de sources, documents et témoignages sont si faibles que le doute subsiste !

  • 1940 : « évacuation »
    L'armée allemande approchant, les habitants du village (craignant, comme tous les autres des environs, d'avoir à être cernés dans une zone de combats rappelant les terribles souvenirs de 1914-1918 et de ses tranchées, et obéissant par ailleurs aux ordres d'évacuation imposée par les autorités militaires) abandonnent leurs maisons, entassent un maximum de leurs biens sur les moyens de locomotion dont ils disposent, et partent grossir les cohortes de réfugiés de… l'Exode, pour fuir, bien souvent sans but précis, le plus loin possible en tout cas du danger… et dans l'espoir de franchir au moins la Seine.
  • automne 1979 : tournage du film de Raphaële Billetdoux, La Femme enfant
    Animation exceptionnelle dans le village. Deux rues, le café installé à leur croisement et surtout l'église (son intérieur et ses orgues) servent de décor à plusieurs séquences du film. 5 ou 6 habitants y apparaissent comme figurants.
    Bovelles partage avec Belloy-sur-Somme (80) et un 3e village de la région (pour les séquences de l'école), le « privilège » d'entre-apercevoir le grand acteur Klaus Kinski, qui fidèle à sa réputation de « caractériel fantasque » ne daignera guère se montrer… accessible.
  • Pour ce qui concerne la vie religieuse, par décision de l'évêque d'Amiens, depuis le 1er janvier 2003, la commune de Bovelles dépend de la paroisse Saint-Simon du Molliénois.
  • Janvier 2004 : avec quelques autres villages voisins, Bovelles rejoint la communauté de communes d'Amiens-Métropole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1945 Arthur Dehostingue   agriculteur
1945 1954 Liébert Crognier   agriculteur
1954   Maurice Warot    
    Gabriel Brunel   artisan (maréchal-ferrant),
président de la Chambre des Métiers de la Somme
    Joseph Braibant   agriculteur
    Georges Duclercq   retraité (ex-ingénieur agronome)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Denis Dhondt   Réélu pour le mandat 2014-2020[1],[2]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2014, la commune comptait 427 habitants[Note 1], en augmentation de 9,21 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
466 453 477 521 568 580 548 564 539
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
558 548 507 461 438 408 371 360 332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
298 290 265 243 250 217 233 222 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
247 206 241 273 336 340 361 391 427
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune prend en charge les enfants d'âge scolaire au sein d'un regroupement pédagogique dispersé.

À la rentrée 2014, Guignemicourt accueille les très petits/petits, Seux les moyens, Pissy la grande section, Bovelles les CP et les CM1, Briquemesnil les CE1 et des CE2, Ferrières des CE2 et les CM2[7].

Si la cantine siège à Pissy, des garderies sont mises en place à Ferrières et Guignemicourt.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

dans la localité elle-même

  • Église Notre Dame de la Nativité, inaugurée et consacrée en 1870.
Une reproduction de L'Ange pleureur (de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens) est installée dans le transept nord, près de l'autel dédié à saint Joseph.
Le coq, qui avait déjà été provisoirement descendu de la flèche vers 1955, avait eu sa fixation endommagée lors de la tempête de décembre 2004. Le 19 octobre 2006, parfaitement restauré, il fut réinstallé spectaculairement grâce à une grue gigantesque, après une cérémonie ayant réuni les enfants de l'école et tous les habitants disponibles.
  • Le château de Gribeauval, terminé quelques années avant la Révolution française.
  • Mairie et école devant l'ancienne « Grand mare ».
  • Ancienne école (aujourd'hui propriété privée).
  • Ancienne école de filles (aujourd'hui propriété privée).
  • Presbytère.
  • Ancien manoir seigneurial.
  • Calvaire de la place Centrale.
  • Ancien puits (sur la place Centrale).
  • Ancienne « cabane à pompe (à incendie) », bâtie en 1869 (sur la place Centrale).
  • Calvaire ou croix de mission ou croix de la musique (à la limite du village, après le château, en direction du cimetière).

à l'extérieur du village

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Œuvres mentionnant la commune[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

  • La Femme-enfant (sorti en 1980), film de Raphaëlle Billetdoux (acteurs : Klaus Kinski, Pénélope Palmer, etc.), qui fut présenté en 1980, au Festival de Cannes, dans la série « Un certain regard ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • pages 310 à 315 : Abbé Charlier et L. Ledieu, "Canton de Molliens-Vidame" in Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Tome 2 - Arrondissement d'Amiens, 458 pages, éd. Société des Antiquaires de Picardie (Fondation Ledieu) - 4 tomes (1912) - Réimpression : Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979.
  • pages 167 et 168 : Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie - Tome II : Ponthieu et Vimeu, éd. de la Morande, 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 15 juillet 2008)
  2. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  7. Mairie.