Bovelles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bovelles
Bovelles
La chapelle Notre-Dame au milieu du cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CA Amiens Métropole
Maire
Mandat
Mickaël Grimaux
2020-2026
Code postal 80540
Code commune 80130
Démographie
Gentilé Bovellois
Population
municipale
431 hab. (2018 en augmentation de 4,11 % par rapport à 2013)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 00″ nord, 2° 08′ 46″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 122 m
Superficie 6,87 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Somme
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Bovelles
Géolocalisation sur la carte : Somme
Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Bovelles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bovelles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bovelles
Liens
Site web http://www.ville-bovelles.fr/

Bovelles est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Le village aurait été jadis (principalement ou exclusivement) autour de la chapelle et de son cimetière circulaire, à la jonction de la route menant à Picquigny avec celle menant à Saisseval.

En 2019, Bovelles est desservi par la ligne d'autocars no 4 (Blangy-sur-Bresle - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bovelles
Saisseval et Picquigny
Saisseval et Seux Bovelles Ailly-sur-Somme et Ferrières
Pissy et Guignemicourt

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bovelles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,1 %), forêts (21,5 %), zones urbanisées (4,4 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Graphies anciennes de ce lieu : (dates d'apparition, textes de référence)...
  • Sens du toponyme : « plusieurs petits Bove » (souterrain), ou Bovel. Dans les départements du Nord de la France, on retrouve cette association graphie/sens. Par exemple, les boves d'Arras ou du canton de Vailly-sur-Aisne, de bova (souterrain en forme de boyau), sont des grottes allongées en forme de boyau, qui ont servi d'habitat depuis le néolithique et pendant toute l'époque gauloise au moins, creusées dans le massif calcaire. Les bovettes : ou bovelles, sont des fermes construites autour des boves et qui comportent toutes un souterrain.
  • Interprétation locale du toponyme : seule la tradition orale va dans ce sens, mais aucune découverte ne l'a confirmée (peut-être cherchait-on de grands souterrains).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon la tradition orale, au Moyen Âge, des souterrains mèneraient du cimetière jusque dans le « Fond de Picquigny » ou Picquigny même. Les connaissances à ce jour ne permettent pas de savoir si le site actuel du village était occupé par un quelconque habitat, éloigné d'environ un kilomètre de la chapelle primitive.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vers 1600-1680 : abandon (soudain ou progressif ?… pour cause(s) inconnue(s) !) des habitations entourant le cimetière.

1) Les dévastations de toute la région à l'époque de la guerre contre les Espagnols et de la prise de Corbie (1636) auraient-elles été dramatiquement illustrées à Bovelles par le pillage puis l'incendie général du village serré autour de sa chapelle qu'entoure le cimetière ?
2) La permanence ou la fréquence d'un foyer de peste.

Le château est construit après 1750. La vie du village semble en avoir alors été transformée, économiquement et sociologiquement : ampleur du chantier… donc durée des travaux et présence prolongée d'artisans, ouvriers et manœuvres extérieurs au village. Une fois terminés la construction et l'aménagement du château, le train de vie du maître des lieux (pourtant temporairement tombé en disgrâce), ingénieur militaire, maréchal de camp et inspecteur de l'artillerie, contribue particulièrement à l'animation du village.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Bovelles est temporairement, chef-lieu de canton pendant la Révolution française[9].

136 ans (février 2006) après l'inauguration, le gel se mit à ronger le bord inférieur du trèfle de pierre.

Le curé de Bovelles dessert aussi la paroisse voisine de Ferrières.

L'église de Bovelles commençant à souffrir des affres du temps, les réparations devenant toujours plus fréquentes et plus importantes, il est demandé à la municipalité voisine desservie justement par le même prêtre, d'apporter sa contribution… ce que les édiles de Ferrières refusent.

En 1870, a lieu la bénédiction de la « nouvelle » église.

Dès les années 1890-1914 (bien connues pour l'engouement de l'étude de l'histoire locale, encouragée par la « dynamique » amorcée par la politique d'alphabétisation et de scolarisation de Jules Ferry), anciens du village et historiens amateurs locaux n'arrivent pas plus à confirmer ce que rapportent des traditions orales contradictoires que des contemporains, tels que Marc Roussel (natif du village) et Claude Belleville (instituteur longtemps en poste dans la commune) ayant procédé indépendamment l'un de l'autre, en petites « campagnes » d'enquêtes et d'interviews systématiques de tous les plus anciens « porteurs de mémoire » encore vivants dans les années 1985-1995. La disponibilité, la quantité de sources, documents et témoignages sont si faibles que le doute subsiste !

Première Guerre mondiale
Convoi d'artillerie indienne croisant le 120e bataillon de chasseurs à pied à Bovelles, vers avril 1918
Seconde Guerre mondiale

Lors de la Bataille de France, en mai/juin 1940, évacuation des habitants.

L'armée allemande approchant, les habitants du village (craignant, comme tous les autres des environs, d'avoir à être cernés dans une zone de combats rappelant les terribles souvenirs de 1914-1918 et de ses tranchées, et obéissant par ailleurs aux ordres d'évacuation imposée par les autorités militaires) abandonnent leurs maisons, entassent un maximum de leurs biens sur les moyens de locomotion dont ils disposent, et partent grossir les cohortes de réfugiés de… l'Exode, pour fuir, bien souvent sans but précis, le plus loin possible en tout cas du danger… et dans l'espoir de franchir au moins la Seine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Avec quelques autres villages voisins, Bovelles rejoint en 2004 la communauté d'agglomération Amiens Métropole, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1994.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1945 Arthur Dehostingue   Agriculteur
1945 1954 Liébert Crognier   Agriculteur
1954   Maurice Warot    
    Gabriel Brunel   Maréchal-ferrant,
président de la chambre des métiers de la Somme
    Joseph Braibant   Agriculteur
    Georges Duclercq   Ingénieur agronome retraité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2020 Denis Dhondt[10]   Vice-président de la CA Amiens Métropole (2014 → 2020)
2020[11] En cours
(au 8 octobre 2020)
Mickaël Grimaux    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 431 habitants[Note 3], en augmentation de 4,11 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
466453477521568580548564539
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
558548507461438408371360332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
298290265243250217233222218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
247206241273336340361391427
2018 - - - - - - - -
431--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune prend en charge les enfants d'âge scolaire au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal.

À la rentrée 2014, Guignemicourt accueille les très petits/petits, Seux les moyens, Pissy la grande section, Bovelles les CP et les CM1, Briquemesnil les CE1 et des CE2, Ferrières des CE2 et les CM2[15].

Si la cantine siège à Pissy, des garderies sont mises en place à Ferrières et Guignemicourt.

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour ce qui concerne le culte catholique, par décision de l'évêque d'Amiens, depuis le 1er janvier 2003, Bovelles dépend de la paroisse Saint-Simon du Molliénois[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cérémonie de réinstallation du coq sur le paratonnerre de l'église, en 2006.

dans la localité elle-même

  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité, inaugurée et consacrée en 1870.
Une reproduction de L'Ange pleureur (de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens) est installée dans le transept nord, près de l'autel dédié à saint Joseph.
Le coq, qui avait déjà été provisoirement descendu de la flèche vers 1955, avait eu sa fixation endommagée lors de la tempête de décembre 2004. Le 19 octobre 2006, parfaitement restauré, il fut réinstallé spectaculairement grâce à une grue gigantesque, après une cérémonie ayant réuni les enfants de l'école et tous les habitants disponibles.
  • Le château de Gribeauval, terminé quelques années avant la Révolution française.
  • Mairie et école devant l'ancienne « Grand mare ».
  • Ancienne école (aujourd'hui propriété privée).
  • Ancienne école de filles (aujourd'hui propriété privée).
  • Ancien presbytère, construit en 1870 et transformé en logements communaux en 2017.
  • Ancien manoir seigneurial.
  • Calvaire de la place Centrale.
  • Ancien puits (sur la place Centrale).
  • Ancienne « cabane à pompe (à incendie) », bâtie en 1869 (sur la place Centrale).
  • Calvaire ou croix de mission ou croix de la musique (à la limite du village, après le château, en direction du cimetière).

à l'extérieur du village

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bovelles dans les arts[modifier | modifier le code]

  • La Femme-enfant (sorti en 1980), film de Raphaëlle Billetdoux (acteurs : Klaus Kinski, Pénélope Palmer, etc.), qui fut présenté en 1980, au Festival de Cannes, dans la série « Un certain regard ».
    Le film est tourné à l'automne 1979, entrainant une animation exceptionnelle dans le village. Deux rues, le café installé à leur croisement et surtout l'église (son intérieur et ses orgues) servent de décor à plusieurs séquences du film. cinq ou six habitants y apparaissent comme figurants.
    Bovelles partage avec Belloy-sur-Somme (80) et un 3e village de la région (pour les séquences de l'école), le « privilège » d'entre-apercevoir le grand acteur Klaus Kinski, qui fidèle à sa réputation de « caractériel fantasque » ne daignera guère se montrer… accessible.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Bovelles », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&startRecord=0&maximumRecords=15&page=1&collapsing=disabled&query=dc.relation%20all%20%22cb42786981c%22%20sortby%20dc.title%2Fsort.ascending

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • pages 310 à 315 : Abbé Charlier et L. Ledieu, "Canton de Molliens-Vidame" in Dictionnaire Historique et Archéologique de la Picardie - Tome 2 - Arrondissement d'Amiens, 458 pages, éd. Société des Antiquaires de Picardie (Fondation Ledieu) - 4 tomes (1912) - Réimpression : Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979.
  • pages 167 et 168 : Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie - Tome II : Ponthieu et Vimeu, éd. de la Morande, 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. « Du logement pour les jeunes Bovellois : La municipalité de Bovelles a réhabilité l’ancien presbytère en trois logements. Elle a maintenant un projet de lotissement dans le potager du château. Treize lots seront mis en vente en 2018 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Mairie.[réf. incomplète].
  16. Site paroissial (22 communes), régulièrement mis à jour par l'abbé Jean-Pierre Dalibot